« Ne pleurez pas une coexistence qui n’a jamais existé » (plus autres textes)

Les citoyens palestiniens d’Israël se sont habitués à entendre des déclarations ridicules de la part des grands médias et des politiciens israéliens. Leur manque de connaissance de la société palestinienne et les mensonges qu’ils crachent à la télévision nationale ne sont pas seulement très loin des normes journalistiques, ils sont souvent tout simplement ridicules et très peu journalistiques.

Mais ces dernières semaines, même selon leurs critères, le spectacle d’horreur et de comédie qu’est la télévision israélienne s’est surpassé. Alors que la violence faisait rage dans tout le pays, à Jérusalem, à Gaza et dans les « villes mixtes », les présentateurs traditionnels se sont attaqués aux invités arabes de leurs émissions, interrompant leurs réponses. Certains présentateurs ont activement provoqué les manifestants palestiniens, tandis que des politiciens de la gauche israélienne ont publiquement soutenu l’attaque contre Gaza.

Comme s’ils étaient inconscients de leur propre exhortation contre les Palestiniens ces deux dernières semaines – certains des diffuseurs les plus connus ont même appelé à nous tirer dessus à vue – subitement, tout le monde parle de « ramener la coexistence dans nos rues ». Ces déclarations ne sont pas seulement hypocrites, elles révèlent la raison principale pour laquelle il n’y a jamais eu de réelle « coexistence » entre les citoyens juifs et palestiniens. Alors comment peuvent-ils pleurer quelque chose qui n’a jamais existé ? Pourquoi les Israéliens juifs pleurent-ils soudainement la perte d’une utopie imaginaire ? C’est simple : dans leur esprit, elle a réellement existé.

Les médias ignorent systématiquement les difficultés de la société palestinienne. Les Israéliens n’ont aucune idée que de nombreux Palestiniens de Lydd (Lod) ont dû construire leur maison sur leur propre terrain sans les permis nécessaires, parce que les autorités refusent de donner ces permis tout en empêchant l’expansion des quartiers palestiniens et en démolissant les maisons existantes.

Ils n’entendent guère parler non plus des crimes violents qui se produisent dans la ville et qui, jusqu’à présent, touchaient surtout sa communauté palestinienne, la police ne faisant rien tant que les Arabes s’entre-tuaient. En d’autres termes, ils ne comprennent pas que la ville qui s’est « déchaînée » – comme les médias ont faussement décrit le récent soulèvement, et qui a été accueillie par la violence d’Etat – n’a jamais fait l’expérience de la coexistence, tout simplement parce qu’une partie de cette ville lutte constamment pour exister.

Les villes binationales, officiellement appelées « villes mixtes » par l’establishment, sont souvent présentées comme une oasis de coexistence. Aux yeux du grand public israélien, des villes comme Acre et Jaffa – où les Israéliens vont faire leurs courses et manger du houmous dans des restaurants arabes – peuvent sembler être un paradis où Juifs et Arabes vivent heureux pour toujours.

Mais dans un pays où la ségrégation culturelle est pratiquée contre une nationalité, une véritable coexistence n’est pas envisageable. Dans un pays où l’establishment sioniste tente d’effacer toute l’identité nationale d’un groupe, il n’y aura jamais de coexistence. Dans un pays où l’une des parties grandit avec un certain récit – aussi raciste ou délirant soit-il – tandis que l’autre partie n’a pas le droit d’apprendre sa propre histoire, les explosions sont inévitables. Quelle sorte de coexistence peut être établie dans un pays qui refuse de reconnaître la blessure ouverte de la Nakba ?

Les Palestiniens ne sont pas les seuls à souffrir de ce déni : les Israéliens sont les victimes indirectes de cette oblitération. En ne connaissant pratiquement rien de leurs voisins palestiniens, la plupart des Juifs israéliens ont développé une illusion collective selon laquelle les citoyens palestiniens mènent une vie agréable dans l’Etat juif et devraient donc être reconnaissants de vivre dans une « démocratie ». Il est tout à fait courant en Israël de négliger et d’ignorer la douleur de l’autre partie, alors pourquoi la douleur actuelle des citoyens palestiniens serait-elle différente ? D’une manière ironique, les Juifs israéliens sont devenus les « dommages collatéraux » de la façon dont leur établissement traite les citoyens palestiniens.

