Archives de Catégorie: Féminisme / Genre/ Rapports sociaux de sexe

 À Paris, 300 salons de /m/a/s/s/a/g/e/s/ prostitution actifs malgré la loi

Zéromacho fête ses 10 ans d’activité en lançant une grande action contre le système prostitueur.

Pendant tout l’été, l’équipe de Zéromacho a parcouru les rues de Paris pour recenser les prétendus « salons de massages » asiatiques qui sont en réalité des établissements de prostitution.

Voici les résultats de notre enquête.

Nous avons trouvé 300 de ces prétendus « salons », avec une concentration record – 55 – dans le 17e arrondissement, surtout dans le quart sud-est.

85% des masseuses sont Chinoises, et 14% Thaïlandaises. La plupart parlent très mal le français, même si elles sont depuis longtemps en France.

Sur les sites web de ces « salons », accessibles à tout le monde, à Zéromacho comme à la police, les commentaires des « utilisateurs » ne laissent aucun doute sur les actes de prostitution (« massages avec finitions ») qui s’y pratiquent.

Indice qui ne trompe pas : on voit seulement des hommes y entrer ou en sortir.

Des hommes qui profitent de la misère de ces Chinoises pauvres, et dont nous dénonçons l’oppression sexiste, raciste et classiste.

Des hommes dont l’argent enrichit des proxénètes, propriétaires, bailleurs ou trafiquants.

Des hommes qui contribuent à la traite des êtres humains. Lire la suite

Présentation de l’ouvrage « Feminism for Women » de Julie Bindel (en français)

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« Lesbienne » n’est pas un gros mot.

Les femmes existent – et elles n’ont certainement pas de pénis. La féministe chevronnée Julie Bindel ne se laissera pas réduire au silence par les idéologues trans, affirme Melanie Reid.

Julie Bindel milite depuis les années 1970.

Son livre a l’étoffe d’un best-seller, mais pas à la manière d’une Sally Rooney (Conversations with FriendsNormal People). Il va susciter l’émoi des transactivistes et provoquer toutes sortes d’attaques sur Twitter, de brimades et d’annulations d’invitations (deplatformings). La couverture du livre comprend même une citation de JK Rowling, qui le décrit comme « opportun, nécessaire et important », ce qui, en ces temps étranges, équivaut à agiter un drapeau rouge devant un taureau. Et l’autrice s’en moque éperdument, puisqu’elle s’appelle Julie Bindel et que sa mission est de redonner droit de cité au sexe biologique féminin.

Prenez place au bord du ring alors que Bindel, l’un des plus noms les plus célèbres de la longue lutte pour les droits des femmes, s’en prend à la nouvelle orthodoxie omniprésente qui décrète que le terme « femme » peut désigner toute personne qui s’identifie comme telle, même si elle demeure en possession d’un pénis. Lire la suite

36 questions pour prouver que la misandrie systémique n’existe nulle part dans le monde

Les réseaux sociaux connectent des milliards de personnes dans le monde, sur la base de leurs idées, de ce qu’ils ont en commun et de leurs intérêts partagés. Ce qui signifie que ces personnes peuvent discuter et débattre de sujets qui étaient auparavant ignorés ou rejetés.

Un des sujets qui semble être discuté récemment est la misandrie. La misandrie étant définie généralement comme la haine et l’oppression des hommes, sa puissance a été comparée à celle de la misogynie (la haine et l’oppression des femmes).

J’ai écrit ce blog sous la forme d’une liste de questions à proposer à ceux qui prétendent que le monde est misandre, que les femmes ont pris le pouvoir ou qu’elles ont plus de droits que les hommes. Et pour contrer les hommes qui croient que la misandrie systémique existe à la même échelle, ou est pire, que la misogynie. Lire la suite

