Archives de Catégorie: Jazz

Des enregistrements en 2019 (3)

Des disques et des musiques récentes. Prendre le temps de s’arrêter, d’écouter des albums. S’éloigner des critères privilégiés par des commerçants, rarement disquaires, ou des productions des majors…

De multiples éditeurs nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Quelques disques enregistrés, ici en 2019, au hasard des écoutes. Lire la suite

Du coté du jazz (janvier 2021)

Simon Moullier, vibraphoniste mêle toutes ses influences pour signer son premier album « Spirit Song »

Percussionniste au départ, le vibraphoniste, mais aussi adepte du balafon et de l’électronique, a fait ses classes à la Berklee – la référence – où il a rencontré la crème du jazz. Il a fréquenté Herbie Hancock, Quincy Jones et a voyagé tout autour du monde pour s’imprégner de toutes les musiques entendues. Il réussit à marier des contraires. La musique « planante », apanage souvent de la Californie, et le rythme, élément vital pour donner à ses compositions le nécessaire allant pour éviter de sombrer dans une musique d’ascenseur. La fusion des contraires se réalise dans un jeu d’une telle fluidité qu’il submerge l’audition. Deux dates d’enregistrement sont mêlées, 2017 et 2020 et deux groupes marqués par deux pianistes, Simon Chivallon, Isaac Wilson et deux saxophonistes, Dayna Stephens, Morgan Guerin – des noms à retenir. Bassiste et batteur, Luca Alemanno, Jongkuk Kim, forment un trio soudé avec Moullier. Lire la suite

Musiques de nos temps, entre toutes les cultures et générations

Le jazz sonne comme… la musique de sauvages qu’il est aussi.

Emmanuel Bex a construit un nouveau « Bex’tet », un trio qui se veut au carrefour de ses mémoires et de ses influences pour transmettre l’héritage à la génération d’aujourd’hui. « Round Rock » fait penser à Bill Haley pour une génération précédente à celle d’Emmanuel et signe la volonté de faire bouger les corps pour faire monter le sang de la révolte à la tête. L’organiste se fait ici un peu accordéoniste, un appel à d’autres souvenirs, d’autres liens qui se manifestent pour une « Marseillaise » de clôture de cet album qui s’est ouvert avec une autre « Marseillaise » pour évoquer les mannes de Django et de Stéphane Grappelli pour leurs retrouvailles après la deuxième guerre mondiale. Lire la suite

Du coté du jazz (décembre 2020)

Quand trois Suisses se rencontrent…

Ils se racontent des histoires de fondation, de création et de libération. Humair/Blaser/Kanzig, un trio remarquable, Daniel, batteur inestimable, peintre à toutes les heures, a participé à toutes les grandes aventures récentes du jazz, Samuel, tromboniste, sait se servir de toute l’histoire du jazz pour la faire sienne et Henri, contrebassiste, très demandé sur la scène internationale, maître du temps, capable de répondre à toutes les sollicitations. A eux trois, toutes les générations s’entremêlent. « 1291 », titre de cet album fait référence à la constitution de la Suisse, une sorte d’acte de naissance évidemment très contesté. Ils ont choisi la légende pour construire un répertoire qui laisse rêveurs dans leur capacité à construire une musique-fiction – comme on dirait « science-fiction ». Ils mêlent allégrement, avec un sens de l’ironie bien français pour le coup, des thèmes des premiers disques de jazz comme « Original Dixieland One Step » tiré du premier 78 tours de jazz signé par l’Original Dixieland Jass Band » – en 1917, les producteurs n’ont osé « jazz » -, des compositions traditionnelles et, enfin, des canevas de chacun des membres du trio comme des improvisations signées par le trio. La musique se veut concrète. A l’image du premier disque de jazz, « Livery Stable Blues », ils évoquent les prés suisses, les animaux des fermes, la nature, l’ouverture vers l’ailleurs. Lire la suite

Concerts (18)

Certains concerts ont laissé des traces, dans l’imaginaire et sur des disques.

Heureusement, car la présence du public, la nature des salles et d’autres éléments, quelques fois plus contingents, font qu’il se passe quelque chose de plus, un peu au delà… Au hasard de ré-écoutes récentes. Lire la suite

Des enregistrements en 2011 (2)

La musique et les disques survivent heureusement aux « contraintes » des surfaces spécialisées ou non, plus ou moins disquaires, mais plus attentives aux coûts financiers, à la vitesse de rotation et au niveau de leurs stocks qu’aux rythmes de diffusion de la musique. Sans oublier la mise en avant des productions des majors au détriment des multiples éditeurs qui nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Lire la suite

A la rencontre (9)

