Archives de Catégorie: Afrique

Les femmes en première ligne pour les droits fonciers au Maroc

Les défenseurs et défenseuses des droits fonciers, comme les appellent l’Observatoire international pour la protection des défenseurs des droits humains dans son rapport annuel 2014, sont confrontés à de nombreux risques et attaques. L’intensification des conflits est une réalité dans de nombreux pays du monde, ce qui augmente considérablement le nombre de personnes, de groupes et de populations victimes de violations des droits humains. Cela résulte notamment des activités d’investissement de grande envergure et des mégaprojets menés par les entreprises extractives, les agro-industries, les sociétés d’exploitation forestière et les promoteurs immobiliers fictifs. Tous bénéficient régulièrement du soutien des autorités puissantes dans leurs actions contre la population, en expulsant directement ou indirectement les résidents légitimes de leurs terres.  Lire la suite

Communiqué de presse #FreeKouchi Paris du 12 mai 2021

L’état de santé des journalistes emprisonnés au Maroc, Soulaiman Raissouni et Omar Radi inspire la plus grande inquiétude

A plus d’un mois du début de la grève de la faim lancée par Soulaiman Raissouni et Omar Radi, les 8 et 9 avril dernier, toutes leurs demandes de mise en liberté provisoire continuent à être rejetées et leur état de santé est alarmant.

Un réveil brutal de la maladie de Crohn a obligé Omar Radi, suite au bilan alarmant dressé par le médecin de la prison, à suspendre provisoirement sa grève de la faim, le 30 avril dernier. Il est très affaibli, a perdu 20 kilos et souffre depuis d’hémorragies intestinales qui ont justifié son transfert à l’hôpital, les conditions de la prison et les soins qui lui sont apportés là n’ayant pas permis une amélioration de son état de santé qui au contraire continue de se dégrader. Lire la suite

La Ve République et la possibilité du génocide

Que les institutions d’un régime aussi établi que la Ve République puissent accompagner la marche vers un génocide, qui l’eut cru possible ? C’est pourtant ce qui ressort des derniers rapports sur le Rwanda. Les leçons pour aujourd’hui sont majeures.

Ces rapports sont, d’abord celui de la « Commission de recherche sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsi (1990-1994) » présidée par Vincent Duclert et remis au Président de la République le 26 mars dernier*. Le second est celui d’un cabinet d’avocats de Washington (Muse), remis au gouvernement rwandais ce 19 avril. Il résume le diagnostic et les conclusions de tous ces travaux : « L’Etat français porte une lourde responsabilité pour avoir rendu possible un génocide prévisible. Pendant de nombreuses années, il a soutenu le régime corrompu et meurtrier du président rwandais Juvénal Habyarimana ». Lire la suite

Solidarité avec les peuples d’Afrique, pour la souveraineté des pays du Sud !

Merci à Martine Boudet pour avoir signalé ce communiqué

Des élections truquées et des soulèvements populaires se succèdent en Afrique subsaharienne, particulièrement dans les anciennes colonies françaises. Attac France prend acte du changement de régime au Mali, les populations faisant face depuis 2013 à une situation de guerre instrumentalisée de l’étranger.

Nous espérons un rapide retour à un fonctionnement constitutionnel régulier. Récemment, au Sénégal, une révolte sans précédent a ébranlé le pays réclamant notamment davantage de souveraineté économique et monétaire [1]. Au Tchad, le dictateur Idriss Déby a été tué par une colonne de rebelles qui avait lancé une offensive le jour de l’élection présidentielle, le 11 avril. Lire la suite

Les migrants au temps du COVID

La régularisation pour tous : seule solution qui permettrait aux migrants d’accéder à la vaccination

Face à la pandémie du Covid 19, les politiques mises en place ont, jusqu’à présent, montré leurs limites et elles n’arrivent pas à juguler l’expansion du virus. Confinement, limitation des déplacements des personnes et fermetures de pan entier de secteurs de l’économie impactent les populations de manières inégales. Les populations les plus démunies ont été les plus touchées. Parmi elles : les migrants sans papiers. Lire la suite

