Archives de Catégorie: axelle

Conserver notre faculté de comprendre ce qui nous arrive

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« Féminicides ici. Talibans là. Portes fermées, oreilles soudées. Inondations ici. Incendies là. Rapports fermés, yeux clos. Violences, précarité pandémie, extinctions, incertitudes, basculement. Un été plombé. Qui nous suffoque, qui nous submerge ». Dans son éditorial, Rester, résister, rentrer, Sabine Panet souligne que face aux événements terrifiants, « lorsque s’enfuir n’est pas la seule option, « rester », non pas au sens strict de « se tenir debout » (on se tient à nouveau, comme on peut), mais rester pour demeurer, ferme, solide, s’approche d’une résistance ». L’éditorialiste ajoute : « Rester intelligentes toutes ensemble, conserver notre faculté de comprendre ce qui nous arrive… » Lire la suite

Nous ne sommes pas d’équerre… et nous en sommes plutôt fières

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Dans son éditorial, Les codes aux antipodes, Sabine Panet aborde les normes, les angles droits, l’équerre, « L’équerre pour construire des monuments puissants, majestueux… virils, en quelque sorte », les injonctions, les cases, et les étiquettes, « Un faisceau convergent d’injonctions s’efforce pourtant de faire rentrer tout le monde dans un rang, bien rectiligne, dans sa case étroite, en particulier les femmes, intégralement recouvertes d’étiquettes : riche et intelligente versus pauvre et incapable ; bonne à marier ou à jeter, fertile ou infertile, madone ou prostituée, belle ou moche, mince ou grosse, docile ou rebelle, soumise ou à brider, féminine ou masculine, « valide » ou rien, hétérosexuelle ou rien, et j’en passe ».

L’éditorialiste souligne : « Les normes qui râpent nos identités et nos rêves, ces normes qui nous usent, qui nous rabotent, qui abîment, pour nous donner la forme d’un moule, d’un archétype féminin : nous n’en voulons plus »… Lire la suite

Le corps « handicapé » n’est envisagé que comme un objet de soin

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« Mille autres expressions, inventives, attendues, douloureuses, nécessaires, critiquées, font exister les réalités vécues par les femmes et les groupes marginalisés », Dans son éditorial, Les mots justes… Ne sont pas juste des mots, Sabine Panet aborde ces « mots justes », le féminicide, le harcèlement de rue, la mecsplication (en complément possible, Rebecca Solnit : Ces hommes qui m’expliquent la vie, ce-quon-ne-dit-pas-quand-on-ne-parle-pas-de-genre/), la racisation, la misogynoir, les mots contribuant au « mensonge universel », les récits médiatiques, les femmes au cœur des histoires, la dénonciation des inégalités, le journalisme et le féminisme…

Dossier : Femmes en situation de handicap. Voir enfin les invisibles Lire la suite

La pensée et l’action féministe comme promesse démocratique

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« pour que les femmes puissent avorter dans des conditions dignes, sécurisées et respectueuses de leurs droits élémentaires ». Dans son éditorial, « Au nom de Ndeye Khady Gueye », Sabine Panet parle du droit à l’avortement, de la situation dans l’Etat belge, des pays où l’IVG est passible de prison, de sa rencontre avec la militante féministe sénégalaise Ndeye Khady Gueye (le Sénégal est parmi les pays les plus restrictifs au monde en matière d’IVG), d’asile et de refus de celui-ci, « Nous appelons l’Etat belge à prendre ses responsabilités juridiques et morales, à mettre en place une politique d’asile et de migration qui tienne compte des femmes et des situations spécifiques qu’elles rencontrent, et à protéger les femmes qui défendent les droits des femmes ». Lire la suite

