Archives de Catégorie: Europe

Compte-rendu (de lecture en français) : Qui erano tutti ferrovieri. Lo sciopero dell’Officina FFS di Bellinzona nel 2008. Studio sul vissu

Avec l’aimable autorisation de l’auteur

Ce livre est issu d’une étude réalisée par deux chercheuses et un chercheur de la SUPSI de Lugano sur mandat de l’association Giù le mani dall’Officina et des syndicats SEV et Unia. Il revient sur la longue grève de 33 jours qui s’est déroulée dans l’Officina – l’atelier ferroviaire situé à Bellinzone (Tessin) et appartenant aux Chemins de fers fédéraux (CFF) – dans le but de comprendre sa portée et de proposer une réflexion sur son héritage. La méthodologie déployée est très rigoureuse et repose principalement sur un large corpus de 53 entretiens semi-directifs réalisés avec les principaux acteurs impliqués : les ouvriers et les membres de leurs familles, mais aussi des représentants du monde syndical, politique et citoyen. Il faut cependant relever que de nombreuses personnes ont refusé de prendre part aux entretiens. Cet aspect révèle autant les difficultés rencontrées par l’équipe de recherche dans la réalisation de leur étude que la persistance des clivages dix ans après la grève. Une revue de la littérature produite sur celle-ci n’est malheureusement pas proposée. C’est regrettable parce que le lecteur aurait pu mieux saisir la plus-value apportée par l’ouvrage sur le plan scientifique. Les chapitres sont articulés autour de trois périodes : l’avant, le pendant et l’après grève. Ce choix permet aux auteur-e-s de fournir progressivement toutes les clefs indispensables pour développer une compréhension analytique du conflit. Lire la suite

« Affaire Mawda : pourquoi nous demandons un procès d’Assises »

La mort de la petite Mawda, dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 mai 2018, des suites d’un tir policier a eu lieu dans le cadre des opérations Médusa de traques aux migrants. Depuis l’affirmation policière selon laquelle la petite serait décédée des suites d’un hématome crânien (la thèse de l’enfant bélier) – mensonge construit dès les premières minutes et affirmé par les policiers aux ambulanciers et infirmières arrivées sur les lieux – jusqu’à la thèse de la camionnette comme « arme par destination » soutenue par le parquet de Mons, le cadre gouvernemental de traque aux migrants semble surdéterminer l’instruction telle qu’elle a été menée jusqu’à aujourd’hui. Tous les ingrédients d’une affaire d’Etat semblent donc réunis.

Il s’agit d’un meurtre. Le policier qui a tiré a d’abord armé son pistolet à l’aide de ses deux mains, puis exercé une force sur la gâchette pour effectuer le tir à hauteur d’homme en direction de la camionnette qui a tué Mawda. Lire la suite

Une possible alternative crédible, cohérente et efficace au service de la population

« Si vous n’envisagez pas de pouvoir quitter la table des négociation, il vaut mieux ne pas vous y assoir. Si vous ne supportez pas l’idée d’arriver à une impasse, autant vous en tenir au rôle du suppliant qui implore le despote de lui accorder quelques privilèges, mais finit par accepter tout ce que le despote lui donne » (Yanis Varoufakis).

Des paroles et des actes. Ne pas discuter des politiques menées, des arguments utilisés, des possibilités ouvertes – ici par les élections – revient à se laisser enfermer dans un ordre dicté du monde par les puissants. Et pour répondre à Conversations entre adultes : dans les coulisses secrètes de l’Europe de Yanis Varoufakis, Eric Toussaint propose – dans une formulation ironique et qui annonce la couleur – de discuter d’une capitulation entres adultes Lire la suite

Europe, la fin du confinement. Qu’en est-il des droits humains des peuples migrants et réfugiés ?

