Archives de Catégorie: USA

Kyle Rittenhouse est libre. Les manifestant·e·s doivent faire face à la police et à des milices d’extrême droite

Kyle Rittenhouse – l’adolescent blanc armé qui s’était rendu de l’Illinois au Wisconsin pour, paraît-il, « protéger»  les commerces locaux contre les manifestant·e·s antiracistes de Kenosha [ville située dans l’extrême sud-est du Wisconsin], sur quoi il avait abattu deux personnes et en avait blessé une autre – a été acquitté de tous les chefs d’accusation. Je ne pense pas que qui conque a suivi le procès, même de façon superficielle, sera surpris par ce verdict. Le scénario était clair, après les diverses pitreries du juge élu (Bruce Schroeder), qui semblaient indiquer où se situaient ses sympathies, et le fait que l’accusation ait demandé aux jurés d’envisager des chefs d’accusation moins graves que le meurtre.

Je ne veux pas discuter des détails juridiques du verdict. Il est clair que l’accusation a commis de nombreuses erreurs et n’a bénéficié d’aucune marge de manœuvre de la part du juge, contrairement à l’équipe de défense. De plus, nous savons que la « légitime défense » – souvent mieux connue sous le nom de vigilantisme – est juridiquement protégée et fortement racialisée dans ce pays. Pensez à l’acquittement de George Zimmerman pour le meurtre de Trayvon Martin en 2013. Lire la suite

Les droits du travail doivent inclure les prisonniers

Après une longue et pénible semaine de travail, Vidal Guzman reçoit un chèque de 3,50 dollars. Avec cette somme, il n’a pu acheter que quatre articles : du dentifrice, deux boîtes de soupe et un timbre-poste. Il avait d’abord protesté contre le fait d’être affecté à la cantine, mais on lui a posé un ultimatum : c’était ça ou il pouvait retourner en cellule d’isolement. Quiconque a passé un temps considérable en isolement complet pendant 23 heures par jour peut vous dire que c’est une pure torture. Les gens ont souvent des hallucinations et, dans les cas extrêmes, subissent des dommages mentaux irréversibles. Pour Guzman, qui a passé deux ans et demi en tout et pour tout en isolement, le retour en arrière n’était pas une option. Il s’est soumis au travail forcé à la cantine et à ses salaires de misère, l’un des nombreux facteurs de déshumanisation d’un système carcéral conçu pour enrichir les entreprises aux dépens des personnes incarcérées. Lire la suite

Les États-Unis sont partis d’Afghanistan, mais l’impérialisme US n’est pas près de s’en aller

Les États-Unis ont subi de lourdes défaites en Irak et en Afghanistan, tout comme au Vietnam auparavant. Il ne faudrait cependant pas prendre les révisions de la stratégie militaire états-unienne après ces graves échecs pour un abandon des ambitions impérialistes des États-Unis.

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La débâcle du gouvernement fantoche afghan à la solde de États-Unis a inspiré d’innombrables avis de décès concernant la puissance impériale américaine. Ces nécrologies sont prématurées.

Le mouvement anti-guerre ne doit se faire aucune illusion quant à l’idée que l’ère des guerres impérialistes états-uniennes puisse toucher à sa fin avec le retrait d’Afghanistan. Ce à quoi l’on assiste n’est rien de plus qu’une actualisation et mise à jour des leçons tirées du Vietnam dans le but de gérer mieux et de façon plus rentable les interventions militaires américaines, et non de renoncer à la domination mondiale exercée par le pouvoir impérial états-unien.

La défaite des États-Unis au Vietnam, conclue par le retrait de leurs troupes en 1973, donna lieu à une révision fondamentale de la stratégie militaire qui les prépara aux guerres de l’ère numérique. Le Vietnam eut d’énormes conséquences aux États-Unis mêmes, créant notamment une puissante aversion pour la guerre auprès de la population, en particulier parmi les jeunes. Les va-t-en-guerre impérialistes appelèrent cela « syndrome vietnamien », voyant une maladie dans ce qui relevait en vérité d’une défiance publique très saine envers le penchant de l’élite du pouvoir pour les expéditions impériales. Lire la suite

Aux États-Unis, les géants du numérique sortent les griffes contre l’émergence du syndicalisme

