Archives de Catégorie: Luttes

Le Communiqué intersyndical du 30 août 2021 appelant au 5 octobre

96798eae1b0331ac-91370

Les organisations syndicales CGT- FO – FSU – Solidaires – FIDL – MNL – UNEF – UNL réunies le 30 août appellent à la mobilisation de l’ensemble des travailleur-ses du secteur privé et public, et la jeunesse, le mardi 5 octobre 2021.

Elles rappellent qu’elles ont mis en garde le gouvernement, au début de l’été, face à ses projets de régression sociale. Elles ont, à cette occasion, formulé des solutions économiques et sociales pour sortir de la crise sanitaire.

Elles s’opposent à ce que la situation sanitaire soit utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salarié-es et des jeunes. L’élargissement et l’accélération indispensables de la vaccination demandent de renforcer l’accès à la santé, les moyens de l’hôpital public et de la médecine du travail. Cela nécessite de convaincre et de rassurer, et non de sanctionner les salarié-es. Lire la suite

Les étudiant·es et artistes de cirque lancent un appel contre le harcèlement et les violences

Capture-décran-2021-08-19-à-12.26.32-150x150

Chères et chers artistes, compagnies, professionnel.le.s de la culture et tous leurs soutiens,

Le collectif Balance Ton Cirque est né le 2 juillet 2021 pour agir contre toutes formes de violences physiques et psychologiques (humiliation, injure, harcèlement moral, abus de pouvoir, discrimination, outrage sexiste…) exercées dans l’enceinte du centre national des arts du cirque à Châlons-en-Champagne.

Nous voulions agir vite, et nous avons profité d’une des soirées des Échappées 2021 pour rendre publiques nos revendications et lancer un mouvement d’étudiant.e.s et d’artistes ayant subi des violences au CNAC. En parallèle à cette action, la page Instagram @balancetoncirque a été créée pour regrouper des témoignages de victimes, élèves et ancien.ne.s élèves d’école de cirque à l’international. En trois semaines, nous avons reçu plus de 100 témoignages provenant de sept écoles différentes ce qui démontre bien que les violences sont un problème structurel ancré dans le fonctionnement des écoles de cirque. Elles sont systémiques et institutionnalisées et le cas du CNAC n’est pas isolé. Cet appel a vocation à susciter des réactions dans d’autres écoles professionnelles de cirque en France et en Europe. Lire la suite

Le syndicalisme doit se renouveler profondément pour sortir de la spirale du déclin (plus Malaise dans la syndicalisation)

Le résultat des élections professionnelles sur la période 2017-2020, publié le 26 mai par la direction générale du travail, révèle une fragmentation croissante de la représentation syndicale. Sur fond de participation déclinante, la CGT perd 150 000 suffrages et la CFDT, 38 000. Cette dernière ne consolide sa « première place » que du recul de la CGT. La présence syndicale s’étiole, une « a-syndicalisation » rampante poursuit son cours.

Ce ne sont pourtant pas les mobilisations qui manquent : là où ils sont actifs, les syndicats continuent de jouer un rôle important, par exemple dans la défense de l’emploi dans les nombreuses entreprises industrielles mises à l’encan. Ils sont actifs aussi dans les mobilisations sectorielles, celles récentes du monde de la culture, ou dans la santé, même si d’autres modes d’action, à travers des coordinations, ont également trouvé leur place. Mais d’autres formes de contestation aussi le supplantent : « gilets jaunes », mobilisations pour le climat ou féministes…

Cette perte de rayonnement dans la société est un processus ancien, il est contemporain d’une certaine régression de l’Etat social, que le syndicalisme ne parvient pas à enrayer depuis une trentaine d’années. Les victoires locales existent toujours, mais sont de plus en plus limitées en nombre, du fait même du rétrécissement de la présence syndicale sur les lieux de travail et de leur caractère très défensif. Lire la suite

Introduction à l’ouvrage de Vincent Gay : Pour la dignité. Ouvriers immigrés et conflits sociaux dans les années 1980

Avec l’aimable autorisation de l’auteur

pour-la-dignité

« C’était super, c’était bien. J’ai vécu deux ans les meilleurs de ma vie. Ces années-là, huit mois avant 82, jusqu’à 84, c’étaient les meilleures années de ma vie. C’était bien [1]. »