Le gouvernement israélien, la police, les médias et la plupart du public israélien – en particulier les suprémacistes juifs – ont tous été de connivence contre les Palestiniens, que ce soit à Gaza, Jérusalem, Lydd ou Haïfa. Jusqu’à quel point peut-on être déconnecté pour ne pas comprendre à quel point les Palestiniens de Lydd étaient effrayés d’aller se coucher chaque nuit dans la crainte que des ultranationalistes juifs ne brûlent leurs maisons ?

Comment peut-on être ignorant, si l’on ne se demande pas pourquoi toute la jeunesse palestinienne, du fleuve à la mer, a décidé de s’unir en faisant une grève historique [le 18 mai] et en descendant dans la rue, pour réclamer le retour de leur liberté et de leur dignité ?

Ce furent des jours effrayants, sans aucun doute. Et pourtant, je reste optimiste. L’unité de la jeunesse palestinienne – la vague actuelle de protestations a été menée par des adolescents et des jeunes d’une vingtaine d’années – a réussi à surprendre Israël et son sous-traitant, l’Autorité palestinienne.

Les Palestiniens savent qu’Israël n’est pas une démocratie, mais plutôt une entité coloniale qui les maintient sous sa botte. Ils le savent, même si beaucoup ont peur de le dire explicitement, parce qu’ils le ressentent et le vivent. Les Juifs israéliens, bien qu’ils vivent sur la même terre, vivent une expérience complètement différente. Ils adhèrent à cette idée de « la seule démocratie du Moyen-Orient » parce que cela leur convient et les aide à dormir la nuit. Ils n’ont aucune raison réelle de la remettre en question.

Et ce, jusqu’à ce que nous, les citoyens palestiniens de l’Etat, venions leur mettre un miroir devant la figure. Au lieu de pleurer une illusion, les Juifs israéliens devraient prendre le temps d’écouter et d’apprendre de nous ce à quoi pourrait ressembler une véritable coexistence: une coexistence fondée sur la connaissance de l’histoire, du récit et de la réalité de l’autre partie, tout en respectant son exigence de vivre dans la dignité. Une coexistence où la relation entre les deux nationalités n’est pas celle du maître et de l’esclave, mais plutôt ancrée dans l’égalité et la liberté.

Les chances que cela se produise ne sont pas très élevées. C’est pourquoi la jeunesse palestinienne maintiendra son soulèvement en vie. Peut-être pas demain et peut-être pas la semaine prochaine, mais je vous garantis qu’ils ne resteront plus silencieux. La nouvelle génération palestinienne s’est réveillée, et elle ne s’arrêtera pas tant qu’elle n’aura pas retrouvé sa liberté et sa dignité. Pour eux, cette vague de protestation est le premier pas vers cet objectif.

Rami Younis

Rami Younis est un journaliste, cinéaste et activiste palestinien de Lydd (Lod). Rami Younis écrit sur des questions d’intérêt et d’importance politique pour la communauté palestinienne en Israël et dans les territoires occupés. Il est également l’un des cofondateurs de la «Palestine Music Expo». Il a précédemment été consultant en médias et porte-parole de la députée palestinienne Haneen Zoabi. Il réside actuellement à Boston, où il effectue des recherches et écrit sur le militantisme culturel à l’université de Harvard.

Article publié sur le site israélien +972, le 31 mai 2021 ; traduction rédaction A l’Encontre

https://alencontre.org/moyenorient/palestine/israel-palestine-les-palestiniens-de-lydd-prennent-la-tete-dun-nouveau-soulevement.html

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Lettre contre l’apartheid : en soutien de la lutte palestinienne
pour la décolonisation

Depuis le début du mois de mai, des Palestinien·ne·s sont attaqué·e·s et tué·e·s en toute impunité par des soldat·e·s et des civils israélien·ne·s armé·e·s qui sillonnent les rues de Jérusalem, Lydda, Haïfa, Jaffa et d’autres villes d’Israël en scandant « Mort aux Arabes ». Plusieurs Palestinien·e·s, vulnérables et sans arme, ont été lynché·e·s au cours des dernières semaines. Des familles du quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem ont été expulsées de chez elles et déplacées de force. Ces actes violents – meurtre, intimidation et expropriation – sont commis sous la protection, voire avec la bénédiction du gouvernement israélien et de sa police. 