Halte à la guerre déclarée contre le peuple algérien (et autre textes)

Les Algériens subissent depuis plusieurs semaines une des pires escalades de la répression contre leurs droits et libertés. Cette offensive sécuritaire et judiciaire pour les empêcher de s’exprimer, de revendiquer, de manifester, de s’organiser, de faire grève, de rendre compte dans les médias et les réseaux sociaux, d’exister en tant que citoyens est entrain de prendre les allures d’une guerre ouverte contre le peuple Algérien.

Elle n’épargne personne, touche toutes les catégories sociales et toutes les régions du pays. Elle invente des illusoires complots terroristes pour justifier le retour aux pratiques les plus détestables de l’arbitraire (enlèvement, perquisition, mise au secret). La torture se banalise à nouveau. Les violences policières se généralisent. Rien ne peut justifier qu’un gouvernement traite avec une telle brutalité les citoyens de son pays. Lire la suite

La condamnation de Saïd Djabelkhir : un verdict politique, attentatoire à des libertés fondamentales (et autres textes)

CONTRIBUTION. Un tribunal algérien vient de condamner à trois ans de prison un chercheur, Saïd Djabelkhir, islamologue connu pour ses capacités de travail sérieux et argumenté.

Cette condamnation revient finalement à interdire d’écrire sur l’origine historique de certaines pratiques dans l’islam. Elle refuse toute vision historique dans l’étude des faits sociaux et dicte ainsi la voie que doit emprunter le chercheur pour analyser les sociétés.

C’est ainsi un coup porté à l’indispensable autonomie des chercheurs et au crédit de leurs conclusions. Le verdict qui condamne le chercheur Djabelkhir est donc du même ordre que celui qui au 17e siècle a condamné Galilée parce qu’il écrivait que la Terre tourne autour du Soleil et non l’inverse, contrairement à ce que pensaient l’Eglise et les ignorants. Lire la suite

Des femmes amazighes dans l’histoire

Si selon le grand anthropologue français Gabriel Camps, les Amazighs sont aux marges de l’Histoire, on pourrait affirmer sans complexe que les femmes amazighes, elles, sont encore aux marges des marges de l’histoire universelle et plus particulièrement de l’histoire nord-africaine, malgré le fait qu’elles aient joué un rôle essentiel dans la préservation de la langue amazighe, de la culture, des valeurs, des légendes, des contes, … et des histoires orales de la civilisation et identité millénaires des Amazighs. Lire la suite

A propos de l’entretien avec Georges Corm publié dans « Contretemps »

Le 25 février dernier, le site Contretemps.eu publiait un entretien sur « les révoltes arabes », dont celle de Syrie en particulier, avec Georges Corm (1), ancien ministre des finances du gouvernement libanais (1998-2000) et ex-conseiller du gouverneur de la Banque centrale libanaise (1980-85). Quelques jours plus tard, le 3 mars, Gilbert Achcar, lui-même originaire du Liban, envoyait une critique de cet entretien à la rédaction du site, dont il est un contributeur régulier (2) après avoir été membre fondateur de la revue Contretemps. La publication de cette critique se heurta à l’opposition de membres de la rédaction, dont le « comité d’animation » du site a formellement communiqué à Gilbert Achcar, le lundi 19 avril, le refus de publier sa critique des propos de Georges Corm. La rédaction d’A l’Encontre considère que ce débat, étant donné ses enjeux dans la période présente, mérite d’être porté à la connaissance des lectrices et des lecteurs. (Réd. A l’Encontre)

(1https://www.contretemps.eu/revoltes-arabes-histoire-monde-arabe-entretien-corm/

