Archives de Catégorie: Caraïbes, Amérique Centrale et du Sud

Ortega ne veut pas lâcher prise: les intérêts non négociables du régime (plus « Lettre aux camarades de France solidaires avec le Nicaragua »)

« Le 17 mai, je fêterai un mois de siège ininterrompu de ma maison par la police nationale. Entre six et huit policiers, parfois en civil, parfois en uniforme, arrivent chaque jour de 6 heures du matin jusqu’à midi ou jusqu’en fin d’après-midi. L’ordre est de ne pas me laisser sortir de la maison, d’interroger tous ceux qui arrivent et de signaler mes déplacements », raconte le politologue Guillermo Incer Medina, membre du front d’opposition Unité nationale bleue et blanche, dans le dernier numéro de Revista Envío (V-21).

La dernière modalité répressive du régime de Daniel Ortega et Rosario Murillo est celle de la « maison comme prison », une situation que subissent au moins 600 personnes identifiées à l’opposition. « Ceux d’entre nous qui vivent sous le coup d’une assignation à résidence dictée par la police subissent des dommages psychologiques, économiques et sociaux », considère Guillermo Incer Medina dans son article. Lire la suite

Haïti : appel à la solidarité des camarades de la Centrale Continentale des Travailleurs et Travailleuses de l’Éducation (CTE) + texte de James Darbouze

La révolution haïtienne, résultat de la première révolte d’esclaves réussie de l’histoire de l’humanité, a changé l’ordre mondial, colonial, raciste et esclavagiste. Elle a constitué un grand espoir pour le monde noir et pour tous les peuples opprimés du monde en quête de liberté et de bien-être collectif. Christiane TAUBIRA a mis en évidence ce qu’Haïti représente pour le monde et les noirs en particulier en ces termes : « Ce n’est pas à moi seule que le peuple d’Ayiti a ouvert les avenues d’un monde de justice et de fraternité. Ce fut aussi au monde noir, dans son entier, qui y reconnaît la première République Indépendante, arrachée puis codifiée par d’anciens esclaves, édifiée à la morgue de l’empire colonial. Ce fut aussi un cadeau pour le monde opprimé dans sa quête de référence et de modèle dans un univers non seulement hostile, mais qui, comme l’assénait Frantz Fanon, déjà s’emparait de son passé pour le défigurer, le distordre. [1] » Lire la suite

L’EZLN en Europe : entre enthousiasme et marginalisation (plus autres textes)

À la mi-juin, sept envoyés de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) débarqueront en Espagne pour entamer une tournée qui les mènera à travers toute l’Europe. Le point culminant de leur voyage aura lieu à Madrid le 13 août, date du 500e anniversaire de la chute de Tenochtitlán en 1521, début d’une longue soumission aux conquistadors espagnols. Le sociologue belge Bernard Duterme, directeur du Centre tricontinental et spécialiste de la rébellion zapatiste depuis son surgissement en 1994, répond aux questions d’Underground – Periodismo Internacional à propos de la visite de la guérilla mexicaine qui, malgré le temps qui passe, continue à gagner des soutiens sur le « vieux continent ». Lire la suite

La lutte pour la souveraineté alimentaire, c’est la lutte pour la vie

Perla Álvarez de la CLOC-Via Campesina écrit sur la souveraineté alimentaire comme résistance et pratique des mouvements paysans et autochtones.

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Lorsque nous entendons parler de l’agro-industrie parmi les secteurs populaires organisés et non organisés du Paraguay, nous pensons immédiatement à « mono-cultivateur de soja », « Brésilien », « Mennonite »(1). Pourquoi ? Depuis quand ces mots apparaissent dans notre environnement ? De quoi parlons-nous vraiment lorsque nous utilisons ces mots ? Analysons le mot « agro-industrie » : industrie de l’agro, industrie foncière… voici le secret. Ce mot renferme un concept de terre différent du nôtre, paysannes et paysans et peuples autochtones.

