Archives de Catégorie: Contretemps

« La vraie question c’est quelle médecine veut-on : médecine commerciale “régulée” ou service public de santé ? 

Avec l’aimable autorisation de la revue ContreTemps

Entretien avec André Grimaldi

André Grimaldi est professeur émérite au CHU Pitié-Salpêtrière (Paris), diabétologue, auteur de plusieurs ouvrages (1).

ContreTemps : On vit une grave « crise sanitaire ». Mais sait-on précisément ce qu’est une « crise sanitaire » ? Est-ce le fait d’être désarmé face à une attaque violente d’un « ennemi » inconnu ? Un système de santé en incapacité partielle de répondre à la situation ?

André Grimaldi : En fait « l’ennemi » peut être connu et il arrive qu’on n’en reste pas moins désarmé, par exemple face au paludisme endémique en Afrique. Et quand la vie des gens est en danger, par exemple avec le sida, le système de santé est toujours en partie désarmé. Le vrai sujet c’est la distinction entre crise aiguë et crise chronique. En France, 20 millions de personnes sont victimes de maladies chroniques. Le diabète frappe 425 millions de personnes dans le monde, et ça ne fait qu’augmenter, résultat de l’épidémie d’obésité et de la sédentarité. Face à celles-ci notre système de santé est inadapté. Et les raisons de cette situation sont les mêmes pour les crises chroniques et les crises aiguës. Lire la suite

Pas de démocratie possible sans auto-administration

Comme pour les précédents numéros, je n’aborde, choix très subjectif, que certains articles et certains points traités.

La ville et le développement d’aires métropolitaines, la concurrence (la mise en compétition des très grandes villes) entre métropoles, l’accroissement de l’urbanisation, l’extension des lieux et l’usage des transports individualisés, le développement du « secteur informel », la recrudescence de la pollution, le chevauchement de compétences administratives, le territoire comme « dentelle irrégulière et discontinue », la production de l’espace et les possibles espaces alternatifs, l’appropriation privée du sol et/ou du bâti, les partenariats « privé-public » et l’appropriation privée des richesses (sans oublier les surcoûts pour les villes utilisatrices), l’alliance libérale entre les élu·es et les grandes sociétés du BTP, la mise en « location » des biens communs, la mise à l’écart des débats et des choix démocratiques… Lire la suite

Pour les Big Pharma, la santé n’est qu’une affaire de brevet, de marchandise et de profit

Comme pour les précédents numéros, je n’aborde, choix très subjectif, que certains articles et certains points traités.

Les médicaments, le droit d’être soigné·e, l’égalité d’accès aux médicaments, le médicament comme bien commun, la mise en cause de la notion de propriété privée et du monopole des droits de propriété intellectuelle (les brevets), la santé publique et environnementale à l’échelle planétaire, la production des médicaments en relation avec les besoins des populations, l’industrie pharmaceutique (l’accaparement de molécules, les profits, le pouvoir discrétionnaire lié au système juridique des brevets)… Lire la suite

Coopération égalitaire et citoyenneté intégrale

Europe, élections européennes – en fait des élections nationales pour un parlement européen aux faibles pouvoirs – sans réelle citoyenneté européenne, des fonctions étatiques segmentées et sans contrôle, des politiques néolibérales menées tant au niveau de l’Europe que dans les différents pays, des « ruptures » brisées par l’ordre européen, des affirmations « souverainistes », « l’acceptation (im)morale des conditions catastrophiques dans lesquelles des êtres humains engagent leur périple vers l’Europe », le cynisme des accords de sous-traitance du contrôle des migrant·es, les paniques identitaires (j’ajoute, parfois sur fond de non règlement de questions nationales et nationalitaires), la question d’une citoyenneté européenne ouverte sur le monde et la nécessaire radicalisation du droit du sol (et probablement l’abandon de toute référence au sang)… Lire la suite

Parler encore et toujours de la Syrie…

Avec l’aimable autorisation de ContreTemps

Entretien avec Farouk Mardam-Bey

Farouk Mardam-Bey est historien. Il anime les « Dimanches de Souria Houria » et vient de publier avec Subhi Hadidi et Ziad Majed Dans la tête de Bachar Al-Assad (éditions Solin/Actes Sud).