(2) https://www.contretemps.eu/author/gilbert-achcar/

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L’entretien avec Georges Corm sur « Les révoltes arabes de 2011 au fil de l’histoire », publié sur le site de Contretemps le 25 février dernier [1], ne manque pas de surprendre. Non pas du fait de ce que Corm dit : on ne pouvait s’attendre à mieux de la part d’un ancien ministre d’un gouvernement libanais politiquement situé dans le camp pro-Assad, qui expliquait encore récemment, dans un entretien publié par Orient XXI [2] que « pour rattraper son retard de développement, un pays a besoin d’un fort dirigisme et qu’une théorie des droits humains ne pourra rien apporter sur cette question. La Prusse, la Russie ou Singapour, qui sont des modèles d’industrialisation tardive sont là pour nous le rappeler. La démocratie est la fin du processus de développement, non pas son début… ». En conformité avec cette vision des choses, Corm ajoutait : « L’urgence aujourd’hui est de rétablir l’unité de la Syrie et de faire cesser les ingérences étrangères, notamment turque, américaine et française, qui ont entraîné un chaos sans nom, mais que l’armée syrienne avec l’aide de la Russie (ainsi que celle de l’Iran) parvient en ce moment à faire régresser rapidement. » Lire la suite

Féminisme au Mozambique : pour la terre, la liberté, la sororité et une vie sans violence

Nzira Deus dénonce l’usurpation des terres et la violence au Mozambique et partage des stratégies féministes pour l’organisation et la transformation.

Au Mozambique, il n’est pas possible de parler des conditions de vie dans lesquelles se trouvent les femmes sans parler de l’usurpation de la terre. De grandes entreprises d’investisseurs arrivent ici et notre gouvernement continue à leur céder des terres. La terre au Mozambique, comme dans le monde entier, est le principal moyen de subsistance des femmes. Plus de 80% des femmes vivent et survivent grâce à la terre. Ces investissements extérieurs génèrent beaucoup d’incertitude, d’insécurité et de peur chez nous, car nous ne participons pas efficacement aux processus de décision. Lire la suite

Ramadan au Maroc : non-musulmans et non-pratiquants réclament la liberté de « dé-jêuner » en paix

Alors que le premier jour du Ramadan est prévu au Maroc le mercredi 14 avril, des membres de minorités religieuses du pays revendiquent l’abrogation de l’article 222 du Code pénal qui sanctionne les non-jeuneurs. Leur souhait : pouvoir manger, boire ou fumer en public, sans contrainte, durant le mois sacré.

Alors que la lune du mois de Ramadan point à l’horizon, des chrétiens, des juifs, des baha’is marocains, mais aussi des chiites et des athées du royaume chérifien réclament le droit de « dé-jeûner » en public pendant le mois saint. Ces voix s’élèvent pour s’opposer à un tabou tenace au Maroc, considérant que l’abstinence diurne que s’imposent les musulmans pratiquants le long de ce mois lunaire, qui est pour eux celui du recueillement, doit être respectée par tous, comme s’il n’y avait pas de non-musulmans, ni de non-pratiquants, dans le royaume.

Comme dans la plupart des pays à majorité musulmane, pendant tout le mois de jeûne, restaurants et cafés sont fermés le jour dans toutes les villes marocaines. Et en ces temps de crise sanitaire, ils le seront même le soir. La vente d’alcool est aussi interdite et déjeuner à l’extérieur durant la journée devient quasi-impossible. Pour celui ou celle qui se hasarde, malgré tout, à manger ou boire en public, les réactions sont souvent virulentes. Aux regards courroucés peuvent s’ajouter des remarques réprobatrices, voire des injures, ou même de la violence physique. « Dé-jeûner » est même formellement interdit par la loi marocaine et donc juridiquement répréhensible. Lire la suite

Le rapport Duclert : pour quoi faire ? (deux textes)

Le 26 mars dernier, Emmanuel Macron a reçu le rapport de la « Commission de recherche sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsi (1990-1994) », présidée par Vincent Duclert et nommée en avril 2019. Basé sur l’analyse de milliers de documents d’archives largement inédits, dont une grande partie désormais accessible à la recherche, le rapport traite des responsabilités françaises dans ce génocide.