En général, la terre est traitée comme une marchandise, un produit qui s’achète et se vend et qui, de plus, génère des bénéfices. La terre (l’agro) est exploitée commercialement. La terre (agro) n’est plus considérée comme « tekoha », elle n’est plus « le lieu d’où nous venons », « l’endroit où nous vivons, produisons et nous reproduisons », « l’endroit où nous développons notre être », « l’endroit d’où nous venons et où nous avons notre culture ».

Pour l’agro-industrie, la terre est négociable, elle se mesure en uniformité et non en diversité. En tonnes de grains, pas de graines. En productivité et non en innocuité. En dollars et non en vie. En courbes de niveau, pas en espèces d’arbres et d’oiseaux qui disparaissent. Lire la suite

Nicaragua : Halte à la répression – élections libres

Les organisations françaises solidaires avec le Nicaragua, rassemblant des « auto-convocados », de la diaspora et de l’exil des Nicaraguayens en Europe, ainsi que des groupes et personnes européennes solidaires du Nicaragua déclarent :

Nous condamnons la répression que la dictature d’Ortega-Murillo a déclenchée contre toutes les personnes qui ont manifesté leurs intentions de défier la dictature aux élections présidentielles de novembre 2021, et qui ont quelques chances de rassembler le peuple et de les remporter. Ainsi en quelques jours plusieurs têtes de file de l’opposition ont fait l’objet d’accusations mensongères et de détention arbitraire. Lire la suite

Colombie : atelier d’urbanisme critique dans un bidonville de Soacha

Le développement urbain chaotique des grandes villes de Colombie n’est pas sans conséquence. Obéissant à des intérêts privés, la dynamique de densification urbaine ne fait les frais d’aucune planification générale. C’est en effet à un délaissement pur et simple de l’État auquel on assiste, où aucune infrastructure publique supplémentaire n’est érigée afin de combler les besoins essentiels (que ce soit en santé, en éducation, etc.). Dans la municipalité de Soacha, en périphérie de la capitale colombienne, cette dynamique urbaine atteint son paroxysme de saturation. Lire la suite

Stop silence Haïti ! (2)

La politique internationale vis-à-vis d’Haïti doit changer !

En octobre 2020, était lancée la campagne internationale Stop silence Haïti ! Huit mois plus tard, où en est-on ? Toutes les exactions, violences et injustices dénoncées dans cet appel se sont aggravées. La pauvreté s’est accrue, la faim affecte plus de 4 millions de personnes, les enlèvements – doublés de viols –, se sont multipliés, et les bandes armées ont encore étendu leur pouvoir. L’insécurité généralisée touche toutes les couches de la population, compromettant un peu plus l’accès aux services sociaux de base, dont l’éducation et la santé.

Il n’y a eu aucune avancée judiciaire dans les massacres – douze massacres ont été enregistrés depuis 2018 – et les affaires de corruption, au premier rang desquelles, Petrocaribe, alors que de nouvelles enquêtes, nationales et internationales, confirment l’implication et la complicité du pouvoir. L’assassinat du bâtonnier du barreau de Port-au-Prince, Maître Monferrier Dorval, comme tant d’autres, demeure impuni. La violence et l’impunité se nourrissent mutuellement, plongeant Haïti dans un cercle vicieux. Lire la suite

Les cahiers de l’antidote n° 9 : Colombie : un peuple en résistance (+ Solidarité avec le peuple colombien)

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Table des matières

Le soulèvement populaire est en train de faire tomber le régime néolibéral et militariste de Duque

Le peuple uni de Cali est la terreur des puissants

Le rouge est mis

La jeunesse s’exprime dans la rue

« Ici, on ne donne rien parce qu’ici vous avez tout volé »

La « première ligne » et les quatre autres

Les indiens, solidaires du mouvement social, pris pour cibles à Cali soutien aux travailleurs et travailleuses de Colombie

Halte à la répression et solidarité internationale avec le peuple colombien Lire la suite

