Archives de Catégorie: Jazz

Des enregistrements en 2009 (2)

La musique et les disques survivent heureusement aux « contraintes » des surfaces spécialisées ou non, plus ou moins disquaires, mais plus attentives aux coûts financiers, à la vitesse de rotation et au niveau de leurs stocks qu’aux rythmes de diffusion de la musique. Sans oublier la mise en avant des productions des majors au détriment des multiples éditeurs qui nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Quelques disques enregistrés dans l’année, ici 2009, au hasard de ré-écoutes récentes. Lire la suite

Du coté du jazz (2008)

Bon anniversaire. Ce mois de juillet – le 2 pour être précis – Fritz Jones, plus connu sous le nom de Ahmad Jamal, nom qu’il s’est choisi, a vu son 78e anniversaire et la sortie de cet album « It’s magic ». Il faut le croire, la magie est au rendez-vous. Toute la mémoire du jazz aussi. Mémoire d’une vie qui a vu la gloire et la déchéance. La sienne. Le tout se retrouve transformé en une musique de notre présent. Avec ses acolytes habituels, il fait danser le monde. Qui en a bien besoin !

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Elles soufflent (3)

Les jazzwomen ne sont pas que pianistes ou chanteuses, elles jouent aussi des saxophones. Au hasard de ré-écoutes récentes.

Voir aussi les notes précédentes Elles soufflent et Elles soufflent (2)

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Retour sur quelques nouveautés et rééditions parues à la rentrée 1998

Cette rentrée, comme toutes les rentrées, est grosse de nouveautés et de rééditions.

Tout d’abord les deux vedettes incontestées de la scène médiatique – restreinte malgré tout – du jazz. Le saxophoniste ténor Joshua Redman et le pianiste Brad Meldhau enregistrant tous les deux pour Warner Bros. Ils ont débuté ensemble et se retrouvent de nouveau dans le dernier opus de Redman, Timeless Tales, for changing times, contes de la nuit des temps pour des temps en train de changer dans lesquels ils revisitent des standards. Un album de la sérénité, avec un « Summertime » de très belle facture pour fêter le centenaire de la naissance de George Gershwin. Lire la suite

Summertime (3)

De multiples interprétations pour cette composition de George Gershwin (paroles de DuBose Heyward). Au hasard de ré-écoutes récentes.

Voir aussi : Summertime, summertime-2/

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Des enregistrements en 2010

La musique et les disques survivent heureusement aux « contraintes » des surfaces spécialisées ou non, plus ou moins disquaires, mais plus attentives aux coûts financiers, à la vitesse de rotation et au niveau de leurs stocks qu’aux rythmes de diffusion de la musique. Sans oublier la mise en avant des productions des majors au détriment des multiples éditeurs qui nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Quelques disques enregistrés dans l’année, ici 2010, au hasard de ré-écoutes récentes. Lire la suite

Retour sur quelques nouveautés et rééditions parues en 1998

Pat Martino est un guitariste qui fait peu parler de lui. Dommage. Il a apporté dans les années 60 une nouvelle façon d’aborder la guitare, utilisant les leçons de Tal Farlow – qui a eu la mauvaise idée de nous quitter ce 25 juillet 1998. C’est un virtuose et un chercheur. Dans ce Stone Blue, il utilise le blues pour rendre compte de la Ville, New York, de ses angoisses, de ses joies, de sa laide beauté comme « la fusion » – un style musical qui a quelque 30 ans – pour faire écouter sa musique aux jeunes générations. Ce n’est pas toujours réussi. Le malheur lui convient mieux pour nous faire partager l’idée d’un ailleurs différent. Il permet de découvrir un jeune saxophoniste – qui a déjà enregistré sous son nom – Eric Alexander.

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Le jazz et les femmes, les femmes du jazz

Dans toute histoire du jazz qui se respecte, les femmes ne sont pas oubliées.

