Communiqué : Projet PRAXIS, MEMOIRE, ARCHIVES, Genève

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RESISTANCE ET HOSPITALITE POLITIQUE

50 ans. Aujourd’hui… (1968-2021)

Le projet PRAXIS, MEMOIRE, ARCHIVES (base de données, 1 000 matériaux, textes, Déclaration publique 2021), publié en ligne en mai 2021 (desexil@gmail.ch). C’est le résultat d’un travail mémorial de résistance.

Ce qui était le refus d’une Europe néo-libérale, capitaliste, guerrière est devenu la création d’une Europe alternative en cours.

Ce qui était de l’ambiguïté structurelle est devenu, par l’analyse critique, le repérage de mensonges politiques visant la passivité et la compromission.

Ce qui était de la violence, violence d’Etat est devenu de la torture et dans certains cas des crimes pénaux internationaux.

Ce qui était l’attaque de la Résistance par le délit dit de « solidarité » est devenu un autre délit commis par un autre criminel : le délit de refus de l’hospitalité politique par la violence d’Etat.

Ce qui était un savoir autonome, fragile, devient le tissage du « droit d’avoir des droits » (Hannah Arendt), de liens entre des luttes, actions de Résistance de la « société civile » qui s’étend aux professions, aux universités, à de nouveaux liens multiples, etc.

Il est possible d’imaginer, de vivre, d’expérimenter le desexil de l’exil et l’hospitalité politique en refusant l’apartheid, des mensonges politique de la force, une civilisation de pillage, de destruction. Des praxis de Résistance nous l’apprennent. Lire la suite

Duo piano saxo/clarinette/trombone (11)

Parmi les duos possibles, je garde un attachement pour la formule piano saxophone, clarinette ou trombone. Particulièrement ouverte aux dialogues, aux décalages, aux inventions, cette alliance sonore réserve de multiples surprises. Au hasard de ré-écoutes récentes. Voir précédentes notes : Lire la suite

#Avortement. Le 25 septembre, on manifeste

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« Un cri de désespoir » et autres textes sur Cuba

Il semble très possible que tout ce qui s’est passé à Cuba depuis le dimanche 11 juillet dernier ait été encouragé par un nombre plus ou moins grand de personnes opposées au système, certaines d’entre elles étant même payées, dans l’intention de déstabiliser le pays et de provoquer une situation de chaos et d’insécurité. Il est également vrai que par la suite, comme cela se produit habituellement dans ce genre d’événements, des actes de vandalisme opportunistes et déplorables ont eu lieu.

Mais je pense que ni l’une ni l’autre de ces évidences n’enlève une once de raison au cri que nous avons entendu. Un cri qui est aussi le résultat du désespoir d’une société qui traverse non seulement une longue crise économique et une crise sanitaire momentanée, mais aussi une crise de confiance et une perte d’espérances. Lire la suite

Aux États-Unis, les géants du numérique sortent les griffes contre l’émergence du syndicalisme

Le 9 avril dernier, les employé·es du site [de l’entrepôt Amazon de Bessemer dans l’Alabama] ont voté à une écrasante majorité contre la création d’une section syndicale, lors d’un scrutin très suivi aux États-Unis. Mais depuis, des témoignages de travailleur·euses ont émergé accusant le géant du commerce en ligne d’avoir cherché à interférer dans le vote, en demandant aux services postaux d’installer une boîte à l’extérieur du site, visant à recueillir les bulletins des salarié·es. La presse américaine a révélé qu’au cours de la campagne syndicale, Amazon avait encouragé à de multiples reprises les employé·es à se servir de cette boîte aux lettres [pour voter], installant même une petite tente autour d’elle. Une initiative critiquée par le puissant syndicat du commerce de détail, des entrepôts et des grands magasins (Retail, Warehouse and Department Store Union – RWDSU), qui aurait représenté les salarié·es en cas de victoire du « oui ». Celui-ci estime que l’installation de la boîte à la demande d’Amazon a pu dissuader certains travailleur·euses de participer au scrutin, par crainte d’être surveillés. Sur les 5 800 salarié·es invités à prendre part au vote, 45% ont préféré s’abstenir. Lire la suite