Revenant sur sa trajectoire militante, un ancien ouvrier immigré de l’usine Citroën d’Aulnay-sous-Bois évoque avec enthousiasme une période qui débute avec sa découverte du militantisme syndical et se clôt après des grèves contre des licenciements collectifs. Rétrospectivement, il ne subsiste pourtant de ces années 1980 que la fin des espérances des décennies précédentes et, concernant l’histoire ouvrière, l’image d’une désindustrialisation galopante qui fera bientôt disparaître les ouvriers des préoccupations médiatiques et politiques. Comment alors comprendre que pour ce travailleur ce moment soit remémoré comme les plus belles années de sa vie ? C’est, entre autres, à l’élucidation d’un tel mystère qu’est consacré ce livre, centré sur deux années de conflits sociaux dans les usines Citroën et Talbot dans lesquels les ouvriers immigrés jouèrent un rôle prépondérant. Pour la dignité ; c’est sous ce vocable que sont souvent évoqués ces conflits, à partir de ce qui constitue un fil rouge pour les ouvriers immigrés mobilisés, une exigence première, qui cristallise, au-delà même de leurs conditions de travail, une dimension existentielle de leur condition sociale, de leur être immigré en France. Lire la suite

Leader, c’est le signe d’un déficit de démocratie

une-on-fabrique-on-vend-

Dans son avant-propos, avant-propos-de-georges-ubbiali-a-charles-piaget-on-fabrique-on-vend-on-se-paie-lip-1973/, publié avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, Georges Ubbiali évoque son oncle Piaget et parle de syndicalisme, des organisateurs au quotidien de la classe travailleuse, de contribution sur « la nécessaire révolution sociale à accomplir », de lutte collective et de transformation sociale, « Piaget démontre la radicale égalité de chacun·e dans le cadre d’une lutte collective, pour être des vecteurs et des vectrices de la transformation sociale et d’émancipation », d’initiatives syndicales, de mise à disposition des informations et des moyens d’élargir une lutte, de la lutte des Lip, « dans la plus totale implication de tous et toutes, dans la volonté de mettre en œuvre la démocratie la plus large, dans l’implication et l’ouverture de la lutte », d’auto-organisation des travailleurs et des travailleuses, d’auto-activité ouvrière… « On fabrique, on vend, on se paie ». Lire la suite

Avant-propos de Georges Ubbiali à Charles Piaget : On fabrique, on vend, on se paie. Lip 1973

une-on-fabrique-on-vend-

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Gamin, mon oncle Piaget me faisait sauter sur ses genoux lors des fêtes de famille. Puis, il a disparu de mon environnement immédiat pendant de longues années. J’étais encore enfant lors du conflit Lip en 1973. Charles était alors le leader incontesté de la section CFDT de l’entreprise. Il était un de ces milliers de militants syndicaux qui sont les organisateurs au quotidien de la classe travailleuse. C’est plus tard que j’ai eu l’occasion de retrouver Charles au long de mon parcours. Entre-temps, j’étais moi-même devenu adulte et engagé, aussi bien sur le plan politique que syndical ou associatif.

Aussi, quand Françoise, l’aînée de mes cousines Piaget, m’a demandé si je pouvais donner un coup de main à la mise en forme du texte qui suit, j’ai répondu avec enthousiasme. J’avais eu l’occasion de réaliser des interviews de Charles à différents moments pour des organes de presse militante. J’avais rédigé sa biographie pour le Maitron (le fameux Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier), tout en le fréquentant dans diverses activités militantes. C’est donc avec intérêt que j’ai donné un coup de main pour structurer le propos, suggérer des développements et précisions ou au contraire éliminer certains passages moins décisifs, puis passer aux travaux pratiques de la saisie des textes. Une chose est sûre, si le livre qu’on lira par la suite a connu des évolutions importantes, il est bien de la plume de Charles. Il en est l’auteur. En aucun cas, mon rôle n’a été celui de rewriting comme on le voit dans trop grand nombre de livres où un intellectuel (journaliste très souvent) prête la plume à un·e individu·e qui se borne à parler. Les feuilles manuscrites de Charles, dans leurs différentes formulations, sont là pour certifier qu’il est bien le réel auteur du texte. Lire la suite

Chronique d’occupation de l’Odéon. Le chanteur du métro

Avec Thibaut Rosa Baeskens, rappeur.

Photographies (c) Elisabeth et Mustapha Saha.


S’engouffre sans cesse dans l’obscur purgatoire
Multitude damnée du siècle d’abondance
Sapent rêvasseries grincements giratoires
Minent résistances fausses correspondances
Lire la suite

1er Mai : Appel pour une Lutte Transnationale des Migrant.e.s (+ autres appels)

La Coordination Transnationale des Migrants lance un appel à tous les migrant.e.s – hommes, femmes et personnes LGBTQIA*, réfugié.e.s, demandeurs d’asile, sans-papiers – pour une journée de lutte transnationale. Nous invitons tous les travailleurs et travailleuses, les collectifs, les groupes féministes et antiracistes, les syndicats à faire de ce 1er mai une journée pour la liberté, le pouvoir et la dignité des femmes et hommes migrant.e.s. Une journée de grève contre le racisme institutionnel qui soutient l’exploitation et reproduit la violence patriarcale.