En mai, le gouvernement israélien a commis un massacre à Gaza, bombardant indifféremment et sans relâche les Palestinien·ne·s dans leur maison, leurs bureaux, leurs hôpitaux et leurs rues. Le bombardement de Gaza fait partie d’une stratégie délibérée et récurrente : des familles entières sont décimées et les infrastructures locales détruites, aggravant des conditions déjà invivables dans l’un des espaces les plus densément peuplés de la planète, malgré le cessez-le-feu. Gaza n’est pas un pays à part. Nous sommes un seul peuple, séparé de force par l’architecture de l’État israélien.

Il est faux et trompeur de présenter cette situation comme une guerre entre deux parties égales. Israël est la puissance colonisatrice. La Palestine est colonisée. Il ne s’agit pas d’un conflit, mais bien d’un apartheid.

Face au danger mortel encouru ces dernières semaines, les Palestinien·ne·s s’unissent à nouveau. En Palestine et dans le monde entier, des citoyen⸱ne⸱s descendent dans les rues, s’organisent sur les réseaux sociaux, défendent leur maison, se protègent mutuellement et exigent la fin du nettoyage ethnique, de l’apartheid, de la discrimination et de l’expropriation. Nos communautés ont été systématiquement et brutalement fragmentées et effacées depuis la Nakba, le début de la colonisation israélienne en 1948, mais ce récent rassemblement nous donne courage et confiance. Ces sentiments sont essentiels pour porter la rage et le chagrin que nous ressentons ces deux dernières semaines. Naît en nous, en dépit de ces années de déshumanisation, un véritable espoir.

Le monde commence enfin à nommer le système israélien par son nom. Au début de cette année, l’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem a suivi l’exemple donné par des décennies de travail intellectuel et légal palestiniens en réitérant qu’il n’y a pas de séparation entre l’État israélien et l’occupation militaire : les deux forment un seul système d’apartheid. Human Rights Watch, à son tour, a publié un rapport détaillé accusant Israël de « crimes contre l’humanité d’apartheid et de persécution. »

Nous, soussigné·e·s artistes, écrivain·e·s et créateur·ice·s palestinien·ne·s, et nos allié·e·s du monde de la culture nommé·e·s ci-dessous, nous vous demandons de nous rejoindre. Faites que ce moment ne soit pas vain. Si les voix palestiniennes sont à nouveau réduites au silence, il faudra peut-être attendre des générations pour qu’un autre espoir de liberté et de justice se présente. Nous vous demandons de nous rejoindre maintenant, à ce moment critique, et de manifester votre soutien public à la libération de la Palestine.

Nous exigeons l’arrêt immédiat et inconditionnel de la violence israélienne contre les Palestinien·ne·s. Nous appelons à la fin du soutien apporté par les puissances mondiales à Israël et à son armée ; en particulier par les États-Unis, qui fournissent au pays une aide financière, à hauteur de 3,8 milliards de dollars par an, sans conditions. Nous demandons à tou·te·s d’aider, dans la mesure où il leur est possible, à démanteler ce système d’apartheid. Nous demandons à tous les gouvernements qui permettent ce crime contre l’humanité de mettre en place des sanctions, de mobiliser les instances internationales de responsabilité, et de mettre un terme à leurs relations commerciales et économiques. Nous appelons les activistes et citoyen·ne·s, et tout particulièrement nos pairs dans les arts, à encourager dans la mesure du possible leurs institutions et leurs localités, à soutenir au mieux la lutte palestinienne pour la décolonisation. L’apartheid israélien est soutenu par la complicité internationale. Il en va de notre responsabilité collective de réparer ce mal.

Nous avons constaté que les gouvernements en Europe et au-delà ont mis en place des politiques de censure, et encouragé une culture de l’autocensure concernant la solidarité avec les Palestinien·ne·s. Or, il est cynique de confondre toute critique légitime de l’État d’Israël et de ses politiques envers les Palestinien·ne·s avec de l’antisémitisme. Le racisme, dont l’antisémitisme et toutes les formes de haine, nous sont odieux et ne sont pas les bienvenus dans notre lutte. Il est temps de s’opposer à ces tactiques de silenciation et de les surmonter. Des millions de personnes à travers le monde voient dans les Palestinien·ne·s un microcosme de leur propre oppression et de leurs espoirs, et des alliés tels que Black Lives Matter et Jewish Voice for Peace, ainsi que des militant·e·s des droits des peuples autochtones, des féministes et des mouvements queer, parmi beaucoup d’autres, expriment de plus en plus leur soutien.

Nous vous demandons de faire preuve de courage. Nous ne savons que trop bien, par expérience personnelle, combien il peut être difficile de se dresser contre cette injustice persistante.

