Archives de Catégorie: Palestine

Aucun changement à Jérusalem ou à Gaza (plus : Aidez Gaza à se nourrir !)

Notre gouvernement de changement ne nous a pas donné 100 jours d’état de grâce, ni même 100 heures. Il n’est peut-être pas juste de le juger sur ses premières heures d’existence, mais elles peuvent être le signe de ce qui va suivre. Cent minutes ont suffi pour se rendre compte que sur les questions les plus importantes de toutes, il n’y a pas de désaccords dans le nouveau gouvernement, et qu’il n’est pas différent du gouvernement précédent. Ce qui était sera.

Ses premières heures, qui auraient pu annoncer un changement, ont annoncé exactement le contraire. Les ministres auraient pu interdire la Marche des Drapeaux [marche censée commémorer la « journée de Jérusalem », autrement dit la « réunification » de la Ville sainte après son occupation en 1967 ; elle s’est déroulée le mardi 15 juin sous la houlette de l’extrême droite colonisatrice] et dire aux Israéliens, aux Palestiniens et au monde entier qu’il y a une nouvelle équipe en ville, une équipe qui prend en considération les sensibilités d’un autre peuple. Au lieu de cela, le ministre de la Sécurité publique, Omer Bar-Lev, un représentant de la gauche [Parti travailliste] dans le nouveau gouvernement, a tweeté que « Jérusalem est la capitale éternelle d’Israël », adaptant avec une incroyable facilité le jargon nationaliste de Benyamin Netanyahou ou de Bezalel Smotrich [membre aujourd’hui du Religious Zionist Party, précédemment de Yamina, parti de Naftali Bennett] en passant par Itamar Ben-Gvir [leader de Otzma Yehudi-Force juive et membre de la Knesset]. Lire la suite

« Ne pleurez pas une coexistence qui n’a jamais existé » (plus autres textes)

Les citoyens palestiniens d’Israël se sont habitués à entendre des déclarations ridicules de la part des grands médias et des politiciens israéliens. Leur manque de connaissance de la société palestinienne et les mensonges qu’ils crachent à la télévision nationale ne sont pas seulement très loin des normes journalistiques, ils sont souvent tout simplement ridicules et très peu journalistiques.

Mais ces dernières semaines, même selon leurs critères, le spectacle d’horreur et de comédie qu’est la télévision israélienne s’est surpassé. Alors que la violence faisait rage dans tout le pays, à Jérusalem, à Gaza et dans les « villes mixtes », les présentateurs traditionnels se sont attaqués aux invités arabes de leurs émissions, interrompant leurs réponses. Certains présentateurs ont activement provoqué les manifestants palestiniens, tandis que des politiciens de la gauche israélienne ont publiquement soutenu l’attaque contre Gaza. Lire la suite

L’ONU lance une enquête sur les atteintes aux droits humains commises dans les territoires palestiniens occupés et en Israël

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a lancé jeudi une enquête internationale sur les atteintes aux droits humains commises dans les territoires palestiniens occupés et en Israël depuis avril, mais aussi sur les « causes profondes » des tensions.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahua a immédiatement dénoncé une « décision honteuse » qui « encourage les terroristes dans le monde entier ». En revanche, le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a « salué » la décision du Conseil des droits de l’homme.

Plus tôt, la Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, avait soutenu devant le Conseil, réuni en session extraordinaire, que les récentes frappes israéliennes sur Gaza peuvent constituer des crimes de guerre « s’il s’avère » que les civils ont été touchés « sans distinction ». Elle avait indiqué ne pas avoir vu de preuve de la présence de groupes armés ou d’action militaire dans des bâtiments visés par Israël à Gaza, une des justification de l’Etat hébreu pour les détruire.