En cette année de pandémie, les femmes et les hommes migrant.e.s ont manifesté dans toute l’Europe pour briser l’isolement et le chantage des documents qui pèse sur leur vie. Cependant, les manifestations nationales, aussi fortes soient-elles, ne sont pas suffisantes. Lorsque les gouvernements européens ont accordé des régularisations, ils ne l’ont fait que pour s’assurer une main-d’œuvre à bon marché dans des secteurs essentiels, en laissant intact le chantage du permis de séjour et le gouvernement strict de la mobilité. Alors que des fonds sont alloués pour lutter contre la crise économique et sociale, l’Union européenne et ses États renforcent le régime européen des lois racistes. C’est pourquoi, le 1er mai, nous voulons faire avancer l’organisation et la mobilisation transnationale, pour crier ensemble que la vie de tous les migrants compte, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur de l’UE, réguliers ou irréguliers. Lire la suite

Appel des soulèvements de la terre

Appel à reprendre les terres et à bloquer les industries qui les dévorent

Nous sommes des habitant·es en lutte attaché·es à leur territoire. Nous avons vu débouler les aménageurs avec leurs mallettes bourrées de projets nuisibles. Nous nous sommes organisé·es pour défendre nos quartiers et nos villages, nos champs et nos forêts, nos bocages, nos rivières et nos espèces compagnes menacées. Des recours juridiques à l’action directe, nous avons arraché des victoires locales. Face aux bétonneurs, nos résistances partout se multiplient. Lire la suite

La foulerie, des avancées certaines au sortir de la grève

Comme cela a été dit précédemment, les ouvriers de la Foulerie ont lancé un mouvement de grève le mardi 2 février pour protester principalement contre leur rémunération trop basse, mais aussi pour dénoncer les pratiques de gestion du personnel au sein de l’usine. Au soir du premier jour de grève, les dirigeants de l’entreprise semblaient fermés à tout dialogue, face à ce refus patronal, les ouvriers ont courageusement pris la décision de reconduire la grève le lendemain. Lire la suite

L’usine de la Foulerie en grève


A l’usine de la Foulerie de Carignan, 116 ouvriers fabriquent des bagues de roulement brut. La plupart des ouvriers y gagnent un peu plus que le smic, récemment, plusieurs jeunes ouvriers ont d’ailleurs été embauchés pour un salaire de 1380 euros par mois, un niveau de rémunération faible compte tenu du fait qu’ils sont astreints à travailler de nuit une fois par mois. L’entreprise en question fait un chiffre d’affaire conséquent, elle bénéficie aussi d’aides gouvernementales substantielles, néanmoins le salaire réel des ouvriers de la Foulerie a peu augmenté depuis 2011.
Lire la suite

Le 30 janvier 2021, stoppons l’expansion d’Amazon !

Amazon ouvre de nouvelles agences de livraison et poursuit ses projets de nouveaux entrepôts. Mais l’opposition se développe. Le 30 janvier 2021, les collectifs locaux contre des projets d’entrepôts se mobilisent à nouveau à Fournès (Gard) et ailleurs.

Lire la suite

Manifestation nationale pour l’interdiction des licenciements et contre les suppressions d’emplois

Lire la suite

Appel du « Collectif Réquisitions » : Un toit c’est la loi !

La loi et les droits des personnes sans abris, avec ou sans papiers, violés ! 

Laisser à la rue une personne ou une famille qui appel au secours est inhumain, alors que tant de logements sont vacants et que la loi permet de les réquisitionner. L’application de cette mesure par l’État est d’autant plus nécessaire que ce dernier doit selon la loi héberger toute personne, avec ou sans papiers, exilée, française, en situation de détresse faisant appel au 115, jusqu’à un relogement ou un hébergement stable ! 

Les associations estiment que plus 300 000 personnes sont privées de logements stable et digne. Nous savons que des dizaines de milliers de personnes sont encore à la rue ou dans des bidonvilles, tandis que des centaines de milliers vivent des conditions de logement indignes et dégradantes, malgré les droits et les lois en leur faveur.  Lire la suite

Sans pouvoir mais avec une capacité de contraindre ceux qui en ont

Dans son avant-propos, Une expérience lyonnaise, avant-propos-du-livre-de-marielle-benchehboune-balayons-les-abus/, publié avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, Marielle Benchehboune aborde l’externalisation par les entreprises de certaines activités dont le nettoyage, les emplois féminisés et à majorité à temps partiel dans ce secteur, le paiement à la tâche, le travail non déclaré et donc non rémunéré, le non respect du code du travail, la répression anti-syndicale… Lire la suite

Acte 4 des Sans-Papiers : Liberté, Egalité, Papiers !