IVG, quand l’église lance l’anathème

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Les hommes de religion sont-ils d’éternels ennemis des femmes ? La question (rhétorique) paraît toujours d’actualité à l’heure où la conférence des évêques catholiques américains  USCCB) se propose de rédiger un texte « sur la signification de l’eucharistie dans la vie de l’église ». Derrière cette phraséologie théologique évasive semble se dissimuler une sanction à l’encontre des personnalités politiques qui se prononcent en faveur de législations favorables au droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse ; comme Joe Biden qui a annulé la décision de Donald Trump de priver de fonds publics les organisations qui facilitent l’accès à l’IVG pour les femmes. En 2019, Biden s’était vu refuser l’accès à la communion dans une église américaine alors même qu’il est catholique pratiquant et assiste à la messe tous les dimanches. Bien que les représentants de l’USCCB se défendent de vouloir sanctionner par ce biais les dirigeants politiques s’éloignant de la doctrine catholique (1), on peut évidemment en douter et y voir surtout une démonstration de force du clergé catholique pour rappeler à l’(eur) ordre les hommes et femmes politiques. Lire la suite

Agression lesbophobe à la Marche des Fiertés Bordeaux 2021

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Lors de notre action de visibilité lesbienne à la Marche des Fiertés de Bordeaux, noues avons été attaquées par un groupe « antifa » dont l’un de ses membres à essayer de noues brûler

Suite à l’action que noues avions menée le 26 juin dernier lors de la Pride de Paris, noues avons voulu réaffirmer notre présence ainsi que notre détermination dans l’espace public.  Lire la suite

Éditorial d’Aurélie Leroy : Violences de genre et résistances

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Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Dans un climat général délétère pour les droits des femmes – crise sanitaire et économique, offensives réactionnaires et anti-genre –, un renouveau féministe s’est affirmé ces dernières années, au départ de l’Amérique latine. Complexifier et politiser les violences de genre, faire émerger les facteurs structurels entremêlés et s’attaquer à l’impunité sont des enjeux centraux des mobilisations à l’œuvre.

« Le patriarcat est un juge qui nous juge à la naissance
Et notre punition, c’est cette violence que tu ne vois pas
Le patriarcat est un juge qui nous juge à la naissance
Et notre punition, c’est cette violence que tu vois
Ce sont les féminicides, l’impunité des assassins
C’est la disparition, c’est le viol
Et le coupable ce n’est pas moi, ni mes fringues, ni l’endroit
Le violeur, c’était toi
Le violeur, c’est toi
Ce sont les policiers, les juges, l’État, le président
L’État oppresseur est un macho violeur »
Las Tesis, « Un violeur sur ton chemin »

Ces paroles du collectif chilien Las Tesis ont rythmé la performance « Un violeur sur ton chemin ». Entonné à Santiago le 25 novembre 2019 à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, ce slam féministe est devenu viral au point de connaître un retentissement international. Un hymne puissant, réclamant la justice contre les violences sexistes et les féminicides, qui reprend les principaux enseignements de l’anthropologue Rita Laura Segato – sur lesquels nous reviendrons dans cet ouvrage – et qui témoigne d’un nouveau seuil franchi dans la compréhension de la violence, de l’impunité et de leurs modes opératoires. En égrenant des mots et des expériences vécues, des activistes du monde entier ont ainsi dispersé l’écran de fumée et débusqué les « apparats illusoires » (Segato, 2021) qui réduisent les violences de genre à des actes individuels et accidentels, empêchant d’en distinguer les ressorts véritables, les redondances et les schémas communs. Lire la suite

Amicale du Nid : Rapport du groupe de travail sur la prostitution des mineur·es

L’Amicale du Nid salue le travail remarquable mené par le groupe de travail présidé par Catherine Champrenault, Procureure Générale près la Cour d’Appel de Paris durant 8 mois, et son rapport remis le 13 juillet à Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat en charge de l’enfance et des familles.

L’Amicale du Nid était partie prenante de ce groupe de travail, en y apportant son expertise, notamment issue de ses actions professionnalisées de prévention auprès des jeunes, de sensibilisation, de formation, d’« aller-vers » dans l’espace public et numérique, d’accueil, d’accompagnement, d’hébergement, d’insertion socio-professionnelle. En outre, l’Amicale du Nid dispose de missions mineures, à Paris, dans les Hauts-de-Seine, à Lyon, Marseille, Montpellier et en Seine-Saint-Denis, et conduit une action de prévention auprès des mineur·es sur internet « Je n’suis pas à vendre ». Enfin, l’Amicale du Nid est la première association d’accompagnement de personnes en parcours de sortie de prostitutions depuis sa création par la loi de 2016 et constate que 26% d’entre elles étaient déjà en situation de prostitution mineur·es (7% à moins de 14 ans, 19% entre 15 et 18 ans). Lire la suite

Lisons ces gamines-là !

