Archives de Catégorie: Politique

L’eau n’est pas une marchandise !

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Peu évoqué dans les débats publics, l’accès à l’eau est pourtant une question cruciale. Le réchauffement menace de nombreuses sources et l’eau est devenue pour beaucoup un vecteur de profit. Contre cette marchandisation, des populations se lèvent aux quatre coins du monde. Tour d’horizon avec l’infatigable militante canadienne Maude Barlow. (Renaud Duterme) Lire la suite

Pas de cessez-le-feu pour les victimes des armes chimiques

Le 16 décembre 1969, l’ONU déclarait contraire au droit international l’utilisation de tout agent chimique de guerre, dans la continuité du Protocole de Genève de 1925. Faisant fi de ces normes internationales visant à mettre un terme aux armes chimiques, des États criminels ont continué d’en utiliser, ravageant ainsi les populations – surtout civiles – et les écosystèmes.

C’est notamment le cas au Vietnam, où les États-Unis ont voulu s’affranchir du droit international : de 1961 à 1971, ils empoisonnent en toute impunité, les sols, les écosystèmes et les populations en épandant 80 millions de litres de défoliants et d’agents chimiques divers, dont 60% d’Agent Orange. L’Agent Orange est un mélange de deux herbicides dont les concentrations excèdent largement celles utilisées dans le secteur agricole. Lire la suite

Interroger l’utilité sociale de l’aviation

Faire un pas de côté

« L’urgence climatique ne fait que s’amplifier. Les travaux de (et autour de) la COP 26 avancent que, dans le cadre de la trajectoire actuelle d’émissions de gaz à effet de serre, l’augmentation de température serait de 2,4°C d’ici 2050 (les accords de Paris, c’est 1,5°C…). Face aux conséquences (largement documentées par les scientifiques) de cette trajectoire sur l’écosystème humain, des évolutions, quelques fois significatives, de nos modes de vie et de consommation sont inévitables ». En préambule les auteurs abordent l’urgence climatique, le basculement vers des « possibles désirables », l’extrême dépendance du tissu économique et social de Toulouse au secteur aéronautique.

« La présente note a pour objet de participer au débat sur les conséquences du réchauffement climatique sur le secteur de l’aviation. Elle s’inscrit dans la continuité et complète le texte que nous avions publié en avril 2020 : « Vers une crise économique majeure dans Toulouse et sa région – Toulouse, le syndrome Détroit ? ». » Lire la suite

À l’indignation, monsieur Darmanin, a succédé la rage (plus texte de La Cimade et du Mouvement pour la paix)

M. Darmanin, 

La place n’est plus à l’indignation mais à la rage.

La rage de voir que cette tragédie de plus, ces 27 personnes mortes noyées en Manche faute de n’avoir pas reçu l’attention minimale pourtant due à n’importe quel être humain ne suscite chez vous rien d’autre que des coutumières accusations contre les passeurs et trafiquants.

La rage de voir qu’il n’y a, chez vous plus d’espace pour la compassion et la lucidité. Faisant face aux flots d’indifférence au mieux, de haine au pire que les personnes exilées subissent aux frontières de la France, elles ne reçoivent de votre part qu’humiliation et violence.

La rage de voir qu’aux si nombreuses voix qui vous ont alerté sur le fait que la Manche deviendrait, devenait, un cimetière, vous n’avez eu d’autres réponses que de saluer la politique de la maire de Calais qui en collaboration avec les services de l’Etat a fait de sa ville un lieu d’effroi pour les exilés. Lire la suite

Intervention 4ACG 11-11-2021 Primelin

En ce 11 Novembre 2021, les Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami-es Contre la Guerre (4ACG) s’associent à vous pour, à la fois dire NON, NON à la guerre, NON à toutes les guerres, pour « faire reconnaître », comme le souligne la Libre Pensée, « le NON-SENS des guerres », pour témoigner, comme l’écrivait Jean GIONO de « l’imbécillité de la guerre » et pour exiger la réhabilitation des 639 fusillés de 14-18, fusillés pour l’exemple : pour désobéissance, oui, pour avoir désobéi aux ordres de se battre et de tuer.