29/05 : Dans tout le Brésil, les femmes sont descendues dans la rue pour dénoncer le gouvernement génocidaire de Bolsonaro (plus autre texte)

À première vue, il peut sembler contradictoire de défendre la vie dans les rues, dans une pandémie qui a déjà tué plus de 450 000 personnes au Brésil. Mais ce n’est pas le cas. Une partie considérable de ces décès aurait pu être évitée avec une action de l’État qui place la vie au-dessus du profit, de la cupidité, du négationnisme et des valeurs qui disent que certaines vies valent moins que d’autres. C’est peu dire que le président brésilien, Jair Bolsonaro (sans parti), n’a rien fait pour freiner la propagation du covid-19. Plus que cela, il a agi pour permettre à la maladie de se répandre dans tout le pays, tuant des centaines de milliers de personnes. Lire la suite

Le plan d’ensemble de Daniel Ortega

MANAGUA – Les processus électoraux en Amérique latine sont plus ou moins imparfaits, mais ils ont lieu et, à quelques exceptions près, les votes des citoyens sont comptabilisés de manière transparente. Ce sont des systèmes démocratiques qui n’ont pas encore réussi à résoudre les problèmes fondamentaux de nos sociétés, et dans certains pays, la crédibilité des institutions s’est détériorée, mais les électeurs peuvent corriger le tir. Ce n’est pas le cas au Nicaragua.

En novembre de cette année, des élections auront lieu pour élire le président et le vice-président, et pour renouveler tous les sièges de l’Assemblée nationale. La décision ferme de Daniel Ortega, devenu président pour la deuxième fois en 2007, est de se faire réélire une nouvelle fois, avec son épouse, la vice-présidente Rosario Murillo. Il atteindrait ainsi 20 années consécutives au pouvoir, sans compter les 10 années où il a gouverné pendant la période de la révolution dans les années 1980, ce qui dépasserait de loin tout membre de la famille Somoza, qui a gouverné le pays directement ou indirectement entre 1937 et 1979.

Ces dernières semaines, le plan d’ensemble élaboré pour empêcher la tenue d’élections démocratiques a été mis en œuvre, et ses résultats commencent à être palpables. Lire la suite

Chili : territoire féministe, rebelle et constituant

Découvrez ce qui se passe actuellement au Chili, après la victoire de la gauche et des mouvements sociaux à l’élection de l’Assemblée constituante

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Depuis la révolte sociale qui a commencé le 18 octobre 2019, le Chili connaît un processus de changement politique et social alimenté par les mouvements sociaux et par les citoyens en général. C’est une réponse à la crise de représentativité dans les pouvoirs institutionnels et au malaise social des secteurs populaires.

Les 15 et 16 mai 2021, le pays a connu un processus électoral historique, choisissant des représentants des gouvernements locaux et régionaux (maires, conseillers/ères municipaux/les, gouverneurs/eures) et leurs représentants pour l’Assemblée constituante. La grande surprise du jour des élections a été la victoire des secteurs de gauche, progressistes et indépendants. La convention chargée de rédiger la nouvelle Constitution sera composée, environ, à 80% de secteurs critiques pour le modèle actuel. Lire la suite

Nous exigeons l’expulsion des envahisseurs de notre territoire

Communiqué urgent du Peuple Munduruku

Tout le peuple Munduruku est indigné par l’annulation de l’opération de la Police Fédérale dans notre région. L’opération ne peut pas se terminer maintenant, alors que les orpailleurs attaquent nos leaders. Nous ne comprenons pas comment l’opération peut quitter notre territoire en ce moment de tant de danger pour nous. Nous crions à l’aide ! Lire la suite

Colombie : Un mois après le début de la grève nationale, nous exigeons la fin de la violence de l’État et une enquête internationale sur les crimes de l’État colombien

(Harare : 28 mai 2021) Un mois après le début de la grève nationale contre les mesures néolibérales de réduction de droits, de privatisations et de flexibilisation du travail, les organisations et mouvements sociaux soussignés sont solidaires du peuple colombien et exigent la fin immédiate de la violence brutale de l’État et para-étatique contre les jeunes, les femmes, les paysans/paysannes, les travailleurs/travailleuses et les peuples autochtones qui n’ont cessé de manifester pour leurs droits.

