Archives de Catégorie: axelle

Des féministes rebattent les cartes du désir, de l’amour, des relations sexuelles

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« Comment faire ? Commençons par muer, décoller les peaux qui nous tiraillent, qui craquent de partout, ces oripeaux de la culture de domination ». Dans son éditorial, « Ensemble », ça se tricote, Sabine Panet parle de la différence entre apprendre et inculquer, du saisir par l’esprit, de connaissances et de mémoire, « En revanche, on peut apprendre, ensemble. Apprendre à désapprendre… Et réapprendre, pour mieux appréhender ensemble », de solidarités à tricoter, « Dans cette période grise où les espaces publics se sont racrapotés, où les lieux de croisement sont devenus étriqués, où la démocratie perd des plumes, rencontrons-nous pour apprendre »…

Dossier : L’amour au temps du patriarcat Lire la suite

Des barricades érigées, des barricades à renverser

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Dans son éditorial, Faire danser les bombes, Sabine Panet parle de Louise Michel du conseil de guerre et de sa condamnation à la déportation, d’autres femmes communardes condamnées, « Ambulancières, cantinières, soldates, blanchisseuses, institutrices ou « agitatrices », en armes ou non, partageaient ce rêve d’une révolution sociale, d’une mise en commun du pouvoir », d’expériences actuelles des « communs », des femmes de Greenham Common, des révoltes féministes…

« Amis, il pleut de la mitraille
En avant tous ! Volons, Volons !
Le tonnerre de la bataille
Gronde sur nous… Amis, chantons !
Versailles, Montmartre salue.
Garde à vous ! Voici les lions !
La mer des révolutions
Vous emportera dans sa crue
 » 
(Louise Michel, poème inachevé – La danse des bombes)

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Nous sommes tellement énervées que nous n’avons plus peur de rien

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« Rêve que nos lectrices continuent à nous soutenir, de toutes les manières possibles, comme vous le faites déjà : en nous lisant, en parlant de nous autour de vous. En vous réabonnant. En nous glissant des petits mots dans vos réponses au jeu-concours. En partageant nos articles sur le web ou en laissant un exemplaire ouvert sur la table de votre salon…

Rêve que les rencontres que nous suscitons dans nos pages contribuent à rendre notre société plus solidaire, plus égalitaire, et plus juste.

Rêvons ensemble. C’est ainsi que germent les révolutions ». Dans son éditorial, 12.768 pages se tournent, Sabine Panet fait un bilan des évolutions d’axelle et dessine quelques rêves… (Lire aussi : https://www.axellemag.be/le-magazine-axelle-se-renouvelle/)

Dossier : Transmettre l’art, un art de femmes Lire la suite

Conserver notre faculté de comprendre ce qui nous arrive

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« Féminicides ici. Talibans là. Portes fermées, oreilles soudées. Inondations ici. Incendies là. Rapports fermés, yeux clos. Violences, précarité pandémie, extinctions, incertitudes, basculement. Un été plombé. Qui nous suffoque, qui nous submerge ». Dans son éditorial, Rester, résister, rentrer, Sabine Panet souligne que face aux événements terrifiants, « lorsque s’enfuir n’est pas la seule option, « rester », non pas au sens strict de « se tenir debout » (on se tient à nouveau, comme on peut), mais rester pour demeurer, ferme, solide, s’approche d’une résistance ». L’éditorialiste ajoute : « Rester intelligentes toutes ensemble, conserver notre faculté de comprendre ce qui nous arrive… » Lire la suite

Nous ne sommes pas d’équerre… et nous en sommes plutôt fières

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Dans son éditorial, Les codes aux antipodes, Sabine Panet aborde les normes, les angles droits, l’équerre, « L’équerre pour construire des monuments puissants, majestueux… virils, en quelque sorte », les injonctions, les cases, et les étiquettes, « Un faisceau convergent d’injonctions s’efforce pourtant de faire rentrer tout le monde dans un rang, bien rectiligne, dans sa case étroite, en particulier les femmes, intégralement recouvertes d’étiquettes : riche et intelligente versus pauvre et incapable ; bonne à marier ou à jeter, fertile ou infertile, madone ou prostituée, belle ou moche, mince ou grosse, docile ou rebelle, soumise ou à brider, féminine ou masculine, « valide » ou rien, hétérosexuelle ou rien, et j’en passe ».