Alors vous vous dites peut-être en m’écoutant aujourd’hui que les Anciens Appelés en Algérie ont quelque peu rajeuni cette année. Je suis en fait de leurs Ami-es, comme fils d’Ancien Appelé, aujourd’hui adhérent de la 4ACG. Par là je souhaiterais encourager celles et ceux qui sont dans cette situation à nous rejoindre pour continuer ce devoir de mémoire, car comme l’a dit Elie Wiesel « le bourreau tue toujours 2 fois, la seconde fois par l’oubli. » Lire la suite

Langues, cultures et mouvements régionalistes

Je vous dois quelques mots sur mon parcours parce qu’ils sont éclairants pour le sujet d’aujourd’hui. Ce n’est évidemment pas ma seule casquette de psycholinguiste qui m’autorise à traiter dans un même exposé des bienfaits du bilinguisme et de la légitimité des mouvements régionalistes ou autonomistes, dans lesquels les langues jouent un rôle important, mais pas décisif, comme on va le voir.

Il a fallu qu’à cette 1ère casquette vienne s’ajouter un autre parcours, cette fois plus politique, en parallèle du parcours professionnel. Ce second parcours a commencé pour moi avec cette rupture en 1963-65 au sein de la 4Internationale et l’apparition du courant pabliste autogestionnaire. Mon orientation la plus ancienne et la plus constante est celle d’un autogestionnaire de la première heure.

C’est ainsi que mon combat de linguiste pour la glossodiversité – ou diversité linguistique – dans l’éducation et dans les sociétés – est devenu inséparable de mon engagement pour une société autogestionnaire. Lire la suite

Manifeste pour le droit des associations de choisir librement les causes qu’elles défendent

Des associations sont dissoutes par le gouvernement au motif absurde que dénoncer une injustice ce serait justifier rétrospectivement – ou se rendre complice par avance – des actes violents, voire des actes de terrorisme, que d’autres ont commis ou commettront peut-être un jour en invoquant cette même injustice.

« Sous couvert de dénoncer des actes d’islamophobie », lit-on en effet dans le décret de dissolution de la Coordination contre le racisme et l’islamophobie, cette association « distille[rait] un message incitant à percevoir les institutions françaises comme islamophobes, alimentant ainsi un soupçon permanent de persécution religieuse de nature à attiser la haine, la violence ou la discrimination envers les non-musulmans ». Faut-il souligner que l’accusation d’incitation à la discrimination envers un groupe indistinct qui serait constitué des « non musulmans » relève du non-sens ? Lire la suite

19ème Manifestation contre le chômage et la précarité

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Surveillance électronique : « Une mesure qui n’a de sens que dans sa dimension punitive »

Marie-Sophie Devresse est chercheuse et professeure à l’École de criminologie de l’université catholique de Louvain, en Belgique. Refusant de prendre la prison pour étalon, elle invite à décentrer le regard et à envisager la surveillance électronique comme une peine en tant que telle, avec les effets qui lui sont propres. Et pointe le côté « gadget » du bracelet qui, tout en entravant largement la réinsertion des placés, n’apporte à la société qu’une illusion de sécurité. 

Les mesures de surveillance électronique ont, en France, toujours été présentées comme des alternatives à la prison. S’y sont-elles réellement substituées ?