Les musicien ne s de jazz sont souvent parti·es à la rencontre d’autres musicien-ne-s et de leurs instruments à travers le monde. Ces dialogues fructueux soulignent combien l’idée même de frontières musicales est artificielle. Lire la suite

Des enregistrements en 2016 (5)

Des disques et des musiques récentes. Prendre le temps de s’arrêter, d’écouter des albums. S’éloigner des critères privilégiés par des commerçants, rarement disquaires, ou des productions des majors…

De multiples éditeurs nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Quelques disques enregistrés, ici en 2016, au hasard des écoutes. Lire la suite

Du coté du jazz (novembre 2020)

Toujours trois et encore libres

Si je voulais vous faire peur, je commencerai en qualifiant cette musique des trois compères, Serge Lazarevitch, guitares, Ben Sluijs, saxophone alto et flûte alto, Teun Verbruggen, batterie, de free-jazz. Ne tournez pas les talons. « Still Three, still free » est un album étrange réalisé par un trio qui ne l’est pas moins. Les influences revendiquées passent allégrement de Thelonious Monk et Ornette Coleman, mystère et joie mêlées, à György Ligety et François Couperin, modernité et tradition arborées. Leurs conversations improvisées peuvent appeler des musiques d’autres mondes, les leurs, et même des musiques dites du monde pour emmêler leurs souvenirs et les nôtres en traçant un chemin de traverse qui pourrait devenir fréquenté. Sans fureur, ces trois là veulent donner au monde la fraternité qui lui manque en réunissant toutes les cultures dans le creuset d’un jazz qui pour être libre est aussi simple que notre univers semble compliqué. Lire la suite

Trio : batterie, contrebasse et piano (15)

« Le » trio par excellence. Volontairement j’ai indiqué les instruments par ordre alphabétique. Une diversité surprenante, des inventions et des (dés)équilibres toujours renouvelés, des surprises encore, malgré les effets de mode de certains. Lire la suite

Hier pour aujourd’hui. Quelques enregistrements des années 50

La musique et les disques survivent heureusement aux effacements organisés par les maisons de disques et les surfaces dites spécialisées.

Par simplification, les années 50. Certain-e-s musiciens-ne-s débordaient des cadres entravant leur liberté. D’autres approfondissaient des veines encore fécondes, d’autres encore créaient des passerelles entre les temps et les formes.

Restent aujourd’hui des disques nécessaires. Au hasard de ré-écoutes récentes. Lire la suite

Du coté du jazz (octobre 2020 – B)

Deux ou trois choses à savoir d’Ennio Morricone

Le compositeur sert toujours de référence aux musiques de films plus ou moins muets, pour habiter un silence qui en dit plus que bien des paroles. Les images, dans notre mémoire, tourbillonnent autour des recréations des deux compères, le bassiste Ferruccio Spinetti et le claviériste Giovanni Ceccarelli, un duo à la place d’un grand orchestre, une gageure. Gagnée. La reconnaissance – pas toujours, certaines musiques de série télé ne font pas forcément partie de notre patrimoine – s’allie à la découverte de sonorités, d’alliances, de mélodies étranges sorties de celles connues. Les surprises donnent du sel à ces recréations. Lire la suite

Du coté du jazz (octobre 2020)

Deux concerts, « Pour ceux qui aiment le jazz », Olympia, Paris 1961 et 1962

Le 14 mars 1961, Quincy Jones – « Q » pour la suite, surnom que lui avait donné Frank Sinatra – est à Paris. Un lieu de prédilection et de renouveau pour le jeune chef d’orchestre de 28 ans. En 1960, il avait déjà suscité l’admiration de tous les partisans du Big Band. Il avait créé un grand orchestre dont l’album « Birth Of A Band » témoignait. Lire la suite

Comment vivre au temps de la pandémie. Les festivals de jazz s’éclairent en bleus

Continuer encore et encore, résister, en mettant en place les mesures sanitaires nécessaires, c’est le lot de toutes les rencontres qu’elles soient grandes ou petites. Pour les festivals de jazz, la difficulté vient de la musique. Elle fait osciller les corps, fait danser, taper des pieds et des mains, suscite la fraternité et la sororité devenues contradictoires avec la solidarité. Il faut quand même tenir.

Deux festivals, l’un au « fil de l’Oise », l’autre à Nevers fêtent respectivement leur 25e et 34e édition pour une programmation qui fait la part belle aux groupes francophones. Pandémie oblige, les anglo-saxons, par la grâce de Trump et de Johnson, ne peuvent guère sortir de chez eux.

Le virus permet ainsi de découvrir plus que d’habitude, les musicien.e.s présent.e.s sur les territoires de la francophonie. Aretha Franklin sera quand même visible à Nevers via le film « Amazing Grace », le 5 novembre pour la préouverture.