Mme Bachelet avait également souligné que les tirs de milliers de roquettes du mouvement islamiste palestinien Hamas « ne font pas de distinction entre les objets militaires et civils, et leur utilisation constitue donc une violation manifeste du droit humanitaire international ». Lire la suite

Palestine : bientôt nous serons libres

Le médecin Mustafa Barghouti est le secrétaire général et cofondateur de l’Initiative nationale palestinienne (PNI), et fondateur et président de la Société palestinienne de secours médical. En tant que candidat présidentiel  élections palestiniennes de 2005, Barghouti a perdu face à Mahmoud Abbas dans un concours qui – comme toutes les élections depuis la création de l’organe d’autonomie provisoire avec les accords d’Oslo de 1993 – s’est déroulé dans des conditions hautement antidémocratiques. Depuis lors, Barghouti est membre du Conseil législatif palestinien et a été ministre de l’Information dans l’éphémère gouvernement d’unité palestinien en 2007.

Ancien membre du Parti du peuple palestinien (ex Parti communiste palestinien), Barghouti a toujours été un militant démocratique et un défenseur de la résistance radicale non-violente. L’une des principales voix de l’unité politique du peuple palestinien, il a travaillé sans relâche pendant des décennies pour réunir les « trois composantes » – les Palestiniens vivant dans les territoires occupés, en Israël et dans la diaspora – en un seul projet politique.

Dans une conversation avec Leena Dallasheh pour Jacobin, Barghouti insiste sur le fait que les puissantes manifestations observées ces dernières semaines dans la Palestine historique ne sont que le début d’un mouvement de résistance croissant. Il discute de l’unité palestinienne et de l’objectif ultime de créer un projet national palestinien, ainsi que des stratégies internationales pour faire avancer la cause de la libération palestinienne.

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Un cessez-le-feu a été déclaré entre Israël et le Hamas à 2 heures du matin le vendredi 21 mai. Je me demandais si vous pouviez nous donner un aperçu de la situation sur le terrain en Cisjordanie et dans la bande de Gaza depuis lors ? Lire la suite

« Les Israéliens mentent à propos de Gaza » (plus un texte de Gideon Levy)

« Israël s’est retiré complètement de Gaza » , tel est le slogan hasbara (de propagande) que la présidente du parti travailliste Merav Michaeli a choisi de vendre au monde dans l’une de ses nombreux entretiens accordés aux médias internationaux pendant les jours de combat. Dans un communiqué de presse, elle a qualifié ce blitz de « patriotique », dans le cadre de l’éternel besoin de la gauche israélienne de prouver à la droite son ardente loyauté envers le pays.

Israël a peut-être évacué ses installations militaires et ses colonies de la bande de Gaza en août 2005, mais, en aucun cas, il possible de dire qu’Israël s’est « retiré complètement de Gaza ». Depuis lors, Israël continue à contrôler l’accès à la bande de Gaza et sa sortie, et cela par les airs [aéroport international de Gaza a été détruit par l’armée israélienne en 2001-2002], par mer [avec des limites resserrées pour l’exercice de la pêche] et par terre, sans mentionner les aspects du registre de la population qui affectent également le passage de Rafah. Cela va de pair avec l’autorité en termes économiques, le contrôle de la construction et du développement, et bien plus encore. Lire la suite

Palestine : une critique du Hamas

Gaza. Après 11 jours de bombardement, c’est la trêve. Le déluge de feu s’est arrêté, du moins jusqu’à la prochaine fois qui adviendra sûrement, tant ce scénario a un goût de déjà vu : 2008-2009, 2012, 2014… Ballet de diplomates annoncé « pour relancer le processus de paix », sans rire. Hypocrisie à tous les étages. 

Si la morgue coloniale israélienne ne connaît plus aucune limite, elle qui se met désormais à la remorque d’authentiques judéo-nazis, le Hamas n’est pas innocent de cette énième catastrophe humaine. Envoyer une pluie de roquettes sur les villes israéliennes, c’est quoi le but ? Le résultat est pourtant connu, c’est toujours le même : les représailles sur Gaza font dix ou vingt fois plus de morts palestiniens qu’il n’y a de victimes israéliennes, sans parler des dégâts matériels : les hôpitaux, les écoles… Les dirigeants du Hamas sont évidemment conscients que leur arsenal militaire ne fera jamais le poids face à la haute technologie israélienne. En se lançant dans un tel match carburant à la testostérone de qui a les plus gros missiles, ils savent aussi très bien à quoi ils exposent la population gazaouie qu’il est impossible de protéger vu sa densité, une des plus élevées du monde.  Lire la suite

