Archives de Catégorie: Maghreb

L’article 66 du code de la famille est une violence contre les mères divorcées

Contrairement à l’ex-conjoint qui peut se remarier sans condition, les femmes divorcées sont privées de la garde de l’enfant au cas où elles décident de refaire leur vie. Une discrimination consacrée par l’article 66 du code de la famille. Dans l’entretien qu’elle nous a accordé, Nadia Aït Zaï, directrice du Centre d’information et de documentation sur les droits des enfants et des femmes (Ciddef), revient sur le plaidoyer lancé pour l’abolition de cet article contraire à la Constitution et à la Convention de lutte contre les discriminations à l’égard des femmes, ratifiée par l’Algérie. Lire la suite

Algérie, la décennie noire

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Oran peut-être de nos jours. Un homme monte dans un tramway. Il fera le tour de la ville en « Vingt stations », le titre de ce voyage à la fois dans la ville qui a beaucoup changée livrée aux promoteurs et dans sa mémoire tout en regardant les populations différentes de chaque station dévoilant des inégalités profondes découpant la ville. La mer devient fantomatique dans ce parcours d’un homme mort-vivant dans les affrontements de la « décennie noire ». Les assassinats se sont multipliés – s’en souvient-on encore ? – laissant toutes les populations algériennes en quête de lumière et de justice. Le gouvernement a préféré « faire comme si » il ne s’était rien passé s’abritant derrière une soi-disant « réconciliation nationale » pour rétablir l’ordre d’un pouvoir qui a perdu sa légitimité. Lire la suite

9 enseignantes sauvagement agressées chez elles à Bordj Badji Mokhtar : Les femmes seules livrées à l’insécurité

Située à plus de 770 km d’Adrar et à plus de 2200 km de la capitale, la commune de Bordj Badji Mokhtar, devenue depuis quelques mois chef-lieu de la wilaya qui porte son nom, frontalière avec le Mali, s’est réveillée, très tôt mardi dernier (vers 4h) aux bruits assourdissants des sirènes des véhicules des éléments de la Gendarmerie nationale et des ambulances.

Terrorisées et dans un état de choc, certaines ensanglantées, d’autres prises de crise d’hystérie, neuf institutrices de l’école n°10, située au centre-ville de Bordj Badji Mokhtar, sont évacuées.

Des scènes qui rappellent douloureusement celles vécues, il y a presque 20 ans (13 et 14 juillet 2001), à El Haicha, ce bidonville situé à la périphérie de la ville pétrolière de Hassi Messaoud, à Ouargla, où des dizaines de femmes, toutes venues du nord du pays à la recherche d’un travail, ont fait l’objet d’attaques sanglantes à coups de haches, de couteaux, d’épées et de bâtons, par une horde de près de 300  eunes, chauffés à blanc par des prêches de l’imam de la ville. Lire la suite

Espagne : Marche pour la Liberté du Peuple Sahraoui

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Suite à l’autorisation de la Délégation du Front Polisario Espagnol, une Marche pour la Liberté du Peuple Sahraoui est organisée par divers collectifs gouvernementaux espagnols. Elle partira le 20 mai de Cadix, et d’autres marches partant de divers endroits en Espagne viendront la rejoindre à Madrid lors du weekend du 18 et 19 juin. L’idée est de parcourir tout le pays et d’attirer l’attention sur la responsabilité historique qu’a le Gouvernement Espagnol, exigeant ainsi qu’il assume la responsabilité qui lui incombe et qu’il résolve enfin le conflit sahraoui.