Marie-Sophie Devresse : Cette image que l’on a de la surveillance électronique qui viendrait soudainement remplacer la prison relève davantage du mythe que de la réalité. Statistiquement, c’est extrêmement difficile d’objectiver la relation entre deux mesures : même si on observait des fluctuations à la baisse des incarcérations, on ne pourrait pas être certains de pouvoir les attribuer à l’arrivée de la surveillance électronique. S’agissant des courtes peines intégralement exécutées sous bracelet, on constate que les personnes sous surveillance électronique ne sont pas forcément les mêmes que celles que l’on retrouve en prison : dans beaucoup de cas de figure, la mesure a été prononcée pour des gens pour lesquels on n’aurait pas nécessairement recouru à une peine de prison. Autrement dit, si la surveillance électronique n’existait pas, on les aurait sans doute laissés libres. Lire la suite

La pandémie mondiale et le monde d’après : apprentissages et révélations peuvent-ils aider à construire un autre monde ? Un défi pour l’Europe

Au début de l’année 2020 on comprend qu’un évènement grave survient, une épidémie virale vient de Chine que l’on nommera COVID. Très vite tout fût comme suspendu dans beaucoup de parties du monde. La létalité du virus est telle, évaluation de 5 millions de morts aujourd’hui, et les symptômes et conséquences si dévastatrices que des gouvernements, et dans des temps différents, ont, après la Chine, décidé le confinement. Pour la première fois dans l’Histoire de l’Humanité, dans beaucoup de pays mais pas dans tous, étaient placées en priorité la prévention et la santé des êtres humains, avant l’activité économique, tout en cherchant à préserver la satisfaction des « besoins essentiels ». Ainsi, nous étions confrontés à un fait social total qui touchait tout le monde et tous les secteurs de l’activité humaine. La planète risquait de sombrer dans deux trous noirs à la fois : celui de la pandémie qu’on ne sait pas, au début et pendant plusieurs mois, réellement traiter (absence de médicament efficace et de vaccin) en dehors des mesures de prévention drastiques mais qui ralentissent toute activité ; et le trou noir de la crise économique qui touche à la fois l’offre et la demande, et un grand nombre de secteurs. La croissance française par exemple a chuté de 13,6% au deuxième trimestre 2020 après une baisse de 5,9% au premier trimestre. Lire la suite

Le secteur militaire, toujours dispensé d’efforts pour le climat

Monsieur le Premier ministre du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande, président de la conférence de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur le climat COP26,

Monsieur le président de la République française, dépositaire de l’Accord de Paris du 12 décembre 2015 faisant suite à la conférence sur le climat de l’ONU COP21,

Le secteur militaire ne participe pas comme il se doit à l’effort de résistance climatique ; le complexe militaro-industriel se montre réticent à assumer ses responsabilités. Il est essentiel de répondre à la mobilisation prévue le 6 novembre à Glasgow et dans le monde. Ce jour de la « global action » pour le climat est l’occasion d’impliquer les forces armées dans l’effort réclamé à tout le monde. Le 6 novembre est d’ailleurs depuis 2001 [1] la Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit, en hommage aux efforts menés à la Conférence du désarmement à Genève en faveur de la Convention ENMOD de 1978, ratifiée par toutes les grandes puissances excepté la France. Lire la suite

Gated Communities, le paradis entre quatre murs

Sécurité, entre-soi, rêve de vacances perpétuelles. À l’heure où un supposé « sécessionnisme » envahit le débat public, quoi de mieux que d’évoquer les « gated communities », principal avatar des stratégies d’auto-enfermement gagnant le monde ?

Comme le souligne l’excellent documentaire Bunker Cities« le XXIe siècle sera celui des murs ». Murs entre pays bien sûr, mais également murs internes, notamment matérialisés par les fameuses gated communities, des communautés fermées plus ou moins coupées du reste de la ville et/ou de la société. Ce type d’habitat a le vent en poupe et contribue à détruire un des fondamentaux d’une société : la diversité. Raison qui rend la compréhension de ce phénomène indispensable. Lire la suite

Discriminations et abandon du service public

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« Habiter un quartier populaire c’est faire partie d’une diversité de situations personnelles et professionnelles : ouvrier·ère·s, étudiant·e·s, retraité·e·s, employé·e·s, héritier·ère·s de l’immigration, chômeurs·euses, écolier·e·s. Habiter un quartier populaire c’est faire partie de mille créativités, de mille manières pour s’en sortir, d’un environnement attachant de sociabilité et de solidarité.

