Archives de Catégorie: Moyen Orient

Iran : campagne internationale pour la libération d’Esmaïl Abdi

Esmaïl Abdi, enseignant de mathématique et membre du conseil d’administration du Syndicat des enseignants de Téhéran est emprisonné depuis presque 6 ans pour ses activités de défense des droits fondamentaux des enseignants, notamment le droit de former une organisation indépendante.

A noter que le pouvoir judiciaire de la République islamique d’Iran l’a condamné (pour un autre motif, aussi absurde que le premier) à une autre peine de prison de 10 ans. Il resterait donc en prison 16 ans rien que pour ses activités syndicales. Lire la suite

La tempête que Netanyahou a déclenchée (plus autres textes)

Hier matin (mardi), nous nous sommes réveillés avec la nouvelle de vingt et un Palestiniens tués à Gaza, dont neuf mineurs, et de deux Israéliennes tuées à Ashkelon (l’une d’entre elles, il s’est avéré par la suite, était une travailleuse migrante originaire d’Inde, et depuis lors, le nombre de morts des deux côtés a plus que doublé). Puis est arrivé le courriel que j’attendais. Noa Levy de Hadash a envoyé un appel urgent à des manifestations d’urgence à Tel Aviv et Jérusalem. Un deuxième message, provenant du Forum des familles israéliennes et palestiniennes endeuillées et des Combattants pour la paix, a approuvé l’appel de Hadash et a ajouté un lieu de manifestation à Haïfa initié par le Centre des femmes pour les femmes de Haïfa. « Le gouvernement joue avec le feu – nous serons tous brûlés ! Dans une tentative désespérée de s’accrocher au pouvoir, Netanyahu nous entraîne dans la guerre, dans la tuerie, la souffrance et la douleur pour les deux peuples. Arrêtez l’escalade ! Cessez le feu ! Arrêtez l’expulsion des familles de Sheikh Jarrah, arrêtez le déchaînement de la police à Jérusalem-Est. Il ne peut y avoir ni paix ni tranquillité tant que la Cisjordanie vivra sous occupation et que Gaza subira un siège étouffant. La solution : la fin de l’occupation, la fin du siège de Gaza et la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël, avec Jérusalem-Est comme capitale. Nous méritons tous de vivre dans la liberté et la sécurité. Le temps d’agir est maintenant ! » Lire la suite

Il faut des actes forts pour arrêter les agressions israéliennes contre le peuple palestinien (+ autres textes)

Appel rassemblement du 12052021A Lire la suite

Nous pouvons continuer à nous mentir sur l’« apartheid », mais Israël a franchi la ligne

Human Rights Watch (HRW), l’une des organisations de défense des droits de l’homme les plus respectées, a déclaré qu’Israël avait franchi la ligne rouge et était coupable de crimes contre l’humanité et d’instaurer un régime d’apartheid.

Il est bien sûr possible de débattre sans fin sur Benyamin Netanyahou, de mettre en garde avec beaucoup de pathos contre les terribles dommages causés à la célèbre démocratie israélienne et à son État de droit. Nous pouvons continuer à nous leurrer, à profiter de la vie et à mentir comme bon nous semble. Mais lorsque les rapports s’accumulent – en janvier, c’était un rapport de l’organisation israélienne B’Tselem [voir l’article sur ce site du 13 janvier 2021], et maintenant celui de l’organisation américaine HRW – on ne peut pas continuer à prétendre que le crachat qui nous est lancé au visage est de la pluie. Un crachat est un crachat. Cela oblige les Israéliens dotés d’une conscience à réfléchir au pays dans lequel ils vivent, et oblige les divers gouvernements à se demander s’ils vont continuer à accepter un pays doté d’un tel régime. Lire la suite

« Ofer Cassif, une personne vraiment importante » et « Les ultra-orthodoxes israéliens sont les derniers voyous néofascistes d’Israël »