Les savoir-faire sont toujours socialement acquis

« Le sang circule à nouveau dans les veines. On s’échauffe, même. On crée, les unes pour les autres, de la force, on se la passe, on relève l’échine ». Dans son éditorial, « Peut-on ramer dans la même direction ? », Sabine Panet parle, entre autres, du 8 mars, de rassemblement, de mouvement féministe, « dans mouvement, il y a plusieurs vagues, plusieurs courants, le vent du large et le vent de terre, la mousse salée de l’écume, les remous des profondeurs », de révolutionner le monde ou de transformer sa vie, des femmes et de leurs expériences…

« Ramer dans le même sens suppose enfin de s’accorder sur un rythme essentiel : pas de violence entre nous. Pas de sexisme, pas de racisme, pas de discrimination entre nous. Pas de rapports de force. Pas de hiérarchie entre nos priorités et nos combats. Toutes les luttes pour les droits de toutes les femmes sont légitimes. Un jour par an… Un jour » Lire la suite

Cheminons, ensemble, au pas des femmes

« Pour ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, et tous les jours de l’année, axelle est plus que jamais déterminée à détricoter les violences patriarcales et à mettre en lumière les résistances des femmes ».

Dans son éditorial, « Le sexe du gâteau n’est pas un mystère », Sabine Panet parle, entre autres, du « nous », de « faim d’égalité, de solidarité et de justice », du 8 mars, d’argent et de répartition, « Et les femmes, celles qui prendront l’espace public ou virtuel, celles qui se mettront en grève ou celles qui ne pourrons pas, celles qui afficheront leurs valeurs féministes ou celles qui les garderons pour elles, sont avides de changements ; elles exigent que chacun·e reçoive une juste part. Car un gâteau, ce n’est pas censé avoir de sexe »…

Dossier : Préhistoire. Les femmes sortent de l’ombre des cavernes Lire la suite

L’énergie d’imaginer et de construire de nouveaux futurs

Dans son éditorial, « La somme que nous sommes », Sabine Panet parle du choix d’une revue papier, « c’est s’ancrer dans la résistance à la toute puissance de l’instantané, de la course au clic, au scoop,à l’exclusivité », de prendre le temps pour soi, « c’est ressentir, penser, critiquer, dans l’intimité et par soi-même – ni par, ni pour les autres », de journalisme et de féminisme, d’exercice pratique de la démocratie.

« C’est ce que nous vous proposons par exemple dans le projet « Le Front du vivant » au cœur de ce numéro : nous avons jugé nécessaire de consacrer du temps – plus de 6 mois – à découvrir dix femmes, menant de multiples activités, toutes essentielles, à nos yeux, pour « recoller » notre société abîmée »… Lire la suite

Un système dans lequel chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins

« Tout oublier ? ». Dans son éditorial, Sabine Panet revient sur l’année 2020, « pour beaucoup un cauchemar. Pandémie, maladie, deuil, épuisement, incertitude, angoisse, précarisation », sur les vertus de l’oubli, « L’oubli fait le tri dans les tiroirs de notre cerveau : il hiérarchise, sélectionne les événements passés, retient ceux qui nous aident à comprendre le présent ». L’enfouissement peut aussi signifier occultation de réalités qui peuvent ressurgir et entrainer des souffrances, « Mais lorsque l’oubli est impossible, c’est parfois que l’épisode fut douloureux ou traumatique, la mémoire ne parvient pas à s’enclencher, la douleur envahit notre présent, se répète comme un disque rayé, nous paralyse ». 2020 c’est aussi de la solidarité, des entraides, des conversations et des récits, « Ce sont des récits de colère, de rage, de tristesse et aussi de générosité, de liens, mille vaillantes petites stratégie de résistance. Ces récits, comme des mailles, tissent une mémoire à hauteur d’humanité »… Lire la suite