Ce rapport a une qualité majeure, celle d’entériner ce que de nombreuses voix disent depuis longtemps. Parmi ces voix, celle de Survie dont le président dénonçait le soutien français aux extrémistes hutus, en direct au journal de 20 heures, dès janvier 1993, quand le génocide était encore évitable. Les conclusions de ce travail sont implacables quant aux « responsabilités lourdes et accablantes » et à la « faillite de la France ». Ainsi reconnues, elles permettront d’informer un peu plus les citoyens français après tant d’années de déni, et marginaliseront les thèses négationnistes encore relayées par certains responsables de l’époque. Lire la suite

Omar Benderra : Hirak, année 3 : un message politique limpide

Depuis la reprise des manifestations hebdomadaires dans les villes algériennes à l’occasion du deuxième anniversaire, le 19 février 2021, du déclenchement du Hirak, on a vu se multiplier dans les médias algériens, tous contrôlés par le régime, des analyses selon lesquelles, en substance, le Hirak originel aurait été « détourné » au profit d’un « néo-Hirak » manipulé par des forces obscures. Parmi les acteurs d’une « contre-révolution qui veut faire avorter le Hirak de l’intérieur », selon la formule d’un observateur critique [1], figureraient au premier rang le mouvement Rachad, présenté de manière trompeuse comme une résurgence du FIS [2], ou encore, de manière plus nébuleuse, d’hypothétiques et très imprécis « agents de l’étranger ».

Pour l’immense majorité des manifestants, cette campagne de propagande – peu ou prou relayée par les médias parisiens – est la production directe du laboratoire de désinformation de la police politique. Il n’est donc pas surprenant que cette thèse prospère particulièrement dans la presse ou les pseudo-partis politiques composant la façade civile d’un pouvoir dont la nature militaire est trop flagrante pour être niée. Cela fait bien partie du cahier des charges d’organes qui sont, in fine, le bras de communication de la police politique [3]. Plus étonnant en revanche est le fait qu’elle ait pu être reprise, certes avec des variantes, par certaines personnalités jusque-là connues pour leur distance affichée vis-à-vis du régime. Lire la suite

Les défis du féminisme populaire dans les pays du monde arabe

Force est de constater que la logique volontariste du développement dans les différents pays arabes, depuis des décennies et ce malgré le degré et le niveau de différence, a permis d’améliorer de façon tangible la condition des femmes. L’accès des femmes à la scolarisation et à l’emploi, conjugué à l’urbanisation et à l’amélioration des niveaux de vie, plus particulièrement dans les milieux citadins, a contribué à leur promotion, mais aussi, plus généralement, aux transformations sociétales, comme le recul de l’âge du mariage, la limitation des naissances, la nucléarisation des familles, etc. Les femmes sont apparues comme des actrices incontournables du développement et comme un agent de transformation sociétal, même si ces dynamiques restaient contrariées par des règles et des normes sociales conservatrices. Lire la suite

Appel à déjouer des provocations dangereuses contre le combat pacifique du peuple algérien pour la démocratie

Après avoir volontairement suspendu pendant un an ses marches pour protéger les populations contre l’épidémie du Coronavirus, le peuple algérien a repris, avec des mobilisations pacifiques massives sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, son combat pour mettre fin à l’emprise du commandement militaire sur la vie politique, économique et sociale et construire un Etat de droit civil et démocratique.

Les dirigeants algériens au lieu de répondre positivement à la détermination de la majorité du peuple de conquérir ses droits restent préoccupés par la seule sauvegarde de leur pouvoir et de leurs intérêts avec leur programme habituel d’institutions qu’ils contrôlent et d’élections manipulées.