L’un après l’autre, les pays de l’Union européenne (UE) ont débuté ce que l’on appelle la fin du confinement. Après de longues semaines de confinement imposées par la crise des coronavirus, ses habitants tentent de reprendre le rythme d’une vie normale, quoique lentement. Pour les peuples migrants et réfugiés, la crise est loin d’être terminée. Des milliers de personnes restent confinées dans des camps et / ou des zones insalubres, ou survivent dans la précarité et la marginalité, menacées par le racisme et la peur de la répression. Lire la suite

Introduction : Eric Toussaint : Capitulation entre adultes. Grèce 2015 : une alternative était possible

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Le 25  janvier 2015, alors que la Grèce subit depuis 2010 une sévère cure d’austérité imposée par ses créanciers et par les partis social-démocrate (Pasok) et conservateur (Nouvelle Démocratie) qui ont alterné au gouvernement, le parti Syriza (acronyme signifiant en grec « coalition de la gauche radicale ») remporte les élections législatives en Grèce, avec 149 députés sur 300. Faute de majorité absolue au Parlement, Syriza forme un gouvernement de coalition avec ANEL (petite organisation de droite « souverainiste » qui annonçait, comme Syriza, vouloir faire une priorité de la sortie des politiques d’austérité). Le principal dirigeant de Syriza, Alexis Tsipras, devient Premier ministre, et nomme Yanis Varoufakis, économiste de gauche proche de Syriza, ministre des finances. Lire la suite

Grande-Bretagne. Le masque du sexisme

« Le sexisme sur le front du Covid-19 : les EPI sont faits pour le gabarit d’un joueur de rugby d’1,90 m ». C’est le titre d’un article du Guardian en date du 24 avril. De quoi s’agit-il ? Selon Helen Fidler, porte-parole de la British Medical Association, le personnel soignant féminin court des risques du fait de l’inadaptation des EPI à leur morphologie : « Nous savons, dit-elle, que quand ils sont bien adaptés, ils sont très efficaces, mais les masques sont conçus selon un patron fait pour les hommes, alors que – quelle ironie – 75% du personnel du National Health System sont des femmes. » Lire la suite

Répression de migrants confrontés à la pandémie : un troisième crime contre l’humanité ?

Révoltes et répression policières dans les centres de rétention administrative de Mesnil-Amelot et de Vincennes, enfermement des réfugiées et réfugiés dans les camps de Grèce en particulier dans le « hotspot » surpeuplé de Moria sur l’île de Lebos, nouveau rejet vers la Turquie des personnes exilées tentant de trouver refuge dans l’UE, fermeture des ports italiens et maltais au seul bateau de sauvetage encore actif en Méditerranée centrale alors que les naufrages d’embarcations emmenant migrantes et migrants tentant d’atteindre l’Europe se multiplient. Dans les CRA de France, à la frontière gréco-turque, entre Libye et Italie, exilées et exilés sont de fait les premières victimes des mesures de confinement exigées par la pandémie et qu’ils ne sont pas en mesure de respecter. Enfermement, répression, rejet, mort, l’UE s’apprête-t-elle à commettre à l’égard de migrantes et migrants un troisième crime contre l’humanité ? Lire la suite

Prise en charge comparée de l’épidémie en France et Allemagne. Deux réponses en milieu néolibéral

Les chiffres de la mortalité

Commençons par les chiffres. Certes, les pourcentages et les taux indiqués ci-dessous peuvent varier selon les méthodes de calcul. Certes, les chiffres varient quelque peu selon les sources. Malgré tout, ces chiffres indiquent des tendances très nettes. Et en tout état de cause, le nombre des morts demeure un chiffre absolu. Lire la suite

Un nuage néo-fasciste plane au-dessus des frontières entre la Grèce et la Turquie