Cette Marche s’appuie sur un Manifeste, que nous avons repris ci-dessous et que nous vous invitons à signer. Lire la suite

Les femmes en première ligne pour les droits fonciers au Maroc

Les défenseurs et défenseuses des droits fonciers, comme les appellent l’Observatoire international pour la protection des défenseurs des droits humains dans son rapport annuel 2014, sont confrontés à de nombreux risques et attaques. L’intensification des conflits est une réalité dans de nombreux pays du monde, ce qui augmente considérablement le nombre de personnes, de groupes et de populations victimes de violations des droits humains. Cela résulte notamment des activités d’investissement de grande envergure et des mégaprojets menés par les entreprises extractives, les agro-industries, les sociétés d’exploitation forestière et les promoteurs immobiliers fictifs. Tous bénéficient régulièrement du soutien des autorités puissantes dans leurs actions contre la population, en expulsant directement ou indirectement les résidents légitimes de leurs terres.  Lire la suite

Communiqué de presse #FreeKouchi Paris du 12 mai 2021

L’état de santé des journalistes emprisonnés au Maroc, Soulaiman Raissouni et Omar Radi inspire la plus grande inquiétude

A plus d’un mois du début de la grève de la faim lancée par Soulaiman Raissouni et Omar Radi, les 8 et 9 avril dernier, toutes leurs demandes de mise en liberté provisoire continuent à être rejetées et leur état de santé est alarmant.

Un réveil brutal de la maladie de Crohn a obligé Omar Radi, suite au bilan alarmant dressé par le médecin de la prison, à suspendre provisoirement sa grève de la faim, le 30 avril dernier. Il est très affaibli, a perdu 20 kilos et souffre depuis d’hémorragies intestinales qui ont justifié son transfert à l’hôpital, les conditions de la prison et les soins qui lui sont apportés là n’ayant pas permis une amélioration de son état de santé qui au contraire continue de se dégrader. Lire la suite

Les migrants au temps du COVID

La régularisation pour tous : seule solution qui permettrait aux migrants d’accéder à la vaccination

Face à la pandémie du Covid 19, les politiques mises en place ont, jusqu’à présent, montré leurs limites et elles n’arrivent pas à juguler l’expansion du virus. Confinement, limitation des déplacements des personnes et fermetures de pan entier de secteurs de l’économie impactent les populations de manières inégales. Les populations les plus démunies ont été les plus touchées. Parmi elles : les migrants sans papiers. Lire la suite

Halte à la guerre déclarée contre le peuple algérien (et autre textes)

Les Algériens subissent depuis plusieurs semaines une des pires escalades de la répression contre leurs droits et libertés. Cette offensive sécuritaire et judiciaire pour les empêcher de s’exprimer, de revendiquer, de manifester, de s’organiser, de faire grève, de rendre compte dans les médias et les réseaux sociaux, d’exister en tant que citoyens est entrain de prendre les allures d’une guerre ouverte contre le peuple Algérien.

Elle n’épargne personne, touche toutes les catégories sociales et toutes les régions du pays. Elle invente des illusoires complots terroristes pour justifier le retour aux pratiques les plus détestables de l’arbitraire (enlèvement, perquisition, mise au secret). La torture se banalise à nouveau. Les violences policières se généralisent. Rien ne peut justifier qu’un gouvernement traite avec une telle brutalité les citoyens de son pays. Lire la suite

La condamnation de Saïd Djabelkhir : un verdict politique, attentatoire à des libertés fondamentales (et autres textes)

CONTRIBUTION. Un tribunal algérien vient de condamner à trois ans de prison un chercheur, Saïd Djabelkhir, islamologue connu pour ses capacités de travail sérieux et argumenté.

Cette condamnation revient finalement à interdire d’écrire sur l’origine historique de certaines pratiques dans l’islam. Elle refuse toute vision historique dans l’étude des faits sociaux et dicte ainsi la voie que doit emprunter le chercheur pour analyser les sociétés.