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Commission Duclert sur le rôle de la France au Rwanda : l’Elysée privilégie « l’aveuglement » pour masquer la complicité française

La « commission Duclert » vient de remettre à Emmanuel Macron le fruit de 2 ans de travail sur le rôle de la France au Rwanda, avant et pendant le génocide des Tutsis : un rapport de 1200 pages, dont l’Elysée a savamment fait la promotion auprès des journalistes en annonçant qu’il concluait à une « responsabilité accablante », basée sur une « faillite de l’analyse » et un « aveuglement » des décideurs français. Selon les éléments communiqués par l’exécutif français, la commission Duclert rejette l’accusation de « complicité de génocide », au prétexte que l’intention génocidaire n’était pas partagée par Paris.

Pour l’association Survie, qui dénonce depuis 1994 le soutien de la France aux génocidaires rwandais, ces premiers éléments rappellent les conclusions édulcorées de la mission d’information parlementaire de 1998, ou encore les propos du Président Sarkozy en 2010 qui faisaient état de « graves erreurs d’appréciation » au sujet du Rwanda. Lire la suite

Les impacts de la pandémie de Covid-19 sur les femmes populaires africaines

Beaucoup de gens ignorent ce qu’est l’Afrique. Beaucoup de gens pensent que l’Afrique est un pays. L’autre jour, je parlais à une personne qui m’a dit : « Au moins, pour l’Afrique, tu devrais faire ça. » Les gens parlent et pensent comme s’il s’agissait d’un seul pays. L’Afrique est un continent et nous avons des conditions politiques diverses. Chaque pays africain a des problèmes qui ne sont pas monolithiques, ni statiques ou simples. Lire la suite

Les révolutions arabes ou les nouvelles modalités de l’agir collectif

Avec l’aimable autorisation de l’autrice

Philosophes, sociologues et politistes [1] s’interrogent sur les formes nouvelles que prennent aujourd’hui les rassemblements politiques, horizontaux, sans leaders, où les corps se mettent en scène et s’expriment. Même si leurs analyses incluent, au départ, les révolutions arabes, leur questionnement part du « Nord », et finalement s’y limite. On peut, au contraire, prendre les révolutions arabes comme point d’ancrage à partir duquel envisager d’autres approches de ces rassemblements contemporains, dans une perspective qui deviendrait celle de la mondialité. Il convient, dans cette perspective, de déconstruire le regard hégémonique porté sur la façon qu’on a dans le « Sud » de s’assembler pour dire « Non ». Lire la suite

Libération immédiate des jeunes emprisonnés (Tunisie)

Collectif de soutien aux mouvements sociaux en Tunisie

Appel 

Libération immédiate des jeunes emprisonnés

A l’occasion de la fête de l’indépendance, le collectif de solidarité avec les mouvements sociaux en Tunisie réitère, avec force, sa demande de libération immédiate et inconditionnelle des jeunes arrêtés suite aux derniers mouvements de protestation de janvier 2021.

Le Collectif qui a placé le devoir de solidarité avec ces jeunes au centre de ses préoccupations a engagé de nombreuses initiatives dans ce sens (pétition internationale, lettre ouverte au Président de la République …)

A ce jour, nous n’avons, reçu aucune réponse à la lettre ouverte remise le Lundi 22 Février 2021 aux ambassadeurs de Tunisie à (Paris, Bruxelles, Rome, Berne, Genève, Toronto). Lire la suite

Pour une libération immédiate de Rania Amdouni militante lgbtqi+ et féministe emprisonnée en tunisie

Militante des droits des femmes et des personnes LGBTQI+ et artiste, Rania AMDOUNI (26 ans) a été arrêtée à Tunis le 27 février 2021 et condamnée à la suite d’un procès expéditif à six mois de prison ferme.

Il convient de signaler que son arrestation s’est déroulée alors qu’elle venait porter plainte suite à une agression dont elle a été victime dans la rue en raison de son physique jugé « non-conforme » aux stéréotypes de genres. Lire la suite