La violence n’est ni un conflit, ni une « crise » du couple

« Pauline Harmange est lasse de ces reproches, destinés à la réduire au silence. Elle en a marre du patriarcat. Marre de la disparition des femmes dans les espaces publics, dans le monde politique, culturel, social, marre d’être privée des talents de ses « semblables », marre des violences masculines, marre de l’antiféminisme et, très franchement, elle en a marre… des hommes ». Dans son éditorial, « Nous les hommes, ON LES… », Sabine Panet parle du livre de l’autrice, des relations féminines privilégiées, de sororité, de la menace de saisie de la justice « pour faire interdir la publication du livre, qui inciterait à la haine basée sur le sexe ». Combattre le sexisme, ne pas avoir besoin des hommes, vouloir renverser le sytème de genre, espérer d’autres rapports sociaux de sexe, serait une incitation à la haine ! Nous connaissions déjà le soi-disant racisme anti-blanc, Le « Racisme Anti Blancs » par Aamer Rahman – VOSTFR – (« Reverse Racism »), le-racisme-anti-blancs-par-aamer-rahman-vostfr-reverse-racism/. Mais les mâles ont raison d’être inquiets. Comme l’écrit l’éditorialiste, le féminisme est « un mouvement radical de transformation sociale, de renversement de tous les rapports de domination… » Lire la suite

Sourire face à l’histoire, face au désastre qui nous unit

Dans son éditorial, « Quand la police muselle les soignantes », Camille Wernaers parle de manifestations, de revendications, de soignantes, de violences, de double discours. « A quoi servait ce coûteux dispositif policier ? Après avoir félicité le personnel de santé pour son travail, est-ce que nos politiques préféreraient qu’il se taise ? Des questions qui nous concernent toutes et tous » Lire la suite

Rendre visibles les inégalités sexistes dans les projets culturels

Dans son éditorial, « Cultiver nos intelligences, célébrer nos cultures », Sabine Panet aborde, entre autres, les sens (et leur évolution) des mots coutiver, culture et culte. L’éditorialiste parle des phénomènes sociaux et des cultures de toutes sortes, « Les femmes artistes et travailleuses du « monde culturel » sous le choc de la crise du Covid-19 – mais loin d’être pétrifiées ; l’exploitation des femmes qui « cultivent » les fraises sous les serres andalouses ; la « culture » raciste et sexiste qui porte en elle les bourgeons de la violence policière ; la confiscation de l’héritage « culturel » historique des femmes et sa réappropriation… » Lire la suite

Je refusais de ne pas faire quelque chose, juste parce que j’étais une femme

« Sur les routes que les femmes ont choisies, nous avons trouvé de la joie, de la puissance, des vagabondages qui émancipent, des rencontres inattendues, des amitiés fugaces ou éternelles, des questions et des réponses… »

Dans son éditorial, « Mille et une femmes, mille et une routes », Sabine Panet parle, entre autres, de la poétesse Rupi Kaur, de la poésie comme un pont, du privilège de pouvoir se déplacer, de la pandémie du Covid-19, des histoires et des voyages racontés par des femmes, des obstacles et des femmes en mouvement… Lire la suite

La charge raciale, c’est aussi d’avoir à expliquer la charge raciale !

« Peut-on réparer durablement une société avec des bouts de ficelle ? Certes, les femmes bénévoles ou faiblement rémunérées, font des merveilles avec ces bouts de ficelle. Mais pour que la ficelle soit solide, arrive le moment où il faut de l’argent pour la payer, pour payer les ravaudeuses »

Dans son éditorial, « Le nerf du care », Sabine Panet aborde, entre autres, les salaires des professions occupées par les femmes, les couturières, les soignantes, les agentes de propreté, celles qui « ne peuvent remplir leur frigidaire avec des applaudissements et des médailles », l’argent comme nerf du care Lire la suite

Des lunettes pour observer le sexisme et ses effets violents sur les femmes

Je ne rédige qu’une seule note pour souligner quelques analyses. Une revue encore plus indispensable en ces temps de pandémie et de bouleversements socio-économiques, alors que la majorité de la presse contribue à l’invisibilisation des femmes. Je rappelle aussi l’article d’Eliane Viennot :Le Covid-19 s’attaquerait-il aussi à la langue française ? : le-covid-19-sattaquerait-il-aussi-a-la-langue-francaise/ Lire la suite

Axelle 229 en téléchargement gratuit

Axelle met exceptionnellement son numéro de mai en accès libre.