La politique migratoire européenne et le régime marocain sont tous les deux responsables du drame de Ceuta

Depuis le lundi 17 mai, plus de 8000 personnes migrantes ont franchi la frontière qui sépare le Maroc de l’enclave espagnole de Ceuta et près de la moitié ont déjà été refoulée dans le chaos. Sur fond de crise diplomatique, cette nouvelle tragédie est le symbole de la violence d’un système de dépendances néocoloniales imposé par les puissances européennes avec la connivence de ceux qui gouvernent au Maroc. Lire la suite

Coups de cœur (Juillet 2021)

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La vérité pour Adama : 5ème marche (et festival) Adama !

La vérité pour Adama : retrouvons nous nombreux le 17 juillet,
pour la cinquième marche en hommage à Adama !

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APPEL À PARTICIPER AU RASSEMBLEMENT

EN HOMMAGE À ADAMA TRAORÉ

Nous soutenons et appelons à participer, le samedi 17 juillet à Beaumont sur Oise, au rassemblement en hommage à Adama Traoré, pour demander justice et vérité. Cinq ans auparavant, il est mort entre les mains des gendarmes de Persan. Cinq ans de déni, cinq ans de combat, cinq ans d’acharnement contre sa famille, puisqu’après plus de 4 ans de détention provisoire, son frère vient d’être acquitté.

Ce combat est devenu un symbole pour toutes celles et ceux qui luttent contre les violences policières, qui visent notamment les quartiers populaires, et leurs habitantes et habitants. Souvent en toute impunité, ces violences policières se poursuivent, comme le montre la récente agression de plusieurs familles, en marge d’une veillée funéraire organisée à la Plaine Saint-Denis en juin. Lire la suite

Plainte contre 4 géants du textile pour travail forcé des Ouïghours : la justice française ouvre une enquête pour recel de crimes contre l’humanité 

Communiqué de presse – 2 juillet 2021

A la suite de la plainte déposée le 9 avril dernier par nos organisations et une victime ouïghoure, représentées par le cabinet Bourdon & Associés, contre plusieurs multinationales de l’habillement pour leur implication dans le travail forcé imposé à la population dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang, la justice française a annoncé hier l’ouverture d’une enquête pour recel de crimes contre l’humanité. Une bonne nouvelle et une première étape importante pour considérer la responsabilité de ces géants de l’habillement concernant l’exploitation du peuple Ouïghour, dont elles tirent profit.  Lire la suite

Tribune collective « Pour un véritable code de l’enfance »

Présenté le 16 juin dernier au Conseil des ministres, le projet de loi sur la protection de l’enfance est en cours d’examen à l’Assemblée nationale.

Les principaux points de ce texte auraient pour finalité « de mieux protéger les enfants contre les violences » et de « mieux piloter la politique de prévention et de protection de l’enfance », avec la priorité du placement dans la famille de l’enfant, la normalisation de l’évaluation des situations de danger sur l’ensemble du territoire, ou encore une infime amélioration des conditions de travail et de rémunération des familles d’accueil… Néanmoins, ce texte est aussi celui qui, sous certaines conditions, autorise les placements d’enfants à l’hôtel, qui sont unanimement décriés, en faisant mine de poser une interdiction de principe. Il prévoit enfin des mesures particulièrement inquiétantes concernant les mineur-e-s isolé-e-s étrangers-ère-s. Lire la suite

Administration Biden : « mettez fin, maintenant, à la déportation des migrant·e·s »

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Pendant la campagne électorale, Joe Biden s’est donné beaucoup de mal pour établir les différences spectaculaires entre lui et Donald Trump en matière d’immigration. Joe Biden a été très clair : il réunirait les familles séparées, réinstallerait 125 000 réfugié·e·s et reléguerait aux oubliettes les centres de détention privés pour immigré·e·s.

