Archives de Catégorie: Luttes

La lutte des « aparadoras ». Les réalités de la surexploitation

Au cours des trois derniers mois, les travailleuses de la chaussure ont brisé le silence ; elles sont sorties de l’invisibilité et constituent plusieurs collectifs dans la province d’Alicante. La « classe politique », de son côté, inonde l’agenda d’initiatives visant à trouver une solution à la précarité d’un secteur marqué par l’économie souterraine. Lire la suite

Juillet 2018, les livreuses et livreurs des plateformes reprennent leurs mouvements en Europe

Communiqué du Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Le 8 et le 15 juillet, les livreurs parisiens du CLAP (Collectif des livreurs autonomes de Paris), avec SUD, CNT-SO et CGT, ainsi que d’autres collectifs de Nantes et Bordeaux appelaient à une « déconnexion massive », les dates choisies étant les derniers « temps forts » de la coupe du monde de football. De leur côté, les livreurs de Londres, Turin et Bruxelles organisaient eux aussi un mouvement de grève. Lire la suite

Sous la plage, la grève

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Le constat est simple : l’analyse des luttes ouvrières en mai et juin 1968 a intéressé peu de monde. Peut-être parce que le caractère plus spectaculaire de la révolte étudiante a davantage tenté journalistes et chroniqueurs. Peut-être parce que d’autres catégories socio-professionnelles trouvèrent plus facilement des porte-plume : livres et articles abondent sur la “contestation” chez les architectes ou dans les milieux du cinéma. Pour la classe ouvrière, hormis de lacunaires récits syndicaux, on ne dispose guère que d’enquêtes et de témoignages épars, d’accès souvent difficile. Seuls tentèrent une synthèse ceux des sociologues et militants qui virent dans le mouvement de Mai la confirmation du rôle d’avant-garde de la “nouvelle classe ouvrière” et des couches techniciennes. Dans la mémoire collective, il ne reste alors, au-delà des expériences locales, que quelques idées très générales et le plus souvent erronées sur ce que fut l’attitude de la classe ouvrière en mai et juin 1968. Lire la suite

« Le seul lieu où les Noirs ne se sont pas révoltés, c’est dans les pages écrites par les historiens capitalistes »

Dans sa préface, Selim Nadi parle, entre autres, de la formation d’un « marxiste noir », de l’historien des révoltes noires, de l’avenir des luttes anti-impérialistes, « L’histoire qu’il dresse de ces révoltes, de cette solidarité panafricaine, est loin d’être abstraite ou purement scolastique », du Jacobin noir, de Toussaint Louverture, de la création d’une organisation noire aux Etats-Unis, de la nécessité de remettre en lumière les résistances au colonialisme européen…

« Loin de se contenter de décrire les révoltes panafricaines, James accorde une importance certaine au rapport dialectique entre les masses et les leaders révolutionnaires ; sans sombrer dans une histoire des « grands hommes », il propose de mettre en lumière la dynamique existant entre les rébellions ou les mouvements révolutionnaires et leurs dirigeants ». Lire la suite

Amplifions le soutien aux cheminots !

Alors que les sénateurs ont adopté mardi en première lecture le projet de loi sur la réforme ferroviaire, la grève continue. Et des personnalités font connaître la cagnotte car « Le soutien financier a besoin d’être relancé dès maintenant car les retenues des jours de grève de mai seront imputées sur les fiches de paye de juin ». Lire la suite

Ce sont seulement des fleurs, les fruits doivent encore mûrir

Dans son introduction, introduction-de-david-mandel-a-son-ouvrage-les-travailleurs-de-petrograd-dans-la-revolution-russe-1917-1918/, publiée avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, et contre les réécritures diverses, David Mandel souligne le caractère prolétarien de la révolution, « Mais la présente étude du mouvement des ouvriers de Petrograd, qui ont constitué la force à la base de cette révolution, conclut que la révolution russe a bel et bien été, dans les faits, une révolution ouvrière. » Lire la suite

Quand la gauche syndicale se dotait d’outils pour avancer…


Dans les années 1970/1980, deux courants syndicaux s’attachent à faire vivre un syndicalisme de luttes, anticapitaliste, unitaire : celui qui constitue « l’opposition » dans la CFDT (majoritaire dans nombre de syndicats, dans des Unions Départementales et Régionales, dans quelques fédérations) et un autre, dans lequel se retrouve le premier cité, qui rassemble sur des bases similaires, des collectifs syndicaux, des membres de diverses organisations syndicales. Pour dépasser le stade des constats et des intentions, ils se dotent d’outils ; le présent texte retrace les grandes lignes de ces aventures. Lire la suite