Le 9 avril dernier, les employé·es du site [de l’entrepôt Amazon de Bessemer dans l’Alabama] ont voté à une écrasante majorité contre la création d’une section syndicale, lors d’un scrutin très suivi aux États-Unis. Mais depuis, des témoignages de travailleur·euses ont émergé accusant le géant du commerce en ligne d’avoir cherché à interférer dans le vote, en demandant aux services postaux d’installer une boîte à l’extérieur du site, visant à recueillir les bulletins des salarié·es. La presse américaine a révélé qu’au cours de la campagne syndicale, Amazon avait encouragé à de multiples reprises les employé·es à se servir de cette boîte aux lettres [pour voter], installant même une petite tente autour d’elle. Une initiative critiquée par le puissant syndicat du commerce de détail, des entrepôts et des grands magasins (Retail, Warehouse and Department Store Union – RWDSU), qui aurait représenté les salarié·es en cas de victoire du « oui ». Celui-ci estime que l’installation de la boîte à la demande d’Amazon a pu dissuader certains travailleur·euses de participer au scrutin, par crainte d’être surveillés. Sur les 5 800 salarié·es invités à prendre part au vote, 45% ont préféré s’abstenir. Lire la suite

Administration Biden : « mettez fin, maintenant, à la déportation des migrant·e·s »

Deportable

Pendant la campagne électorale, Joe Biden s’est donné beaucoup de mal pour établir les différences spectaculaires entre lui et Donald Trump en matière d’immigration. Joe Biden a été très clair : il réunirait les familles séparées, réinstallerait 125 000 réfugié·e·s et reléguerait aux oubliettes les centres de détention privés pour immigré·e·s.

Six mois après le début de son administration, les activistes de l’immigration ressentent une sorte de coup du lapin.

La Maison-Blanche a tenu sa promesse d’un moratoire de 100 jours sur les expulsions. Mais elle a rapidement abandonné les objectifs de son propre décret lorsqu’il a été bloqué par un juge fédéral nommé par Trump, au lieu de rechercher des solutions légales tel que l’octroi d’une protection temporaire contre l’expulsion.

L’administration Biden a cessé d’ajouter des immigrant·e·s aux Migrant Protection Protocols (Protocoles de protection des migrants) qui obligeaient les personnes demandant l’asile aux Etats-Unis à attendre au Mexique pendant que leur cas était traité par les tribunaux américains. Elle a accepté de permettre aux enfants de traverser la frontière sans être refoulés, mais la vice-présidente Kamala Harris a communiqué un message très différent en disant explicitement [lors de sa visite au Guatemala] aux migrant·e·s et aux demandeurs d’asile : « Ne venez pas [aux Etats-Unis] ». Lire la suite

Biden : miracle ou mirage ?

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La « relance keynésienne phénoménale » [1] des Etats-Unis a de quoi impressionner. Il y a en fait trois plans Biden, qui représentent une somme totale de 6000 milliards de dollars, soit plus d’un quart du PIB actuel. Mais cette présentation risque d’être trompeuse, et il faut y aller voir de plus près. Le premier (American Rescue Plan) est un plan d’urgence, autrement dit une réponse immédiate à la crise pandémique. Son montant est de 1900 milliards de dollars et il est en cours d’exécution. Sa mesure la plus significative est la distribution des chèques de 1400 dollars, une sorte de « monnaie hélicoptère ». C’est assurément beaucoup, plus que les plans analogues en Europe. Lire la suite

Amérique du Nord – Grands pas en avant dans la lutte contre l’exploitation sexuelle

