Archives de Catégorie: Luttes

« Le seul lieu où les Noirs ne se sont pas révoltés, c’est dans les pages écrites par les historiens capitalistes »

Dans sa préface, Selim Nadi parle, entre autres, de la formation d’un « marxiste noir », de l’historien des révoltes noires, de l’avenir des luttes anti-impérialistes, « L’histoire qu’il dresse de ces révoltes, de cette solidarité panafricaine, est loin d’être abstraite ou purement scolastique », du Jacobin noir, de Toussaint Louverture, de la création d’une organisation noire aux Etats-Unis, de la nécessité de remettre en lumière les résistances au colonialisme européen…

« Loin de se contenter de décrire les révoltes panafricaines, James accorde une importance certaine au rapport dialectique entre les masses et les leaders révolutionnaires ; sans sombrer dans une histoire des « grands hommes », il propose de mettre en lumière la dynamique existant entre les rébellions ou les mouvements révolutionnaires et leurs dirigeants ». Lire la suite

Amplifions le soutien aux cheminots !

Alors que les sénateurs ont adopté mardi en première lecture le projet de loi sur la réforme ferroviaire, la grève continue. Et des personnalités font connaître la cagnotte car « Le soutien financier a besoin d’être relancé dès maintenant car les retenues des jours de grève de mai seront imputées sur les fiches de paye de juin ». Lire la suite

Ce sont seulement des fleurs, les fruits doivent encore mûrir

Dans son introduction, introduction-de-david-mandel-a-son-ouvrage-les-travailleurs-de-petrograd-dans-la-revolution-russe-1917-1918/, publiée avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, et contre les réécritures diverses, David Mandel souligne le caractère prolétarien de la révolution, « Mais la présente étude du mouvement des ouvriers de Petrograd, qui ont constitué la force à la base de cette révolution, conclut que la révolution russe a bel et bien été, dans les faits, une révolution ouvrière. » Lire la suite

Quand la gauche syndicale se dotait d’outils pour avancer…


Dans les années 1970/1980, deux courants syndicaux s’attachent à faire vivre un syndicalisme de luttes, anticapitaliste, unitaire : celui qui constitue « l’opposition » dans la CFDT (majoritaire dans nombre de syndicats, dans des Unions Départementales et Régionales, dans quelques fédérations) et un autre, dans lequel se retrouve le premier cité, qui rassemble sur des bases similaires, des collectifs syndicaux, des membres de diverses organisations syndicales. Pour dépasser le stade des constats et des intentions, ils se dotent d’outils ; le présent texte retrace les grandes lignes de ces aventures. Lire la suite

Appel de la Plateforme vers une grève sociale transnationale, Assemblée de Londres des 10 et 11 février 2017

Avec plus de 2 millions de migrants de l’UE confrontés à l’incertitude relative au Brexit, de nombreux migrants non européens demandant l’asile ou travaillant simplement au Royaume-Uni sont confrontés à l’aggravation des contrôles d’immigration, le 20 février 2017, une « grève des migrants » a été proposée au Royaume-Uni avec comme nom, « un jour sans nous ». Le terme, initié en 2006 aux États-Unis et repris en France et en Italie en 2010 conduisait les migrants à prendre le devant de la scène dans leurs luttes contre l’exploitation et le droit à la liberté de mouvement, pas seulement par leur contribution généralisée à la richesse dans la société en tant que travailleurs, mais par l’expression de leur pouvoir de perturbation. Ce sont ces expériences de grève que nous prévoyons également de réanimer au Royaume-Uni : en dépit du Brexit, cette grève des migrants sera une véritable affaire européenne. Lire la suite

On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !


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Philippe Martinez souligne, entre autres, : « Cette lutte symbolise parfaitement la situation que vivent des dizaines de milliers de travailleurs de notre pays. Des salariés qui travaillent dans des conditions difficiles et dans une immense précarité, qui subissent une exploitation proche de l’esclavagisme de la part de leur employeur et dont l’état refuse de reconnaître les droits ». Lire la suite

Une fois la guerre finie, quelque chose de la guerre continue

ici_notre_defaite_tbnDans introduction, introduction-de-thierry-labica-a-louvrage-coordonne-par-mathilde-bertrand-cornelius-crowley-thierry-labica-ici-notre-defaite-a-commence-la-greve-des-mineurs-britanniques-1984-1985/, publiée avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, Thierry Labica aborde, entre autres, la désindustrialisation des années 80 et son impact sur « les loyautés ouvrières masculines », la montée des services et la féminisation de la main d’oeuvre salariée, le nouvel héroïsme néolibéral et ses coûts sociaux, « Contentons-nous alors d’observer que la question de la mine, des mineurs, et de la grande grève de 1984 occupe une place stratégique dans ce champ de représentations et de forces, et tâchons de dire pourquoi. » Lire la suite