Il faut que l’apartheid soit démantelé. Nul·le d’entre nous n’est libre, tant que nous ne sommes pas tou·te·s libres.

Signataires : 

Pour retrouver l’ensemble des signatairesretrouvez la lettre originale ici

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/070621/lettre-contre-lapartheid-en-soutien-de-la-lutte-palestinienne-pour-la-decolonisation

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Solidarité pour construire une Palestine libre

La solidarité internationaliste est une stratégie populaire pour mettre fin à l’occupation israélienne

Tout au long du mois de mai, les femmes et les peuples du monde entier se sont mobilisés en solidarité avec le peuple palestinien. Les attaques israéliennes contre la Palestine à Cheikh Jarrah, Jérusalem, et dans la bande de Gaza ont fait au moins 242 morts et ont entraîné l’expulsion d’environ 74 000 personnes de leurs foyers. Dans ce conflit, parler de solidarité est un projet d’avenir égalitaire et une action politique de résistance et de transformation.

La lutte contre l’occupation israélienne en Palestine n’est pas seulement de Palestiniennes et Palestiniens, mais de tous les peuples du monde qui luttent pour l’autodétermination. Les systèmes d’apartheid menacent les peuples directement touchés et oppriment toute l’humanité. Cette occupation est une création de puissances internationales pour servir les intérêts du projet impérialiste, qui vise la soumission des peuples du Sud global et l’usurpation de nos biens communs, sur la base de la violence contre les cultures, la souveraineté et les différents modes de vie.

Cela a été rendu encore plus évident par le soutien de gouvernements tels que les États-Unis, le Brésil et l’Uruguay aux attaques israéliennes contre le peuple palestinien. Cependant, dans ces pays, les mouvements sociaux ont montré une solidarité internationaliste envers une Palestine libre.

« Parler de solidarité internationale avec le peuple palestinien est plus logique que de répéter le discours de victimisation qui met l’accent sur les violations des droits et des crimes commis par l’occupation » Khadija RyadI de la Marche Mondiale des Femmes au Maroc.

Selon Souad Mahmoud de la Marche Mondiale des Femmes en Tunisie, nous devons souligner que les luttes palestiniennes sont une partie importante de la résistance anti-impérialiste à travers le monde :

« Une Palestine libre, multiculturelle et démocratique, de la mer au Jourdain. Libre, c’est-à-dire libérée de l’impérialisme et du sionisme. Multiculturelle, c’est-à-dire où les traditions, les langues, les religions sont une question de choix personnel et coexistent en toute liberté. Démocratique, c’est-à-dire un pays qui est gouverné par le peuple et pour le peuple. »

Bien des fois, la lutte palestinienne pour la terre est cachée derrière le discours d’un « conflit mutuel », qui dissimule le pouvoir populaire et le déséquilibre injuste entre ces luttes et les forces armées israéliennes. Mais alors que les médias cachent cette réalité, les mouvements populaires et les médias créent des outils et une organisation pour écrire et donner de la visibilité à l’information qui vient directement de la source.

Zahra Awaly, de la Marche Mondiale des Femmes au Liban, soutient qu’une meilleure façon pour les médias de traiter toutes les nouvelles de cette crise est d’adopter le concept de résistance linguistique. L’utilisation de mots-clés qui décrivent plus précisément la situation réelle peut changer l’opinion publique sur le sujet. Elle affirme :

« Les mots doivent être utilisés pour transmettre les faits le plus précisément possible : au lieu de « guerre », nous disons « agression » ; au lieu de « conflit » nous disons « lutte » ; « territoires occupés » au lieu de « territoires israéliens » »

La déportation de plus de 500 Palestiniennes et Palestiniens de leurs foyers du quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem n’est pas passée inaperçue, malgré la tentative de bloquer cette information par les médias grand public. Les Palestiniennes et Palestiniens dénoncent l’assassinat, l’emprisonnement, la déportation, les bombardements et le nettoyage ethnique.