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Un pavé dans le marais des années de « libération sexuelle » et au-delà un javelot dans l’univers invisible de ces mères complices de leurs maris, amants, amis, bien volontiers violeurs, pédophiles, incestueux. Voilà ce que nous envoie en pleine face Virginie Jortay à travers « Ces enfants-là », paru en août 2021 aux Éditions Les impressions nouvelles. Ses mots aiguisés délicatement posés sur des situations aiguës, inimaginables, violentes, nourrissent une grande puissance d’écriture née dans les tripes d’une enfant puis d’une adolescente maltraitée. Ses yeux et son corps nous projettent dans l’univers de la jetset belge des années 1960 où la liberté se blasphème à coups de révolution, d’égalité entre les sexes et d’émancipation des femmes. Lire la suite

Patricia McFadden : deux entretiens sur les femmes africaines, le féminisme…

« En 500 ans de colonialisme, les femmes africaines se sont toujours battues pour la liberté »

Capire a parlé avec la chercheuse féministe Patricia McFadden à propos du nationalisme de genre et du pouvoir du féminisme pour la libération des femmes en Afrique

Après des décennies d’expérience en tant que chercheuse et militante féministe, passant par l’extradition dans les pays où elle a vécu et travaillé, comme le Zimbabwe et l’Afrique du Sud, Patricia vit et travaille aujourd’hui à Esuatini, anciennement Swaziland. Essuatini, actuellement une monarchie autoritaire, était une colonie britannique jusqu’en 1968. Vegane et écoféministe radicale, elle cultive les aliments qu’elle consomme et à partir de cette réalité, elle a construit des pratiques de solidarité et des propositions d’analyse féministe, comme la notion de contemporanéité [contemporarity]. Cette trajectoire montre comment ses analyses mêlent le personnel et le politique dans ses critique du nationalisme de genre et dans ses propositions pour construire et comprendre le féminisme radical en Afrique.

« Le féminisme est puissant parce qu’il n’est pas un événement qui vient d’émerger. Il est ancré dans les souvenirs les plus anciens de la conscience humaine sur la liberté. » Lire la suite

Présentation par Andrea Dworkin de son livre : La haine des femmes

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Avec l’aimable autorisation de M éditeur

Ce livre est un acte, un acte politique dont la révolution est l’objectif. Il n’a pas d’autre fonction. Ce n’est pas une quelconque sagesse cérébrale ou une foutaise universitaire, ou des idées gravées dans le granit ou destinées à l’immortalité. Il fait partie d’un processus et son contexte est le changement. Il fait partie d’un mouvement planétaire visant à refondre les us communautaires et la conscience humaine pour que les gens acquièrent le pouvoir sur leurs vies, participent entièrement à la communauté et vivent dans la dignité et la liberté.

La volonté de mettre fin à la domination masculine comme fondement réel psychologique, politique et culturel sur nos vies sur Terre est l’engagement révolutionnaire de base. C’est un engagement pour la transformation du soi et de la réalité sociale à tous les échelons. Le cœur de cet ouvrage est une analyse du sexisme comme système de domination masculine, ce qu’il est, comment il fonctionne sur nous et en nous. Je veux aussi aborder brièvement deux problèmes, tangents à cette analyse, mais néanmoins cruciaux à l’élaboration du programme et de la conscience révolutionnaires. Le premier est la nature du mouvement des femmes en tant que tel et le deuxième a à voir avec le travail de l’écrivain·e. Lire la suite

Pour les droits des femmes, la paix, la liberté et l’égalité en Afghanistan. Soutien à la résistance face aux talibans

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Trente ans de lutte pour l’avortement au Mexique, la victoire enfin !