Six mois après le début de son administration, les activistes de l’immigration ressentent une sorte de coup du lapin.

La Maison-Blanche a tenu sa promesse d’un moratoire de 100 jours sur les expulsions. Mais elle a rapidement abandonné les objectifs de son propre décret lorsqu’il a été bloqué par un juge fédéral nommé par Trump, au lieu de rechercher des solutions légales tel que l’octroi d’une protection temporaire contre l’expulsion.

L’administration Biden a cessé d’ajouter des immigrant·e·s aux Migrant Protection Protocols (Protocoles de protection des migrants) qui obligeaient les personnes demandant l’asile aux Etats-Unis à attendre au Mexique pendant que leur cas était traité par les tribunaux américains. Elle a accepté de permettre aux enfants de traverser la frontière sans être refoulés, mais la vice-présidente Kamala Harris a communiqué un message très différent en disant explicitement [lors de sa visite au Guatemala] aux migrant·e·s et aux demandeurs d’asile : « Ne venez pas [aux Etats-Unis] ». Lire la suite

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Qui sommes-nous ?

Des électrons libres

Nous sommes une coalition d’habitant.e.s de différents territoires, nous venons d’organisations, de mouvements politiques et de collectifs divers à l’origine du Manifeste « L’énergie est un bien commun ». Nous luttons à nos manières pour le bien commun et l’égalité, contre la folie nucléaire et celle des énergies fossiles, contre la prédation sur les ressources et les territoires, pour un avenir et des sociétés solidaires entre elles, libérées des logiques de domination, du colonialisme et de la prédation sur le vivant humain ou non humain. 

Nos pratiques d’engagement et nos tactiques sont diverses, complémentaires et parfois autonomes, mais nous refusons de nous séparer les un.e.s des autres en nous collant des étiquettes uniques d’activistes, d’anticapitaliste, d’artiste, de penseur.euse, d’écrivain.e, de chercheur.euse, de chômeur.euse, de militant.e ou d’ouvrier.ere, travailleur.euse du secteur entrepreneurial, associatif ou culturel… Nous sommes tout ça à la fois. 

Issu.e.s d’un passé politique de luttes contre l’hydre capitaliste dont le nucléaire est l’une de ses plus grandes abominations actuelles, l’époque qui nous relie est le présent. Et même si nous regardons le futur avec inquiétude, c’est aujourd’hui que nous voulons contrer avec détermination, les responsables du désastre climatique et social en cours partout sur la planète.  Lire la suite

Femmes lesbiennes et bisexuelles : notre lutte est plus grande que notre silence

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Les luttes LGBTQIA+ contre le néolibéralisme et le conservatisme sont des chemins vers l’autonomie et vers une transformation sociale féministe.

Sur une photo de 1979 au Défilé de la Gay Pride à San Francisco (États-Unis), deux femmes apparaissent tenant une pancarte sur laquelle est écrite « une journée sans lesbiennes est comme une journée sans soleil ». La phrase nous fait sourire pour la gaieté de sa radicalité. Ces femmes semblent dire quelque chose comme : quand les femmes sont capables d’exercer une sexualité libre, le monde s’illumine. Ou encore : même si l’on essaie de mettre un voile sur les sexualités dissidentes des femmes, elles sont toujours là, comme la lumière du soleil. Lire la suite

Une revue itinérante d’enquête et de critique sociale

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Un grand format, une belle mise en page, de riches illustrations, des analyses en grand angle qui ne s’arrêtent pas à la surface des choses…

De l’éditorial, je choisis deux paragraphes :

« De mars 2020 à avril 2021, plus d’un an d’incertitudes permanentes, pour la revue comme pour tout le monde. Plus d’un an à jouer avec les règles du gouvernement, à s’écharper sur celles que l’on devrait inventer nous-mêmes, à mettre et enlever nos masques au gré de la dernière discussion en date. Une position bien trop fragile pour prendre parti dans les batailles autour des protocoles sanitaires.

