Archives de Catégorie: axelle

Le sens des mots et le poids des inégalités

« Notre dossier du mois sur les inégalités à l’école illustre bien ce fossé entre ce qui est affiché dans un mot et ce qui se cache derrière : bagage culturel, maîtrise de la langue, des codes, des normes sociales ». Dans son éditorial, « Les mots ont un sens », Sabine Panet aborde, entre autres, ce monde « de subtilités pour certain·es, autant de gouffres pour d’autres », le pouvoir concret des mots, le « mode de vie européen » de Ursula von der Leyen, le film Sans frapper d’Alexe Poukine consacré au viol, « Lorsqu’on utilise le mot « monstres » pour qualifier les hommes violeurs, on contribue à les déshumaniser… A force de leur donner une apparence mythologique, on ne perçoit pas sous les traits de l’aimable voisin ou du gendre propres sur lui », la solidarité de la revue avec les travailleuses et les travailleurs de l’imprimerie Corelio en « faillite »… Lire la suite

Il fallait brandir nos clitoris qui faisaient monologues depuis trop longtemps

« Quant aux ennemis des femmes, ils ont opté pour trois stratégies différentes les premiers sont sortis à la lumière, les suivants sont restés tapis dans l’ombre, les derniers se sont collé un masque souriant sur la figure et se sont mêlés à la foule ». Le dossier de ce numéro est consacré aux premiers.

Dans son éditorial, « Nouvelle rentrée, nouveaux ennemis », Sabine Panet rappelle « les violences et les révoltes, les silences et les cris » des femmes. Elle détaille des stratégies d’attaques contre les droits des femmes. L’éditorialiste termine sur les « progressistes » qui se disent féministes, ceux qui « avec un peu de pouvoir, un peu d’argent, considèrent encore les femmes comme de la marchandise à laquelle ils ont droit – droit sur leur corps, sur leur autonomie, sur leurs pensées, sur leurs inventions »… Lire la suite

Passer du capitalisme fossile au fossile du capitalisme

Dans son édito, Sabine Panet souligne les ramifications denses du réchauffement climatique et de la destruction massive des écosystèmes, l’imbrication de l’urgence écologique dans « (et doit être pensée avec) les luttes sociales, féministes, décoloniales », l’écartèlement de femmes dont le monde s’effondre et leurs résistances… Ce n’est pas l’espèce humaine qui est en train de détruire la planète, mais une organisation productive particulière et l’idéologie et les rapports de domination qui en émanent et les sous-tend. Comme le souligne l’autrice « aucune histoire n’est une fatalité ». Lire la suite

Asservissement et libération

« Deux récits d’aujourd’hui. Le premier est celui de l’asservissement des femmes, ligotées à leur biologie. Des êtres à remettre dans le droit chemin – une route de béton, aux bas-cotés nettoyés au désherbant. L’autre histoire, celle des roses sauvages qui fissurent la chaussée, raconte la libération d’une femme : son explosion au pouvoir, ses combats rayonnants. Les deux contes se déroulent aux Etats-Unis. Entre les mêmes frontières, aux palissades dressées bien haut, flanquées de drapeaux qui claquent au vent » Lire la suite

Apprendre à prendre soin de soi, pour les femmes, la tâche est ardue 

Dans son éditorial « Gloire à Gloria », Sabine Panet nous parle d’un livre de Gloria Steinem Sur ma route. Mémoires d’une icône féministe. « La route de Gloria est multiple : son enfance, heureuse, mais ballottée d’une ville à l’autre au gré des lubies paternelles ; l’éclosion de ses engagements et le lien qu’elle fera dès les années 1960 entre droits des femmes, droits des minorités et classes populaires ; la naissance de sa pratique du journalisme, un milieu où elle côtoie sexisme et racisme ; la genèse de ses innombrables combats politiques et de ses amitiés… ». Une de celles qui montrent la voie, des victoires possibles « grâce aux chemins que nous explorons ». Lire la suite

Le serpent du sexisme scientifique

Dans son éditorial « La femme qui danse sous la pluie », Sabine Panet parle chaleureusement de Pinar Selek, de l’acharnement du pouvoir turc contre elle, de son exil, de sa manière de « lutter contre toutes les formes de domination, toutes les hiérarchies et toutes les violences », d’une citation de Sénèque : « La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie »… (En complément possible, L’insolente.Dialogues avec Pinar Selekje-sais-quil-ne-faut-pas-eteindre-le-feu/)

.