Téléchargez-le gratuitement ICI.

DOSSIER : Toilettes pour femmes. Grandes discriminations au petit coin

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas ce journal de nos amies de Belgique, une offre de découverte avant éventuellement de souscrire un abonnement !

Sur les précédents numéros : revue/axelle/

Axelle 228 en téléchargement gratuit

Axelle met exceptionnellement son numéro d’avril en accès libre.

Téléchargez-le gratuitement ICI.

DOSSIER : Santé des femmes : pour une médecine aux petits soins 

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Mettre la lumière sur celles qui sont dans l’ombre

Dans son éditorial, « Liberté, égalité, matriarcat », Sabine Panet revient sur les masculinistes, qui tel Eric Zemmour, parlent de société féminisée et matriarcale. Le patriarcat n’existerait donc plus, les femmes auraient pris le pouvoir, la menace d’un matriarcat pèserait sur les sociétés !!! Une forme de contestation véhémente de toutes les avancées possibles en matière d’égalité entre les femmes et les hommes et une défense de la « virilité » ou de la « masculinité » alliée à la xénophobie au racisme… Lire la suite

Transformer la colère en une force puissante et collective

« Comme ce numéro nous le montre, le féminisme est pluriel. Il croise des voix multiples. Même les plus inaudibles. Ces paroles ne sonnent pas toutes à l’unisson – elles discordent même parfois – mais ensemble, elles forment comme un grand chant qui dénonce l’oppression des femmes et formule des pistes pour s’en libérer. Et dont l’écho résonnera, nous l’espérons, jusqu’à celles et ceux qu’on laisse toujours dans les angles morts ». Dans son édito, Manon Legrand aborde, entre autres, la pensée en mouvement, les injustices au quotidien, les agendas pluriels, les singularités et la solidarité, l’égalité, « Un monde où l’égalité s’entend comme le dépassement des rapports de domination »…

Francoise Collin, citée par l’éditorialiste, écrivait : « Le féminisme ne revendique pas ou pas seulement l’accès des femmes aux avantages sociaux jusqu’ici réservés aux hommes, mais une restructuration fondamentale des rapports entre les sexes qui engage les uns et les autres, c’est-à-dire une redéfinition du monde commun ».

(en complément possible sur Françoise Collin :

Irène Kaufer : Françoise Collin, une pensée en mouvement : francoise-collin-une-pensee-en-mouvement/

Françoise Collin ou la non-clôture en partagefrancoise-collin-ou-la-non-cloture-en-partage/

Eleni Varikas : « Françoise Collin. Philosophe et féministe, philosophe féministe (1928-2012) » et Françoise Collin : « Donner par ‘nature’, est-ce donner ? (Entretien avec Philippe Chanial et Sylvie Duverger) » dans Cahiers du genre N°53 : Subjectivités et rapports sociauxDimension singulière d’une subjectivité socialement constituée

Françoise Collin – Irène Kaufer : parcours féministeinterpreter-la-liberation-des-femmes-comme-une-menace-pour-lordre-social-cest-avoir-une-bien-pietre-idee-de-la-liberte/

Penser avec Françoise Collin. Le féminisme et l’exercice de la liberté. Direction d’ouvrage : Dominique Fougeyrollas-Scwebel et Florence Rochefort, deploiement-dans-lespace-du-politique-des-potentialites-creatrices-dun-autre-monde-commun/)

Sommaire du dossier :

Féminismes en mouvement : faire monde commun

L’égalité, une exigence à réinventer

Les impasses des politiques d’égalité

L’Institut pour l’Égalité entre les Femmes et les Hommes, une coquille vide ?

