Archives de Catégorie: Révolutions et histoires dans le territoire aujourd'hui appelé France

Chaque nuit recèle un matin

Il y a de nombreuses façons d’aborder, du coté de l’émancipation (je laisse de coté les contre-révolutionnaires et anti-communard·es divers·es), la Commune de Paris. Je n’en donne que trois dimensions.

Au delà des histoires falsifiées, des mythes et des contes, il est possible de retrouver les flammes de la révolte, les aspirations à maitriser sa vie, les luttes contre les dominations, les possibles non advenus car anéantis par les vainqueurs, les tensions vers des avenirs plus radieux.

Nous pouvons analyser les déclarations et les actes des communard·es et réfléchir aux limites, aux erreurs, telles qu’il était possible de les entrevoir à cette époque.

Enfin, à partir du temps présent, nous pouvons examiner d’autres dimensions, mettre en lumière des possibles bridés, des impasses et des manques. A commencer par cette question à laquelle se heurtent tous les soulèvements populaires : Comment confiner les dominants (nationaux et internationaux) ? Comment résister aux attaques militarisées ? Comment développer une solidarité (internationale et internationale) suffisamment puissante pour arrêter les bras meurtriers des possédants ? Lire la suite

Oppose-toi à l’oppression comme je m’y suis opposé

Dans son introduction, le-journal-officiel-publie-a-paris-pendant-la-commune-de-1871/, publiée avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, Michèle Audin revient sur la période qui va de l’empire à la Commune, sur ce Journal officiel, ses versions du coté de Versailles et du coté de la Commune.

« Pour ce livre, nous sommes à Paris. Le JO (le « nôtre », celui de Paris), paraît du 20 mars au 24 mai. Il publie des nouvelles officielles, des proclamations du comité central, telle celle qui contient, le 27 mars, l’inoubliable :

Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mêmes maux.

Puis des décrets de la Commune, des proclamations, comme la « Déclaration au peuple français » du 19 avril (20 avril), des informations de toute sorte, souvent copiées dans d’autres journaux, une pratique de citations mutuelles courante à l’époque. » Lire la suite

Olympe de Gouges : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne

 

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Le barnum commémoriel d’Emmanuel Macron

« Une des choses qui a le plus contribué à rendre de son vivant Napoléon haïssable, était son penchant à tout ravaler (…). Il se complaisait dans l’humiliation de ce qu’il avait abattu ; il calomniait et blessait particulièrement ce qui avait osé lui résister. Son arrogance égalait son bonheur ; il croyait paraître d’autant plus grand qu’il abaissait les autres. » Châteaubriand (1846)

« Quand un homme d’Etat (…) ne comprend pas que la première condition du progrès, c’est la paix ; s’il formule une doctrine de guerre, c’est peut-être un grand homme dans le sens vulgaire du mot, ce n’est pas un démocrate. » Clemenceau (1885)

Le 20 janvier dernier, Benjamin Stora remettait au président de la République un rapport dans lequel il se déclarait favorable à de nombreuses commémorations relatives à la colonisation de l’Algérie et au conflit que la métropole y a mené entre 1954 et 1962. Pour Emmanuel Macron, la multiplication de ces gestes prévus est une aubaine. Elle doit lui permettre de faire coup double ou triple : rendre hommage à plusieurs personnalités emblématiques afin de satisfaire diverses fractions de l’électorat, occuper régulièrement l’agenda politique et médiatique, susciter ainsi les louanges de ses courtisans qui s’empresseront de saluer son courage et sa fidélité aux promesses faites, et tenter enfin d’occulter l’essentiel : son refus persistant de toute reconnaissance officielle des nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés par les autorités françaises depuis la prise d’Alger en 1830. Lire la suite

Petits et grands écrans de la Commune

L’actuelle et regrettable fermeture des salles obscures ne doit pas nous empêcher de retracer toutes les expressions cinématographiques qui prennent la Commune de 1871 pour sujet. Du cinéma muet à nos jours, les documentaires et les films de fiction, courts ou longs métrages, sont nombreux à témoigner de la longévité et, à chaque époque concernée, de l’actualité de l’aspiration collective à la République démocratique et sociale. Lire la suite

S’adresser aux communeuses et communeux « par-delà le temps »

C’est un livre singulier et particulièrement attachant qui vient d’arriver sur les tables des libraires. Pour accompagner les 150 ans de la Commune de Paris, les éditions La Découverte ont suivi et soutenu le projet de Ludivine Bantigny (1) d’évoquer cet événement émancipateur de façon directe et hétérodoxe pour une historienne de métier. Avec la couverture de son nouveau livre, l’auteure donne immédiatement le ton. En reprenant une photo de tournage issue du film de Peter Watkins, La Commune. Paris 1871, elle affirme d’emblée sa volonté de relier les combats d’hier à ceux d’aujourd’hui, en accord avec le titre de l’ouvrage : La Commune au présent. Lire la suite