Suite à la Marche nationale des Sans-Papiers du 19 septembre au 17 octobre, Acte 3 du mouvement pour la régularisation de touTEs les Sans-Papiers, la fermeture de CRA et un logement pour touTEs, suite au mépris d’Emmanuel Macron et à l’urgence de la situation sanitaire, sociale et politique, 180 premières organisations signataires appellent à l’Acte 4 qui convergera en des manifestations sur tout le territoire le vendredi 18 décembre à l’occasion de la Journée Internationale des MigrantEs.
Lire la suite

Avant-propos du livre de Marielle Benchehboune : Balayons les abus

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Une expérimentation lyonnaise

La profession étant essentiellement occupée par des femmes, nous avons fait le choix, dans l’ensemble de ce récit, d’utiliser le féminin pour désigner les travailleuses du secteur.

Depuis le début des années 1970, les entreprises françaises ont engagé une politique d’externalisation de certaines activités, dont le nettoyage. D’abord limité à certains grands secteurs comme les transports avec la SNCF, la RATP, mais aussi EDF et certains hôpitaux, le phénomène gagne aujourd’hui tous les secteurs d’activité. Les emplois dans le nettoyage s’élève à 519 010 personnes en 2019 dont la majorité à temps partiel. Lire la suite

J’veux du soleil…

Dans les deux premiers chapitres, Comment ce livre a-t-il été écrit ? et Où sommes-nous ?, introductions-le-rond-point-de-saint-avold-nous-gilets-jaunes-nos-600-premiers-jours/, publiés avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, les auteurs et autrices expliquent comment leur livre est né, « On voulait produire quelque chose – BD, livre, album, affiches, brochure, expo photos, peu importe – qui parlait de nous et témoignait de notre expérience, nous permettait à la fois de réfléchir à notre histoire et de la faire connaître aux gens qui n’étaient pas Gilets jaunes (GJ). Parce que nous pensons que ce que nous faisons mérite d’entrer dans l’histoire avec un grand « H », celle des luttes populaires pour un monde plus juste et plus humain. Et notre histoire, nous voulons l’écrire nous-mêmes, avec nos mots, nos images, notre ressenti », qui et où iels sont. La Lorraine, une ancienne région minière. Aujourd’hui, « C’est la crise, le chômage, la désindustrialisation », la pauvreté, « La pauvreté frappe durement : 28 % de la population sont en dessous du seuil de pauvreté ». A partir du 16 mars 2020, une autre histoire, « Cette histoire nous appartient à nous tous et toutes, et nous signons donc tous, tous ceux qui sont encore sur le rond-point de Saint-Avold après un an et demi de luttes ». Lire la suite

19 septembre – 17 octobre : Marche nationale des Sans-Papiers

A l’appel de 15 collectifs de Sans-Papiers, de la Marche des Solidarités, des Etats Généraux des Migrations et de plus de 120 organisations, des Sans-Papiers marcheront à partir du 19 septembre des quatre coins du pays pour atteindre Paris en une grande manifestation le samedi 17 octobre. Lire la suite

Compte-rendu (de lecture en français) : Qui erano tutti ferrovieri. Lo sciopero dell’Officina FFS di Bellinzona nel 2008. Studio sul vissu

Avec l’aimable autorisation de l’auteur

Ce livre est issu d’une étude réalisée par deux chercheuses et un chercheur de la SUPSI de Lugano sur mandat de l’association Giù le mani dall’Officina et des syndicats SEV et Unia. Il revient sur la longue grève de 33 jours qui s’est déroulée dans l’Officina – l’atelier ferroviaire situé à Bellinzone (Tessin) et appartenant aux Chemins de fers fédéraux (CFF) – dans le but de comprendre sa portée et de proposer une réflexion sur son héritage. La méthodologie déployée est très rigoureuse et repose principalement sur un large corpus de 53 entretiens semi-directifs réalisés avec les principaux acteurs impliqués : les ouvriers et les membres de leurs familles, mais aussi des représentants du monde syndical, politique et citoyen. Il faut cependant relever que de nombreuses personnes ont refusé de prendre part aux entretiens. Cet aspect révèle autant les difficultés rencontrées par l’équipe de recherche dans la réalisation de leur étude que la persistance des clivages dix ans après la grève. Une revue de la littérature produite sur celle-ci n’est malheureusement pas proposée. C’est regrettable parce que le lecteur aurait pu mieux saisir la plus-value apportée par l’ouvrage sur le plan scientifique. Les chapitres sont articulés autour de trois périodes : l’avant, le pendant et l’après grève. Ce choix permet aux auteur-e-s de fournir progressivement toutes les clefs indispensables pour développer une compréhension analytique du conflit. Lire la suite