ContreTemps : Après sept ans de répression et de guerre, la révolution syrienne apparaît défaite, et le peuple syrien condamné à rester victime d’une tragédie sans fin… Une fois donnée leur part aux larmes et à la colère, comment résister au désespoir ?

Farouk Mardam-Bey : Donnons d’abord leur part, qui devrait être très grande, à la douleur et à la colère. Si la Syrie et les Syriens en sont là, dans cet interminable calvaire, c’est que peu de gens dans le monde, pendant près de huit ans, se sont souciés de leur sort. Ces centaines de milliers de morts, ces dizaines de milliers de disparus, ces millions de réfugiés, ces villes et ces villages ravagés, tout un peuple sacrifié dans le jeu cynique des nations, nous réclament davantage de larmes, et plus encore de colère, et que nous nous efforcions de les faire partager autour de nous. C’est difficile par les temps qui courent, la lassitude ayant gagné les sympathisants de la cause syrienne, mais c’est sans doute le premier moyen de résister au désespoir. Lire la suite

L’outil du droit communautaire dans les luttes pour la santé au travail en Europe

Avec l’aimable autorisation de ContreTemps

Je travaille depuis plusieurs décennies sur les questions de santé au travail dans un cadre syndical européen. Une des questions auxquelles je me heurte souvent est celle du recours au droit communautaire pour soutenir des luttes dans ce domaine. Il s’agit rarement d’un refus explicite, mais plutôt d’un ensemble de doutes, d’interrogations, de réticences. Discuter de ces questions me paraît particulièrement important dans un contexte où des militantes et militants qui ont un engagement fort sur les questions de santé au travail, se sentent proches d’une sorte de « souverainisme de gauche » et considèrent qu’il faut éviter ce qui leur apparaît comme un simple mécanisme de légitimation de la construction communautaire aujourd’hui. Récemment, au cours d’une discussion avec des syndicalistes danois, j’avais attiré leur attention sur la possibilité de construire une stratégie judiciaire en s’appuyant notamment sur des directives européennes. Leur réaction a été plus que réservée. Comme beaucoup au sein de la gauche radicale danoise, ils défendent la perspective d’une sortie du Danemark de l’Union européenne et ont peur qu’une telle initiative n’affaiblisse leur position. Lire la suite

Penser politiquement la militarisation et les guerres

Sale caractère ! Une double remarque préalable.

Je trouve plus que curieux qu’une revue militante, tournée vers l’émancipation n’use pas d’une écriture plus inclusive, – le point médian, l’accord de proximité, les acteurs et les actrices, les militant·es, les ouvrier·es, les employé·es, pour rendre visibles les unes et les autres, les iels et toustes. Reprendre et répandre une langue masculinisée par la force académique me semble aujourd’hui incompréhensible (Voir par exemple le dernier livre d’Eliane Viennot : Le langage inclusif : pourquoi, commentadopter-le-langage-inclusif-est-a-la-portee-de-tout-le-monde-tout-de-suite/)

Mais cela ne saurait suffire si le prisme du genre n’est pas intégré à toutes les analyses. Comment en effet analyser la guerre ou la paix, sous le seul angle de la moitié mâle de l’humanité ? Comment aussi faire politique dans un dossier où seuls des hommes écrivent ? Lire la suite

Critique et contestation de 1968 à nos jours en regard de l’ethnologie de Robert Jaulin

Avec l’aimable autorisation de ContreTemps

Entretien avec Roger Renaud

Élève puis compagnon de Robert Jaulin, dont il a édité l’ouvrage posthume Exercices d’ethnologie (PUF, 1999), Roger Renaud a enseigné l’ethnologie à Paris VII (1979-2006) et à Paris V (2007-2014). Ses recherches ont principalement porté sur les relations entre Indiens nord-américains et Européens d’origine, des premiers contacts auXVIe siècle à nos jours. Il a rejoint le groupe surréaliste parisien en février 1968 et a participé aux côtés de Vincent Bounoure à l’aventure du Bulletin de liaison surréaliste (1970-1976), avant de s’éloigner non du surréalisme en soi mais de toute activité collective. À la même époque, avec Jaulin, il a fondé une section française de soutien à l’American Indian Movement. Il nous livre ici quelques données sur une œuvre, en grande partie méconnue, qui a encore beaucoup à dire, au-delà même de l’ethnologie. Lire la suite

