Mohammed Harbi… Mémoires filmés. Levée de fonds pour achever le projet

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Inégalités : « La réforme des retraites pénalisera encore plus les femmes »

L’activité professionnelle croissante des femmes depuis les années 1960 a fortement contribué à leur autonomisation comme au financement des retraites. Mais l’écart de pensions entre les femmes et les hommes reste très important, il amplifie les inégalités de salaires. Tous régimes confondus, il est de 42% pour les pensions de droit direct, contre 24% pour les salaires. Les femmes sont contraintes de partir en moyenne plus tard à la retraite que les hommes, elles subissent plus souvent la décote du fait de carrières trop courtes. Leur pension, trop faible, est plus souvent rehaussée par un dispositif de minimum de pension. Lire la suite

Du coté des romans (décembre 2019)

Qui est coupable ? Comment survivre ?

Un accident de voiture. Qui est responsable ? Le conducteur ? Sa passagère, en même temps que son épouse ? Le hasard d’une route mouillée par la pluie ? La voiture dévale le bas côté et finit dans le ravin. La femme est morte, le mari, Ogui, est paralysé et ne peut pas parler. Il communique par le battement de ses yeux. « Le jardin » de Hye-Young Pyun, écrivaine sud-coréenne, nous plonge dans le cerveau de cet homme cloué à son lit qui veut survivre malgré tout. L’hôpital ne peut pas le garder – il faut libérer des lits -, Ogui se retrouve enfermé dans sa propre maison avec tous les souvenirs, les siens comme ceux de sa compagne. Se tissent les éléments d’une vie et d’une culpabilité de plus en plus évidente. Lire la suite

Une étude exhaustive étalée sur une décennie indique que l’accès entravé aux aliments traditionnels affaiblit la sécurité alimentaire des Premières Nations

L’Assemblée des Premières Nations (APN), l’Université d’Ottawa ainsi que l’Université de Montréal ont dévoilé aujourd’hui (9 novembre. NDLR) les résultats préliminaires de l’Étude sur l’Alimentation, la Nutrition et l’Environnement chez les Premières Nations (EANEPN). L’EANEPN présente, pour la première fois, un ensemble de preuves indiquant l’importance des aliments traditionnels dans l’alimentation des citoyens et communautés des Premières Nations, mais présente aussi les impacts de la dégradation de leur environnement, notamment en raison de la présence des contaminants chimiques et des changements climatiques, et la difficulté d’accéder à ces aliments sains. Lire la suite

« Prises en otages » – Ralliement contre le cartel du viol en Corée du Sud

Des hommes de l’élite sud-coréenne ont été dénoncés comme exploiteurs sexuels violents, mais les hommes ordinaires doivent aussi être interpellés pour leur rôle dans la culture du viol.

Par l’exploitation des femmes, les hommes se sont dotés d’une profonde alliance au sein du pouvoir masculin et ils échappent aux filets de la loi malgré de graves délits.
C’est ce que nous appelons le « cartel social du viol ».
(Une affiche diffusée sur Internet pour annoncer la « Ralliement contre le cartel du viol », tenu le 19 mai 2019 en Corée du Sud.)
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Analyse des printemps de la contestation

Le monde, depuis les printemps arabes, connaît des secousses systémiques, de démolition de ce monde inégalitaire et corrompu. Partout les populations se sont mises en mouvement pour plus de justice sociale et climatique. La lutte contre la corruption des élites, pour les libertés démocratiques et des élections libres marquent de son empreinte cette forme inédite de l’internationalisme sans internationale mais avec les réseaux sociaux, arme de résistance qui permet au collectif de se faire individuellement au risque des fausses informations diffusées par les pouvoirs en place. Partout la répression fait rage de tous les nantis qui veulent conserver leurs privilèges au mépris des revendications populaires et au mépris de la vie humaine. Ces mouvements, à l’instar des « gilets jaunes » en France, sont « sans leaders » et s’organisent via les réseaux sociaux. Lire la suite

Sur les révolutions « permanentes » au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (I)

Commençons par revenir à ce qui semble maintenant être un lointain souvenir : l’onde de choc révolutionnaire qui a déferlé sur le monde arabe en 2011. Vous avez argumenté dans votre livre Le peuple veut : Une exploration radicale du soulèvement arabe que ces événements n’étaient que le début d’un long processus révolutionnaire en raison de la nature spécifique du capitalisme au Moyen-Orient. Pouvez-vous expliquer ces dynamiques de l’économie politique dans le monde arabe et leurs rapports avec les formes de régimes autoritaires ?

Pour commencer par une considération générale, il est évident maintenant que nous assistons à une grave crise mondiale de l’étape néolibérale du capitalisme. Le néolibéralisme s’est développé comme une étape capitaliste à part entière, véritable, depuis la mise en œuvre de son paradigme économique dans les années 1980. Cette phase est entrée en crise depuis la Grande Récession, il y a dix ans. La crise se déroule sous nos yeux, entraînant des soulèvements sociaux de plus en plus importants. Si vous regardez aujourd’hui ce qui se passe au Chili, en Equateur, au Liban, en Irak, en Iran, à Hong Kong et dans plusieurs autres pays, il semble que le point d’ébullition soit atteint dans de plus en plus de pays. Lire la suite