« La solidarité a été généralisée dans le monde entier pour la première fois. Les approches étaient également radicales. Cela montre l’ampleur des efforts de la résistance palestinienne pour communiquer son discours. L’intersectionnalité s’est manifestée à partir de nombreux mouvements, tels que Black Lives Matter, le mouvement féministe, LGBTQ, autochtone, tous ont commencé à relier la lutte palestinienne à leur propre lutte. Les systèmes d’oppressions se renforcent mutuellement et il n’est pas possible de les combattre isolément. » Zahra Awaly

Des organisations du monde entier ont uni leurs forces et soutenu la campagne Boycott, Désinvestissement et Sanctions (Boycott, Divestment, Sanctions – BDS), un boycott culturel, académique et économique contre Israël et d’autres entreprises internationales qui ont un lien avec les crimes et l’apartheid d’Israël. Les mouvements sociaux internationaux tels que Via Campesina et Marche Mondiale des Femmes sont profondément engagés dans la lutte pour la Palestine libre, dénonçant et exerçant des pressions internationales, ainsi que participant à plusieurs marches pendant les jours d’attaque dans divers territoires, tels que le Québec, le Brésil, le Maroc et la Tunisie.

À l’échelle internationale, les gens ont fait preuve de solidarité et ont contribué de nombreuses façons à sensibiliser et attirer l’attention pour la cause palestinienne. Le Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation a organisé des rassemblements assis et des manifestations dans plus de 50 villes le 16 mai et dans 40 villes le 23 mai. Pour Khadija Ryadi, le militantisme marocain a toujours considéré la lutte des Palestiniennes comme un modèle et un exemple à suivre par la bravoure dont elles font preuve.

« Les Marocaines et Marocains ont toujours été très solidaires du peuple palestinien. Les marches organisées au Maroc ont toujours eu un grand nombre de personnes et il y a toujours eu beaucoup de femmes exprimant leur solidarité avec tout le peuple palestinien et en particulier avec les femmes palestiniennes. » Khadija RyadI

La réaction populaire dans le monde entier a porté la solidarité et la conscience internationale à un nouveau niveau. Au fil des ans, les mouvements pro-palestiniens ont effectué des actions pour faire pression sur les gouvernements et les autres institutions afin que celles-ci se positionnent et adoptent des attitudes politiques et économiques en faveur de la défense des droits humains et de l’autodétermination.

En Irlande, la population a fait pression sur le gouvernement pour qu’il reconnaisse la Palestine, admette et condamne l’annexion des terres palestiniennes par Israël, réfutant les crimes de guerre israéliens. Cela a été le premier pays européen à le faire, suivi par la Belgique. Cela s’est produit 73 ans après la Nakba, la « catastrophe ». C’est ce que le peuple palestinien appelle le déroulement de la fondation d’Israël, qui a entraîné l’expulsion forcée de plus de 700 000 Palestiniens de leurs terres en 1948. Cette histoire de violence est soutenue par la connivence des gouvernements, de l’Organisation des Nations Unies et d’autres organisations institutionnelles.

« Je crois que c’est la première fois depuis la première Intifada [1], que nous sentons que les gens du monde entier marchent contre l’occupation illégale des terres palestiniennes par Israël. C’est la première fois que nous sentons que le monde entier se joint à nous et soutient notre combat pour la justice et la liberté. Nous pensons que si ce soutien continue, la Palestine sera bientôt libre. » Dalia Nassar, Marche Mondiale des Femmes en Palestine

Même après le cessez-le-feu, instauré le 20 mai, Cheikh Jarrah et d’autres régions continuent d’être menacées, et les gens exigent de retourner chez eux. La violence continue, avec l’arrestation et la déportation massive à Silwan, le tout loin des yeux des médias et de l’opinion publique. La lutte pour la Palestine libre est aussi la lutte pour la liberté de tous les prisonniers politiques comme Khalida Jarrar et Khitam Saafin, présidente de l’Union des comités des femmes palestiniennes, dont l’emprisonnement politique a été arbitrairement prolongé de quatre mois.

« Nous avons besoin d’organiser des activités virtuelles durant lesquelles les Palestiniennes peuvent raconter leur histoire et contrer le méta-récit sioniste. Nous devrions montrer un plus grand intérêt à publier le récit palestinien, plutôt que de nous concentrer sur le rejet de l’ennemi. Cela traduit une position offensive, plutôt que défensive, dans une quête de liberté, et non de miséricorde. » Jana Nakhal, membre du MMM Liban.

Et Dalia Nassar demande au peuple de continuer la résistance :

« Nous vous appelons, tout comme nous appelons à continuer à lutter pour la justice pour le peuple palestinien et pour tous les peuples marginalisés du monde. Nous vous demandons de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils cessent d’accueillir Israël, pour qu’ils boycottent Israël. Nous vous appelons à lutter pour la justice contre tous les gouvernements impérialistes. »

[1] Le mot « intifada » signifie en arabe « soulèvement ». La première Intifada fut une révolte palestinienne contre l’occupation israélienne qui a débuté en décembre 1987 dans la bande de Gaza.

