Archives de Catégorie: Europe

Crime en mer Égée

Le 24 décembre est une journée tiède sur l’île grecque de Paros, dans les Cyclades, un peu nuageuse et sans vent. Dans les villages décorés pour Noël, le calme revient enfin après une saison touristique très animée et qui s’est prolongée jusqu’à l’automne. Dernières courses, arrivées et départs au port, aller chercher des proches, fêter Noël ensemble. Paros compte près de 14 000 habitants, dont un grand nombre d’expatriés et de de résidents intermittents, aussi bien Grecs qu’étrangers. La nuit tombe tôt, les rues sont vides. Vers 22 heures, une lumière intense est soudain visible depuis le côté nord de l’île, puis une autre, et encore une autre. Une observation prolongée permet de constater que les lumières descendent lentement mais sûrement. Et bientôt, des boules de lumière apparaissent dans le ciel : il s’avère rapidement qu’il s’agit de fusées éclairantes dont le but est d’illuminer la mer.

A treize kilomètres des côtes de Paros, en direction de Syros, l’île principale des Cyclades, un catamaran motorisé a chaviré vers 18 heures. Il s’agit d’un bateau-taxi de douze mètres, équipé pour les courtes distances et transportant vingt, peut-être trente passagers au maximum. Mais il y avait à bord au moins soixante-dix-neuf personnes qui voulaient rejoindre l’Italie depuis la Turquie, dont cinq femmes et un jeune enfant. Il s’agit principalement de Syriennes et de Syriens, mais aussi de quelques Palestiniens et Afghans. Lire la suite

Réveiller une Suisse en sommeil et Une police politique ? (plus texte et pétition/referendum)

En lien avec le référendum en cours contre Frontex, la philosophe Marie-Claire Caloz-Tschopp relie la question de l’implication de la Suisse dans l’agence européenne des gardes-frontières aux politiques migratoires et du droit d’asile. Panorama en deux volets.

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UNION EUROPÉENNE. L’Europe se dégrade (Brexit, Hongrie, Pologne, Ukraine, vaccin, mouvements d’extrême droite, etc.) dans un climat où des mouvements sociaux sont actifs (luttes féministes, pro-climat, droits sociaux…), et au moment où se jouent des drames humains et des crimes à toutes les frontières externes et internes aux Etats, devenues terrains de chasse, marchés macabres et zones d’échanges des exilés entre Etats. Fermer les frontières est un mensonge politique illusoire. Le chaos sécuritaire et mercantile profite aux passeurs et aux trafiquants de tous bords, au mépris du droit. Dans ce contexte, Frontex, l’agence de garde- frontières et de garde-côtes de l’Union européenne, accumule les technologies de surveillance et développe des liens avec les militaires.

Frontex coûte cher, viole les droits fondamentaux, manque de transparence, est inefficace malgré le gonflement de ses budgets. L’agence a augmenté de près de dix fois son budget (6,2 millions d’euros en 2005 contre 544 millions en 2021) alors que le Parlement européen a demandé son blocage. Les preuves à charge du dossier Frontex sont bien documentées par le Parlement européen, la Cour européenne des droits de l’homme et diverses ONG. Lire la suite

Grèce : Le nouveau mouvement féministe jeune et radical, à l’avant-garde des résistances populaires !

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Ce qui s’est passé ces deux dernières années en Grèce mérite attention : Jamais auparavant dans l’histoire du pays, la question des droits des femmes n’avait fait autant de bruit dans la presse, n’a été sujet de débats publics passionnels et n’a occupé les devants de la scène politique !

Tout a commencé quand le gouvernement Mitsotakis a tenté de s’aligner sur les forces néolibérales les plus réactionnaires et obscurantistes de la planète, en lançant une attaque frontale aux droits fondamentaux des femmes.