Dossier : Elections : les droits des femmes en balance ? Lire la suite

Chaque représentation est une graine semée

Un éditorial signé par l’équipe du magazine pour ce 8 mars 2019, avec l’organisation d’une grande grève de femmes à l’initiative du « collecti·e·f 8 mars » (greve-des-femmes-greve-feministe-le-8-mars-2019-en-belgique/). Une grève féministe, l’arrêt du travail professionnel et de « notre travail gratuit et invisible dans le soin aux autres et dans nos foyers », une grève dans ces sphères considérées comme « privées », une grève de la consommation… « Femme, si tu ne luttes pas, personne ne t’écoute ! »

.

Dossier : Droits des femmes

Connaître notre histoire pour écrire l’avenir Lire la suite

Nous existons ! Nous pensons ! Nous sommes des sujets politiques !

Dans son édito « Des voix et des voies », Sabine Panet parle de la démocratie représentative, des citoyen·nes, des non-représenté·es, « L’émanation du peule ne peut pas se contenter de représenter infiniment une minorité de la population, masculine, âgée, aisée, éduquée, blanche de peau, belge d’origine… », d’histoire isolée et d’autres histoires qui nous ressemblent, de non re-production entre nous des oppressions qui nous révoltent, de tressage « non pas d’alliances mais des « complicités » politiques, un mot savoureux, petit pas vers le sabotage »… Lire la suite

Les temps des actions féministes

« Nous sommes le sillon ; nous sommes l’arc-en-ciel. Parfois nous sommes les deux parfois, nous nous allongeons pendant que les autres oeuvrent : nous devons reprendre des forces »

Sabine Panet, dans son éditorial, Pour creuser des sillons, il faut des arc-en-ciel, parle de celles qui creusent ou labourent, des créatrices, des routes et des liens, des combats et des dangers, de l’histoire des êtres humains et des sillons indestructibles… Lire la suite

La violence inouïe derrière les mots et les insultes sexistes

« Et face à ce qui prend parfois la matière d’un dilemme, notre capacité à culpabiliser, entretenue par notre société, est immense… Ces tensions forment le cœur d’un numéro de novembre qui apostrophe aussi le niveau politique, à qui nous déléguons une grande part de notre pouvoir d’agir »

Sabine Panet, dans son éditorial, Contradictions et concessions, parle du passage d’un engagement à une action collective, des tensions et des contradictions engendrées, des concessions faites, de la fabrique des inégalités, du refus de céder…

. Lire la suite

Les jours raccourcissent, des femmes nous éclairent

Sabine Panet, dans son éditorial, D’écart, pas d’équilibre, aborde, la « norme », les normes infiltrées « au cours du temps dans des espaces immenses, percolant, dans toutes les strates de notre société, depuis notre espace mental jusqu’aux organisations qui nous structurent », de l’humain·e de « référence » celle et celui qui fait modèle fantasmatique pour toustes, celle et celui dont les caractéristiques spécifiques ne sont pas interrogées, celle et celui qui ne se posent pas question lorsqu’il/elle se regarde dans le miroir. J’indique que dans cette construction de « référence », l’homme est lui-même une référence pour la femme de « référence ». L’éditorialiste ajoute que « le féminisme ne veut pas que les femmes s’adaptent à ces normes. Il e veut pas une place dans ce système. Il ne veut pas grappiller un morceau de ce territoire. « On ne détruit pas la maison maitre avec les outils du maître », écrivait la poétesse américaine Aure Lorde ». Les femmes doivent donc construire leur propre regard sur les choses. Lire la suite

Une brique dans le ventre, du ciment dans le coeur

Sabine Panet, dans son éditorial, L’aubépine et la mauve, parle, entre autres, de Semira Adamu, « Alors elle est morte, de ne pas vouloir rentrer. Elle est morte, il y a juste vingt ans, résistant au retour, résistant aux mains des hommes qui la maintenaient pour la priver d’oxygène », des centres fermés, de celles tuées par des hommes-compagnons…

Le titre de cette note est extrait de l’éditorial. Lire la suite

Nous devons raisonner en termes de droits

Je lis et chronique axelle depuis février 2014. Je tiens à remercier les éditrices de m’avoir fait découvrir leur journal. Et chaque mois, c’est un réel plaisir d’ouvrir l’enveloppe et de découvrir les textes proposés.