Il n’est pas certain que le policier qui a frappé le député Ofer Cassif [membre du parti Hadash – Parti communiste – sur la liste unifiée, dont il est le seul député juif] savait qui il frappait. Peut-être savait-il qu’il frappait un membre de la Knesset, peut-être ne le savait-il pas – là n’était pas la question. Il lui suffisait de savoir qu’il frappait un manifestant de gauche qui le méritait. Mais ce que le policier ne savait pas, c’est qu’il frappait un « gauchiste » de la Knesset d’un nouveau genre, qui ne mâche pas ses mots et ne s’excuse pas, qui n’élude pas la vérité et ne la dissimule pas. Il n’est pas seulement un non-sioniste, il est manifestement antisioniste, sans aucune tentative de dissimulation. En réponse à une question incidente posée par le journaliste de Haaretz Nir Guntaz, parue dans l’édition hébraïque du week-end (17-18 avril) du quotidien, Cassif l’a dit explicitement : « Je m’oppose à l’idéologie et à la pratique du sionisme… c’est une idéologie et une pratique racistes qui épousent la suprématie juive. » Lire la suite

J’écris pour me souvenir de la brutalité de la violence juive que j’ai vue à Jérusalem (et autres textes)

Il y a eu le père palestinien qui a essayé de sauver sa fille de la police, les jeunes kahanistes qui scandaient « mort aux Arabes » dans les rues, la peur que j’ai ressentie lorsqu’on m’a demandé si j’étais gauchiste. J’écris pour me souvenir de tout cela.

Depuis le début du ramadan ce mois-ci, la police de Jérusalem a interdit aux Palestiniens de s’asseoir sur les larges marches de l’entrée de la porte de Damas, la principale place de la vieille ville, et d’organiser des rassemblements en soirée en l’honneur du mois sacré. Cette décision arbitraire, pour laquelle aucune explication plausible n’a été donnée, a déclenché une vaste protestation palestinienne. La police, comme si elle n’attendait que l’occasion parfaite, a transformé l’endroit en un champ de bataille nocturne.

Dans ce contexte de violence, les militants du groupe suprémaciste juif Lehava ont appelé leurs partisans à arriver en masse jeudi « pour restaurer la dignité juive », après la diffusion de plusieurs vidéos TikTok montrant des Palestiniens harcelant des Juifs ultra-orthodoxes dans la ville. Soutenus par leurs représentants siégeant actuellement à la Knesset, des centaines de partisans de l’organisation kahaniste ont répondu à l’appel, arrivant dans la région avec l’objectif déclaré d’attaquer les Arabes (ou alternativement, les gauchistes). Lire la suite

A propos de l’entretien avec Georges Corm publié dans « Contretemps »

Le 25 février dernier, le site Contretemps.eu publiait un entretien sur « les révoltes arabes », dont celle de Syrie en particulier, avec Georges Corm (1), ancien ministre des finances du gouvernement libanais (1998-2000) et ex-conseiller du gouverneur de la Banque centrale libanaise (1980-85). Quelques jours plus tard, le 3 mars, Gilbert Achcar, lui-même originaire du Liban, envoyait une critique de cet entretien à la rédaction du site, dont il est un contributeur régulier (2) après avoir été membre fondateur de la revue Contretemps. La publication de cette critique se heurta à l’opposition de membres de la rédaction, dont le « comité d’animation » du site a formellement communiqué à Gilbert Achcar, le lundi 19 avril, le refus de publier sa critique des propos de Georges Corm. La rédaction d’A l’Encontre considère que ce débat, étant donné ses enjeux dans la période présente, mérite d’être porté à la connaissance des lectrices et des lecteurs. (Réd. A l’Encontre)

(1https://www.contretemps.eu/revoltes-arabes-histoire-monde-arabe-entretien-corm/

(2) https://www.contretemps.eu/author/gilbert-achcar/

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L’entretien avec Georges Corm sur « Les révoltes arabes de 2011 au fil de l’histoire », publié sur le site de Contretemps le 25 février dernier [1], ne manque pas de surprendre. Non pas du fait de ce que Corm dit : on ne pouvait s’attendre à mieux de la part d’un ancien ministre d’un gouvernement libanais politiquement situé dans le camp pro-Assad, qui expliquait encore récemment, dans un entretien publié par Orient XXI [2] que « pour rattraper son retard de développement, un pays a besoin d’un fort dirigisme et qu’une théorie des droits humains ne pourra rien apporter sur cette question. La Prusse, la Russie ou Singapour, qui sont des modèles d’industrialisation tardive sont là pour nous le rappeler. La démocratie est la fin du processus de développement, non pas son début… ». En conformité avec cette vision des choses, Corm ajoutait : « L’urgence aujourd’hui est de rétablir l’unité de la Syrie et de faire cesser les ingérences étrangères, notamment turque, américaine et française, qui ont entraîné un chaos sans nom, mais que l’armée syrienne avec l’aide de la Russie (ainsi que celle de l’Iran) parvient en ce moment à faire régresser rapidement. » Lire la suite

Séparer la frontière entre la pauvreté et les femmes en Irak

La Marche Mondiale des Femmes en Irak propose une réflexion sur le néolibéralisme, l’oppression contre les femmes et la pauvreté. 

