Archives de Catégorie: France

Au-delà des murs des prisons : porter une parole confisquée (3)

Yolande Moreau lit le texte d’Y. R., détenu : « Ils sont en train de nous déshumaniser »

https://oip.org/communique/au-dela-des-murs-des-prisons-porter-une-parole-confisquee/

Comment va le monde ? Et la France ?

Dans « La guerre sociale en France », Romaric Godin propose une analyse à la fois de l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron et de l’offensive néolibérale pour imposer la déstructuration du « modèle social » français qui a résisté, grâce aux mobilisations sociales, jusqu’en 2008. L’entrée dans la crise systémique a changé la donne. Les deux lois travail, la contre réforme de la sécurité sociale, particulièrement du régime de retraite, montre la stratégie qui se met en place. Le sous titre en forme d’oxymore dit toute la problématique : « Aux sources économiques de la démocratie autoritaire »… Lire la suite

D’accueil en accueil, les hospitalités

Crise de l’accueil, crise des Etats européens face à la mobilité internationale, durcissement des frontières externes… En introduction, les autrices et auteurs soulignent l’importance des engagements individuels et collectifs « face à la réticence des Etats à se mobiliser pour assurer un accueil digne et sûr à toutes personnes nouvellement arrivées ou circulant sur le territoire », une exceptionnelle mobilisation de citoyen es, des actions au nom de l’hospitalité.

« C’est de la complexité et de la diversité des pratiques au cœur de ces mobilisations que cet ouvrage veut rendre compte, tout en sachant que la richesse des expériences d’accueil et de micro-hospitalités dans les villes et les villages de France est au-delà de toute capacité de recension ». Lire la suite

Au-delà des murs des prisons : porter une parole confisquée (2)

Franck Pitiot lit le texte d’Y. R., détenu : « La promenade, seule activité garantie »

https://oip.org/communique/au-dela-des-murs-des-prisons-porter-une-parole-confisquee/

L’Unédic au régime sec. La mise au pas des quémandeurs d’emploi

La réforme de l’Unédic, le durcissement des conditions d’accès à l’assurance chômage, va priver d’allocation plus de 40% des demandeurs d’emploi (les entrants). De plus, l’Unédic fait valoir que les nouvelles modalités de calcul provoqueront un recul de 19% en moyenne pour l’allocation journalière et jusqu’à 50% pour le montant mensuel. Les conditions d’entrée permettant l’accès aux faméliques pactoles sont vicieusement sélectives : il faudra avoir travaillé six mois sur vingt quatre (au lieu de quatre sur vingt huit), pour être éligible aux allocations qui, présentement, tournent autour de mille euros mensuels. Les « assistés » de l’Unédic représentent moins de 50% des demandeurs d’emploi, rappelons-le. Pour les traînards reste l’ASS, pour les plus méritants, le RSA pour les empotés irréductibles. Minima sociaux, qui  plafonnent aux alentours de 500 euros mensuels. Dans quelle case économique va-t-il falloir mettre les 200 000 demandeurs d’emplois qui n’auront accès à aucune allocation ? (Prévisions). Basculement vers le RUA ?

Nous avons quelques raisons de craindre l’instauration disciplinaire du RUA (Revenu Universel d’Activité), dont nous attendons de connaître contours et modalités d’application. Lire la suite

Au-delà des murs des prisons : porter une parole confisquée

Alors que les personnes détenues n’ont pas le droit de s’exprimer publiquement, Nicole Ferroni, Emily Loizeau, Yolande Moreau, François Morel et Franck Pitiot leur prêtent leur voix et lisent, face caméra, des témoignages venus de l’intérieur. De courtes vidéos qui viennent rappeler que la liberté d’expression n’existe pas en prison.

Découvrir le premier texte, lu par Nicole Ferroni : « Comme des chiens dans un chenil ».

Lire la suite

La démocratie une cause à défendre

Si la mobilisation, historique, des Gilets jaunes dynamise profondément la vie socio-politique depuis un an, et si elle constitue une référence à l’échelle internationale également (1), ses suites donnent lieu à de multiples interrogations.

Centralité de la question démocratique 

La répression policière et judiciaire dont elle fait l’objet est méthodiquement gommée, au profit d’une lecture sécuritaire qui amalgame souvent Gilets jaunes et casseurs d’une part, et d’autre part, présente la note des passifs occasionnés dans cette période : destruction de matériels bancaires, commerciaux, municipaux, perte d‘activité de commerçants des centre ville, budgets exceptionnels alloués aux forces de l’ordre… (2) Ces effets collatéraux sont indéniables et regrettables, encore ne faudrait-il ne pas imputer aux seuls Gilets jaunes, et principalement à eux, leur responsabilité. En premier lieu, la réponse des pouvoirs publics, qui a fait suite à un « grand débat » souvent orienté, n’est pas à la hauteur des attentes du plus grand nombre, et des possibilités existantes en matière de rééquilibrage plus équitable des affaires publiques. Lire la suite