L’éditorialiste souligne : « Les normes qui râpent nos identités et nos rêves, ces normes qui nous usent, qui nous rabotent, qui abîment, pour nous donner la forme d’un moule, d’un archétype féminin : nous n’en voulons plus »… Lire la suite

Le corps « handicapé » n’est envisagé que comme un objet de soin

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« Mille autres expressions, inventives, attendues, douloureuses, nécessaires, critiquées, font exister les réalités vécues par les femmes et les groupes marginalisés », Dans son éditorial, Les mots justes… Ne sont pas juste des mots, Sabine Panet aborde ces « mots justes », le féminicide, le harcèlement de rue, la mecsplication (en complément possible, Rebecca Solnit : Ces hommes qui m’expliquent la vie, ce-quon-ne-dit-pas-quand-on-ne-parle-pas-de-genre/), la racisation, la misogynoir, les mots contribuant au « mensonge universel », les récits médiatiques, les femmes au cœur des histoires, la dénonciation des inégalités, le journalisme et le féminisme…

Dossier : Femmes en situation de handicap. Voir enfin les invisibles Lire la suite

La pensée et l’action féministe comme promesse démocratique

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« pour que les femmes puissent avorter dans des conditions dignes, sécurisées et respectueuses de leurs droits élémentaires ». Dans son éditorial, « Au nom de Ndeye Khady Gueye », Sabine Panet parle du droit à l’avortement, de la situation dans l’Etat belge, des pays où l’IVG est passible de prison, de sa rencontre avec la militante féministe sénégalaise Ndeye Khady Gueye (le Sénégal est parmi les pays les plus restrictifs au monde en matière d’IVG), d’asile et de refus de celui-ci, « Nous appelons l’Etat belge à prendre ses responsabilités juridiques et morales, à mettre en place une politique d’asile et de migration qui tienne compte des femmes et des situations spécifiques qu’elles rencontrent, et à protéger les femmes qui défendent les droits des femmes ». Lire la suite

Les savoir-faire sont toujours socialement acquis

« Le sang circule à nouveau dans les veines. On s’échauffe, même. On crée, les unes pour les autres, de la force, on se la passe, on relève l’échine ». Dans son éditorial, « Peut-on ramer dans la même direction ? », Sabine Panet parle, entre autres, du 8 mars, de rassemblement, de mouvement féministe, « dans mouvement, il y a plusieurs vagues, plusieurs courants, le vent du large et le vent de terre, la mousse salée de l’écume, les remous des profondeurs », de révolutionner le monde ou de transformer sa vie, des femmes et de leurs expériences…

« Ramer dans le même sens suppose enfin de s’accorder sur un rythme essentiel : pas de violence entre nous. Pas de sexisme, pas de racisme, pas de discrimination entre nous. Pas de rapports de force. Pas de hiérarchie entre nos priorités et nos combats. Toutes les luttes pour les droits de toutes les femmes sont légitimes. Un jour par an… Un jour » Lire la suite

Cheminons, ensemble, au pas des femmes

« Pour ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, et tous les jours de l’année, axelle est plus que jamais déterminée à détricoter les violences patriarcales et à mettre en lumière les résistances des femmes ».