C’est ainsi un coup porté à l’indispensable autonomie des chercheurs et au crédit de leurs conclusions. Le verdict qui condamne le chercheur Djabelkhir est donc du même ordre que celui qui au 17e siècle a condamné Galilée parce qu’il écrivait que la Terre tourne autour du Soleil et non l’inverse, contrairement à ce que pensaient l’Eglise et les ignorants. Lire la suite

A propos de l’entretien avec Georges Corm publié dans « Contretemps »

Le 25 février dernier, le site Contretemps.eu publiait un entretien sur « les révoltes arabes », dont celle de Syrie en particulier, avec Georges Corm (1), ancien ministre des finances du gouvernement libanais (1998-2000) et ex-conseiller du gouverneur de la Banque centrale libanaise (1980-85). Quelques jours plus tard, le 3 mars, Gilbert Achcar, lui-même originaire du Liban, envoyait une critique de cet entretien à la rédaction du site, dont il est un contributeur régulier (2) après avoir été membre fondateur de la revue Contretemps. La publication de cette critique se heurta à l’opposition de membres de la rédaction, dont le « comité d’animation » du site a formellement communiqué à Gilbert Achcar, le lundi 19 avril, le refus de publier sa critique des propos de Georges Corm. La rédaction d’A l’Encontre considère que ce débat, étant donné ses enjeux dans la période présente, mérite d’être porté à la connaissance des lectrices et des lecteurs. (Réd. A l’Encontre)

(1https://www.contretemps.eu/revoltes-arabes-histoire-monde-arabe-entretien-corm/

(2) https://www.contretemps.eu/author/gilbert-achcar/

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L’entretien avec Georges Corm sur « Les révoltes arabes de 2011 au fil de l’histoire », publié sur le site de Contretemps le 25 février dernier [1], ne manque pas de surprendre. Non pas du fait de ce que Corm dit : on ne pouvait s’attendre à mieux de la part d’un ancien ministre d’un gouvernement libanais politiquement situé dans le camp pro-Assad, qui expliquait encore récemment, dans un entretien publié par Orient XXI [2] que « pour rattraper son retard de développement, un pays a besoin d’un fort dirigisme et qu’une théorie des droits humains ne pourra rien apporter sur cette question. La Prusse, la Russie ou Singapour, qui sont des modèles d’industrialisation tardive sont là pour nous le rappeler. La démocratie est la fin du processus de développement, non pas son début… ». En conformité avec cette vision des choses, Corm ajoutait : « L’urgence aujourd’hui est de rétablir l’unité de la Syrie et de faire cesser les ingérences étrangères, notamment turque, américaine et française, qui ont entraîné un chaos sans nom, mais que l’armée syrienne avec l’aide de la Russie (ainsi que celle de l’Iran) parvient en ce moment à faire régresser rapidement. » Lire la suite

Ramadan au Maroc : non-musulmans et non-pratiquants réclament la liberté de « dé-jêuner » en paix

Alors que le premier jour du Ramadan est prévu au Maroc le mercredi 14 avril, des membres de minorités religieuses du pays revendiquent l’abrogation de l’article 222 du Code pénal qui sanctionne les non-jeuneurs. Leur souhait : pouvoir manger, boire ou fumer en public, sans contrainte, durant le mois sacré.

Alors que la lune du mois de Ramadan point à l’horizon, des chrétiens, des juifs, des baha’is marocains, mais aussi des chiites et des athées du royaume chérifien réclament le droit de « dé-jeûner » en public pendant le mois saint. Ces voix s’élèvent pour s’opposer à un tabou tenace au Maroc, considérant que l’abstinence diurne que s’imposent les musulmans pratiquants le long de ce mois lunaire, qui est pour eux celui du recueillement, doit être respectée par tous, comme s’il n’y avait pas de non-musulmans, ni de non-pratiquants, dans le royaume.