Mais habiter un quartier populaire c’est aussi être assigné·e au mauvais côté de la ville, aux discriminations et très souvent à l’abandon du service public.

La crise sanitaire a montré que les habitant·e·s des quartiers populaires sont celles et ceux qui, par leurs métiers essentiels, font vivre l’économie du pays, qui, par leur créativité et inventivité, ont mis en place des formes de solidarité permettant aux plus isolé·e·s de pouvoir survivre.

Mais cette crise a mis en lumière aussi que les préjugés et les représentations ont la peau dure et les inégalités existantes se sont exacerbées. Lire la suite

Pour un arrêt de la maltraitance des personnes exilées à Calais, 150 associations soutiennent les revendications des grévistes de la faim de l’église Saint-Pierre

150 associations, nationales, régionales et locales, expriment leur soutien aux revendications des grévistes de l’église Saint-Pierre à Calais, réclamant la fin immédiate des traitements inhumains et dégradants contre les personnes exilées dans cette zone frontalière. 

(Paris, 26 octobre 2021) Face aux conditions de vie indignes des personnes exilées à Calais, Philippe, Anaïs et Ludovic ont entamé une grève de la faim depuis le lundi 11 octobre à l’église Saint-Pierre de Calais. 

Le père Philippe Demeestère est aumônier du Secours catholique du Pas-de-Calais. Impliqué dans le tissu associatif, il accompagne et accueille les exilé.e.s de passage dans la seule permanence de jour existante dans le Calaisis qui est tenue par le Secours Catholique. 

Anaïs Vogel et Ludovic Holbein sont des bénévoles engagés auprès des associations humanitaires et des personnes en exil sur la route de l’Angleterre.  Lire la suite

Zyed et Bouna : comment en parler aujourd’hui ?

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Avec l’aimable autorisation de C&F éditions

« Dans le livre, il faut parler de Zyed et Bouna ! » ont dit les jeunes de Clichy-sous-Bois. Leurs propos résonnent d’une histoire controversée, mais aussi du temps long de l’effacement que rompent les commémorations. Ces noms ancrent dans une histoire et une mémoire collectives les actions de citoyens ordinaires qui, dans la ville et bien au-delà, ont voulu porter la mobilisation sociale sur la place publique, lui donner un impact politique. Lire la suite

Dans un clair-obscur discursif surgissent des monstres idéologiques

Notre socialisation politique tient pour acquis que les débats d’idées s’organisent selon des clivages idéologiques clairement identifiables : le socialisme, le conservatisme, le libéralisme, le fascisme, l’écologisme, le féminisme, etc. En réalité, le contenu de ces catégories s’est non seulement affadi, mais les repères et valeurs propres à chacune d’entre elle sont aujourd’hui indistincts.

Avec le politiste Philippe Corcuff, qui vient de consacrer une étude stimulante au phénomène du « confusionnisme » politique, on peut essayer de comprendre les raisons et les conséquences de cet affadissement. L’exercice est utile à l’heure des réseaux sociaux et de la déconfiture des partis politiques.

Corcuff estime que nous sommes entrés dans l’ère des « bricolages idéologiques confusionnistes » qui comprend des « intersections et des interactions avec la trame idéologique ultraconservatrice » (p. 14). L’ultra-droite serait parvenue à rendre hégémonique son interprétation de questions identitaires (la nation, la laïcité, la république) ou à saturer le champ des débats de guerres culturelles incessantes (sur les migrants, l’Islam, l’homophobie, l’antisémitisme, le climatoscepticisme, l’opposition au vaccin contre le Covid-19 ou au pass sanitaire). Lire la suite

Résistez, résistez toujours (plus : Lettre ouverte en solidarité avec Mimmo Lucano)

« Ayez le courage de rester seul »

Il est inutile de vous dire que j’aurais aimé être présent parmi vous non seulement pour des salutations formelles mais pour quelque chose de plus, pour parler sans le besoin et l’obligation d’écrire, pour ressentir ce sentiment de spontanéité, pour sentir l’émotion que les mots produisent de l’âme, enfin pour vous remercier un par un, vous tous, pour une forte étreinte collective, avec toute l’affection dont les êtres humains sont capables.