La précarité, le lot des femmes ?

Longues vies et petites pensions

Les éclats du plafond de verre

Travailleuses domestiques en lutte : « Vous allez nous voir ! »

Bienveillance obstétricale : rendre aux femmes le pouvoir d’accoucher

À la découverte de nos corps

« Les mécanismes d’oppression du sexisme et du validisme se rejoignent »

La traversée du genre

Pour un féminisme révolutionnaire

Féminicides : faire exister la réalité en la nommant

« Renouveler le féminisme sans rien céder sur la défense des femmes »

L’antiféminisme en 5 questions

Les bonnes planques de l’antiféminisme

« Être un bon allié, c’est un processus, pas un état »

« Écoutez les féministes ! »

Les casseroles au sol… et les femmes debout !

Féminisme à toutes les pages

Les ateliers de l’Antémonde : penser l’après-chaos qui s’annonce

Le féminisme pour embellir nos vies !

Sans volonté d’exhaustivité, quelques éléments choisis subjectivement dans les articles de ce très riche dossier.

Réjane Sénac (lire aussi : L’égalité sans condition.Osons nous imaginer et être semblables, ne-nous-liberez-pas-legalite-va-sen-charger/) parle des revendications de l’égalité, de l’instrumentalisation de l’égalité femmes-hommes à des fins xénophobes et racistes, de la persistance des inégalités ici et maintenant, de l’égalité comme « un combat, un horizon politique et un principe de justice fondamental », du dépassement des rapports de domination non réductible à une égalité de droit, de la démocratie « un dilemme, une contradiction tant que les femmes, et les groupes minorisés, en sont exclu·es », de logique identitaire et d’exigence « alors que seuls les hommes blancs n’ont pas à articuler singularité et similarité », de #MeToo et du passage de la parole à l’action, de sortie de la plainte et de l’assignation et « de nous placer collectivement dans la lutte », d’un « monde de singularité émancipées »…

Les impasses des politiques d’égalité lorsque ne sont pas pensées les dimensions de genre des politiques menées, lorsque les femmes sont considérées comme un groupe homogène, lorsque sont détricotés les droits et les moyens collectifs d’accueil des enfants…(lire aussi : Pauline Delage : Droits des femmes, tout peut disparaitre, les-moyens-de-legalite-contre-les-cecites-de-lequite-de-la-complementarite-ou-de-la-symetrie/)

« Ce discours de neutralité de genre est dangereux parce qu’il suggère que, comme toutes les personnes ont un genre, tous les problèmes sont des problèmes de genre. C’est peut-être politiquement plus facile à vendre mais c’est oublier que les femmes ne sont pas affectées de la même manière. Les femmes vivent un système d’oppression sexiste, les hommes peuvent rencontrer des stéréotypes sexistes, ce n’est pas la même chose et cela n’empêche pas qu’ils soient privilégiés ».

Travailleuses domestiques en lutte, « Nous les femmes / Nous ne sommes pas hors du monde / Parce que nous nettoyons le monde / Parce que nous le portons », services publics insuffisants, « Nous refusons d’être payées des miettes, celles-là mêmes que nous ramassons chaque jour »…

Rendre aux femmes le pouvoir d’accoucher, les praticien·nes et la relation distante et presque hiérarchisée apprise à l’université, la bienveillance obstétricales, les clichés sur la féminité, ne pas voler aux femmes leurs accouchements. (En complément possible Marie-Hélène Lahaye : Accouchement, les femmes méritent mieux, replacer-les-femmes-au-coeur-des-dispositifs-decisionnels/ et Marilyn Baldeck : Violences sexuelles commises par des professionnels de santé : Hippocrate phallocrate ?, violences-sexuelles-commises-par-des-professionnels-de-sante-hippocrate-phallocrate/).