Mary-Lou Williams, pianiste, compositeure, arrangeure – il faut lire son portrait par Jacques Réda (1) – eût la première l’audace de constituer un combo (c’est le nom traditionnellement donné aux petits ensembles) uniquement constitué de jazzwomen (2) et a su, tout au long de sa vie, se convertir – j’emprunte le terme à Réda – pour rester contemporaine, après avoir été moderne dans les années 1930. Pour indiquer sa place dans les mondes du jazz, à cette époque, il suffit de dire que c’est elle que les musiciens ont décidé de réveiller pour arbitrer le match entre Coleman Hawkins et Lester Young à Kansas City, dans le milieu des années 1930, qui n’en finissait pas. Un match sans vainqueur ou plutôt avec deux vainqueurs suivant les penchants de chaque auditeur(e). Elle est certes citée, louangée même pour son travail d’arrangeure – elle est responsable de la sonorité particulière de l’orchestre d’Andy Kirk au nom ravissant, les « 12 nuages de joie » – sans que son influence ne soit mise en évidence. Le seul à la revendiquer est Hilton Ruiz qui a étudié avec elle et lui a dédiée une de ses compositions (3). Lire la suite

Des notes colorées derrière des portraits en noir et blanc

merci à Sylvain

Des portraits en noir et blanc, des musiciens – seulement deux musiciennes – Airelle Besson et Eve Risser – de jazz. Des visages connus ou non, des instrumentistes avec ou sans leurs instruments. A chacun e de construire la petite musique qui pourrait aller avec ces visages. Lire la suite

Du coté du jazz (février 2021)

Archie Shepp renoue avec le duo, ici le pianiste Jason Moran, pour une évocation de gospels qui chantent la libération de l’oppression, comme l’affirme le titre « Let My People Go ». Lire la suite

Concerts (19)

Certains concerts ont laissé des traces, dans l’imaginaire et sur des disques.

Heureusement, car la présence du public, la nature des salles et d’autres éléments, quelques fois plus contingents, font qu’il se passe quelque chose de plus, un peu au delà… Au hasard de ré-écoutes récentes. Lire la suite

Des enregistrements en 2017 (6)

Des disques et des musiques récentes. Prendre le temps de s’arrêter, d’écouter des albums. S’éloigner des critères privilégiés par des commerçants, rarement disquaires, ou des productions des majors…

De multiples éditeurs nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Quelques disques enregistrés, ici en 2017, au hasard des écoutes. Lire la suite

Etaient-ils vraiment Pacifiques ?

EMI – qui voulait se vendre au géant canadien de la boisson Seagram – vient de se lancer dans une grande opération, pour le plus grand plaisir des jazzfans, de rééditions du catalogue Pacific-Jazz, sous le titre générique « West Coast Classics »… Lire la suite

Hier pour aujourd’hui. Quelques enregistrements des années 70 (4)

La musique et les disques survivent heureusement aux effacements organisés par les maisons de disques et les surfaces dites spécialisées.

Par simplification, les années 70. Certain-e-s musiciens-ne-s débordaient des cadres entravant leur liberté. D’autres approfondissaient des veines encore fécondes, d’autres encore créaient des passerelles entre les temps et les formes.

Restent aujourd’hui des disques nécessaires. Au hasard de ré-écoutes récentes. Lire la suite

Des enregistrements en 2019 (3)

Des disques et des musiques récentes. Prendre le temps de s’arrêter, d’écouter des albums. S’éloigner des critères privilégiés par des commerçants, rarement disquaires, ou des productions des majors…

De multiples éditeurs nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Quelques disques enregistrés, ici en 2019, au hasard des écoutes. Lire la suite

Du coté du jazz (janvier 2021)

Simon Moullier, vibraphoniste mêle toutes ses influences pour signer son premier album « Spirit Song »