Au-delà du Hamas et de l’AP, un défi : « comment maintenir ce soulèvement populaire au-delà des structures actuelles de direction » (et autres textes)

Entretien avec Tareq Baconi conduit par Amjad Iraqi

Un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas a finalement été annoncé jeudi soir après 11 jours de bombardements dévastateurs et de tirs de roquettes aveugles qui ont tué plus de 240 Palestiniens dans la bande de Gaza et 12 personnes en Israël. Pour de nombreux observateurs, cet accord – qui, s’il tient, permettra sans aucun doute d’éviter d’innombrables autres morts, blessés et destructions gratuites – devrait enfin mettre un terme à cette saga infernale.

Une fois, ce retour désespéré au « calme », une part fondamentale du problème reste toutefois. Avec l’apaisement de leurs affrontements armés, Israël et le Hamas sont prêts à rétablir un équilibre « très violent » qui contraint la bande de Gaza à revenir « hors de vue, hors d’esprit », prévient Tareq Baconi, analyste à l’International Crisis Group et auteur de Hamas Contained: The Rise and Pacification of Palestinian Resistance (Stanford Studies in Middle Eastern and Islamic Societes, 2018). Ce statu quo ante – caractérisé par un siège brutal, l’indifférence internationale et la fragmentation politique et géographique – est précisément ce qui doit être démantelé, dit-il. Lire la suite

Traiter les vraies causes du conflit israélo-palestinien (plus autres textes)

En se déplaçant sur le terrain militaire, la crise relègue la question coloniale à l’arrière-plan. Inlassablement, il faut donc revenir aux expulsions de Palestiniens de Jérusalem, et aux destructions de maisons, si on ne veut pas seulement arracher une « trêve », mais aller aux racines du mal.

Depuis vingt ans, nos mémoires sont saturées de ces images en provenance de Gaza. C’est le spectacle de la mort. Ces tours qui s’effondrent emportant des vies qui ne sont pas toutes, loin s’en faut, celles de dirigeants du Hamas, ces alignements de corps couverts de linceuls blancs, ces mères qui hurlent leur désespoir en implorant le ciel subjuguent nos médias et tétanisent les témoins impuissants que nous sommes. Mais si les morts de Gaza meurent à Gaza, c’est de Jérusalem dont ils meurent. Les bombes israéliennes comme les roquettes du Hamas sont la conséquence du conflit, et non la cause. En se déplaçant sur le terrain militaire, hautement favorable à la puissance israélienne, la crise relègue la question coloniale à l’arrière-plan. Inlassablement, il faut donc revenir aux expulsions de Palestiniens de Jérusalem, et aux destructions de maisons, si on ne veut pas seulement arracher une « trêve », mais aller aux racines du mal. Mais qui le veut, hormis la population palestinienne et une faible partie de l’opinion israélienne, privées l’une et l’autre de représentation politique honorable ? Car cette tragédie sans fin, c’est d’abord la défaite de la politique. Il ne serait pas difficile d’en faire la démonstration côté palestinien, mais c’est évidemment côté israélien qu’il faut chercher les principaux coupables, parce que là est la force, et là est le projet colonial. Lire la suite

Appel à la solidarité internationale avec la résistance palestinienne (plus texte de Gilbert Achcar et de Gideon Levy)

Les organisations soussignées, membres du Conseil international du Forum social mondial, de ses forums thématiques et du processus FSM 2021-22 vers le Mexique, appellent toutes les forces de la société civile, les partis et les gouvernements engagés dans la défense des droits humains, de la souveraineté des peuples et de la démocratie à élever leur voix pour mettre fin au conflit israélo-palestinien sur la base de la justice et du droit international. Lire la suite

Transformer les « dommages collatéraux » en crime de guerre (plus texte de Hamira Hass et Shlomo Sand)

« Notre bombardement de Gaza est moral »

Crie le Premier ministre

Comme s’il s’en souciait.

 

« Nous faisons tout

pour éviter de blesser des civils ».