Un congrès fondateur

Décembre 2020, le centième anniversaire du Congrès de Tours, décembre 1920, n’a pas suscité beaucoup de commentaire. Le déclin du PCF, l’agonie du PS et la gauche moribonde expliquent ce désintérêt. Pourtant, Jean Lebrun, sur France Inter, s’est permis de parler, à ce propos, du « discours prophétique de Léon Blum », reprenant à son compte l’appréciation de Romain Ducoulombier dans « Léon Blum, Le Congrès de Tours, le socialisme à la croisée des chemins 1919-1920 » (Folio). Un point de vue anti historique faisant de Blum le pape de la « critique anti-totalitaire ». Lire la suite

De la « tricoteuse » à la « pétroleuse » ou les figures répulsives de la « femme publique »

Avec l’aimable autorisation de la revue ContreTemps

L’image de la pétroleuse s’impose au lecteur : d’abord intéressé par l’histoire de la Commune, le regard du spectateur est aussitôt détourné du côté de l’excès par les caricatures qui immédiatement recouvrent l’événement. La représentation de la pétroleuse choque l’imagination et permet d’occulter, par substitution, les pratiques publiques de femmes, nombreuses, différemment engagées dans ce moment d’exceptionnelle agitation que fut la Commune de Paris. Le mot, bientôt le mythe, concentre, à lui seul, l’ensemble des rejets provoqués par « l’utopie » communarde : l’exaltation, la violence, l’hystérie, le tout figure l’inadmissible, l’acte qui n’aurait pas dû être. L’opprobre est général et touche directement les communards. Pourraient-ils accéder au statut de sujets de l’histoire de France ? Devenir des défenseurs de la République ? L’idée même affole les hommes d’ordre qui, au lendemain de la Semaine sanglante, cherchent à évacuer du passé politique la subversion parisienne ; en aucune manière, elle ne doit s’inscrire dans la mémoire collective comme moment fondateur de la IIIe République. « On assista pendant quelques semaines à Versailles à un extraordinaire déchaînement d’hystérie, soigneusement alimenté par une certaine presse, Le Figaro, LeGaulois, les feuilles monarchistes. De grands écrivains y cédèrent (…), George Sand (…), Flaubert, Zola, comme tant de républicains étaient partagés : la Commune ne venait-elle pas de compromettre la si fragile république ? Déchiré, un Michelet avait ce cri douloureux : quand on s’est appelé la Commune, on n’en détruit pas le vivant symbole. »1 Charles Seignobos, historien républicain s’il en est, à la source des méthodes modernes de la recherche historique, participe à cette mise à l’écart : la Commune de Paris n’est pas analysée en tant qu’événement politique, elle est immédiatement présentée comme un produit étranger, une aberration. Soutenue par la tendance socialiste, marquée par l’influence allemande, elle « resta une assemblée insurrectionnelle regardée en France comme un ramassis d’aventuriers, sans caractère politique ; ses partisans qui s’appelaient eux-mêmes Fédérés restèrent connus sous le nom de Communards. Ils ne furent même pas reconnus comme belligérants »2. La redoutable efficacité du silence permet, à coup sûr, d’effacer toute trace des combats politiques de ceux dont on dénie le rôle historique. Quant à leurs femmes, il est préférable de n’en rien dire pour ne pas risquer l’amalgame entre ces êtres proches de l’animalité et les autres femmes : « Passons sous silence les exploits des pétroleuses, et disons avec Alexandre Dumas fils qu’il vaut mieux ne point parler de ces femelles par respect pour les femmes, à qui elles ressemblent – quand elles sont mortes ! »3. Lire la suite

Le Journal officiel publié à Paris pendant la Commune de 1871

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

De l’Empire à la Commune

Le Journal officiel a été fondé sous l’empire et sous le titre Journal officiel de l’Empire français. Son numéro 1 est daté du 1er janvier 1869. Il s’est « naturellement » transformé en Journal officiel de la République française, le premier numéro de ce titre paraissant le 5 septembre 1870. Le journal appartient à un M. Wittersheim – c’est une propriété privée. La rédaction et l’imprimerie se trouvent 31 quai Voltaire, dans le 7e arrondissement. C’est un grand journal (62 x 42 cm). Il est quotidien, et même deux fois, puisqu’il a une édition du soir, plus petite. Lire la suite