Chronologie de la situation aux frontières

L’Europe vit une période sombre, la situation aux frontières entre la Grèce et la Turquie en atteste. Les discours se multiplient et l’heure est à la confusion. Chacun.e apporte « son soutien » à l’une ou l’autre partie « victime », tantôt de la dictature d’Erdogan, tantôt d’une prétendue « invasion » de personnes migrantes, tantôt d’une folie humaine déjà installée depuis bien trop longtemps. Une folie humaine qui est restée dans l’ombre des préoccupations grâce à un gros chèque que l’Union européenne s’est accordée à verser à Erdogan. Six milliards d’euros, c’est le montant reçu par la Turquie à la suite de l’accord signé entre son État et l’UE en 2016. Six milliards d’euros, c’est le prix que l’Europe de « l’Union » a payé pour son incapacité à exprimer son refus « d’accueillir » des personnes en exil. Des personnes qui fuient les nombreuses guerres et conflits qui sévissent dans leur pays, résultat de l’impérialisme des puissants (Trump, Assad, Poutine pour ne nommer que quelques-uns des grands responsables de ces tragédies). Six milliards d’euros c’est bien plus que ce que l’UE n’aurait accepté de rembourser à la Grèce sur les intérêts de sa dette. Dépenser pour refouler des personnes extrêmement vulnérables, oui, annuler la dette illégitime de la Grèce pour éviter le massacre social, non. On ne peut plus clairement résumer les politiques de l’UE. Lire la suite

Revisiter les révolutions ambiguës de 1989

Avec l’aimable autorisation de la revue Inprecor

Vingt ans après la chute du mur de Berlin, Timothy Garton Ash écrivait : « en 1989, les Européens ont proposé un nouveau modèle de révolution non-violente – de velours » (1). Quelques années plus tôt, au contraire, il avait utilisé un néologisme intéressant – la « réfolution » (2) – pour décrire le type de changements systémiques qui s’étaient produits, combinant les caractéristiques des révolutions et des réformes d’en haut. Je veux soutenir et développer ici ce néologisme en opposition à l’épithète « pur », comme étant plus précis pour analyser les ambiguïtés mêmes des transformations historiques qui ont mis fin au « monde bipolaire ». Je soutiendrai que les mouvements et les mobilisations démocratiques, qui ont eu lieu en 1989 et avant, étaient contre la nomenklatura au pouvoir et, en même temps, n’étaient pas en faveur des principales transformations socio-économiques introduites depuis 1989. Il faut regarder au-delà des étiquettes et des discours idéologiques pour prendre pleinement en compte le rôle des « deals » (ou rapports) internationaux « bipolaires » encore à l’œuvre en 1989, mais aussi le rôle joué par les dirigeants de l’ancien parti unique dans les formes opaques de privatisation : tout cela signifia une absence de véritable processus démocratique de décision quant aux principales réformes dont une part substantielle ont eu un contenu contre-révolutionnaire. Les aspirations populaires se sont exprimées massivement par des poussées révolutionnaires contre le parti unique et la domination soviétique, comme le mouvement polonais Solidarnosc en 1980-1981. Et ce mouvement était plus proche de l’automne des Conseils ouvriers de Prague en 1968 contre l’occupation soviétique que des thérapies de choc libérales de 1989. Ces révolutions embryonnaires vers une troisième voie ont été réprimées et démantelées par les puissances dominantes du monde bipolaire à travers différents épisodes, parce que les forces démocratiques mobilisées étaient une alternative à l’ordre politique existant qui tentait d’imposer son propre objectif. Une telle réalité fut camouflée derrière les concepts de guerre froide et la transformation qui a suivi 1989. Lire la suite

Crise à la frontière entre la Grèce et la Turquie : en finir avec l’Europe forteresse