Transition, pistes pour un autre futur…

Avec l’aimable autorisation de la revue ContreTemps

Particulièrement utilisé à propos des enjeux énergétiques, le terme de transition sature les discours écologistes. Ou du moins d’une certaine écologie. Ainsi, depuis mai 2017, Nicolas Hulot dirige le ministère de la Transition écologique et solidaire ; et en 2015, c’est une loi de transition énergétique pour la croissance verte qui est adoptée par le gouvernement. Mais ce sont également les villes en transition apparues à la fin des années 2000 qui s’inscrivent dans un mouvement plus large, fait d’initiatives multiples, à diverses échelles, au sein d’un réseau international pour la transition1, et soutenu notamment par Horst Köhler, ancien président allemand (CDU) et ancien directeur général du FMI : « Je vois la transition comme une merveilleuse combinaison d’engagement citoyen local et de réseau mondial. Dans de nombreuses villes à travers le monde, les gens se réunissent, forment des communautés, enthousiastes à l’idée d’envisager ensemble un modèle futur pour leur ville où il fera bon vivre… » Cette injonction à la transition interroge. Lire la suite

Retours sur mai 68…

Lorsque mai 68, anniversaire oblige, revient en une de l’actualité, on voit refleurir les jugements péremptoires. « Mai 68 fut ceci », « a signifié cela », tout est dit, fermez le ban…

Rien de plus contraire à l’esprit de liberté de mai 68 !

Les contributions de ce dossier, dont nous remercions chaleureusement les auteurs, en portent témoignage.

Ce que fut mai 68, ses ressorts et ses effets, reste une question ouverte. Et mai 68 ce fut aussi, dans ce vaste soulèvement populaire, une incroyable diversité de sensibilités et d’idées. On était socialiste ou communiste, libertaire, révolutionnaire ou réformiste… On se revendiquait de sensibilités d’obédiences multiples, trotskistes, maoïstes, anarchistes, autogestionnaires… On lisait Sartre et Deleuze, Bourdieu et Foucault, Marx et Freud…

De tout cela les traces ne sont pas effacées. Elles sont ici présentes comme autant de repères au cœur de ce dossier. Lire la suite

Avec l’événement actuel, c’est le corps qui se rebelle ! Entretien avec Geneviève Fraisse

Avec l’aimable autorisation de la revue ContreTemps

ContreTemps : Ladite « affaire Weinstein » provoque une onde de choc, et ce à l’échelle internationale. Comment analyser et caractériser cet événement ?

Geneviève Fraisse : C’est en effet ce que j’appelle un événement. J’ai également évoqué une révolte historique et politique, c’est-à-dire quelque chose qui s’inscrit dans l’histoire et qui a des suites. Une révolte, non une révolution, laquelle signifierait le renversement de la domination masculine. Rassurons-nous : on en est loin !

Ici nous en sommes en présence de personnes qui forment corps, qui constituent un ensemble, et cette révolte devient ce qu’on peut nommer déclencheur ou catalyseur. Il faut expliquer pourquoi. Lire la suite

« Tout s’oublie rien ne passe ». Pour que la voix des femmes, une nouvelle fois, ne soit pas rendue silencieuse !

Avec l’aimable autorisation de ContreTemps

Trois phénomènes, dits de société, en apparence non liés, gênent ou étonnent nos contemporains. Tandis que partout dans le monde, les femmes semblent recouvrer le chemin de l’émancipation réelle, le rejet des migrants associé à une montée du racisme et de l’antisémitisme soulève les protestations de toutes celles et ceux qui ne souhaitent pas revenir à la période noire des années 1940 et dont les héritiers gardent les stigmates. Lire la suite

L’accommodement aux normes englue la transformation dans l’ordre existant

Comme pour les précédents numéros, je n’aborde, choix très subjectif, que certains articles et certains points traités.