Le morceau de papier qui confère une certaine protection

L’ouvrage de Lisa Fittko est précédé d’un beau texte, Le présent du passé, d’Edwy Plenel. Celui-ci explique sa « rencontre » avec l’autrice, les possibles de la marche, « Toute marche est une gamberge », les souvenirs « des exils d’hier et à l’actualité des réfugiés d’aujourd’hui », la chaine pyrénéenne hier et la mer Méditerranéenne aujourd’hui comme lieux des mort·es. Le passé au présent et l’actualité du passé. Lire la suite

Les passés, les identités et les vies que certains voudraient nous imposer

En introduction, Elise Thiébaut parle de sa géométrie hexagonale, de ses ancêtres francais, du terme souche utilisé par les amateurs d’identité nationale, « la souche, partie inférieure du tronc d’un arbre, est ce qui reste après qu’il a été coupé ou arraché. C’est la trace morte, le plus souvent, de ce qu’on était ». J’apprécie beaucoup chez cette autrice, l’ironie, l’utilisation de métaphores et d’images, la prise en compte d’éléments biographiques, dans ses solides argumentations. Elle revient sur des idéologues (Alain Soral, Eric Zemmour, Renaud Camus, Alain Finkielkraut, etc.), leurs éructations sur le « grand remplacement », les inventions d’un passé qui n’a jamais existé… Lire la suite

L’Occupation au prisme des zazous

Quelle histoire !

Zazous ? Un mot, évocateur, fait surgir des silhouettes, notamment celle de Boris Vian, un grand maître de la confrérie. Un mythe ? Une réalité ? Qui étaient-ils ces révoltés ? Gérard Régnier, spécialiste de l’histoire du jazz pendant l’Occupation – c’est sa thèse ı– a voulu, sur la base de la presse de l’époque, comprendre le phénomène en l’inscrivant dans son contexte. « L’histoire des Zazous » est une histoire de résistance individuelle, de contestation des ordres établis, de ruptures adolescentes. Le mouvement zazou, lui et les preuves abondent, est une reconstruction, manière d’excuse pour cette jeunesse absente des affrontements politiques structurants du 20e siècle. Ainsi en est-il des manifestations zazoues, une pure et simple invention. La plus connue, la plus diffusée : celle du port collectif de l’étoile jaune lorsque les autorités l’ont imposée aux Juifs de France, avec une inscription « swing ou autre ». L’auteur montre qu’elle est restée très minoritaire. Une réaction plus individuelle que collective. Lire la suite

Les rêves brisés de novembre 1918

« L’Alsace, comme son nom l’indique, est un pays appelé aux plus hautes destinées. C’est le pays le plus propre du monde : il change de chemise tous les trente ans. Il digère ses drapeaux aussi aisément que son exquis pâté de foie de piano, célèbre dans le monde entier », Hans Arp et Vicente Huidobro, cités par l’auteur.

Dans son introduction « Novembre 1918 en Alsace-Lorraine, pourquoi ? », introduction-novembre-%E2%80%AF1918-en-alsace-lorraine-pourquoi-a-louvrage-de-jean-claude-richez-une-revolution-oubliee/, publiée avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, Jean-Claude Richez revient sur cette région annexée par l’empire allemand en 1871, les derniers jours de ce même empire, la Première Guerre Mondiale, la révolution allemande de Novembre, « L’Alsace-Lorraine accompagne l’Empire allemand jusque dans ses derniers soubresauts. Elle participe aux quinze premiers jours de la révolution de Novembre. Cette révolution en Allemagne est d’abord une révolution démocratique qui met un terme au régime impérial comme aux régimes princiers de la plupart des États fédérés au sein de l’Empire. En Alsace-Lorraine, cette révolution coïncide avec son retour dans une France désormais républicaine. » Lire la suite

Le passé en traces sur le papier…

« Aujourd’hui, en jetant un regard sur tant d’archives de police du XVIIIe siècle, dépouillées pour faire avancer la connaissance et susciter la curiosité sur la vie des plus humbles, on ne peut qu’être impressionné par la multitude de faits, de vies, d’êtres singuliers, étranges et passionnants, à propos desquels rien n’a été dit alors que je les avais rencontrés. Ils n’entraient pas dans les objets de recherche que je m’étais donnés ». Dans son introduction Arlette Farge aborde le « murmure du combat », les « bruits singuliers », les « profondeurs de l’individu », l’« unique », le « déchet » et le « reliquat »… Lire la suite

Ne pas oublier ceux qui désobéirent, qui osèrent dire NON

« Honneur à vous, les insoumis, les déserteurs, les objecteurs, les réfractaires qui avez eu le courage de « résister », de dire non, à la pacification, à la torture, aux répressions, aux camps d’internement, le courage de « désobéir aux ordres », à la loi même, aux violations des droits de l’homme, droits individuels et collectifs, droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple algérien ». Jean-Jacques de Félice commence ainsi sa préface L’honneur des réfractaires. Lire la suite

Introduction « Novembre  1918 en Alsace-Lorraine, pourquoi ? » à l’ouvrage de Jean-Claude Richez : Une révolution oubliée

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

« L’Alsace, comme son nom l’indique, est un pays appelé aux plus hautes destinées. C’est le pays le plus propre du monde : il change de chemise tous les trente ans. Il digère ses drapeaux aussi ai-sément que son exquis pâté de foie de piano, célèbre dans le monde entier », Hans Arp et Vicente Huidobro1.

