Archives de Catégorie: axelle

Briser le silence et retrouver l’estime de soi

« Insultes, harcèlement, violences conjugales, incestes, viols, féminicides… Chaque jour, partout dans le monde, des femmes sont victimes de violences parce qu’elles sont femmes ».

Dans son éditorial, « Pour elles et pour toutes les autres », Camille Wernaers parle des enfants, victimes souvent oubliés, « Les conséquences sur les plus petit·es, ce sont les mamans, elles-mêmes violentées, qui peuvent le mieux les expliquer », de ce que signifie aussi parler, « Raconter les violences qui s’exercent sur elles et sur leur famille, cela signifie les revivre et sentir remonter des souvenirs, dont elles se passeraient bien ». Lire la suite

Le sens des mots et le poids des inégalités

« Notre dossier du mois sur les inégalités à l’école illustre bien ce fossé entre ce qui est affiché dans un mot et ce qui se cache derrière : bagage culturel, maîtrise de la langue, des codes, des normes sociales ». Dans son éditorial, « Les mots ont un sens », Sabine Panet aborde, entre autres, ce monde « de subtilités pour certain·es, autant de gouffres pour d’autres », le pouvoir concret des mots, le « mode de vie européen » de Ursula von der Leyen, le film Sans frapper d’Alexe Poukine consacré au viol, « Lorsqu’on utilise le mot « monstres » pour qualifier les hommes violeurs, on contribue à les déshumaniser… A force de leur donner une apparence mythologique, on ne perçoit pas sous les traits de l’aimable voisin ou du gendre propres sur lui », la solidarité de la revue avec les travailleuses et les travailleurs de l’imprimerie Corelio en « faillite »… Lire la suite

Il fallait brandir nos clitoris qui faisaient monologues depuis trop longtemps

« Quant aux ennemis des femmes, ils ont opté pour trois stratégies différentes les premiers sont sortis à la lumière, les suivants sont restés tapis dans l’ombre, les derniers se sont collé un masque souriant sur la figure et se sont mêlés à la foule ». Le dossier de ce numéro est consacré aux premiers.

Dans son éditorial, « Nouvelle rentrée, nouveaux ennemis », Sabine Panet rappelle « les violences et les révoltes, les silences et les cris » des femmes. Elle détaille des stratégies d’attaques contre les droits des femmes. L’éditorialiste termine sur les « progressistes » qui se disent féministes, ceux qui « avec un peu de pouvoir, un peu d’argent, considèrent encore les femmes comme de la marchandise à laquelle ils ont droit – droit sur leur corps, sur leur autonomie, sur leurs pensées, sur leurs inventions »… Lire la suite

Passer du capitalisme fossile au fossile du capitalisme

Dans son édito, Sabine Panet souligne les ramifications denses du réchauffement climatique et de la destruction massive des écosystèmes, l’imbrication de l’urgence écologique dans « (et doit être pensée avec) les luttes sociales, féministes, décoloniales », l’écartèlement de femmes dont le monde s’effondre et leurs résistances… Ce n’est pas l’espèce humaine qui est en train de détruire la planète, mais une organisation productive particulière et l’idéologie et les rapports de domination qui en émanent et les sous-tend. Comme le souligne l’autrice « aucune histoire n’est une fatalité ». Lire la suite

Asservissement et libération

« Deux récits d’aujourd’hui. Le premier est celui de l’asservissement des femmes, ligotées à leur biologie. Des êtres à remettre dans le droit chemin – une route de béton, aux bas-cotés nettoyés au désherbant. L’autre histoire, celle des roses sauvages qui fissurent la chaussée, raconte la libération d’une femme : son explosion au pouvoir, ses combats rayonnants. Les deux contes se déroulent aux Etats-Unis. Entre les mêmes frontières, aux palissades dressées bien haut, flanquées de drapeaux qui claquent au vent » Lire la suite

Apprendre à prendre soin de soi, pour les femmes, la tâche est ardue 

Dans son éditorial « Gloire à Gloria », Sabine Panet nous parle d’un livre de Gloria Steinem Sur ma route. Mémoires d’une icône féministe. « La route de Gloria est multiple : son enfance, heureuse, mais ballottée d’une ville à l’autre au gré des lubies paternelles ; l’éclosion de ses engagements et le lien qu’elle fera dès les années 1960 entre droits des femmes, droits des minorités et classes populaires ; la naissance de sa pratique du journalisme, un milieu où elle côtoie sexisme et racisme ; la genèse de ses innombrables combats politiques et de ses amitiés… ». Une de celles qui montrent la voie, des victoires possibles « grâce aux chemins que nous explorons ». Lire la suite

Le serpent du sexisme scientifique

Dans son éditorial « La femme qui danse sous la pluie », Sabine Panet parle chaleureusement de Pinar Selek, de l’acharnement du pouvoir turc contre elle, de son exil, de sa manière de « lutter contre toutes les formes de domination, toutes les hiérarchies et toutes les violences », d’une citation de Sénèque : « La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie »… (En complément possible, L’insolente.Dialogues avec Pinar Selekje-sais-quil-ne-faut-pas-eteindre-le-feu/)

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Dossier : Elections : les droits des femmes en balance ? Lire la suite