Pour autant, nous ne pensons pas que la pandémie ait subitement réduit les luttes des classes à une question de masques. Alors on s’attaque à cette institution surpeuplée et sous-dotée qu’est l’école publique, en se demandant quels types d’adultes elle façonne. En démontant le mythe persistant de la méritocratie renouvelé par l’obsession de l’évaluation. En cherchant la subversion d’un lieu matrice des inégalités de genre, où la prévention des violences n’existe quasiment pas, où les associations qui permettent aux enfants de libérer leur parole sont chassées par la hiérarchie. En démasquant enfin l’hypocrisie d’une « éducation au développement durable » qui culpabilise les héritiers·ères d’une planète en feu. Et on la défend, à longueur de lignes, parce que les gosses s’y confrontent à l’altérité, y apprennent parfois à réfléchir, y échappent à la famille et à l’entre-soi de certains établissements privés, et parce qu’on peut s’y battre pour en faire un lieu d’émancipation ». Lire la suite

Prince des alliances et du jazz français

Claude Bolling s’est fait connaître – comme Michel Legrand – par ses musiques de film à commencer par Borsalino en dosant les souvenirs des années 1920-1930 avec la musique dite classique et les jazz plus modernes. Portrait d’un coloriste et arrangeur.

Il gardait les oreilles grandes ouvertes tout en servant le propos du réalisateur. Il avait été aussi sollicité pour illustrer les séries télévisées françaises comme, la plus connue, Les Brigades du tigre. Condensées d’évocations diverses pour retrouver un climat qui donne au public la sensation d’être transporté dans un ailleurs connu sans être reconnu. Le paysage sonore est un élément essentiel pour donner aux images sonores la profondeur qui s’impose. La leçon de Gershwin n’avait pas été oubliée : le spectateur doit pouvoir siffler la mélodie, condition essentielle du succès. Lire la suite

Fuir la misère… pour en trouver une autre

Prendre ses valises et quitter son pays pour construire un avenir meilleur, c’est facile à dire mais peu de personnes réussissent vraiment à le faire. J’ai quitté l’Afrique pour rejoindre l’Europe, là où les droits humains sont protégés. « L’Europe est le continent des droits humains ».

Cette phrase, vous pouvez l’entendre dans la bouche de toutes les personnes migrantes qui viennent d’arriver. Mais à peine quelques mois après être arrivées dans un pays européen, cette phrase commence à changer dans la tête de toutes les personnes migrantes qui rencontrent les premières difficultés administratives et financières, comme la difficulté d’obtenir un titre de séjour, de trouver un toit pour être à l’abri du froid. Tout cela entrave le droit de vivre tout simplement là où on se sent en sécurité. Alors, les personnes migrantes doivent parfois s’endetter pour accéder à certains droits, pour pouvoir par exemple payer les frais de procédure d’asile une fois arrivées dans un pays. Lire la suite

Se remplir les poches de Poésie

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La reconnaissance de l’Etat de Palestine

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La Campagne pour la reconnaissance de l’Etat de Palestine rassemble des organisations de la société civile, des organisations non gouvernementales et des syndicats à travers l’Europe et le monde pour faire pression en faveur de la reconnaissance de l’Etat de Palestine en tant que 194e membre à part entière des Nations unies. Après plus de 70 ans, il est temps de reconnaître l’Etat de Palestine comme un Etat souverain et autonome, et de mettre fin aux violations des droits de l’Homme et au déplacement des Palestiniens dans la région.

Avec le soutien d’organisations de l’UE, d’Israël et de la Palestine (et de la diaspora), la campagne vise à obtenir la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par les gouvernements nationaux de l’UE et du monde entier. Avec un plus grand nombre d’Etats soutenant la campagne, il y aura un élan plus fort pour que la Palestine devienne le 194e membre à part entière de l’ONU. A cet égard, les organisations membres de cette campagne développeront des activités nationales avec le soutien des réseaux nationaux pour plaider en faveur de la reconnaissance gouvernementale de la Palestine dans leurs propres pays. Lire la suite

Femme et Mapuche: le nouveau visage du Chili

L’élection d’une militante mapuche à la présidence de la Convention constitutionnelle (Assemblée constituante) reflète les changements sociaux que connaît le Chili. En plus de la vague féministe, le drapeau mapuche est utilisé comme un symbole de résistance au-delà de celle des populations indigènes.