Heureusement, c’était sans compter avec le renouveau du mouvement féministe, qui a relevé le défi ! Et voilà, comment cela s’est passé ! Lire la suite

Comment les stéréotypes de genre faussent les procès de l’EI en Allemagne

Ce lundi 25 octobre, un tribunal de Munich a condamné une ressortissante allemande à 10 ans de prison pour réduction en esclavage et meurtre d’une fillette yézidie de 5 ans en Irak. C’est la cinquième condamnation en Allemagne d’une femme de l’État islamique (EI) pour des crimes internationaux contre les Yézidis. Tout en se félicitant de ces procès, les auteures pointent du doigt des stéréotypes qui, à leurs yeux, reflètent une conception sexiste des motivations d’une femme de l’EI impliquée dans des atrocités de masse. Lire la suite

Jusqu’où ira le gouvernement polonais dans le non-respect des droits humains fondamentaux

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Les intérêts privés incompatibles avec l’intérêt public

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« La préparation de la présidence française de l’UE, qui commence en janvier 2022, illustre une confusion croissante entre intérêt public et intérêts privés »

Il faut nous interroger sur la manière dont le gouvernement prépare cette présidence. « Sous prétexte de souveraineté européenne, la France semble surtout vouloir un soutien financier et politique toujours plus massif pour une poignée de « champions » industriels, ainsi qu’une collaboration toujours plus étroite entre secteur public et grandes entreprises privées ». Lire la suite

La politique européenne et Frontex violent les droits des êtres humains

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« Le renforcement de l’agence Frontex (Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes) est un des outils phares de la mise en œuvre du nouveau Pacte européen sur la migration et l’asile. Or, Frontex est critiquée pour son inefficacité au regard des objectifs fixés par son mandat et pour sa complicité dans des cas de violations des droits fondamentaux des personnes exilées et du droit international. Au regard de la justice migratoire, il est vital de réorienter l’ensemble de la politique migratoire européenne vers le respect des droits humains, la mobilité et la solidarité. Cela requiert de revoir radicalement l’orientation et le fonctionnement de cette agence pour plus de transparence, de contrôle démocratique et de responsabilisation en cas de non-respect des droits humains. Et d’ici là, de suspendre ses activités identifiées comme contraires à ces principes. » Lire la suite

5000 kilomètres de cauchemar nous « unit »

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Briançon, mardi 5 octobre 2021. Les secours en montagne interviennent pour secourir 16 hommes, femmes et enfants en danger dans une barre rocheuse au-dessus de la frontière à Montgenèvre. Ce soir-là, alors que les températures avoisinent 0 degrés, des solidaires mettent à l’abri une vingtaine d’exilé.e.s. Au même moment, d’autres personnes arrivent seules au nouveau refuge solidaire. Une nouvelle fois, des êtres humains ont risqué leur vie pour pouvoir demander l’asile et fuir les conditions de vie inacceptables de leur pays.

Le même jour, nous recevons un appel de détresse sur Facebook d’un exilé coincé à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Depuis plusieurs semaines, des personnes sont prises en étau dans la zone frontalière entre les deux pays, privés d’assistance et sans aucune issue*. L’Union européenne et la Pologne accusent Minsk d’orchestrer l’arrivée des personnes migrantes en réaction aux sanctions économiques infligées au pays au mois de juin. Cette instrumentalisation des flux migratoires menace la vie d’au moins 180 personnes, dont 26 enfants (selon l’ONG Watch the Med) et certaines sont déjà mortes. Comment l’Union européenne peut-elle tolérer que des humains meurent à sa frontière, sans agir ?Comment est-ce possible qu’un homme désespéré qui se trouve de l’autre côté de l’Europe à des milliers de kilomètres de nous, nous interpelle directement ? Lire la suite

Le faux dilemme

La décision du Tribunal constitutionnel polonais – composé pour être aux ordres de son gouvernement et donc jugé illégal par la Cour européenne des droits de l’homme -, a fait couler beaucoup d’encre. En décidant que certains articles des traités européens – en particulier celui relatif à la Cour de justice de l’Union Européenne (CJUE) – étaient contraires, à la Constitution du pays, il aurait remis en question la primauté du droit européen sur le droit national, et ainsi fait un premier pas vers une sortie de la Pologne de l’Union européenne (UE). Il est pour le moins curieux que très peu de commentateurs aient évoqué à ce propos les arrêts convergents en ce sens de plusieurs institutions judiciaires de divers pays et, en premier lieu, de la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe. Lire la suite

Sur la dette de guerre allemande envers la Grèce

Lettre des associations grecques de la diaspora aux autorités allemandes sur la dette de guerre allemande envers la Grèce

Quatre-vingts ans se sont écoulés depuis que l’Allemagne hitlérienne a envahi la Grèce le 6 avril 1941. De nombreux massacres ont eu lieu en Grèce jusqu’à la fin de 1944 et la réduction totale de la population du pays pendant la Seconde Guerre mondiale a été de 13,5%. La Wehrmacht a détruit environ 1770 villes et villages pendant l’occupation, avec 131 holocaustes reconnus jusqu’à présent. En cette année de commémoration, la question de la dette allemande envers la Grèce devient encore plus importante.