Communiqué du CADTM International

Une fois de plus, la politique européenne de frontières assassine. Cela fait quelques jours que les tensions montent dans les différents points frontaliers entre la Grèce et la Turquie. Les tentatives de la part des personnes migrantes d’entrer sur le territoire grec s’est soldé par de lourdes interventions (y compris avec l’usage d’armes à feu) de la part des forces de sécurité grecques. Depuis le lundi 2 mars nous déplorons au moins deux morts : un enfant de 4 ans s’est noyé près de l’île de Kos alors que les garde-côtes grecs essayaient de faire couler un bateau de migrant-e-s qui fuyaient la Turquie ; Muhammad al-Arab, 22 ans, a été abattu par un tir à la frontière terrestre entre la Turquie et la Grèce et il y a de fortes présomptions pour considérer que le tir est venu de l’armée grecque ou d’un groupe para militaire grec qui ont été encouragés par la politique des autorités grecques et turques [1]. Si comme l’affirme les portes paroles de l’armée grecque il s’agit qu’une provocation de l’armée turque cela n’enlève rien à la gravité des faits. Ce sont les politiques du gouvernement grec, du gouvernement turc et des autorités européennes qui en sont la cause. L’extrême violence de la police et de l’armée ordonnée par le gouvernement grec, ainsi que la suspension du droit d’asile dans ce pays a rencontré un soutien sans faille de la part de l’Union Européenne. Ursula Von der Leyen remerciait ainsi la Grèce d’être le « bouclier » de l’Europe dans ces « temps difficiles » [2]. Lire la suite

Nous voulons une loi abolitionniste du système prostitutionnel et d’attention intégrale aux personnes prostituées

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Brexit, année zéro – Une phase réactionnaire d’une agressivité sans précédent

Le résultat des élections législatives du 12 décembre dernier paraissait enfin conduire au terme de plus de trois années d’incertitude. Nanti d’une forte majorité parlementaire, le Premier ministre conservateur, Boris Johnson, paraissait assuré d’avoir les mains libres pour enclencher le processus de sortie de l’UE et d’honorer ainsi le slogan répété jusqu’à l’épuisement auto-parodique : « get Brexit done » (il faut faire le Brexit).

Mais ce programme ne s’arrête pas à la seule question des rapports avec l’UE. Avec Boris Johnson s’ouvre une phase réactionnaire d’une agressivité sans précédent. Il y a au moins une raison simple à cela : il y a seulement deux ans et demi, en juin 2017, le parti travailliste dirigé par une gauche socialiste pour la première fois de son existence, fut proche de l’emporter malgré des pronostics uniformément défavorables. L’éventualité cauchemardesque de voir ce scénario se concrétiser en décembre 2020 a vu une mobilisation exceptionnelle des principaux médias contre Corbyn et le Labour (comme l’a documenté une étude de chercheurs de l’université de Loughborough) et une campagne tory (conservatrice) ne craignant plus de recourir à la désinformation la plus audacieuse (faux site de factchecking, faux site de présentation du programme travailliste, entre autres). Lire la suite

Pour le respect des droits des travailleurs et travailleuses de la terre

Une remarque préalable. Nous devrions nous interroger sur les conditions de travail de celles et ceux qui produisent ce que nous avons dans nos assiettes. Il ne s’agit pas seulement de réfléchir à l’empreinte écologique de la production et du transport de l’alimentation mais bien à la vie de millions de travailleurs et travailleuses. Le prix des produits que nous mangeons a quelque chose à voir avec les conditions d’exploitation de salarié·es.

« Cette publication est le résultat d’un projet collectif imaginé et coordonné par le groupe de travail « migration et travail salarié en zone rurale » au sein de la Coordination Européenne Via Campesina (ECVC). Lire la suite

Le travail esclavagiste, les fusillades de masse et les chambres à gaz. Les Roms, le génocide oublié de la Seconde Guerre mondiale

Par rapport à l’Holocauste, le meurtre en masse d’un demi-million de Roms et de Sinti en Europe est inconnu et non reconnu. Cette absence et la persécution dont ils continuent à faire l’objet posent des questions auxquelles nous avons encore du mal à répondre

Il s’agit du « génocide oublié » de la Seconde Guerre mondiale : environ 500 000 Roms d’Europe ont été assassinés par les nazis et leurs collaborateurs pendant la Seconde Guerre mondiale, suite à la mise en place de politiques visant à les persécuter. Pourquoi le génocide des Roms a-t-il été largement oublié ? Pourquoi la reconnaissance, même partielle, de leur mort a-t-elle pris autant de temps ?