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Dawn Hawkins nous informe aujourd’hui de grandes avancées dans la lutte contre l’exploitation sexuelle sous toutes ses formes. Mme Hawkins est présidente directrice générale du National Center on Sexual Exploitation (NCOSE), un organisme de bienfaisance qui s’est imposé comme chef de file dans la dénonciation des liens entre toutes les formes de sévices sexuels et d’exploitation basée sur le sexe. Le communiqué fait part de trois changements législatifs aux États-Unis qui reflètent les efforts des législateurs pour doter de cohérence le discours des sociétés modernes néo-libérales au sujet de leurs systèmes économiques et des impacts des industries les plus nocives. À la lumière des drames humains au cœur des industries de l’exploitation sexuelle, ces nouvelles lois repositionnent la base même des pratiques de ces industries non seulement sur les producteurs de ces prétendus services, produits et échanges, mais aussi sur les acheteurs, ceux qui en créent la demande et les profits, et maintiennent ce lucratif modèle économique. Pas d’acheteur, pas de marché, pas de profit. Brisant le double discours autour de ces industries, où les études de marché et les analyses des impacts sociétaux n’existent que dans la critique féministe radicale, on  s’attarde maintenant sur la demande – les acheteurs – en reliant acheteurs et victimes. Au Maine et au Texas, bastion du capitalisme sauvage, les législateurs ont finalement compris les tenants et aboutissants du système d’exploitation sexuelle ; ils et elles ont finalement reconnu le sort des milliers de victimes laissées pour compte ; et on a finalement accepté que les solutions aux drames créés par ces industries passent par la responsabilité des hommes qui achètent leurs prétendus produits et services. Au Maine et au Texas, ces achats seront désormais définis respectivement comme des délits et des crimes. C’est une avancée majeure dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants.  Lire la suite

Lincoln, Marx, l’esclavage et la guerre civile

Avec l’aimable autorisation de la revue Inprecor

L’esclavage a été légalement aboli aux États-Unis en 1865, après cinq ans de guerre civile. De nos jours, la situation réelle des Afro-Américains montre que cette abolition a été pour le moins incomplète. Cette histoire nous intéresse d’autant plus que Marx et Engels, avec la Première Internationale, l’ont suivie activement et ont soutenu publiquement le président Abraham Lincoln. Pourtant les différences étaient a priori énormes entre la politique d’indépendance ouvrière des fondateurs du socialisme moderne et le prudent réformisme assumé par un bourgeois conscient, élu par deux fois à la présidence des USA (1860 et 1864). Lire la suite

L’organisation de la base, des immigrants et de l’agriculture aux États-Unis

Lisez et écoutez la contribution de Kathia Ramirez sur le travail du Comité de soutien aux travailleurs agricoles (CATA), au webinaire « Migration et refuge dans l’agenda féministe. »

Les États-Unis sont connus pour être le pays des opportunités, où il est possible de vivre le « rêve américain ». Mais la réalité est que nous vivons dans le « ventre de la bête ». La première fois que j’ai participé à un séminaire international, j’ai trouvé intéressant que les participants soient surpris d’apprendre qu’il existe également des luttes populaires aux États-Unis. Des organisations comme le Comité de soutien aux travailleurs agricoles (CATA-Comitê de Apoyo a los trabajadores agrícolos) se concentrent sur les communautés impactées par les lois, les politiques et les injustices aux États-Unis. Lire la suite

Les travailleurs et travailleuses de la restauration disent : pas de retour au travail sans un réel salaire minimum décent

Le 20 mai 2021, une cinquantaine de dirigeants de travailleurs du secteur des services de One Fair Wage, une organisation que je dirige et qui rassemble des travailleurs et travailleuses du secteur des services pour exiger un salaire décent, se sont réunis pour procéder à un vote officiel sur l’opportunité de faire une « grève des salaires ». Certains travailleurs et travailleuses avaient déjà quitté le secteur de la restauration et envisageaient de ne pas y revenir, tandis que d’autres étaient restés, effectuant le travail de deux ou même trois salarié·e·s dans des entreprises en sous-effectif. Tous étaient unis dans leur détermination à ne pas continuer à travailler pour un salaire inférieur à un salaire complet et décent, plus les pourboires.

« Lorsque la pandémie a frappé, j’ai été mis au chômage technique. J’ai essayé de toucher le chômage, mais mon salaire minimum était trop bas pour que je puisse y prétendre », a déclaré Ifeoma Ezimako, une serveuse afro-américaine de Washington D.C. qui est devenue un leader de One Fair Wage juste après le début des fermetures liées à la pandémie l’année dernière. « Mon vrai problème est que les pourboires sont censés être un supplément. Or, ce n’est pas l’obligation du client de nous payer. Du fait que l’employeur ne transmet pas cette obligation au client, et que le client le sait, c’est alors que le harcèlement sexuel intervient. » Lire la suite

États-Unis 2021: Néolibéralisme malmené et la gauche en embuscade !