La pauvreté est cette ligne tracée avec rigueur selon les spécifications et les comparaisons internationales. C’est à travers elle que nous pouvons, par analogies, mesurer la souffrance et la pénurie qui, reflétées dans notre vie quotidienne, réduisent le niveau de vie des gens. La pauvreté est une incapacité à atteindre le minimum nécessaire pour un niveau de vie digne. C’est ce qui projette l’ombre et illumine la frontière de la privation ou de la subsistance quotidienne minimale, ressemblant à un compte-gouttes.  Lire la suite

Appel au boycott des produits israéliens : la France doit appliquer l’arrêt de la CEDH

La LDH, la FIDH et l’AFPS saisissent le Comité des ministres du Conseil de l’Europe des manquements de la France dans la mise en œuvre de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme du 11 juin 2020.

Par une communication envoyée le 13 avril 2021, la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), la Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH), et l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), ont saisi le Comité des ministres du Conseil de l’Europe, – qui assure le suivi de l’exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) -, des dispositions très contestables prises par le gouvernement français pour la mise en œuvre de l’arrêt de la CEDH du 11 juin 2020.Rappelons que par cet arrêt, la Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la France en donnant raison aux 11 militants alsaciens qui avaient été condamnés par la justice française pour avoir mené des actions d’appel au boycott de produits israéliens. L’arrêt de la CEDH précise notamment que l’appel au boycott pour des motifs politiques est tout particulièrement protégé par la Convention européenne des droits de l’Homme, les seules limites à cette liberté d’expression étant l’appel à la haine, à la violence ou à l’intolérance. Lire la suite

Israël-Palestine. L’histoire d’un système « sophistiqué » d’expropriation des terres

Entretien avec Salim Wakimconduit par Suha Arraf 

Mardi 30 mars 2021, les citoyens palestiniens d’Israël ont célébré le 45e anniversaire de la première Journée de la terre, commémoration annuelle des grèves et des manifestations de masse organisées le 30 mars 1976 en réaction au projet du gouvernement israélien – dirigé à l’époque par Yitzhak Rabin – de confisquer des milliers de dounams de terre en Galilée [un dounam = 1000 m2]. Les forces de sécurité israéliennes ont abattu six manifestants au cours de ces protestations.

Au fil des ans, la Journée de la terre est devenue un événement majeur pour les Palestiniens – du monde entier – qui protestent contre le régime foncier discriminatoire d’Israël et ses politiques de dépossession. Bien que les méthodes utilisées par Israël pour exproprier les terres palestiniennes à l’intérieur de ses frontières d’avant 1967 aient changé au fil des décennies – notamment après la levée du régime militaire sur les citoyens palestiniens d’Israël en 1966 – les politiques de l’État sont toujours appliquées à ce jour. Lire la suite

Les défis du féminisme populaire dans les pays du monde arabe

Force est de constater que la logique volontariste du développement dans les différents pays arabes, depuis des décennies et ce malgré le degré et le niveau de différence, a permis d’améliorer de façon tangible la condition des femmes. L’accès des femmes à la scolarisation et à l’emploi, conjugué à l’urbanisation et à l’amélioration des niveaux de vie, plus particulièrement dans les milieux citadins, a contribué à leur promotion, mais aussi, plus généralement, aux transformations sociétales, comme le recul de l’âge du mariage, la limitation des naissances, la nucléarisation des familles, etc. Les femmes sont apparues comme des actrices incontournables du développement et comme un agent de transformation sociétal, même si ces dynamiques restaient contrariées par des règles et des normes sociales conservatrices. Lire la suite