Comme dans la plupart des pays à majorité musulmane, pendant tout le mois de jeûne, restaurants et cafés sont fermés le jour dans toutes les villes marocaines. Et en ces temps de crise sanitaire, ils le seront même le soir. La vente d’alcool est aussi interdite et déjeuner à l’extérieur durant la journée devient quasi-impossible. Pour celui ou celle qui se hasarde, malgré tout, à manger ou boire en public, les réactions sont souvent virulentes. Aux regards courroucés peuvent s’ajouter des remarques réprobatrices, voire des injures, ou même de la violence physique. « Dé-jeûner » est même formellement interdit par la loi marocaine et donc juridiquement répréhensible. Lire la suite

Omar Benderra : Hirak, année 3 : un message politique limpide

Depuis la reprise des manifestations hebdomadaires dans les villes algériennes à l’occasion du deuxième anniversaire, le 19 février 2021, du déclenchement du Hirak, on a vu se multiplier dans les médias algériens, tous contrôlés par le régime, des analyses selon lesquelles, en substance, le Hirak originel aurait été « détourné » au profit d’un « néo-Hirak » manipulé par des forces obscures. Parmi les acteurs d’une « contre-révolution qui veut faire avorter le Hirak de l’intérieur », selon la formule d’un observateur critique [1], figureraient au premier rang le mouvement Rachad, présenté de manière trompeuse comme une résurgence du FIS [2], ou encore, de manière plus nébuleuse, d’hypothétiques et très imprécis « agents de l’étranger ».

Pour l’immense majorité des manifestants, cette campagne de propagande – peu ou prou relayée par les médias parisiens – est la production directe du laboratoire de désinformation de la police politique. Il n’est donc pas surprenant que cette thèse prospère particulièrement dans la presse ou les pseudo-partis politiques composant la façade civile d’un pouvoir dont la nature militaire est trop flagrante pour être niée. Cela fait bien partie du cahier des charges d’organes qui sont, in fine, le bras de communication de la police politique [3]. Plus étonnant en revanche est le fait qu’elle ait pu être reprise, certes avec des variantes, par certaines personnalités jusque-là connues pour leur distance affichée vis-à-vis du régime. Lire la suite

Les défis du féminisme populaire dans les pays du monde arabe

Force est de constater que la logique volontariste du développement dans les différents pays arabes, depuis des décennies et ce malgré le degré et le niveau de différence, a permis d’améliorer de façon tangible la condition des femmes. L’accès des femmes à la scolarisation et à l’emploi, conjugué à l’urbanisation et à l’amélioration des niveaux de vie, plus particulièrement dans les milieux citadins, a contribué à leur promotion, mais aussi, plus généralement, aux transformations sociétales, comme le recul de l’âge du mariage, la limitation des naissances, la nucléarisation des familles, etc. Les femmes sont apparues comme des actrices incontournables du développement et comme un agent de transformation sociétal, même si ces dynamiques restaient contrariées par des règles et des normes sociales conservatrices. Lire la suite

Appel à déjouer des provocations dangereuses contre le combat pacifique du peuple algérien pour la démocratie

Après avoir volontairement suspendu pendant un an ses marches pour protéger les populations contre l’épidémie du Coronavirus, le peuple algérien a repris, avec des mobilisations pacifiques massives sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, son combat pour mettre fin à l’emprise du commandement militaire sur la vie politique, économique et sociale et construire un Etat de droit civil et démocratique.

Les dirigeants algériens au lieu de répondre positivement à la détermination de la majorité du peuple de conquérir ses droits restent préoccupés par la seule sauvegarde de leur pouvoir et de leurs intérêts avec leur programme habituel d’institutions qu’ils contrôlent et d’élections manipulées.