Percussionniste au départ, le vibraphoniste, mais aussi adepte du balafon et de l’électronique, a fait ses classes à la Berklee – la référence – où il a rencontré la crème du jazz. Il a fréquenté Herbie Hancock, Quincy Jones et a voyagé tout autour du monde pour s’imprégner de toutes les musiques entendues. Il réussit à marier des contraires. La musique « planante », apanage souvent de la Californie, et le rythme, élément vital pour donner à ses compositions le nécessaire allant pour éviter de sombrer dans une musique d’ascenseur. La fusion des contraires se réalise dans un jeu d’une telle fluidité qu’il submerge l’audition. Deux dates d’enregistrement sont mêlées, 2017 et 2020 et deux groupes marqués par deux pianistes, Simon Chivallon, Isaac Wilson et deux saxophonistes, Dayna Stephens, Morgan Guerin – des noms à retenir. Bassiste et batteur, Luca Alemanno, Jongkuk Kim, forment un trio soudé avec Moullier. Lire la suite

Musiques de nos temps, entre toutes les cultures et générations

Le jazz sonne comme… la musique de sauvages qu’il est aussi.

Emmanuel Bex a construit un nouveau « Bex’tet », un trio qui se veut au carrefour de ses mémoires et de ses influences pour transmettre l’héritage à la génération d’aujourd’hui. « Round Rock » fait penser à Bill Haley pour une génération précédente à celle d’Emmanuel et signe la volonté de faire bouger les corps pour faire monter le sang de la révolte à la tête. L’organiste se fait ici un peu accordéoniste, un appel à d’autres souvenirs, d’autres liens qui se manifestent pour une « Marseillaise » de clôture de cet album qui s’est ouvert avec une autre « Marseillaise » pour évoquer les mannes de Django et de Stéphane Grappelli pour leurs retrouvailles après la deuxième guerre mondiale. Lire la suite

Du coté du jazz (décembre 2020)

Quand trois Suisses se rencontrent…

Ils se racontent des histoires de fondation, de création et de libération. Humair/Blaser/Kanzig, un trio remarquable, Daniel, batteur inestimable, peintre à toutes les heures, a participé à toutes les grandes aventures récentes du jazz, Samuel, tromboniste, sait se servir de toute l’histoire du jazz pour la faire sienne et Henri, contrebassiste, très demandé sur la scène internationale, maître du temps, capable de répondre à toutes les sollicitations. A eux trois, toutes les générations s’entremêlent. « 1291 », titre de cet album fait référence à la constitution de la Suisse, une sorte d’acte de naissance évidemment très contesté. Ils ont choisi la légende pour construire un répertoire qui laisse rêveurs dans leur capacité à construire une musique-fiction – comme on dirait « science-fiction ». Ils mêlent allégrement, avec un sens de l’ironie bien français pour le coup, des thèmes des premiers disques de jazz comme « Original Dixieland One Step » tiré du premier 78 tours de jazz signé par l’Original Dixieland Jass Band » – en 1917, les producteurs n’ont osé « jazz » -, des compositions traditionnelles et, enfin, des canevas de chacun des membres du trio comme des improvisations signées par le trio. La musique se veut concrète. A l’image du premier disque de jazz, « Livery Stable Blues », ils évoquent les prés suisses, les animaux des fermes, la nature, l’ouverture vers l’ailleurs. Lire la suite

Concerts (18)

Certains concerts ont laissé des traces, dans l’imaginaire et sur des disques.

Heureusement, car la présence du public, la nature des salles et d’autres éléments, quelques fois plus contingents, font qu’il se passe quelque chose de plus, un peu au delà… Au hasard de ré-écoutes récentes. Lire la suite

Des enregistrements en 2011 (2)

La musique et les disques survivent heureusement aux « contraintes » des surfaces spécialisées ou non, plus ou moins disquaires, mais plus attentives aux coûts financiers, à la vitesse de rotation et au niveau de leurs stocks qu’aux rythmes de diffusion de la musique. Sans oublier la mise en avant des productions des majors au détriment des multiples éditeurs qui nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Lire la suite