Les mécanisme d’oppression du sexisme et du validisme, la désexualisation des femmes handicapées, les corps féminins illégitimes dans l’espace public, l’injonction constante faite aux femmes et aux personnes handicapées de faire leurs preuves…

Stop féminicides, Ni Una Menos, des affiches, en finir avec les « drames familaiux » et nommer les féminicides (Des vidéos : Un violador en tu camino – Québec, un-violador-en-tu-camino-quebec/ ; Un violeur sur ton chemin, un-violeur-sur-ton-chemin/ ; Le violeur c’est toi : Santiago, Mexico, Bogotá mais aussi Paris, New York, Berlin, Toulouse, Madrid ou encore Barcelone, le-violeur-cest-toi-santiago-mexico-bogota-mais-aussi-paris-new-york-berlin-toulouse-madrid-ou-encore-barcelone/ et Christine Dalloway : FEMINICIDES, le décompte macabre se poursuit dans l’indifférence générale, feminicides-le-decompte-macabre-se-poursuit-dans-lindifference-generale/ ou Féminicides : Etat coupable, justice complice, feminicides-etat-coupable-justice-complice/).

Renouveler le féminisme sans rien céder sur la défense des femmes. Au delà de ce que chaque individu·e pense et espère, « on finit toujours par se heurter au système de catégorisation hommes/femmes. Et on ne se débarrasse pas si facilement de sa socialisation ». Aude Vidal aborde, entre autres, les censures de féministes au nom de nouveaux habits soi-disant progressistes, le développement de individualisme et des théorisations autour de l’identité, les bases matérielles de la domination des femmes, « Le genre aura disparu quand le viol, l’exploitation domestique, etc., auront disparu ». (A lire de l’autrice : La conjuration des ego. Féminismes et individualisme, les-faux-amis-sont-nombreux-mais-nos-coleres-ne-sont-pas-steriles/ et Ecologie, individualisme et course au bonheurretour-morbide-sur-lindividu-et-abandon-de-futurs-collectifs/).

Cinq questions sur l’antiféminisme, autour du livre Sous la direction de Christine Bard, Mélissa Blais, Francis Dupuis-Déri : Antiféminisme et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui (voir note de lecture : refus-des-droits-et-de-lautonomie-des-femmes-reaffirmation-du-pouvoir-des-hommes/, accompagnée de nombreux liens vers d’autres textes).

Les bonne planques de l’antiféminisme, à partir des travaux de Mélissa Blais, cet antiféminisme qui n’épargne pas les mouvements progressistes de gauche, les boys clubs et les faux derches (En complément possible, un texte récent de l’autrice, Le masculinisme est un contre-mouvement social, le-masculinisme-est-un-contre-mouvement-social/)

Je souligne aussi l’entretien avec Francis Dupuis-Déri : « Ecoutez les féministes » (voir son récent livre : La crise de la masculinité. Autopsie d’un mythe tenace, le-supremacisme-male-et-son-discours-contre-legalite/). L’auteur indique entre autres, « Je me dis « proféministe » car le féminisme est l’affaire des femmes, Les hommes peuvent être complices, mais nous continuons à tirer avantage du suprémacisme mâle »…

Chaque homme devrait lire le texte « Etre un bon allié, c’est un processus pas un état ». je rappelle le très bel article de Yeun Lagadeuc-Ygouf : Être « allié des féministes » (etre-allie-des-feministes/ ; en complément possible, Refuser la connivence et la léthargie masculines, https://entreleslignesentrelesmots.blog/2017/11/21/refuser-la-connivence-et-la-lethargie-masculines/)

8 mars 2020. Grève. Quand les femmes s’arrêtent, le monde s’arrête. Les casseroles comme symbole puissant et subversif… (En complément possible, #8mars2020 : on arrête toutes : 8mars2020-on-arrete-toutes/)