Alors il a dit.

Eh bien, peut-être que nous essayons. Lire la suite

L’exemple de Lod – Ceux qui ont soif de sang (et autres articles)

L’exemple de Lod : comment la police israélienne est de connivence avec les colons contre les citoyens palestiniens

Dans la ville de Lyd [Lod en hébreu], au centre d’Israël, les forces israéliennes sont activement soutenues par des colons extrémistes de la Cisjordanie occupée dans leurs attaques contre les Palestiniens locaux [les « Arabes israéliens » qui habitent dans cette ville]. Alors que les médias israéliens décrivent la violence dans la ville – qui implique des violences dans les deux sens entre Juifs israéliens et Palestiniens – comme un pogrom anti-juif, la réalité sur le terrain nous livre une autre histoire.

Quelques heures après que la ville de Lyd a été placée sous l’état d’urgence mercredi soir, le 12 mai, des colons armés de Cisjordanie et des Juifs de droite sont entrés dans la ville et ont commencé à patrouiller dans les rues tout en attaquant les résidents arabes avec des pierres. La police israélienne n’a pas mis fin à ces attaques et n’a utilisé que dans quelques cas des grenades assourdissantes pour repousser les colons [cette ville a accueilli des colons évacués de Gaza en 2005]. Les attaques ont continué avec moins d’intensité dans la nuit de jeudi. Lire la suite

Non à la criminalisation du droit à manifester La solidarité avec la Palestine ne peut être interdite

Criminalisation du droit à manifester 140521 A Lire la suite

La tempête que Netanyahou a déclenchée (plus autres textes)

Hier matin (mardi), nous nous sommes réveillés avec la nouvelle de vingt et un Palestiniens tués à Gaza, dont neuf mineurs, et de deux Israéliennes tuées à Ashkelon (l’une d’entre elles, il s’est avéré par la suite, était une travailleuse migrante originaire d’Inde, et depuis lors, le nombre de morts des deux côtés a plus que doublé). Puis est arrivé le courriel que j’attendais. Noa Levy de Hadash a envoyé un appel urgent à des manifestations d’urgence à Tel Aviv et Jérusalem. Un deuxième message, provenant du Forum des familles israéliennes et palestiniennes endeuillées et des Combattants pour la paix, a approuvé l’appel de Hadash et a ajouté un lieu de manifestation à Haïfa initié par le Centre des femmes pour les femmes de Haïfa. « Le gouvernement joue avec le feu – nous serons tous brûlés ! Dans une tentative désespérée de s’accrocher au pouvoir, Netanyahu nous entraîne dans la guerre, dans la tuerie, la souffrance et la douleur pour les deux peuples. Arrêtez l’escalade ! Cessez le feu ! Arrêtez l’expulsion des familles de Sheikh Jarrah, arrêtez le déchaînement de la police à Jérusalem-Est. Il ne peut y avoir ni paix ni tranquillité tant que la Cisjordanie vivra sous occupation et que Gaza subira un siège étouffant. La solution : la fin de l’occupation, la fin du siège de Gaza et la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël, avec Jérusalem-Est comme capitale. Nous méritons tous de vivre dans la liberté et la sécurité. Le temps d’agir est maintenant ! » Lire la suite

Il faut des actes forts pour arrêter les agressions israéliennes contre le peuple palestinien (+ autres textes)

Appel rassemblement du 12052021A Lire la suite

Appel au boycott des produits israéliens : la France doit appliquer l’arrêt de la CEDH

La LDH, la FIDH et l’AFPS saisissent le Comité des ministres du Conseil de l’Europe des manquements de la France dans la mise en œuvre de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme du 11 juin 2020.