Edition de Helena Zelic et Tica Moreno

Traduit du portugais par Claire Laribe. Original écrit en anglais et français

https://capiremov.org/fr/experiences/solidarite-pour-construire-une-palestine-libre/

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« L’encagement des Gazaouis par Israël n’a pas rompu leur lien avec le reste de leur patrie »

La vallée de Jezreel s’étend sur 350 kilomètres carrés, soit un peu moins que la superficie de la bande de Gaza. La vallée de Jezreel abrite 40 000 Israéliens. Les 365 kilomètres carrés de Gaza abritent deux millions de Palestiniens. Beaucoup descendent de personnes nées à Ashkelon (al-Majdal Asqalan) et Ashdod (Isdud), villes situées juste au nord de Gaza, et dans les villages qui sont devenus des communautés juives près de la frontière de Gaza.

Comparons avec Israël. Il a une population de 9,3 millions d’habitants, y compris les colons de Cisjordanie, de Jérusalem-Est et du plateau du Golan. En comptant le Golan et Jérusalem-Est, qui ont été conquis en 1967, Israël a une superficie de 22 000 kilomètres carrés. Si l’on ajoute à cela environ la moitié de la Cisjordanie occupée par les colons et leurs milices (l’armée ainsi que les extrémistes religieux nationalistes qui sont à l’avant-garde des colonies), on arrive à 25 000 kilomètres.

Ainsi, une population palestinienne équivalente à un cinquième de la population d’Israël vit sur un territoire dont la taille ne représente qu’un pour cent et demi.

Une autre statistique concernant la densité de population illustre à quel point cette situation est volatile. Les Israéliens vivent avec une densité de population de 372 personnes par kilomètre carré. A Gaza, la densité est de 5479 personnes par kilomètre carré, soit 15 fois plus. Cette situation n’est pas propice aux « relations de bon voisinage », pas plus que la surpopulation délibérée des villes palestiniennes en Israël.

Parlons maintenant de l’eau. En 1947, environ 80 000 Palestiniens vivaient dans les villes et villages qui sont devenus la bande de Gaza. Ils avaient à leur disposition un aquifère qui assurait 60 millions de mètres cubes d’eau par an. Cela suffisait également pour les 200 000 autres Palestiniens qui ont été expulsés vers Gaza en 1948 et sont devenus des réfugiés.

Aujourd’hui, ce seul aquifère, avec la même capacité, est censé fournir de l’eau à deux millions de personnes. Le surpompage a commencé il y a 35 ans, lorsqu’il n’y avait pas d’autre choix. Pourquoi ? Parce qu’Israël refuse d’inclure la bande de Gaza dans le réseau d’économie de l’eau du pays et l’oblige à se contenter de ce que produit le segment de l’aquifère côtier qui se trouve sur son territoire, quelle que soit la taille de la population. Résultat : plus de 95% de l’eau de Gaza n’est pas potable et doit être purifiée des eaux usées et de l’eau de mer qui s’y infiltrent.

Plus de 800 000 Gazaouis, soit 43% de la population, ont moins de 14 ans. La tranche d’âge des 15-24 ans représente 21% de la population. Ces jeunes de 15 ans ont traversé quatre guerres, mais la plupart ne savent pas à quoi ressemble une colline. Israël ne les laisse pas sortir pour visiter les collines de Cisjordanie, et encore moins les montagnes de Galilée. Ils ne savent pas ce que c’est que de boire l’eau directement au robinet. Pour eux, l’eau potable, c’est ce qui se trouve dans les récipients que leur père transporte à la maison.

Soixante-quinze pour cent des habitants de Gaza sont des réfugiés originaires de villages et de villes qui se trouvent désormais en Israël. Israël peut renforcer les restrictions à leur mobilité, mais leur lien avec le reste de leur patrie ne diminue pas. Plus les conditions d’emprisonnement sont dures et strictes, plus l’habileté et la volonté de vivre des Gazaouis surprennent et inspirent.

Israël a réussi à faire en sorte que la plupart des Israéliens considèrent la bande de Gaza comme une enclave politique distincte. Le site web de la CIA la présente également comme un « pays » distinct. Les gouvernements du Hamas et de l’Autorité palestinienne ont parfois prêté main-forte à l’établissement de cette illusion.