Ayant été député ou sénateur pendant 39 ans, et vice président du pays pendant huit ans supplémentaires, Joe Biden a eu évidemment tout le temps pour se faire un profil de politicien que Wikipedia situe avec raison à « l’aile droite du parti Démocrate ». Alors, que se passe-t-il que les uns après les autres des économistes de gauche et même d’extrême gauche se déclarent « surpris agréablement » par le bilan des 100 premiers jours de la présidence de Biden, allant même jusqu’à constater qu’il s’éloigne du néolibéralisme dominant ?

Comme en notre époque il n’y en a plus de miracles, ce qui se passe c’est tout simplement qu’il y a désormais aux États-Unis non seulement de très importants mouvements populaires mais aussi des forces de la gauche radicale jouissant d’une influence sociale sans précédent, capables de faire sentir leur présence au centre de la scène politique, et même d’imposer quelques unes de leurs thèses et de leurs propositions ! Et pour preuve, voici tout de suite comment se manifeste cette capacité sans précédent de la nouvelle gauche américaine d’influencer et de « gauchiser » les politiques de ce président Biden, par ailleurs conservateur chevronné, tout en luttant et mobilisant sur son propre programme revendicatif et émancipateur. Lire la suite

Introduction de Chafik Sayari à son livre : Une histoire politique du ring noir

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Le persistant fantôme de l’Espoir blanc

Le 24 mars 1975, Sylvester Stallone, qui n’est alors qu’un inconnu, assiste au combat qui oppose Muhammad Ali à Chuck Wepner. Ce jour-là, en dépit de toutes les prévisions, Wepner résiste d’une manière si remarquable qu’il contraint le champion du monde à batailler jusqu’à l’ultime round pour remporter la décision. Pour le jeune Stallone, qui fut profondément secoué par le spectacle, il importait peu que David n’ait pu mettre Goliath à terre car, malgré les innombrables coups reçus et un visage devenu peu à peu méconnaissable, Chuck Wepner lui apparut comme le « gladiateur du 20siècle. Une métamorphose de la vie1 ». Lire la suite

Les infirmières du centre hospitalier universitaire de Californie condamnent les attaques racistes contre les communautés asiatiques

Les infirmières diplômées de centre hospitalier universitaire de Californie sont indignées par les attaques racistes et xénophobes dont sont victimes les Asiatiques et appellent à la solidarité avec les communautés asiatiques et à un engagement public en faveur de solutions visant à mettre fin au racisme structurel et à promouvoir l’équité et la guérison sociales, a annoncé aujourd’hui le syndicat California Nurses Association/National Nurses United (CNA/NNU). Lire la suite

Présidence Trump : Quatre ans qui ont ébranlé le monde, mais ont laissé de marbre les gauches européennes !

Le premier acte de l’actuel drame américain étant achevé avec l’investiture de Joe Biden, on peut légitimement s’interroger sur les réactions ou le manque de réactions qu’a provoqué la tumultueuse présidence de Donald Trump en dehors des États-Unis. Et évidemment, s’interroger sur la totale incompréhension de ce qui s’est passé tant au sommet qu’à la base de la société américaine durant les 4 ans de cette présidence Trump, dont ont fait preuve les médias et les élites intellectuelles internationales mais aussi l’écrasante majorité des gauches européennes. Lire la suite

Déclarations de syndicats des Etats-Unis suite à l’assaut contre le Capitole le 6 janvier 2021

Déclaration de l’AFL-CIO

L’assaut meurtrier du Capitole américain par une foule cherchant à annuler les résultats d’une élection libre et juste, et qui a été encouragée et inspirée par le président Donald Trump, a été l’une des plus grandes attaques contre notre démocratie de l’histoire américaine. Et le fait que les intrus aient été autorisés à parcourir les couloirs du Congrès sans conséquence est l’un des derniers exemples de la raison pour laquelle nous devons en finir avec les courants et les adeptes de la suprématie blanche. Trump est un affront à tous les membres de nos syndicats et un danger clair et toujours présent pour notre nation et notre république. Il devrait démissionner ou être démis de ses fonctions immédiatement, que ce soit par une mise en accusation ou par le 25e amendement à la Constitution américaine. Ceci n’est pas une déclaration du mouvement syndical américain faite à la légère. Elle n’est pas motivée par la politique ou l’idéologie, mais plutôt par la conviction fondamentale que la préservation de notre démocratie est essentielle – bien qu’elle ne soit jamais complètement garantie. La haine et l’insurrection n’ont pas leur place en Amérique.