Un premier « ballon d’essai » avait eu lieu avec une dépénalisation de l’avortement au Chiapas en 1991… Cet article historique permet de mesurer le chemin parcouru et la précocité des luttes qui ont permis cette victoire. Et comme à l’époque, la question des stérilisations forcées contre les femmes Indiennes reste entière, tout comme celle des conditions pour exercer dignement la maternité.

L’avortement au Mexique.

Coup de tonnerre dans un ciel serein…

Le 11 Octobre 1990, dans le plus grand secret, les député-e-s de l’Etat le plus « marginalisé » de la République mexicaine, le Chiapas, votent la dépénalisation de l’avortement. Quand la nouvelle apparaît finalement dans la presse, plus d’un mois plus tard, c’est la stupeur générale. Le Gouverneur prétend avoir répondu aux pressions en faveur de l’avortement d’un groupe de femmes chiapanèque, le GAM [1], mais celui-ci dément aussitôt. En effet, le scandale s’annonce : alors que différents groupes féministes du pays (particulièrement de Mexico) s’empressent de saluer dans la presse cette « victoire » et souhaitent que l’ensemble des Etats mexicains dépénalisent à leur tour l’avortement, la puissante hiérarchie catholique s’étrangle et appelle la population à manifester en masse contre ce « crime », bientôt appuyée par la branche mexicaine de la puissante organisation nord-américaine « Pro-Vie ».

Le 31 Décembre, courageusement, les député-e-s suspendent la loi et sollicitent un avis de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (récemment crée par le gouvernement fédéral, et qui n’a aucun pouvoir de décision). Il s’agit surtout de gagner du temps pour préparer tranquillement les prochaines élections qui vont avoir lieu en Août 1991. Lire la suite

Des Canadiennes s’adressent au Parlement pour mettre fin au logement de criminels transgenres dans les prisons pour femmes

CA – Ottawa, Ontario. En juin 2021 (avant la dissolution de la 43e législature), diverses femmes ont envoyé des mémoires au Comité permanent de la sécurité publique et nationale, exprimant leurs inquiétudes quant à la sécurité des femmes en prison, du fait que des prisonniers masculins sont logés avec elles. 

Le comité parlementaire étudiait la « Situation actuelle dans les prisons fédérales en ce qui concerne… des rapports sur la coercition et la violence sexuelles dans les prisons fédérales ». Voici un aperçu des mémoires présentés.  Lire la suite

Transformer les attitudes et les mentalités pour abolir la demande des prostitueurs

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« Ce manifeste a déjà quinze ans. Publié par les éditions Sisyphe, qui étaient dirigées par les féministes Élaine Audet et la regrettée Micheline Carrier, traduit en catalan, il est toujours d’actualité. C’est pourquoi il est réédité, car le combat contre l’exploitation sexuelle, même s’il a enregistré plusieurs avancées, est loin d’être terminé ». Dans son avant-propos, avant-propos-de-richard-poulin-abolir-la-prostitution-manifeste-plus-sylviane-dahan-preface-2009-a-ledition-catalane/, publié avec l’aimable autorisation de M éditeur, Richard Poulin aborde, entre autres, la proposition abolitionniste, les industries capitalistes du sexe et leurs transformations, l’organisation de bordels dans les pays réglementaristes, la situation des femmes prostituées pendant la pandémie, l’industrie de la pornographie, le proxénétisme en ligne, l’exploitation sexuelle des personnes prostituées migrantes et la racialisation de l’industrie prostitutionnelle, la féminisation de la pauvreté et des migrations sous la mondialisation néolibérale, la traite à des fins de prostitution… Lire la suite

Levée de fonds pour le film « My name is Andrea »

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Interviewer : Quelle est, selon vous, la vertu la plus surfaite ?

Andrea Dworkin : La conformité et le conformisme. La normalité est gravement surfaite. Lire la suite

Implantation d’un tribunal spécialisé en matière de violences sexuelles et de violence conjugale : réaction des CALACS

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Le ministère de la Justice confirme qu’il ira de l’avant avec l’implantation d’un tribunal spécialisé en matière de violences sexuelles et de violence conjugale, d’abord sous la forme de projets-pilotes.

