Archives de Catégorie: ATTAC/COPERNIC /CADTM/CETIM

Mémorandum : ATTAC Maroc soutient le boycott citoyen de produits de consommation commercialisés par des grands groupes capitalistes

Pour l’élargissement de la campagne contre la Hogra et pour la dignité, la liberté et la justice sociale.

Le boycott citoyen de trois produits de consommation (le lait de Central, eau minérale Sidi Ali et les carburants des stations Afriquia) commercialisés par de grands groupes privés (la Société Centrale Laitière affiliée à la multinationale française Danone, spécialisée dans le lait et ses produits, la société des eaux gazeuses Oulmès appartenant au groupe Holmarcom de la famille Bensaleh, et la société de distribution de carburants Afriquia appartenant au groupe Akwa de la famille Akhannouch) a connu un large succès. Avec détermination et créativité, le peuple marocain résiste à de grands groupes capitalistes locaux et internationaux qui pillent les richesses du pays et appauvrissent les citoyens. Lire la suite

Pas de contribution commune sans participation commune

Réforme fiscale ou contre-révolution fiscale, les baisse d’impôts contenues dans les récentes lois de finance garantissent une hausse de revenus pour celles et ceux qui possèdent déjà le plus de richesses. De nouveaux privilèges fiscaux pour les privilégié·es, une redistribution à l’envers…

« L’objectif de ce livre est de montrer en quoi la justice fiscale, qui serait fondée sur un système fiscal véritablement consenti par la population, car équitablement réparti en proportion des facultés de chacun, et assurerait un bien-être collectif et individuel, est non seulement possible à mettre en œuvre mais absolument nécessaire ». Il faut donc privilégier les impôts directs et leur progressivité, lutter contre l’évitement de l’impôt « c’est à dire la fraude et l’optimisation fiscales ». Lire la suite

La Cour constitutionnelle belge rend son verdict : Victoire totale contre le fonds vautour NML Capital

Communiqué de presse

C’est une victoire sur toute la ligne pour le CADTM, Comité pour l’Abolition des Dettes illégitimes, le CNCD – 11.11.11 et son homologue néerlandophone représentés par Me Olivier Stein du cabinet Progress Lawyers Network. Ce jeudi 31 mai, la Cour constitutionnelle belge a rejeté le recours du fonds NML Capital Ltd qui demandait l’annulation de la loi adoptée le 12 juillet 2015 « relative à la lutte contre les activités des fonds vautours »protégeant ainsi cette loi unique au niveau mondial. C’est une victoire pour les peuples du monde face à un acteur vorace de la finance dérégulée. Lire la suite

Derrière l’activisme ministériel, un projet dangereux

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Introduction à l’ouvrage de la Fondation Copernic : Blanquer : un libéralisme autoritaire contre l’éducation

De façon inattendue, Jean Michel Blanquer est devenu une des pièces maîtresses de la stratégie d’Emmanuel Macron. C’est en quelque sorte un couteau suisse : il rassure, par son indéniable connaissance du monde éducatif et sa capacité à célébrer une vision traditionnelle de l’école, les parents sensibles à ces thématiques ; il a l’oreille d’une partie du monde enseignant qui apprécie un discours qui célèbre la transmission du savoir et l’autorité ; il est très lié à la droite et sert Macron pour mettre en difficulté Les Républicains ; il a bonne presse dans le monde patronal. Lire la suite

Au Sud comme au Nord, les femmes face à la crise de la dette et aux politiques d’ajustement macroéconomique

Contribution du CADTM à l’appel de l’ONU sur l’impact des réformes économiques sur les droits fondamentaux des femmes

Le CADTM (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes) est un réseau international qui depuis bientôt trente ans analyse la problématique des dettes illégitimes et des mesures d’ajustement macroéconomique.

La dette publique et les mesures d’austérité adoptées dans le but de réduire cette première ont très souvent des répercussions socio-économiques importantes sur les populations. Ici nous analysons ces conséquences sur une catégorie importante de la société : les femmes. Lire la suite

Journée internationale des droits des femmes : La dette n’est pas qu’un instrument financier, elle est aussi un instrument genré

Partout où sont appliquées au nom de la dette les politiques d’ajustement structurels et l’austérité, elles entravent l’émancipation des femmes et détruisent les conquêtes féministes. De fait, les femmes sont les véritables créancières au niveau national et international.

Le hashtag #MeToo ne doit pas faire oublier que la lutte pour les droits des femmes commence au niveau des discriminations accrues qu’elles subissent au nom de dettes illégitimes, publiques et privées. Lire la suite

L’affaire des prêts toxiques : affaire classée ?

Anouk Renaud (CADTM) : Nous sommes ici pour parler des emprunts toxiques. Ma première question, pas très originale mais qui permet de fixer le sujet est : c’est quoi un prêt toxique ? 

Patrick Saurin : Alors un prêt toxique… Il faut savoir que les banques ne les appellent pas comme ça elles parlent d’« emprunt structuré ». Un « emprunt structuré » se compose de deux parties. La première partie c’est le financement classique, c’est le fait pour une banque de prêter de l’argent à un emprunteur : une collectivité, un hôpital ou un organisme de logement social pour ce qui nous intéresse. Et la deuxième partie de cet emprunt, le deuxième étage de la fusée, c’est une structure. Une structure c’est un mécanisme qui va déterminer le calcul du taux d’intérêt à partir d’un certain nombre d’indices. Ces indices peuvent être des matières premières, des taux d’inflation, des écarts de taux d’intérêt entre des taux courts à deux ans et des taux longs à dix ans. Ces indices peuvent aussi concerner – comme cela a été souvent le cas – les mouvements de parité entre des monnaies, et tout particulièrement l’écart entre l’euro et le franc suisse. Or, on s’aperçoit que ce type de structure, ce mécanisme de calcul de taux constituent des structures spéculatives puisqu’elles comportent intrinsèquement des multiplicateurs qui peuvent faire varier de quatre, cinq fois voire davantage le calcul du taux. C’est ce qui explique qu’on arrive pour certains de ces emprunts à des taux qui aujourd’hui sont de l’ordre de 25% d’intérêt. Dans le rapport de la commission Bartolone en 2011 en France1, les rapporteur.e.s avaient calculé qu’un emprunt aurait pu dépasser les 130% à un certain moment. Lire la suite