La résistance ininterrompue a remporté quelques victoires, mais elle ne s’arrêtera pas tant que l’offensive ultra-libérale du gouvernement ne sera pas inversée. Le peuple colombien ne renoncera pas à la mise en œuvre effective de l’accord de paix, aujourd’hui remis en cause par les actions du gouvernement visant à le démanteler, ainsi que par le non-respect de l’obligation de l’État de protéger la vie des leaders sociaux, piliers de la construction de la paix en Colombie, qui sont aujourd’hui massacrés par des groupes armés illégaux, principalement des narco-paramilitaires. Lire la suite

La désinformation empêche les populations autochtones de se faire vacciner, interview de Sônia Guajajara

Les autorités travaillent à partir d’une base de 410 000 autochtones. Ce qui fait que 42% de la population est exclue du programme de vaccination. [1]

La désinformation propagée par le gouvernement fédéral au sujet de la pandémie et de la sécurité des vaccins, frappe durement les communautés autochtones.

« Nous, populations autochtones, sommes confrontées à de nombreux problèmes. Parce la désinformation est arrivée avant les vaccins, par WhatsApp et d’autres moyens. Y compris par des extraits du propre discours du président », déclare Sônia Guajarara, coordinatrice de l’Apib (Articulation des peuples indigènes du Brésil).

Lors d’une conversation destinée à l’émission BdF Entrevista , diffusée tous les vendredis, sur Rede TVT ainsi que sur les réseaux sociaux de Brasil de Fato, cette femme autochtone de la Terre indigène Arariboia, dans l’État du Maranhão, révèle que de nombreuses personnes ont refusé de se faire vacciner et que les infox concernant les vaccins sont la cause de beaucoup de confusion parmi la population autochtone. Lire la suite

« Le feminisme est une manière de voir la vie, de la construire et de la traverser »

Les femmes et les mouvements féministes ont rythmé la plupart des principales mobilisations sociales de ces dernières années, dans une grande partie de l’Amérique latine. Un rôle prépondérant, un dévouement sans limite, une force libératrice, ainsi peut-on résumer la démarche de Lucila Puyol, membre depuis sa création du groupe argentin H.I.J.O.S. (Hijos e Hijas por la Identidad y la Justicia contra el Olvido y el Silencio). Madame Puyol est la fille de deux militant·es des années 1970. Son père est porté disparu depuis décembre 1976 – au plus fort de la dictature militaire – et sa mère a été prisonnière politique pendant près de six ans, entre 1975 et 1980. Elle se définit comme féministe, militante des droits humains et du genre. Elle est également avocate dans des affaires où des crimes contre l’humanité sont jugés. Depuis décembre 2019 – avec l’arrivée du gouvernement d’Alberto Fernández -, elle est Secrétaire des droits humains et de la diversité, dans la province de Santa Fe, Argentine. Interview. Lire la suite

Cessez la violence et la répression contre les femmes colombiennes ! (et autres textes)

Ces dernières années, en Colombie, l’ordre établi par le système patriarcal et le modèle économique néolibéral a été approfondi par un gouvernement de droite et par une crise institutionnelle, économique et politique résultant de cet ordre, qui s’est concentré sur la création de conditions permettant d’enrichir une minorité et d’enfoncer de larges secteurs de la population colombienne dans la pauvreté et la misère. Les pratiques politiques patriarcales qui excluent n’acceptent pas les différences et elles les éliminent physiquement, symboliquement et émotionnellement. Lire la suite

Colombie (plusieurs textes : crise, répression, droits, soutiens)

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Soutien aux travailleurs et travailleuses de Colombie

Le gouvernement d’Iván Duque a soumis au Parlement colombien un projet de réforme fiscale qui vise à récolter 26 000 milliards de pesos par l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les aliments de base, l’augmentation du taux d’imposition sur les salaires des travailleurs et travailleuses, parmi d’autres mesures qui feront payer aux pauvres du pays le prix d’une crise économique créée qui est celle des capitalistes, tandis que le chômage augmente, comme les indices de la misère et le nombre d’assassinats de combattants sociaux, tout ceci dans un contexte d’augmentation flagrante de la corruption.