Nous saluons sa volonté d’adopter une approche centrée sur les victimes et adaptée à leurs différents besoins, ce qui s’aligne avec nos demandes.

Il reste à s’assurer que cela se traduise bel et bien par un tribunal qui tient compte des réalités intersectionnelles et qui dessert adéquatement l’ensemble du territoire, en partenariat avec les organismes déjà dotés d’une expertise dans l’accompagnement des survivantes. Lire la suite

Le féminisme face à la chasse aux sorcières, l’usurpation de terres et le contrôle patriarcal en Inde

Shashi Sail était une militante féministe indienne qui, malheureusement, est décédée en juillet 2021. Comme l’une des fondatrices de la Marche Mondiale des Femmes, elle a joué un rôle déterminant dans l’internationalisation de la Marche lorsqu’elle a accepté le défi d’organiser la première Rencontre Internationale à l’extérieur de Montréal. Ses contributions au débat sur la violence contre les femmes et la région de l’Asie du Sud ont marqué l’histoire du mouvement.

Nous présentons ici une conférence de Shashi sur son expérience dans la défense de la liberté des corps, des territoires et des savoirs des femmes menacées et contrôlées par la chasse aux sorcières en Inde. Ce discours a eu lieu lors du symposium « Chasse aux sorcières en Inde : une réalité scandaleuse », de l’organisation Défense des Droits Humains en Inde [Human Rights Defense India – HRDI], à l’Institut de Droit Indien, New Delhi, le 30 mai 2013. En apportant sa voix et ses mots, nous voulons collaborer pour garder vivante la mémoire et la lutte de Shashi Sail pour la liberté des femmes. Lire la suite

Covid-19 : manifeste pour une expertise féministe de la santé

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Dans le cadre de l’événement 10days4ideas à Bruxelles, j’ai le plaisir d’intervenir le 1er septembre 2021 dans un atelier organisé par Peggy Pierrot et intitulé « COVID-19, pour en finir avec la sidération ». L’échange avec les autres invité·es permettra de présenter mon dernier livre, « La douleur impensée : autopsie féministe de la fibromyalgie, une “maladie de femmes” », chez M Éditeur. Il sort en librairie au Québec le 1er septembre et le 22 octobre en Europe (en prévente d’ores-et-déjà sur les plateformes de vente en ligne). L’autobiographie, forte à propos, chute sur un manifeste féministe prônant les savoirs des femmes malades, davantage porteuses d’expertise sur le soin que seules destinataires de politiques sanitaires. Cette conclusion vient compléter des analyses du contexte où se situe le parcours de la combattante dont j’ai l’expérience. Le parcours comme les analyses mettent en lumière la hiérarchisation des pathologies, la réquisition du vivant par les « mâles dominants » et l’agnotologie de genre qui vertèbre les professions de la santé. Lire la suite

Branle Bas de combat autour d’OnlyFans

À partir d’octobre, le site porno OnlyFans, qui compte 130 millions d’utilisateurs, deux millions de contributeurs-trices et des milliards de revenus, interdira à ses créateurs de publier sur ce site du matériel pornographique « hard ». Plusieurs prostitué-e-s utilisent OnlyFans pour vendre des contenus explicites. En revanche, les photos et vidéos de nudité demeureront autorisées à condition d’être « conformes à la politique d’OnlyFans », a annoncé l’entreprise. Lire la suite

Dis son nom

Dis Son Nom est un mouvement contre les inconduites sexuelles qui publie une liste de potentiel·le·s agresseurs·euses.

Les objectifs sont de libérer la parole des victimes et protéger la société des prédateurs·rices allégué·e·s. Diffusée sur internet, la liste catégorise les inconduites en trois types, selon la gravité des gestes.

Les noms sont recueillis selon des témoignages livrés par des victimes dans la messagerie privée de Dis Son Nom, sur Facebook et Instagram. Un protocole est suivi par les bénévoles et les victimes restent anonymes. Lire la suite