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Duo piano saxo/clarinette/trombone (10)

Parmi les duos possibles, je garde un attachement pour la formule piano saxophone, clarinette ou trombone. Particulièrement ouverte aux dialogues, aux décalages, aux inventions, cette alliance sonore réserve de multiples surprises. Au hasard de ré-écoutes récentes. Voir précédentes notes :

Duo piano saxo/clarinette/trombone, Duo piano saxo/clarinette/trombone (2), Duo piano saxo/clarinette/trombone (3), duo-piano-saxoclarinettetrombone-4/, duo-piano-saxoclarinettetrombone-5/,duo-piano-saxoclarinettetrombone-6/, duo-piano-saxoclarinettetrombone-7/, duo-piano-saxoclarinettetrombone-8/, duo-piano-saxo-clarinette-trombone-9/

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Les festivals de jazz pointent leur programme dans un environnement singulier

Le printemps de l’automne.

Les festivals essaient de reprendre vie. Difficile dans l’atmosphère actuelle. Les angoisses se mêlent aux peurs transformées en autant de masques et de tests. Comment entendre, voir, participer surtout ? Comment retrouver le chemin des sensations collectives en communiant dans un concert ?

Les organisateurs de festival ne répondent pas directement à ces questions posées à la fois par la pandémie mais aussi par la crise profonde que traversent les secteurs de la culture soumis aux diktats souvent du marché.

Aller aux spectacles est une manière de réponse. Pour encourager le retour de ces structures, pour encourager les intermittent-e-s et réfléchir à la « réinvention » de la diffusion de la culture.

Deux festivals du printemps. Jazz sous les Pommiers et Europa Djazz, festival de jazz du Mans, s’essaient à retrouver des couleurs en cet automne gros de périls. Les mutations climatiques sont de la partie et jouent un rôle non négligeable pour donner l’impression que le printemps est encore là sinon même l’été. Curieuse rentrée qui voit tourner la terre à l’envers et conduit le calendrier aux oubliettes d’une histoire perdue dans tous les sens, surtout celui interdit.

Ces bouleversements ne peuvent faire oublier la musique, les rencontres pour s’aérer l’esprit faute de pouvoir enlever son masque. Lire la suite

Du coté du jazz (septembre 2020)

Version du jazz manouche

Evan Christopher a décidé un jour de mettre sa clarinette au service du jazz manouche pour lui donner une nouvelle jeunesse et éviter la répétition des motifs forgés par Django Reinhardt qui reste, malgré tout, la référence essentielle. Il faut rendre au créateur ce qui lui revient, d’autant que Django avait utilisé la clarinette dans le quintet qu’il avait créé pendant la guerre. Fapy Lafertin, guitare, avec qui le clarinettiste partage l’affiche de l’album intitulé en toute modestie « A Summit in Paris », sait se servir des leçons du maître pour créer des ambiances spécifiques. Un sommet qui réunit aussi Dave Kelbie, deuxième guitare, et Sébastien Girardot, contrebassiste, deux autres habitués de l’univers de Django. Lire la suite

Des enregistrements en 2004 (3)

La musique et les disques survivent heureusement aux « contraintes » des surfaces spécialisées ou non, plus ou moins disquaires, mais plus attentives aux coûts financiers, à la vitesse de rotation et au niveau de leurs stocks qu’aux rythmes de diffusion de la musique. Sans oublier la mise en avant des productions des majors au détriment des multiples éditeurs qui nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ».

Quelques disques regroupés par année d’enregistrement, ici 2004, au hasard de ré-écoutes récentes.

Voir aussi : Des enregistrements en 2004, des-enregistrements-en-2004-2/

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Dave Liebman, présentation en janvier 1994

Dave Liebman, saxophoniste soprano et ténor, était venu à Paris pour présenter un album produit par Jean-Jacques Pussiau pour son label OWL (aujourd’hui disponible chez Universal) et se faire connaître et reconnaître. Ce broolyner – natif de Brooklyn, quartier de New York où il est né en 1946, est une des grandes voix du jazz surtout au soprano. Sa manière de jouer doit à tous ceux qui l’ont précédé sur cet instrument à commencer par Sidney Bechet dont il a la force expressive et, évidemment, à John Coltrane. Lire la suite

Autour de Thelonious (11)

Les thèmes inoubliables d’un des grands du piano, Thelonious Monk, sont repris, réappropriés, redessinés ou déconstruits par d’autres musicien-ne-s. Variations, au hasard de ré-écoutes récentes.

Voir précédentes notes : Autour de Thelonious, Autour de Thelonious (2), Autour de Thelonious (3), Autour de Thelonious (4), Autour de Thelonious (5), Autour de Thelonious (6), Autour-de-thelonious-7/, autour-de-thelonious-8/, autour-de-thelonious-9/, autour-de-thelonious-10/

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