Face à ces mesures, les centrales ouvrières ont appelé à une journée nationale de protestation, le 28 avril, qui a montré par ses grandes mobilisations l’indignation contre le gouvernement, s’est propagée et transformée en une lutte reconductible. A Cali, où la protestation était la plus forte, le gouvernement et le maire ont donné l’ordre de réprimer la protestation sociale, après un tweet de l’ancien président Uribe dans lequel il appelait au « droit des policiers et des soldats à utiliser leurs armes ». Lire la suite

Brésil : 400 000 Morts

Déclaration de la Campagne Nationale Bolsonaro Dehors

En ce jour où le Brésil dépasse les 400 000 morts du coronavirus, nous sommes solidaires des familles et des Brésiliens et Brésiliennes touché.es par la pandémie et nous en appelons une nouvelle fois au pays pour qu’il mette fin au gouvernement de la mort et de la destruction nationale.

Nous sommes encore en avril et il y a déjà plus de morts de la Covid-19 en 2021 que durant toute l’année 2020. Dans certaines villes, il y a plus de décès que de naissances.

Il y a presqu’un an, le mouvement syndical et populaire, les organisations de la société civile, les partis politiques et les collectifs militants se réunissaient pour donner vie à la campagne Fora Bolsonaro. Nous avions compris, dès les premiers mois de la pandémie, qu’il n’y aurait aucune issue à la crise brésilienne tant que la nation serait conduite par le gouvernement Bolsonaro. Cette crise a des conséquences si graves, pour le Brésil et pour la vie de ses habitants, que nous ne pouvons pas attendre passivement une nouvelle élection. Lire la suite

Pas d’émancipation possible sans égalité, droits humains et démocratie radicale

« Avec ce livre, je voudrais continuer à prouver, à partir de l’exemple du Nicaragua, que les crises sociales ne peuvent jamais être résolues par des méthodes répressives. Je suis profondément convaincu que l’émancipation sociale n’est possible que si les droits humains et les libertés démocratiques sont aussi garantis et significativement étendus ». Dans son avant-propos à l’édition française, avant-propos-a-ledition-francaise-de-nicaragua-1979-2019-du-triomphe-sandiniste-a-linsurrection-democratique/ publié avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, Matthias Schindler aborde la fin de la dictature de Somoza, le soulèvement populaire et le Front sandiniste de libération national (FSLN) et la nouvelle dictature du gouvernement d’Ortega « basée sur la répression ouverte du peuple du Nicaragua ». Il explique ses choix de présentation, ses axes de développement, « Ce livre porte essentiellement sur l’analyse des structures politiques du Nicaragua et enquête sur l’évolution du pays confronté aux succès et aux erreurs des rapports démocratiques dans la société », son utilité pour des lecteurs et lectrices francophones, et importance de débats « sur le rapport étroit et complexe entre l’émancipation sociale et la démocratie »… Lire la suite

Pancha Rodríguez : la souveraineté alimentaire est une décision pour changer le monde

Pour marquer la date du 17 avril, la Journée Internationale de la Lutte Paysanne, Capire publie cet entretien avec Pancha Rodríguez, responsable de la Coordination Latino-américaine des Organisations de la Paysannerie (CLOC-Via Campesina) et de l’Association Nationale des Femmes Rurales et Indigènes (Associación Nacional de Mujeres Rural e Indígenas – Anamuri) du Chili. Le récit de Pancha présente un long parcours personnel et collectif de lutte pour la souveraineté alimentaire, le féminisme et le socialisme.  Lire la suite