Parmi les communautés qui ont souffert des atrocités nazies figurent Distomo, Giannitsa, les villages de la région de Viannos, Kontomari, Kandanos, Alikianos, Anogeia, Damasta, Hortiatis, Kommeno, Kleisoura, Pirogi, Mesobouno, Kerdyllia, Kaisariani, Mousiotitsa, Paramythia, Ypati et Ligkiades. Le pire massacre a eu lieu à Kalavrita et dans les villages voisins où 1 436 personnes ont été exécutées le 13 décembre 1943. Lire la suite

Féminisme en Galice : combattre la justice patriarcale à la périphérie du centre capitaliste

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MMM/WMW/MMF, 2021

La violence sexiste vient d’être qualifiée par le Parlement européen d’« euro-crime », assimilé au terrorisme. Le Parlement européen est une fiction démocratique au sein de l’Union Européenne (UE), qui agit au service du capitalisme. Bien entendu, la réalisation de ce projet sera similaire à la situation législative actuelle de l’État espagnol, qui légifère sur la violence de genre depuis 2004. Il s’agit d’une avancée formelle, sans effort, sans ressources et sans audace dans les décisions politiques et qui, par conséquent, ne se traduit pas par une avancée réelle.

En Galice, la législation sur la violence de genre est plus avancée en termes de typologie La Loi sur l’égalité, approuvée en 2007, considère comme une violence de genre non seulement celle dans la sphère conjugale (comme la loi fédérale) et permet d’identifier et de dénoncer un plus large éventail de violences. Cependant, son application pratique est également soumise à une volonté politique, actuellement inexistante avec un gouvernement de droite qui a réduit les ressources et le nombre d’employés dans les équipements publics. Lire la suite

Italie : une insurrection pour « revoir les étoiles »

A propos de la bataille des travailleurs et travailleuses de la GKN

Le 9 juillet dernier, les travailleurs de la filiale italienne de la GKN située à Campi Bisenzio, aux portes de Florence, et qui fabrique des composants pour les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique sont en congé extraordinaire. Un congé octroyé par la direction pour des raisons « d’organisation ». La GKN dont l’histoire commence aux débuts de la révolution industrielle – sa création remonte à 1759 – était un fleuron de la sidérurgie britannique, mais qui après deux siècles et demi d’existence et de pérégrinations multinationales a été captée en 2018 par un fonds d’investissement anglais, Melrose, qui avait lancé une OPA hostile à son encontre. Lire la suite

Le rabbin et le sans-papiers (plus texte d’Albert Guigui, Grand Rabbin de Bruxelles)

Le jeudi 1er juillet, une conférence de presse était organisée devant l’église du Béguinage à Bruxelles occupée par des sans-papiers en grève de la faim pour leur régularisation. Ouvrant le feu, c’est Ahmed qui parle. Il est le porte-parole des grévistes, expose les motivations de leur action, interpelle Sammy Mahdi, le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration. Puis les différentes associations qui se tiennent aux côtés des sans-papiers viennent expliquer le sens de leur présence. Enfin, au moment de conclure, Ahmed reprend la parole. Il parle de l’Europe et des événements douloureux qui s’y sont déroulés dans le passé. Il évoque ses « cousins juifs » qui ont subi des épreuves dont il dit ne rien ignorer.