En octobre 2019, le Chili a connu un déchaînement social sans précédent qui a fait descendre des millions de personnes dans la rue. Le mouvement social qui est né dans ces manifestations n’avait pas de programme unique, de porte-parole ou d’organisation nationale. Cependant, à travers tout le pays, certains thèmes ont été répétés. Tout d’abord, il n’y avait pas de drapeaux de parti. Il ne pouvait en être autrement, puisque le mouvement reflétait un fort rejet de l’institutionnalité politique des 30 dernières années, exprimé avant tout par un sentiment anti-partis. Ensuite, il y avait une abondance d’icônes faisant référence aux mobilisations féministes, notamment le foulard vert, symbole de la lutte pour la dépénalisation de l’avortement.

Enfin, deux drapeaux ont joué un rôle de premier plan dans les manifestations : le drapeau chilien en noir et blanc et le drapeau mapuche. Comme il fallait s’y attendre, beaucoup ont déclaré que cette explosion sociale avait associé les revendications historiques du peuple mapuche avec la diversité des mécontentements qui touchent la société chilienne dans son ensemble. Les revendications liées à l’amélioration du système de retraite, de l’éducation et de la santé, ou les luttes féministes ou régionalistes ont trouvé dans le drapeau mapuche un symbole puissant de l’incapacité de la politique à répondre au nouveau Chili qui émergeait. Lire la suite

Les enfumades du Dahra toujours présentes dans les mémoires

Dans les annales du colonialisme, il y a cette date 18-20 juin 1845, mais il y a aussi l’avant et l’après 8 Mai 1945 où l’armée coloniale a perpétré des massacres en Algérie et ailleurs.

Ces enfumades se sont déroulées entre le 18 et le 20 juin de l’année 1845 dont se sont rendus coupables les sinistres Cavaignac, Pélissier, Saint Arnaud et Canrobert. 

Les enfumades du Dahra se lisent à travers 4 documents : le rapport de Pélissier, la lettre du soldat français puis celle d’un soldat espagnol et le rapport de Bugeaud. Les colonisateurs ont gardé secret de rapports militaires contenant des informations accablantes sur le déroulement des faits, parmi lesquels celles de Saint-Arnaud où il donne quelques détails troublants sur le massacre du Dahra. Ceux-ci corroborent de manière incontestable la préméditation de l’acte. Le 18 juin 1845, Saint-Arnaud est en opération chez les Ouled Younès. Dans la nuit du 19 au 20 juin, alors qu’il est dans son campement du côté de Aïn-Merane (Chlef), « le bruit des fougasses (mine explosive) se fait entendre à trente lieues à la ronde », Saint-Arnaud en conclut : « C’est le colonel Pélissier qui travaille les cavernes et les grottes des Ouled Riah ». Et d’ajouter : « Ces pauvres Arabes sont traqués partout et ne savent plus où se réfugier ». La lettre qu’il adresse le même jour au commandant Tripier donne la même information. Une autre lettre est adressée au colonel Pélissier. Il y évoque encore une fois les bruits de canon et de pétards dans les grottes des Ouled  Riah. Ce n’est que le 26 juin que la population indigène de la région apprend la tragédie des grottes des Ouled Frachich. Et c’est Pélissier en personne qui raconte à Saint-Arnaud ce carnage et celui-ci s’empresse d’informer ses officiers : « Le colonel Pélissier, après avoir fait périr dans les cavernes de Ouled Riah plus de 1 010 personnes de tout âge et autant de bêtes de cheptel, a reçu la soumission de tous les habitants du Dahra. » Lire la suite