Novembre 1918 en Alsace-Lorraine ? C’est la fin de la Première Guerre mondiale, le retour à la France de la région annexée depuis 1871. Oui, mais pas seulement, c’est beaucoup plus compliqué. Ce sont aussi les derniers jours de l’Empire allemand de Guillaume II, son effondrement politique et militaire provoqué par la mutinerie des matelots de la marine impériale à Wilhelmshaven et à Kiel qui s’organisent en conseils suivis par les ouvriers et expérimentent une nouvelle forme de pouvoir. C’est la révolution allemande de Novembre, Novemberrevolution, de l’historiographie allemande, qui donne naissance, non sans douleurs, à la République de Weimar2. L’Alsace-Lorraine accompagne l’Empire allemand jusque dans ses derniers soubresauts. Elle participe aux quinze premiers jours de la révolution de Novembre. Cette révolution en Allemagne est d’abord une révolution démocratique qui met un terme au régime impérial comme aux régimes princiers de la plupart des États fédérés au sein de l’Empire. En Alsace-Lorraine, cette révolution coïncide avec son retour dans une France désormais républicaine. Lire la suite

Jamais le sentiment d’indignation qui s’est élevé en moi ne s’apaisera !

L’éditeur, dans son introduction fournit des renseignements bibliographiques sur l’autrice (1824-1900). Il souligne, entre autres, son engagement pour l’émancipation des femmes, « En 1868, elle contribue à l’élaboration du programme de la Société de revendication des droits de la femme », sa participation aux luttes sociales et à la Commune, « Son ralliement est clair, l’insurrection parisienne est légitime », ses activités littéraires. « Figure emblématique du féminisme au XIXe siècle, André Léo a dérangé son temps, militante révolutionnaire, sa participation à la Commune de Paris montre qu’elle avait su lier la question de l’émancipation des femmes à la réalité sociale, sa vie entièrement vouée à la cause des pauvres, critique de la bourgeoisie et de la religion, elle fit valoir par ses écrits, romans, essais, articles, contes, la nécessité d’un éducation scientifique pour que le changement social aboutisse »… Lire la suite

« Modernité » dit-il

Baudelaire a inventé le concept de modernité et le 19e siècle l’a conjugué. Les recherches se sont multipliées sur ce siècle fondateur d’un capitalisme libéral et néolibéral. Emmanuel Fureix et François Jarrige dans « La modernité désenchantée » proposent de « relire l’histoire du 19e siècle français ». Une synthèse des travaux disponibles.

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L’effacement d’une femme ou sa transformation en femme-objet

« En permettant la condamnation d’un homme pour viol sous magnétisme, ces experts admettaient qu’il était possible de mettre un être humain dans un état de conscience modifié (état que l’on nommerait aujourd’hui « hypnose ») et de disposer ainsi de son corps, de ses actes et de sa parole ».

Un procès en juillet 1865, une enquête sur l’histoire du magnétisme et de la psychologie, une recherche sur l’histoire sociale et politique, une interrogation « ancrée dans mon temps et en posant des questions anachroniques », l’analyse de « la relation du sujet au monde auquel il est confronté dans une situation donnée », un questionnement des rapports de domination entre les hommes et les femmes, une interrogation sur la construction des vagabonds et de la dangerosité… Lire la suite

Les luttes et mai 68 ont rebattu les cartes de l’amour

Avec l’aimable autorisation de Julie Pagis

Des militants d’un instant ou de toujours, qui se rencontrent, s’aiment, se séparent peut-être… Quelles interactions entre la lutte et l’amour ? Reporterre a interrogé la chercheuse Julie Pagis qui a travaillé sur Mai 68 : « Dans tous les grands mouvements militants, le temps routinier est suspendu, on vit une espèce d’effervescence. Tout cela rapproche les corps, les personnes. »

La lutte est une amante souvent exigeante. Laisse-t-elle de la place à l’amour ? Lutter ensemble facilite-t-il la possibilité de tomber amoureux ? Les mouvements sociaux, en voulant changer la société, influent-ils sur notre vie amoureuse ? Voici quelques-unes des questions que s’est posée la rédaction de Reporterre à l’occasion de ce vendredi 14 février, jour de la Saint-Valentin. Lire la suite