Mais les frontières artificielles de Gaza imploseront inévitablement. Nous le voyons dans les eaux usées qui s’écoulent sans traitement de Gaza directement dans la mer, parce qu’Israël ne laisse pas entrer à Gaza le carburant ou les matières premières, sans lesquels les stations d’épuration ne peuvent pas fonctionner. Les eaux usées brutes ne reconnaissent cependant pas la frontière maritime et atteignent les plages d’Ashkelon.

La mémoire collective transcende également les frontières. Et le Hamas, surtout lorsqu’il opère en tant qu’Etat distinct, fait également voler en éclats la frontière avec ses roquettes audacieuses. Si nous n’ouvrons pas cette cage exiguë et ne libérons pas les personnes qui y sont emprisonnées à vie, le terrible fossé entre les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les Palestiniens et leur volonté de vivre continuera à nous exploser au visage comme un barrage de roquettes.

Amira Hass

Article publié sur le site du quotidien israélien Haaretz en date du 2 juin 2021 ; traduction rédaction A l’Encontre

http://alencontre.org/moyenorient/palestine/gaza-lencagement-des-gazaouis-par-israel-na-pas-rompu-leur-lien-avec-le-reste-de-leur-patrie.html

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« Vous appelez ça un gouvernement du changement ? »

On peut comprendre ceux qui éprouvent du soulagement ou même de la joie aujourd’hui, en supposant qu’un nouveau gouvernement est sur le point d’être formé [1]. Par contre, il est plus difficile de se joindre aux exagérations pompeuses et enfantines qui décrivent Israël comme passant de l’obscurité à la lumière, et de l’esclavage à la liberté, comme si c’était Alexandre Loukachenko qui était tombé et non Benyamin Netanyahou.

Les deux camps sont coupables d’exagérations hystériques : le départ de Netanyahou n’est ni la sortie ni l’entrée du paradis. Le camp qui a méprisé Netanyahou, ignoré ses réalisations et s’est concentré sur son style de vie et ses échecs sautera avec joie dans les piscines de la ville, ce soir 3 juin. Alors je suis désolé d’être un rabat-joie. Mais le gouvernement Netanyahou sera remplacé par un autre gouvernement de droite. Israël va se réveiller avec un nouveau jour qui ressemblera trop au jour précédent.

On peut comprendre le bonheur d’écarter le Likoud du pouvoir, étant donné la multitude de clowns de son gouvernement qui, ces dernières années, a été un one-man-show. Voir Miri Regev [députée depuis 2009 et ministre de la Culture et du Sport dès 2015 puis des Transports] disparaître de nos vies est un moment sublime. Le nouveau gouvernement aura une équipe de ministres plus efficaces et plus spectaculaires, dont certains essaieront de faire leur travail plus décemment. C’est réjouissant. Mais au-dessus de tout plane un nuage noir et oppressant : la droite est en train de remplacer la droite. Une droite sans Netanyahou va remplacer une droite avec Netanyahou, et les deux sont atroces. Aucune personne sérieuse de gauche ne peut s’en réjouir.

Juste avant que la gauche ne soit également tentée de croire à la campagne de menaces des Bibi-istes, selon lesquelles il s’agit d’un « gouvernement d’extrême gauche », il faut revenir avec beaucoup de peine à la réalité : la droite régnera sans partage sur ce gouvernement également. Il ne représente ni l’unité ni le changement, il est de droite. Le processus de formation de ce gouvernement est annonciateur de ce qui va suivre : personne n’a courtisé le Meretz et les travaillistes lors des négociations de la coalition ; ils étaient dans la poche des grands. Ils leur ont confié les portefeuilles des Transports et de la Santé. Et ils ont offert quelques pots-de-vin à la Liste arabe unifiée [l’islamiste Mansour Abbas], que l’on peut difficilement qualifier de gauche.

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid va parcourir le monde pour des séances de photos avec des hommes d’Etat, faisant du charme à tous ceux qui veulent si désespérément voir un Israël soi-disant différent. Ce sera une nouvelle illusion comme celles diffusées par Shimon Peres [ministre à divers postes depuis 1970, puis premier ministre et enfin président de l’Etat d’Israël de juillet 2007 à juillet 2014], le prédécesseur de Yair Lapid dans le rôle du beau visage d’Israël. Cela ne sera pas seulement dû au gouvernement qui le soutient, mais aussi à ses propres positions : Lapid est de droite. Il sera d’accord avec presque toutes les mesures de ce gouvernement de droite, pourquoi devrait-il se plaindre ? Sur les questions cruciales, le frère Bennett appliquera la politique du frère Lapid, et vice versa. Quelle fraternité !