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Les révolutions arabes ou les nouvelles modalités de l’agir collectif

Avec l’aimable autorisation de l’autrice

Philosophes, sociologues et politistes [1] s’interrogent sur les formes nouvelles que prennent aujourd’hui les rassemblements politiques, horizontaux, sans leaders, où les corps se mettent en scène et s’expriment. Même si leurs analyses incluent, au départ, les révolutions arabes, leur questionnement part du « Nord », et finalement s’y limite. On peut, au contraire, prendre les révolutions arabes comme point d’ancrage à partir duquel envisager d’autres approches de ces rassemblements contemporains, dans une perspective qui deviendrait celle de la mondialité. Il convient, dans cette perspective, de déconstruire le regard hégémonique porté sur la façon qu’on a dans le « Sud » de s’assembler pour dire « Non ». Lire la suite

Libération immédiate des jeunes emprisonnés (Tunisie)

Collectif de soutien aux mouvements sociaux en Tunisie

Appel 

Libération immédiate des jeunes emprisonnés

A l’occasion de la fête de l’indépendance, le collectif de solidarité avec les mouvements sociaux en Tunisie réitère, avec force, sa demande de libération immédiate et inconditionnelle des jeunes arrêtés suite aux derniers mouvements de protestation de janvier 2021.

Le Collectif qui a placé le devoir de solidarité avec ces jeunes au centre de ses préoccupations a engagé de nombreuses initiatives dans ce sens (pétition internationale, lettre ouverte au Président de la République …)

A ce jour, nous n’avons, reçu aucune réponse à la lettre ouverte remise le Lundi 22 Février 2021 aux ambassadeurs de Tunisie à (Paris, Bruxelles, Rome, Berne, Genève, Toronto). Lire la suite

Pour une libération immédiate de Rania Amdouni militante lgbtqi+ et féministe emprisonnée en tunisie

Militante des droits des femmes et des personnes LGBTQI+ et artiste, Rania AMDOUNI (26 ans) a été arrêtée à Tunis le 27 février 2021 et condamnée à la suite d’un procès expéditif à six mois de prison ferme.

Il convient de signaler que son arrestation s’est déroulée alors qu’elle venait porter plainte suite à une agression dont elle a été victime dans la rue en raison de son physique jugé « non-conforme » aux stéréotypes de genres. Lire la suite

Femmes : Algérie, Egypte, Iran

Journée internationale des droits de la femme :
Des acquis en deçà des sacrifices

L’année 2020 s’est terminée avec un bilan macabre de près d’une centaine de femmes assassinées. Pour les deux premiers mois de l’année en cours, elles sont 9 à avoir été tuées à coups de couteau, de hache et même de marteau.

Chaïma, Manel, Dahia, Kenza, Amel, Tinhinane, Wassila Zahra ne sont plus de ce monde. Agées entre 17 et 82 ans, elles font partie d’une liste de femmes assassinées depuis le début de l’année en cours, pour la majorité, à coups de couteau, assénés souvent par ceux qui leur sont les plus proches, le mari, le père, le frère ou tout simplement le compagnon. Elles viennent de toutes les catégories sociales : journalistes, femmes au foyer, avocates, étudiantes ou encore lycéennes, et vivent aussi bien dans les zones urbaines que rurales des différentes régions du pays. Lire la suite

« Le problème des effets nucléaires sur les populations est resté longtemps tabou en Algérie »

Dans cet entretien, le Pr Mostéfa Khiati, président de la Forem et auteur de « Les irradiés algériens, un crime d’État », revient sur les effets néfastes des essais nucléaires français dans le Sahara algérien, le retard pris dans la décontamination des sites des essais…

L’analyse d’un échantillon du sable du Sahara algérien, qui s’est propagé en France début février, a montré la présence d’un élément radioactif, le césium-137. Que signifie cette découverte ?

Le césium-137 retrouvé dans le sable du Sahara algérien en France a été produit par les quatre explosions nucléaires atmosphériques menées par la France dans la région de Regganne à partir du 13 février 1960. Lire la suite

Le hirak reprend à son compte les fondamentaux de l’histoire révolutionnaire algérienne

L’historienne Karima Dirèche considère que « la réappropriation (par les manifestants du hirak, ndlr) des symboles révolutionnaires (le 1er Novembre, l’emblème national, « un seul héros, le peuple »,…) participe à cette volonté de renouer avec une histoire de combats et de résistances dont le but était la liberté, la justice et l’égalité ».  Lire la suite