Dans son éditorial, « Le sexe du gâteau n’est pas un mystère », Sabine Panet parle, entre autres, du « nous », de « faim d’égalité, de solidarité et de justice », du 8 mars, d’argent et de répartition, « Et les femmes, celles qui prendront l’espace public ou virtuel, celles qui se mettront en grève ou celles qui ne pourrons pas, celles qui afficheront leurs valeurs féministes ou celles qui les garderons pour elles, sont avides de changements ; elles exigent que chacun·e reçoive une juste part. Car un gâteau, ce n’est pas censé avoir de sexe »…

Dossier : Préhistoire. Les femmes sortent de l’ombre des cavernes Lire la suite

L’énergie d’imaginer et de construire de nouveaux futurs

Dans son éditorial, « La somme que nous sommes », Sabine Panet parle du choix d’une revue papier, « c’est s’ancrer dans la résistance à la toute puissance de l’instantané, de la course au clic, au scoop,à l’exclusivité », de prendre le temps pour soi, « c’est ressentir, penser, critiquer, dans l’intimité et par soi-même – ni par, ni pour les autres », de journalisme et de féminisme, d’exercice pratique de la démocratie.

« C’est ce que nous vous proposons par exemple dans le projet « Le Front du vivant » au cœur de ce numéro : nous avons jugé nécessaire de consacrer du temps – plus de 6 mois – à découvrir dix femmes, menant de multiples activités, toutes essentielles, à nos yeux, pour « recoller » notre société abîmée »… Lire la suite

Un système dans lequel chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins

« Tout oublier ? ». Dans son éditorial, Sabine Panet revient sur l’année 2020, « pour beaucoup un cauchemar. Pandémie, maladie, deuil, épuisement, incertitude, angoisse, précarisation », sur les vertus de l’oubli, « L’oubli fait le tri dans les tiroirs de notre cerveau : il hiérarchise, sélectionne les événements passés, retient ceux qui nous aident à comprendre le présent ». L’enfouissement peut aussi signifier occultation de réalités qui peuvent ressurgir et entrainer des souffrances, « Mais lorsque l’oubli est impossible, c’est parfois que l’épisode fut douloureux ou traumatique, la mémoire ne parvient pas à s’enclencher, la douleur envahit notre présent, se répète comme un disque rayé, nous paralyse ». 2020 c’est aussi de la solidarité, des entraides, des conversations et des récits, « Ce sont des récits de colère, de rage, de tristesse et aussi de générosité, de liens, mille vaillantes petites stratégie de résistance. Ces récits, comme des mailles, tissent une mémoire à hauteur d’humanité »… Lire la suite

La violence n’est ni un conflit, ni une « crise » du couple

« Pauline Harmange est lasse de ces reproches, destinés à la réduire au silence. Elle en a marre du patriarcat. Marre de la disparition des femmes dans les espaces publics, dans le monde politique, culturel, social, marre d’être privée des talents de ses « semblables », marre des violences masculines, marre de l’antiféminisme et, très franchement, elle en a marre… des hommes ». Dans son éditorial, « Nous les hommes, ON LES… », Sabine Panet parle du livre de l’autrice, des relations féminines privilégiées, de sororité, de la menace de saisie de la justice « pour faire interdir la publication du livre, qui inciterait à la haine basée sur le sexe ». Combattre le sexisme, ne pas avoir besoin des hommes, vouloir renverser le sytème de genre, espérer d’autres rapports sociaux de sexe, serait une incitation à la haine ! Nous connaissions déjà le soi-disant racisme anti-blanc, Le « Racisme Anti Blancs » par Aamer Rahman – VOSTFR – (« Reverse Racism »), le-racisme-anti-blancs-par-aamer-rahman-vostfr-reverse-racism/. Mais les mâles ont raison d’être inquiets. Comme l’écrit l’éditorialiste, le féminisme est « un mouvement radical de transformation sociale, de renversement de tous les rapports de domination… » Lire la suite

Sourire face à l’histoire, face au désastre qui nous unit

Dans son éditorial, « Quand la police muselle les soignantes », Camille Wernaers parle de manifestations, de revendications, de soignantes, de violences, de double discours. « A quoi servait ce coûteux dispositif policier ? Après avoir félicité le personnel de santé pour son travail, est-ce que nos politiques préféreraient qu’il se taise ? Des questions qui nous concernent toutes et tous » Lire la suite