Par une communication envoyée le 13 avril 2021, la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), la Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH), et l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), ont saisi le Comité des ministres du Conseil de l’Europe, – qui assure le suivi de l’exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) -, des dispositions très contestables prises par le gouvernement français pour la mise en œuvre de l’arrêt de la CEDH du 11 juin 2020.Rappelons que par cet arrêt, la Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la France en donnant raison aux 11 militants alsaciens qui avaient été condamnés par la justice française pour avoir mené des actions d’appel au boycott de produits israéliens. L’arrêt de la CEDH précise notamment que l’appel au boycott pour des motifs politiques est tout particulièrement protégé par la Convention européenne des droits de l’Homme, les seules limites à cette liberté d’expression étant l’appel à la haine, à la violence ou à l’intolérance. Lire la suite

Israël-Palestine. L’histoire d’un système « sophistiqué » d’expropriation des terres

Entretien avec Salim Wakimconduit par Suha Arraf 

Mardi 30 mars 2021, les citoyens palestiniens d’Israël ont célébré le 45e anniversaire de la première Journée de la terre, commémoration annuelle des grèves et des manifestations de masse organisées le 30 mars 1976 en réaction au projet du gouvernement israélien – dirigé à l’époque par Yitzhak Rabin – de confisquer des milliers de dounams de terre en Galilée [un dounam = 1000 m2]. Les forces de sécurité israéliennes ont abattu six manifestants au cours de ces protestations.

Au fil des ans, la Journée de la terre est devenue un événement majeur pour les Palestiniens – du monde entier – qui protestent contre le régime foncier discriminatoire d’Israël et ses politiques de dépossession. Bien que les méthodes utilisées par Israël pour exproprier les terres palestiniennes à l’intérieur de ses frontières d’avant 1967 aient changé au fil des décennies – notamment après la levée du régime militaire sur les citoyens palestiniens d’Israël en 1966 – les politiques de l’État sont toujours appliquées à ce jour. Lire la suite

La lutte féministe pour la liberté et la souveraineté en Palestine

Ceci est une édition d’un discours de Khitam Saafin en octobre 2020. Aujourd’hui, Khitam se retrouve emprisonnée par l’occupation israélienne. Liberté pour Khitam !

« Nous, les femmes palestiniennes, nous affrontons tout. Nous sommes plus fortes et nous sommes toutes unies contre le racisme et le colonialisme. »

Bonsoir, je suis Khitam Al Saafin, membre de l’Union des Comités de Femmes Palestiniennes (Union of Palestinian Women’s Committees – UPWC). J’ai eu l’honneur de connaître et de rencontrer de nombreuses sœurs de la Marche Mondiale des Femmes et je suis heureuse de revoir certaines d’entre elles car, pour moi, cela renouvelle le militantisme et la vie. Lire la suite

Les élections israéliennes et palestiniennes sont, chacune à leur manière, une offense à la démocratie

Les votes qui auront lieu à quelques mois d’intervalle mettent en lumière le système à deux niveaux qui dénie aux Palestiniens toute voix et toute liberté réelles.

Pour la première fois depuis des décennies, l’Autorité palestinienne (AP) et Israël organiseront des élections législatives à quelques mois d’intervalle. De nombreuses personnes, dans la communauté internationale et dans les médias, verront cela comme un exercice conjoint de démocratie mais c’est, en fait, une fenêtre ouverte sur la réalité d’un système à deux niveaux qui dénie aux Palestiniens la liberté et les droits fondamentaux que beaucoup dans le monde entier prennent comme acquis.  Lire la suite

Appel contre le racisme, le colonialisme et l’apartheid

La « Israeli Apartheid Week » (IAW) organisée chaque année par BDS à échelle internationale est une semaine anticoloniale et antiraciste pour le combat des peuples contre le racisme, le colonialisme et l’apartheid.

Le racisme, la xénophobie, les discriminations et l’inégalité continuent de se développer partout dans le monde. Ces derniers mois, des populations du Sud et des personnes de couleur, des prisonniers politiques, des personnes sans logement, des migrants et des réfugiés – parmi beaucoup d’autres – ont souffert du fléau du COVID19, qui a encore aggravé leur vulnérabilité. Lire la suite

15 leçons de 15 ans de BDS

Le mois de juillet a marqué le 15e anniversaire du lancement du mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions  BDS). Beaucoup de choses se sont passées au cours de ces années. Voici 15 leçons que j’ai tirées de ce périple pour démanteler l’apartheid israélien. Lire la suite