Arabie saoudite : le prince, l’assassin et le vendeur d’armes

L’offre saoudienne d’un cessez-le-feu au Yémen le 22 mars est une reconnaissance par Riyad et ses partisans à Washington qu’ils ont perdu la guerre. Biden a signalé la reddition à contrecœur en février, lorsqu’il a annoncé que les États-Unis mettraient fin à leur soutien aux « opérations offensives » dans ce pays. Après six ans de bombardements et de blocus, les forces houthistes sont sur le point de s’emparer de la ville centrale stratégique de Marib. Ils exigent que les agresseurs – l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France – lèvent la mainmise sur le port de Hodeidah, cause d’une catastrophe humanitaire de famine et d’épidémies  sans précédent. C’est une condition posée par les Yéménites pour la reprise des négociations. Lire la suite

Sur les résultats des élections israéliennes: c’est le kahaniste Ben Gvir qui vous gêne ?

Une liste qui, en Europe, aurait été qualifiée d’emblée de néo-nazie vient de faire son entrée à la Knesset. Il n’y a pas d’autre façon de décrire le parti Sioniste Religieux. Xénophobie, homophobie et nationalisme, combinés au fondamentalisme religieux et à la violence, sans aucune retenue : comment peut-on l’appeler autrement ? Aucun pays d’Europe occidentale n’aurait l’audace d’inclure une telle faction dans son gouvernement. En Europe, ce fascisme serait inacceptable. En Israël, il est sur le point de faire partie du prochain gouvernement.

Mais ce n’est pas la plus mauvaise nouvelle de la soirée électorale. Le fait que la droite, comme d’habitude, a gagné l’élection est encore pire. Tout le monde parle de Benjamin Netanyahu, mais le vrai gagnant est la droite israélienne. Une fois de plus, elle a gagné gros : Plus de 70 députés de la prochaine Knesset seront des membres pleins d’orgueil de la droite dure et cruelle. Une majorité plus solide que n’importe quelle coalition imaginable. Lire la suite

L’« anti-impérialisme » des imbéciles : faire disparaître le peuple syrien par la désinformation

La lettre ouverte suivante a été rédigée par un groupe d’auteurs et d’intellectuels syriens en collaboration avec d’autres personnes solidaires. Elle est signée par des militants, des écrivains, des artistes et des universitaires de Syrie et de 32 autres pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe, du Moyen-Orient, d’Amérique du Nord, d’Océanie et d’Amérique du Sud. Elle et est publiée en plusieurs langues: anglais, arabe, français, espagnol, grec et italien.»

Des médias et journalistes peu recommandables, se réclamant souvent du « journalisme indépendant» et d’opinions prétendument « de gauche », diffusent une propagande pernicieuse et de désinformation visant à priver les Syriens et Syriennes de tout rôle politique.

Depuis le début du soulèvement syrien il y a dix ans, et surtout depuis que la Russie est intervenue en Syrie au profit de Bachar el-Assad, on a assisté à une évolution aussi curieuse que sinistre : l’apparition d’allégeances pro-Assad au nom de l’« anti-impérialisme » chez certains qui, par ailleurs, se caractérisent généralement comme progressistes ou « de gauche », et la propagation en conséquence de désinformations manipulatrices qui détournent régulièrement l’attention des sévices bien documentés d’Assad et de ses alliés. Se présentant comme des « opposants » à l’impérialisme, ils accordent régulièrement une attention, particulièrement sélective, aux questions d’« intervention » et de violations des droits de l’homme. Cette attention « sélective » s’aligne souvent sur les positions des gouvernements russe et chinois. Celles et ceux qui ne partagent pas leur point de vue péremptoire sont fréquemment (et faussement) qualifiés d’« exaltés du changement de régime » ou d’idiots utiles des intérêts politiques occidentaux. Lire la suite

Liban : la lutte contre la violence faite aux travailleuses

Présentation à l’occasion d’une rencontre pour célébrer à Beyrouth la Journée internationale des Femmes

Le problème du travail domestique n’est pas nouveau, ni au Liban ni à travers le monde ; et les violences subies par les travailleurs, les femmes notamment, a été, depuis l’antiquité, un des points repères d’un grand nombre d’historiens et d’écrivains éclairés qui ont attiré l’attention sur ce problème… Tantôt appelé esclavage ou, encore, travail contre salaire, il n’en reste pas moins que ce genre de travail a toujours été lié en particulier aux peuples du Sud de la planète qui en ont pâti depuis les premières colonisations et qui continuent à en pâtir à cause de la pauvreté dans laquelle ils vivent parce que leurs ressources naturelles leur sont soutirées par ce même colonialisme revenu sur le terrain sous forme de sociétés multinationales et transnationales. Lire la suite

La lutte féministe pour la liberté et la souveraineté en Palestine

Ceci est une édition d’un discours de Khitam Saafin en octobre 2020. Aujourd’hui, Khitam se retrouve emprisonnée par l’occupation israélienne. Liberté pour Khitam !