Geneviève Fraisse parle d’un événement, d’une révolte historique et politique, du corps qui se rebelle, de la démocratie, « Toute démocratie pose la question de l’égalité des sexes, tout en cherchant à freiner l’émancipation des femmes », du contrat sexuel (voir sa belle introduction « À rebours » à l’indispensable ouvrage de Carole Pateman : Le Contrat sexuel (1988), a-rebours-preface-de-genevieve-fraisse-a-louvrage-de-carole-pateman-le-contrat-sexuel-1988/), du corps des femmes à la disposition des hommes, des corps invisibilisés, de l’impensé et de sa centralité, du formel ne faisant pas le réel, « le droit ne change pas automatiquement le réel et la hiérarchie des sexes », de l’autonomie économique condition décisive de la lutte, du refus de consentir (lire en particulier Du consentement : Car dire « oui », c’est aussi pouvoir dire « non », Et le refus de consentir ? » : etre-exclue-du-pouvoir-ne-premunit-pas-necessairement-contre-ses-sortileges/), « on ne doit pas discuter de la validité d’un consentement individuel mais se demander si c’est un argument politique, un argument pour le monde de demain », de déqualification, d’histoire et de politique. Lire la suite

L’urgent et l’important. Une candidate indigène zapatiste aux élections présidentielles de 2018

Avec l’aimable autorisation de la revue ContreTemps

Dans la perspective des élections présidentielles de 2018, le Congrès National Indigène (CNI) et l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) ont décidé de présenter une candidature : celle Maria de Jesús Martinez, femme indigène zapatiste…

Quelles significations de cette décision dans le contexte actuel du Mexique et au regard de l’action zapatiste ? Fernando Matamoros Ponce développe sa réflexion à ce sujet… Lire la suite

Du chavisme au madurisme. Crise d’un projet de réforme anti-néolibérale

Avec l’aimable autorisation de la revue ContreTemps

Cet article n’a pas comme objectif de rendre compte en détail des causes de la pénible situation que vit actuellement le peuple vénézuélien1. Il vise plutôt à questionner les difficultés du gouvernement Maduro et plus généralement les échecs politiques des gauches arrivées au gouvernement en Amérique latine. Car il n’y a rien de plus affligeant que de voir, au niveau international, une partie de la gauche s’aligner sur des dirigeants politiques qui prétendent représenter le peuple, mais sont incapables de tirer les leçons de leurs difficultés et échecs successifs.

En fait, il apparaît tout à fait compréhensible que l’importante crise économique, sociale et politique qui secoue le Venezuela, amène les divers courants de la gauche à s’interroger et à prendre position sur les causes profondes qui peuvent en être à l’origine. Ce débat ne peut être que positif. Lire la suite

La cadence de nos pas est désormais rythmée par la perspective réelle du terminable

Comme pour de précédents numéros, je choisis de n’aborder que certains articles.

Daniel Tanuro analyse « La place du Trumpisme dans l’histoire ». Une élection qui ne être appréhendée comme un accident de parcours mais comme un « symptôme de quelque chose de plus profond ».

L’auteur souligne une dimension, souvent oubliée du capitalisme, « la contradiction croissante entre la rationalité partielle des entreprises et l’irrationalité globale du système ». Rationalité et irrationalité, « comprendre que l’irrationalité globale découle de la rationalité partielle du capital », place de la guerre dans « la rationalité partielle du capitalisme », incapacité du système à « juguler durablement ses contradictions », politiques répondant à certains éléments mais reportant « les échéances sans rien résoudre ». Lire la suite

L’action politique à l’ère du terminable. Entre temps sociaux et temps historiques