Dans son édito « Fêtons nos victoires ! », Sabine Panet souligne les raisons de se révolter « face aux inégalités, à l’injustice, aux violences ». Donc des révoltes de femmes et aussi des victoires. Ce numéro contribue en 52 pages pour 20 ans à « éclairer le passé », la force des femmes, leur combativité, leur créativité. « Qu’on ait envie de faire partie, de mille façons, de ce mouvement subversif et transformateur qui a pour beau nom : féminisme ». Lire la suite

Les violences faites aux femmes ne sont pas des faits isolés

Sabine Panet, dans son éditorial, « Qu’il faisait beau DU TRAIN », parle de ce que nous faisons dans les transports, « Réfléchir ou, à l’inverse, renoncer, laisser nos pensées se dérouler en ruban, au fils des rails », de musique, d’« Un courant de braise à l’ouverture des portes », de quiétude…

. Lire la suite

Grève de femmes : un arrêt du travail rémunéré, mais aussi de la consommation, du travail domestique et de soin aux autres 

Sabine Panet, dans son éditorial, « Ce qu’on ne peut pas vous raconter », évoque cet article qui n’a pu être écrit comme les autrices l’auraient voulu ; une femme coupable certes, mais une femme que la police et la justice n’ont pas su protéger. Des violences envers les femmes, « Partout, la police banalise les violences qu’elles vivent et leur en attribue la responsabilité ; l’accueil des victimes laisse cruellement à désirer ».

L’autrice questionne : « Quand écoutera-t-on vraiment la parole des femmes ? Quand les prendra-t-on au sérieux et les protégera-t-on au plus vite, avec leurs enfants et leurs proches, afin qu’elle n’aient pas à mourir sous les coups ou à se défendre par elles-mêmes ? »… Lire la suite

La masculinité et ses connivences pour refuser l’égalité

Sabine Panet, dans son éditorial, « #metoo, nous itou et eux : des clous », parle de partage d’histoire, de ne plus se sentir seule, des témoignages révélant un phénomène de masse. Et aussi de celleux pour qui « cela va trop loin », qui parlent de « délation », de « déballage », de « lâcheté », de « féminisme puritain », de « censure ». Le problème ne serait donc pas les harcèlements, les violences ou les viols, mais bien leur dénonciation publique !. Il faudrait ne pas nommer les auteurs de ces violences ! Lire la suite

Les frondeuses sont aussi des bâtisseuses

Sabine Panet, dans son éditorial, évoque les Frondeuses de l’information. Et pour commencer par La Fronde, premier quotidien féministe fondé en 1897 par Marguerite Durand. Des frondes et des pierres « A ceux qui nous exploitent et nous oppriment ; à ceux qui soutiennent cette absurdité, cette monstruosité, que seule une moitié, la moitié mâle de l’humanité, est digne d’évoluer intellectuellement et socialement, l’autre devant échapper à la loi des transformations, et rester toujours dans un état d’infériorité cérébrale et dans l’esclavage ». Lire la suite

Pour elles et pour nous toutes

Sabine Panet, dans son éditorial, « Dépasser les frontières qui nous séparent » aborde l’exclusion, la discrimination, le rejet et l’entraide, la solidarité politique…

Elle parle du contexte socio-économique qui « tente de nous dresser les unes contre les autres », de la féministe afro-états-unienne bell hooks, du racisme qui divise les femmes entre elles, qui hiérarchise l’humanité, du sexisme et de « créer des solidarités politiques réciproques, respectueuses » Lire la suite

Ce sont les sorcières qui se mettent en chasse

Sabine Panet, dans son éditorial, « Qui chasse qui ? » revient sur l’affaire Weinstein, la dénonciations des agressions sexuelles et des viols, les divers agresseurs et violeurs, les hommes de pouvoir et les hommes du quotidien, la violence sexuelle « le produit de sociétés qui glorifient la domination virile et perpétuent la culture du viol, la grivoiserie, le sexisme ». Elle parle aussi de ces éditorialistes qui décrivent la libération des paroles de femmes comme une « chasse aux sorcières ». C’est oublier les dizaines (les centaines) de milliers de femmes qui furent torturées, pendues, brulées vives. Encore une fois les uns non seulement travestissent les réalités mais font aussi porter sur leurs victimes la responsabilité des actes de violence sciemment accomplis.

Le titre de cette note est la dernière phrase de l’éditorial. Lire la suite

Les violences envers les femmes ne sont pas des faits divers 

Sabine Panet, dans son éditorial, « Les trois soeurs » revient sur la résistance au dictateur Rafael Trujilo en République Dominicaine et sur les sœurs Mirabal. Trois « mariposas »… En souvenir de ses héroïnes, l’Assemblée générale des Nations Unies proclame le 25 novembre « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes ». Des femmes maltraitées, frappées, violées, humiliées, agressées, assassinées, dans le silence ou la négation de certain-e-s…

Nous manifesterons ici et ailleurs. C’est notre droit. Lire la suite