Je m’étais demandé : pourquoi en parle-t-il ? Était-ce pour contredire le préjugé tenace qui met systématiquement les Musulmans en concurrence victimaire avec les Juifs ? Mais non, comme j’allais l’apprendre bientôt. Alors que la foule se dispersait, un ami conduisit Ahmed jusqu’à moi. Il m’exposa alors son souhait : il voulait que le grand rabbin de Bruxelles Albert Guigui leur rende visite. Et pas uniquement à cause de sa fonction mais parce qu’il est, comme lui-même, originaire de Meknès, une des quatre cités impériales du Maroc. Peut-être pourrais-je l’aider à nouer le contact ? Lire la suite

Mettre fin aux politiques migratoires inhumaines de l’Europe forteresse 

Voici le troisième des cinq textes qui font partie de la publication intitulée « L’impact sur le Sud des politiques financières européennes et des stratégies de coopération au développement et les alternatives possibles » élaboré dans le cadre du projet ReCommonsEurope. Depuis 2018, ce projet engage le CADTM, en collaboration avec l’association EReNSEP et le syndicat ELA, dans un travail visant à nourrir le débat sur les mesures qu’un gouvernement populaire en Europe devrait mettre en place prioritairement. Ce travail d’élaboration concerne tous les mouvements sociaux, toutes les personnes, tous les mouvements politiques qui veulent un changement radical en faveur des 99%.

Ainsi, une première phase de ce projet a abouti en 2019 avec la publication d’un « Manifeste pour un nouvel internationalisme des peuples en Europe », qui a été signé par plus de 160 activistes, mititant·e·s politiques et chercheur-ses provenant de 21 pays d’Europe. Ce manifeste publié en 4 langues (français, castillan, anglais et serbo-croate) présente les mesures les plus urgentes concernant les questions suivantes : la monnaie, les banques, la dette, le travail et les droits sociaux, la transition énergétique dans le but de construire un éco-socialisme, les droits des femmes, la santé et l’éducation, ainsi que plus largement les politiques internationales et le besoin de promouvoir des processus constituants. Lire la suite

Juillet 1936 : la guerre d’Espagne commence « Nous n’oublierons pas les poings levés »

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Le 17 juillet 1936, au Maroc, les troupes du général Franco se soulèvent contre le gouvernement républicain espagnol alors que le Front populaire a triomphé aux élections de février. Le lendemain, 18 juillet, le coup militaire s’étend à toute le pays. La guerre civile espagnole commence. Déjà sur place ou arrivant pour suivre les évènements, reporters et reportrices, journalistes, écrivains, prennent leurs armes – leur plume.

Anne Mathieu dans son livre Nous n’oublierons pas les poings levés ; reporters, éditorialistes et commentateurs antifascistes pendant la guerre d’Espagne (Syllepse 2021) [1], en décrit les itinéraires de quelque deux cents [2], leur donne la parole, se plonge dans les articles de celles et de ceux qui se battirent par la plume pour la cause antifasciste.

Robi Morder

 

Voici ce qu’elle décrit dès le premier chapitre : « Un pays en armes » (avec l’aimable autorisation des éditions Syllepse). Lire la suite

Komité centrales

Qui sommes-nous ?

Des électrons libres

Nous sommes une coalition d’habitant.e.s de différents territoires, nous venons d’organisations, de mouvements politiques et de collectifs divers à l’origine du Manifeste « L’énergie est un bien commun ». Nous luttons à nos manières pour le bien commun et l’égalité, contre la folie nucléaire et celle des énergies fossiles, contre la prédation sur les ressources et les territoires, pour un avenir et des sociétés solidaires entre elles, libérées des logiques de domination, du colonialisme et de la prédation sur le vivant humain ou non humain. 

Nos pratiques d’engagement et nos tactiques sont diverses, complémentaires et parfois autonomes, mais nous refusons de nous séparer les un.e.s des autres en nous collant des étiquettes uniques d’activistes, d’anticapitaliste, d’artiste, de penseur.euse, d’écrivain.e, de chercheur.euse, de chômeur.euse, de militant.e ou d’ouvrier.ere, travailleur.euse du secteur entrepreneurial, associatif ou culturel… Nous sommes tout ça à la fois. 

Issu.e.s d’un passé politique de luttes contre l’hydre capitaliste dont le nucléaire est l’une de ses plus grandes abominations actuelles, l’époque qui nous relie est le présent. Et même si nous regardons le futur avec inquiétude, c’est aujourd’hui que nous voulons contrer avec détermination, les responsables du désastre climatique et social en cours partout sur la planète.  Lire la suite

Déclaration du CATP (Comité pour l’alliance des travailleurs et des peuples)

Recouvrer les libertés pleines et entières !