Avec l’aimable autorisation de la revue ContreTemps

« Deux temps historiques, inconciliables, s’affrontaient dans cette lutte sans trêve possible, qui opposait l’homme des totems à l’homme de la théologie. Car, tout d’un coup, l’archipel en litige était devenu un archipel théologique. Les îles changeaient d’identité, s’intégraient dans le mystère. (…). Faisant un bond de milliers d’années, cette mer Méditerranée devenait l’héritière de l’autre Méditerranée, et recevait avec le blé et le latin, le vin et la vulgate, l’imposition des signes chrétiens. Les Caraïbes n’atteindraient jamais l’Empire des Mayas ; ils seraient arrêtés, race frustrée et blessée à mort, au meilleur moment de leur tenace effort séculaire. Et de leur grande migration manquée, qui avait débuté peut-être sur la rive gauche du fleuve des Amazones, quand la chronologie des autres indiquait un XIIIe siècle qui ne l’était que pour eux, il restait seulement sur les plages et les rivages la réalité des pétroglyphes caraïbes, jalons d’une épopée jamais écrite, avec ses êtres dessinés, encastrés dans la pierre, sous de fiers emblèmes solaires »1.

Des trajectoires historiques, inconnues l’une à l’autre, se sont rencontrées sous le signe d’un Nouveau Monde il y a désormais six siècles. L’une des accélérations rythmiques trouvées par ce temps devenu commun est donnée par la Révolution française aux couleurs vivement dépeintes dans cet ouvrage d’Alejo Carpentier. L’inconciliabilité des temps historiques s’est fondue dans une nouvelle histoire mondiale, celle où la nouveauté peut surgir toujours et partout, imprévisibilité des passions politiques des peuples2. Un temps historique, venu de la dynamique du capitalisme, semble avoir unifié l’histoire de l’humanité, créé un seul univers mental, tendu les esprits et les actions vers l’accumulation comme seul mode d’existence. Il est une part de vérité dans cette affirmation. Mais la fusion des temps historiques, battant aux rythmes de l’accumulation économique et de la possibilité du changement politique, n’a pas abattu les murs entre temps sociaux. L’inconciliabilité de ces temps – en tant que représentations du temps – qui rythment tel ou tel groupe, telle force sociale dominante ou dominée, et cette pluralité des rapports aux actions menées n’ont pas disparu. Elles conservent une prégnance sensible dans l’espace comme dans le temps3. Lire la suite

Contretemps n°33 : Sommaire



ÉDITO

Francis Sitel : Union européenne : péril en la demeure

DOSSIER : BOULEVERSEMENTS DU MONDE

Daniel Tanuro : La place du Trumpisme dans l’histoire

Ziad Majed : Syrie. La révolution orpheline, la révolution continue

Dominique Vidal Syrie : pourquoi la confusion ?

Emre Ongün : La Turquie au risque du naufrage

Pierre Rousset Entretien, Où va la Chine ?
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Dégager du commun du point de vue de la dénonciation et d’axes de solution

ct32Comme pour les précédents numéros, je n’aborde, choix très subjectif, que certains articles et certains points traités.

Un premier dossier : Vie intellectuelle et politique, composé de quatre textes. « Il s’agit de proposer quelques analyses qui toutes interrogent la définition même du travail intellectuel dans son lien à la politique, en s’attachant à élargir l’approche habituelle ». Lire la suite

Edito et sommaire de ContreTemps n°32 : Sous le signe de l’imprévisible…

Avec l’aimable autorisation de la revue

ct32Donald Trump n’était ni envisageable ni annoncé, et le voici président de l’État le plus puissant du monde : ses décisions et non-décisions vont agir sur le destin de la plupart des habitants de cette planète.

Son inexpérience politique, son inculture, sa vulgarité, loin de nuire à sa popularité auprès d’une grande partie des électeurs américains, ont été autant d’atouts lui assurant la victoire, d’abord à la primaire du Parti républicain puis à l’élection présidentielle.

De ses tares ont connaît (presque) tout : racisme, misogynie, égocentrisme boursouflé… De ce que sera sa politique, on ne sait quasiment rien de sûr.

Il va falloir faire avec !

Mais déjà les signes de mauvais augure s’accumulent. Lire la suite