« Le mouvement féministe actuel est vivace, multiple et mouvementé. Il est aussi traversé de tensions. Comment dessiner des alliances ? Comment porter une stratégie politique commune sans laisser de côté les personnes plus minorisées et sans gommer les expériences et identités variées ? ». Ces questions de stratégie sont abordées dans Pour un féminisme révolutionnaire, https://www.axellemag.be/pour-un-feminisme-revolutionnaire/. Les autrices parlent, entre autres, d’« appréhender les questions comme un tout, et penser le féminisme en lien avec les autres rapports de domination », de questions économiques, des violences sexuelles, du sexisme, du racisme, de l’homophobie, d’exploration de « ses propres privilèges » (« le privilège doit être vu comme une manifestation à l’échelle individuelle de structures plus globales »), des espaces de non-mixités choisis, de réappropriation par chacune de la question politique…

Parmi les autres textes publiés, je signale notamment :

  • Dans l’oeil d’Axelle : Pologne. « Considérée comme une terrible menace pour la jeunesse, l’éducation sexuelle sera interdite à l’école si le projet de loi est approuvé par le Parlement », entre ultra-catholique et conservatisme du parti Droit et justice (Pis) la construction de l’absence de droit et de l’injustice…

  • Les femmes et la protection de la mangrove au Sri Lanka ;

  • Les séries et le petit écran.

  • Les nationalistes et le droit à l’avortement

  • L’échelle des douleurs ; les ressentis et leurs expressions ; clichés « tu accouchera dans la douleur », « il faut souffrir pour être belle » ; accouchement, règles, endométriose ; le prisme indispensable du genre ; « Ce qui reste peu exploré, c’est à quel point le regard de la société, et donc de la médecine, sur la douleur est lui aussi très subjectif »…

  • L’histoire avec un grand Elles : madame Qaqui, danseuse sur le fil.

  • et toujours de riches rubriques : culture (dont Noura Rêve de Hinde Boujemaa) et informations internationales (dont un article sur la comptabilisation dans le PIB des activités illégales et de la prostitution, la pauvreté réduite à des comportements inadéquats, le sexysme de la publicité…)

 

Un journal de nos amies belges à faire connaître.

Axelle Hors-Série : Féminismes en mouvement : faire monde commun

Janvier-Février 2020, http://www.axellemag.be

Didier Epsztajn


Précédents numéros : revue/axelle/

Briser le silence et retrouver l’estime de soi

« Insultes, harcèlement, violences conjugales, incestes, viols, féminicides… Chaque jour, partout dans le monde, des femmes sont victimes de violences parce qu’elles sont femmes ».

Dans son éditorial, « Pour elles et pour toutes les autres », Camille Wernaers parle des enfants, victimes souvent oubliés, « Les conséquences sur les plus petit·es, ce sont les mamans, elles-mêmes violentées, qui peuvent le mieux les expliquer », de ce que signifie aussi parler, « Raconter les violences qui s’exercent sur elles et sur leur famille, cela signifie les revivre et sentir remonter des souvenirs, dont elles se passeraient bien ». Lire la suite

Le sens des mots et le poids des inégalités

« Notre dossier du mois sur les inégalités à l’école illustre bien ce fossé entre ce qui est affiché dans un mot et ce qui se cache derrière : bagage culturel, maîtrise de la langue, des codes, des normes sociales ». Dans son éditorial, « Les mots ont un sens », Sabine Panet aborde, entre autres, ce monde « de subtilités pour certain·es, autant de gouffres pour d’autres », le pouvoir concret des mots, le « mode de vie européen » de Ursula von der Leyen, le film Sans frapper d’Alexe Poukine consacré au viol, « Lorsqu’on utilise le mot « monstres » pour qualifier les hommes violeurs, on contribue à les déshumaniser… A force de leur donner une apparence mythologique, on ne perçoit pas sous les traits de l’aimable voisin ou du gendre propres sur lui », la solidarité de la revue avec les travailleuses et les travailleurs de l’imprimerie Corelio en « faillite »… Lire la suite