À vous tous qui êtes un peuple en voyage vers un rêve d’humanité, vers un lieu imaginaire de justice, chacun de vous mettant de côté ses engagements quotidiens et défiant même l’inclémence du temps. Je dis merci. Lire la suite

La dissolution du CCIF validée par le Conseil d’État : les associations en danger !

Par un arrêt rendu en catimini le 24 septembre 20211, le Conseil d’État a donné sa bénédiction à la dissolution du CCIF, association dont l’objet était de combattre par les voies de droit les discriminations dont sont victimes les personnes musulmanes. Cette décision risque malheureusement de faire jurisprudence, plaçant une épée de Damoclès au-dessus des associations qui ont pour objet la défense des droits et libertés.

La dissolution du CCIF, sous l’accusation de provocation à des actes de terrorisme, avait été annoncée à grands fracas par le ministre de l’Intérieur en réaction à l’assassinat de Samuel Paty. Le Conseil d’État a bien dû constater que l’accusation ne tenait pas la route, rien ne permettant de suspecter l’association de complicité ni même de complaisance à l’égard de cet acte abominable ou d’autres actes terroristes. Le ministre de l’Intérieur lui-même ne devait pas être si sûr de lui puisqu’il avait aussi invoqué, pour justifier la mesure, la disposition qui permet la dissolution des associations « qui provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence » ou qui propagent des idées justifiant ou encourageant cette discrimination, cette haine ou cette violence. Lire la suite

La pédocriminalité dans l’Eglise catholique : un problème de laïcité ?

Au-delà des fautes morales et des souffrances des victimes, dont des membres d’autres Eglises, d’autres religions et de nombre d’institutions séculières peuvent également avoir été responsables, c’est la position catholique sacralisant les clercs, prétendant que ceux-ci sont différents, par nature, des laïcs que ces « affaires », selon moi, mettent structurellement en question.

Significativement, alors que des journalistes me contactent déjà dans le cadre de l’anniversaire de l’assassinat de Samuel Paty (qui est dans une dizaine de jours), aucun d’entre eux ne m’interroge sur le Rapport Sauvé, concernant la pédocriminalité dans l’Eglise catholique. Je ne m’en plains certes pas car mon emploi du temps est surchargé. Il me semble, pourtant, que ce dramatique problème soulève une question anthropologique qui concerne la laïcité, et qu’il est significatif qu’un lien en ce sens ne soit pas établi. Lire la suite

Le socialisme n’est pas compatible avec l’extractivisme

Derrière la dénonciation de l’extractivisme en Amérique latine se dissimulerait une forme de radicalité chic, paradoxalement compatible avec l’idéologie néolibérale. Telle est la thèse d’un article du Monde diplomatique de juillet dernier. À l’encontre d’une telle affirmation, la critique du néo-extractivisme constitue, à nos yeux, une dimension centrale des luttes émancipatrices.

Le numéro de juillet 2021 du Monde diplomatique proposait un article de Maëlle Mariette et Franck Poupeau : « À bas la mine ou à bas l’État ? ». Celui-ci prend pour cible la critique de l’extractivisme en Amérique latine ; l’extractivisme étant entendu comme un mode d’accumulation basé sur la surexploitation des ressources naturelles, non ou peu transformées, et destinées principalement à l’exportation. En raison des enjeux, de l’actualité latino-américaine et de l’angle d’approche, ainsi que de la teneur polémique du propos, ce papier a suscité des réponses critiques [1]. L’objectif poursuivi ici est de contribuer à la discussion, en tentant de compléter et de prolonger cette analyse critique. Lire la suite