L’octroi d’une grâce partielle, mardi 22 juin, aux neuf républicains catalans emprisonnés depuis trois ans et demi doit être le début d’un processus politique visant à recouvrer pleinement les libertés.

Personne ne peut oublier que 3 000 citoyens de Catalogne font toujours l’objet de poursuites judiciaires, et qu’un groupe important est toujours en exil.

Mais la situation en Catalogne n’est pas une exception. La loi du bâillon votée par le PP (Parti populaire – NdT) de Rajoy a été et est encore largement utilisée, non seulement contre les infractions supposées ou réelles aux mesures exceptionnelles appliquées au nom de la lutte contre la pandémie, mais elle constitue une véritable attaque contre les libertés les plus élémentaires de circulation, de manifestation, d’organisation. En outre, il existe de multiples mesures répressives contre la liberté d’expression dans tout le pays. L’abrogation de l’article 315.3 du code pénal qui pénalisait les piquets de grève – et qui est une victoire de l’ensemble du mouvement ouvrier et démocratique – n’est qu’un pas vers la réalisation de la pleine liberté d’association et de grève. Lire la suite

Communiqué de Presse de l’Action du 5 juillet 2021 à l’Universiteit Gent

Aujourd’hui, le 5 juillet 2021, environ 40 étudiant.e.s, militant.e.s et supporters de l’Union des Sans-Papiers pour la Régularisation (USPR) ont occupé le bâtiment UFO de l’Université de Gand (UGent).

Depuis 44 jours, 475 Sans-Papiers sont en grève de la faim dans des occupations à l’église du Béguinage (Bruxelles), à l’ULB et à la VUB (Universités Libre de Bruxelles FR + Nl). Leur but est clair : la régularisation collective sur base de critères clairs et permanents, avec permis de séjour renouvelable et permis de travail à durée indéterminée. Lire la suite

Violence infligée aux femmes : Coup d’oeil sur un nouveau plan en 40 points du gouvernement suédois

Les propositions gouvernementales comprennent le renforcement des peines pour plusieurs crimes contre les femmes, mais aucun soutien concret pour les refuges.

Le gouvernement suédois vient d’annoncer un plan national de lutte contre la violence masculine à l’égard des femmes après plusieurs meurtres récents de femmes par leur partenaire actuel ou leur ex. Les propositions comprennent des peines plus sévères mais aussi un travail de prévention.

Le gouvernement dit que ses mesures visent les objectifs suivants : « La violence doit être prévenue et les hommes qui commettent des crimes contre les femmes doivent être punis. Les femmes exposées à ces crimes doivent recevoir l’aide dont elles ont besoin. »

« Il s’agit du train de mesures le plus complet contre la violence des hommes à l’égard des femmes depuis au moins 20 ans », a déclaré le ministre de la Justice Morgan Johansson lors d’une conférence de presse où il a annoncé les mesures avec la ministre de l’Égalité des sexes Märta Stenevi et le ministre de l’Intérieur Mikael Damberg.

Madame Stenevi a déclaré que des efforts sont nécessaires pour changer les normes « afin qu’aucun garçon ne grandisse et ne devienne un homme qui bat et qui viole ». Lire la suite

Des Espagnoles descendent massivement dans la rue pour contrer les féminicides

Des manifestations spontanées ont eu lieu vendredi dans toute l’Espagne pour rejeter la violence sexiste, après que le corps d’une fillette de six ans nommée Olivia ait été retrouvé par les équipes de recherche au fond de la mer au large de l’île canarienne de Tenerife. Olivia et sa sœur Anna, âgée d’un an, avaient disparu depuis le mois d’avril et on suppose qu’elles ont été tuées par leur père, Tomás Gimeno. Le suspect dans cette affaire a appelé la mère des fillettes le jour de leur disparition pour lui dire qu’elle ne les reverrait jamais.

Dans le centre de Santa Cruz de Tenerife, environ 800 personnes sont venues protester vendredi soir. « Nous sommes tristes, nous sommes indignées », ont déclaré Saray et Verónica, deux étudiantes en droit qui étaient présentes. À quelques kilomètres de la place, le navire Ángeles Alvariño a poursuivi ses recherches pour retrouver le corps d’Anna. La majorité des personnes qui sont venues exprimer leur répulsion face à ces meurtres étaient des jeunes femmes. Lire la suite