Il serait préférable de ne pas trop en dire sur le ministre des Finances Avigdor Lieberman. Israël n’a jamais eu un ministre des Finances aussi droitier et pourri. Le ministre de la Justice, Gideon Sa’ar, et la ministre de l’Intérieur, Ayelet Shaked, seront le visage du mal du gouvernement. Ici, il n’y aura même pas l’apparence de compassion et d’humanité, sans parler d’égalité, envers les non-Juifs du pays. Le ministre de la Défense Benny Gantz est déjà en train d’étrangler Gaza comme personne ne l’a jamais fait auparavant.

Et tout cela sera présidé par le Premier ministre Naftali Bennett, dont le ceinturon a déjà une encoche depuis une terrible guerre à Gaza, à laquelle il a poussé et exhorté en raison de l’enlèvement et du meurtre de trois jeunes Juifs en Cisjordanie, une guerre qu’il serait heureux de répéter.

L’Iran, le droit de l’Etat-nation, l’Etat de droit, le budget de la défense et les colonies seront traités comme sous le gouvernement précédent. Dans l’avant-poste d’Evyatar [2], la dernière herbe sauvage à ce jour, on peut déjà sabrer le champagne. Ce gouvernement « d’extrême gauche » les soutiendra également. C’est un gouvernement de mauvaises nouvelles.

Les restes de la misérable gauche sioniste observeront, depuis la galerie des visiteurs, avec nostalgie ce qui se passe. Personne ne les prendra au sérieux, et à juste titre. Ils n’ont pas le choix. Nitzan Horowitz [du Meretz] protestera, Merav Michaeli [du Parti travailliste] menacera, et le secrétaire du cabinet l’enregistrera dans le procès-verbal. Dans ce gouvernement, ils ne jouent pas dans la cour des grands.

J’aimerais que tout cela ne soit pas vrai. J’aimerais que ce ne soit que l’irritable grognement de quelqu’un qui voit toujours le pire. Malheureusement, il n’y a aucune chance que ce soit le cas.

Gideon Levy 

Article publié par Haaretz le 3 juin 2021 ; traduction rédaction A l’Encontre

http://alencontre.org/moyenorient/israel/israel-vous-appelez-ca-un-gouvernement-du-changement.html

¿Llamar a esto un gobierno de cambio?

https://vientosur.info/llamar-a-esto-un-gobierno-de-cambio/

[1] La coalition annoncée au président Reuven Rivlin par Yair Lapid, le 2 juin au soir, réunit les 8 partis suivant : Yesh Atid (« Il y a un futur » de Yair Lapid), Yamina (« Vers la droite » de Naftali Bennett), Kahol Lavan (Alliance Bleu et Blanc de Benny Gantz), Nouvel Espoir (créé par Gideon Sa’ar en décembre 2020, rupture du Likoud), Parti travailliste (présidé par Merav Michaeli), Yisrael Beiteinu (« Israël est notre maison » créé, entre autres, par Avigdor Liberman), Meretz (« Energie », parti social-démocrate, lié au Parti socialiste européen, dirigé par Nitzan Horowitz) et la Liste arabe unifiée (dans ce cas représenté par le député islamiste palestinien Mansour Abbas). Dans les jours à venir le parlement doit le confirmer – ou non – par un vote confiance. (Réd.)

[2] L’avant-poste colonial Evyatar, illégal et donc « menacé », a été établi dans le nord de la Cisjordanie en mémoire de l’assassinat de Raziel Shevach et d’Itamar Ben-Gal en 2018. (Réd.)


De Amira Hass :

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De Gideon Levy

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2 réponses à “« Ne pleurez pas une coexistence qui n’a jamais existé » (plus autres textes)

  1. Catherine ALBERTINI

    Ce qui est sûr c’est que la situation ne s’améliore pas. Ce qui me gêne c’est la fixation sur Israël. Il y a des arabes à la Knesset.
    La population féminine en Afghanistan, en Arabie Saoudite, au Yemen n’est-elle pas complètement colonisée ?

  2. Un grand classique de l’histoire coloniale. Souvenez-vous de l’Algérie !

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