Quels obstacles nous empêchent encore aujourd’hui de reconnaître pleinement l’importance de ce génocide ? Lire la suite

Émancipation et droit des peuples à l’autodétermination

Avec l’aimable autorisation de l’auteur

Samedi dernier, le 26 octobre 2019, 350 000 personnes ont encore manifesté au centre de Barcelone pour l’indépendance et la libération des prisonniers politiques lourdement condamnés le 14 octobre par le Tribunal Suprême de Madrid pour le délit de « sédition » et de « détournement de fonds publics. » Aujourd’hui, c’est incontestablement la CATALOGNE qui, depuis la déclaration unilatérale de l’indépendance par le gouvernement régional de Barcelone, le 27 octobre 2017, et après la grande vague derépression contre les dirigeants catalans, déclenchée par le gouvernement conservateur espagnol dirigé par M. Rajoy, à la suite de cet événement, attire de plus en plus l’attention de l’opinion publique européenne et mondiale. Lire la suite

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Accord UE-Maroc : la Conf’ lance une procédure pour dénoncer les produits sahraouis illégalement importés

¡ Ni una menos ! Combattre les violences machistes : de la loi à sa mise en œuvre. Le cas espagnol

Thèse dessinée en 180 secondes – Glòria Casas Vila – Université de Lausanne, dans le cadre des dix ans de l’Institut des Sciences Sociales (ISS). Octobre 2019. Lire la suite

N’oublions pas ces « parias » et leurs espérances

Sonia Combe nous parle de temps, proches mais oubliés, le temps du nazisme et des crimes dont la destructions des populations juives et tziganes, le temps du stalinisme – d’autres crimes aussi – et de ses transformations, le temps de l’espoir, « Ces marxistes, souvent très critiques, n’avaient pas encore totalement perdu espoir, pas plus que la génération suivante, écrivains, artistes, dissidents auxquels, d’une manière ou d’une autre, ils avaient transmis leurs idées », le temps de la guerre froide ou l’« anticommunisme » ne se réduisait pas à l’anti-stalinisme.

Le temps de l’immédiat après-guerre, de la division de Berlin et de l’Allemagne, de la construction du mur, pour empêcher des allemand·es de fuir la RDA, le temps d’une communauté de destin : « celle des parias du nazisme, des persécutés du IIIe Reich et de ceux qui l’avaient combattu ». Lire la suite

Catalogne. Des anticapitalistes sans concessions sur la situation…

Le 14 juillet dernier la CUP (Candidature d’Unité Populaire), au sortir de son Assemblée Nationale et, après des débats serrés, produisait un rapport politique qui prenait la mesure des difficultés que connaît le mouvement pour l’indépendance depuis l’échec de la mobilisation référendaire de 2017. Tout en gardant le cap de l’indépendance.

Nous reproduisons ici la traduction intégrale de ce rapport qui, en premier lieu, établit le diagnostic sévère d’une situation politique et sociale défavorable au mouvement indépendantiste dont la CUP est l’aile radicale clairement anticapitaliste. Dans un paradoxe assumé et argumenté, elle n’hésite pas à pointer les causes internes de la défaite subie suite au référendum d’octobre 2017, sans exclure sa propre responsabilité dans cet échec. Pourtant, c’est le titre, il ne s’agit surtout pas de se résigner mais, au contraire, de se préparer à recommencer. En tirant cependant les leçons de ce qui a mené aux difficultés actuelles à porter le flambeau de la revendication de république indépendante. La CUP propose à cet effet ses préconisations programmatiques et d’actions ainsi que des modifications importantes de son fonctionnement interne. Lire la suite