8 janvier 2021 Lire la suite

Après l’émeute de Washington DC : leçons et perspectives

En 1923, à Munich, en Allemagne, Adolf Hitler organise le « Putsch de la brasserie ». Cette tentative de coup d’État fut un échec total en ce qui concerne la prise du pouvoir et elle aboutit à l’arrestation d’Hitler. Après un procès de 24 jours, qu’il a utilisé comme un forum de propagande, il a été condamné à cinq ans de prison. Il ne purgea que neuf mois. À court terme, ce fut un revers pour les nazis, mais nous savons tous comment cela a fini par se passer.

Bien sûr, il existe d’importantes différences entre l’Allemagne des années 1920 et les États-Unis d’aujourd’hui et une dictature fasciste n’est pas à l’horizon pour les États-Unis à l’heure actuelle. Cependant, nous devons prendre très au sérieux ce qui s’est passé hier [6 janvier] et comprendre les forces en jeu. Lire la suite

Résistances sociales et pouvoir politique aux États-Unis

En conversation avec Serge Denis

Pierre Beaudet, janvier 2021

Serge Denis, professeur émérite de l’Université d’Ottawa, auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire et les réalités contemporaines des mouvements sociaux, vient de publier une monumentale histoire du mouvement syndical états-unien et de son rapport au pouvoir politique (1). Sur la base d’une très riche documentation, l’auteur reconstitue les voies, les moyens et la nature de l’action politique des mouvements sociaux et du syndicalisme aux États-Unis et, plus globalement, de leurs rapports au système politique. Serge Denis conclut son analyse en identifiant dans les développements contemporains les options et les contradictions qui traversent ces mouvements. Lire la suite

Bien que battu, le trumpisme empêche tout retour des États-Unis à la « normalité » !

Si l’on en croit nos bons médias internationaux, les États-Unis sont déjà en train de revenir à la « normalité » et – évidemment – Donald Trump c’est déjà du passé. En somme, une simple parenthèse ou plutôt un accident de parcours condamné à être oublié et à ne pas laisser des traces dans l’histoire de « la plus grande démocratie du monde ». Alors, quoi de plus normal que nos médias se désintéressent de ce personnage qui d’ailleurs « vit ses derniers jours à la Maison Blanche » et dont les activités ne présentent plus aucun intérêt et sont donc… passées sous silence. Lire la suite

Autobiographie d’un combattant

W.E.B. Du Bois, métis né en 1868 et mort en 1963, a traversé toutes les vicissitudes du 20e siècle et de la constitution des États-Unis d’Amérique. Sociologue, il a beaucoup étudié la situation des Africains-Américains soumis au racisme et à son cortège d’humiliations et d’assassinats. « Les Âmes du peuple noir » restent comme l’un des chefs d’œuvre de la littérature.

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Appel des femmes autochtones

Plus de 40 femmes autochtones issues de communautés impactées par l’exploitation des sables bitumineux (dont de nombreuses amies et alliées de longue date du CSIA-Nitassinan) ont envoyé une lettre ouverte à 70 grandes banques, assureurs et gestionnaires d’actifs, leur demandant de respecter les droits des Autochtones et de cesser de soutenir financièrement l’industrie qui détruit leurs terres. La lettre souligne les nombreux risques et impacts que l’industrie des énergies fossiles, et plus particulièrement des sables bitumineux, causent dans leurs communautés. La construction de ces projets d’expansion de l’oléoduc les expose à un risque plus élevé de contamination au COVID et de violences sexuelles. L’industrie des sables bitumineux a dévasté les communautés d’Amérique du Nord par l’exploitation minière, l’extraction et le raffinage. Le CSIA-Nitassinan, association membre de la Campagne #KeepItInTheGround, a décidé de traduire et diffuser ce texte majeur pour la protection de la Terre-Mère, de l’eau et du climat. Lire la suite