Rendre visibles les inégalités sexistes dans les projets culturels

Dans son éditorial, « Cultiver nos intelligences, célébrer nos cultures », Sabine Panet aborde, entre autres, les sens (et leur évolution) des mots coutiver, culture et culte. L’éditorialiste parle des phénomènes sociaux et des cultures de toutes sortes, « Les femmes artistes et travailleuses du « monde culturel » sous le choc de la crise du Covid-19 – mais loin d’être pétrifiées ; l’exploitation des femmes qui « cultivent » les fraises sous les serres andalouses ; la « culture » raciste et sexiste qui porte en elle les bourgeons de la violence policière ; la confiscation de l’héritage « culturel » historique des femmes et sa réappropriation… » Lire la suite

Je refusais de ne pas faire quelque chose, juste parce que j’étais une femme

« Sur les routes que les femmes ont choisies, nous avons trouvé de la joie, de la puissance, des vagabondages qui émancipent, des rencontres inattendues, des amitiés fugaces ou éternelles, des questions et des réponses… »

Dans son éditorial, « Mille et une femmes, mille et une routes », Sabine Panet parle, entre autres, de la poétesse Rupi Kaur, de la poésie comme un pont, du privilège de pouvoir se déplacer, de la pandémie du Covid-19, des histoires et des voyages racontés par des femmes, des obstacles et des femmes en mouvement… Lire la suite

La charge raciale, c’est aussi d’avoir à expliquer la charge raciale !

« Peut-on réparer durablement une société avec des bouts de ficelle ? Certes, les femmes bénévoles ou faiblement rémunérées, font des merveilles avec ces bouts de ficelle. Mais pour que la ficelle soit solide, arrive le moment où il faut de l’argent pour la payer, pour payer les ravaudeuses »

Dans son éditorial, « Le nerf du care », Sabine Panet aborde, entre autres, les salaires des professions occupées par les femmes, les couturières, les soignantes, les agentes de propreté, celles qui « ne peuvent remplir leur frigidaire avec des applaudissements et des médailles », l’argent comme nerf du care Lire la suite

Des lunettes pour observer le sexisme et ses effets violents sur les femmes

Je ne rédige qu’une seule note pour souligner quelques analyses. Une revue encore plus indispensable en ces temps de pandémie et de bouleversements socio-économiques, alors que la majorité de la presse contribue à l’invisibilisation des femmes. Je rappelle aussi l’article d’Eliane Viennot :Le Covid-19 s’attaquerait-il aussi à la langue française ? : le-covid-19-sattaquerait-il-aussi-a-la-langue-francaise/ Lire la suite

Axelle 229 en téléchargement gratuit

Axelle met exceptionnellement son numéro de mai en accès libre.

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DOSSIER : Toilettes pour femmes. Grandes discriminations au petit coin

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas ce journal de nos amies de Belgique, une offre de découverte avant éventuellement de souscrire un abonnement !

Sur les précédents numéros : revue/axelle/

Axelle 228 en téléchargement gratuit

Axelle met exceptionnellement son numéro d’avril en accès libre.

Téléchargez-le gratuitement ICI.

DOSSIER : Santé des femmes : pour une médecine aux petits soins 

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Mettre la lumière sur celles qui sont dans l’ombre

Dans son éditorial, « Liberté, égalité, matriarcat », Sabine Panet revient sur les masculinistes, qui tel Eric Zemmour, parlent de société féminisée et matriarcale. Le patriarcat n’existerait donc plus, les femmes auraient pris le pouvoir, la menace d’un matriarcat pèserait sur les sociétés !!! Une forme de contestation véhémente de toutes les avancées possibles en matière d’égalité entre les femmes et les hommes et une défense de la « virilité » ou de la « masculinité » alliée à la xénophobie au racisme… Lire la suite