« Nous, les femmes palestiniennes, nous affrontons tout. Nous sommes plus fortes et nous sommes toutes unies contre le racisme et le colonialisme. »

Bonsoir, je suis Khitam Al Saafin, membre de l’Union des Comités de Femmes Palestiniennes (Union of Palestinian Women’s Committees – UPWC). J’ai eu l’honneur de connaître et de rencontrer de nombreuses sœurs de la Marche Mondiale des Femmes et je suis heureuse de revoir certaines d’entre elles car, pour moi, cela renouvelle le militantisme et la vie. Lire la suite

Les élections israéliennes et palestiniennes sont, chacune à leur manière, une offense à la démocratie

Les votes qui auront lieu à quelques mois d’intervalle mettent en lumière le système à deux niveaux qui dénie aux Palestiniens toute voix et toute liberté réelles.

Pour la première fois depuis des décennies, l’Autorité palestinienne (AP) et Israël organiseront des élections législatives à quelques mois d’intervalle. De nombreuses personnes, dans la communauté internationale et dans les médias, verront cela comme un exercice conjoint de démocratie mais c’est, en fait, une fenêtre ouverte sur la réalité d’un système à deux niveaux qui dénie aux Palestiniens la liberté et les droits fondamentaux que beaucoup dans le monde entier prennent comme acquis.  Lire la suite

Introduction au livre : Nous écrivons depuis la révolution. Récits de femmes internationalistes au Rojava

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Vous tenez entre vos mains un livre de témoignages, de récits que nous avons pensés collectivement à partir des expériences de douze femmes, venues passer de quelques jours à plusieurs années au Rojava1.

Pourquoi ce livre ?

Ce livre est parti d’un désir et d’une nécessité : partager les expériences, les rencontres et les émotions qui nous ont traversées au cœur de la révolution du Rojava. Un désir, parce qu’autant de beauté, d’énergie et d’espoir doivent être diffusés le plus largement possible et doivent pouvoir imprégner chacune de nos vies, chaque lutte à travers le monde. Une nécessité parce qu’il est de notre responsabilité de ne pas faire de ce temps au Rojava une expérience personnelle, mais de faire connaître le projet et la réalité révolutionnaire de celles qui nous ont tant appris. Lire la suite

Les révolutions arabes ou les nouvelles modalités de l’agir collectif

Avec l’aimable autorisation de l’autrice

Philosophes, sociologues et politistes [1] s’interrogent sur les formes nouvelles que prennent aujourd’hui les rassemblements politiques, horizontaux, sans leaders, où les corps se mettent en scène et s’expriment. Même si leurs analyses incluent, au départ, les révolutions arabes, leur questionnement part du « Nord », et finalement s’y limite. On peut, au contraire, prendre les révolutions arabes comme point d’ancrage à partir duquel envisager d’autres approches de ces rassemblements contemporains, dans une perspective qui deviendrait celle de la mondialité. Il convient, dans cette perspective, de déconstruire le regard hégémonique porté sur la façon qu’on a dans le « Sud » de s’assembler pour dire « Non ». Lire la suite

Syrie 10 ans : l’extrême-droite au service exclusif des bourreaux

Cela fait dix ans déjà que la révolution syrienne, débutée dans la vague des printemps arabes, a ébranlé la dictature du clan Assad qui règne sur la Syrie depuis 1970, suite au coup d’état à l’époque de Hafez-El-Assad, père de Bachar. 

Le 5 juin 2011, Memorial 98 a publié un premier texte contre le massacre de la population. Depuis notre engagement s’est poursuivi  et approfondi à travers de multiples manifestations et actions de solidarité (voir ci-dessous nos textes et appels). Lire la suite