Archives de Catégorie: Féminisme / Genre/ Rapports sociaux de sexe

Décryptage du budget dédié à l’égalité femmes – hommes

Principaux enseignements

La semaine dernière, la Secrétaire d’Etat à l’égalité annonçait que le gouvernement mobiliserait plus d’1 milliard d’euros pour l’égalité femmes – hommes et la lutte contre les violences.

Le détail du budget transversal vient d’être publié.

Le décalage entre les déclarations et la réalité est sidérant. Lire la suite

Pourquoi le féminisme libéral refuse-t-il de prioriser la lutte contre la violence masculine à l’égard des femmes ?

Partout dans le monde, les femmes se défendent contre la violence masculine à l’égard des femmes, mais vous ne le sauriez pas à lire les médias féministes destinés au grand public.

Le 10 décembre a marqué la fin des 16 jours d’activisme contre la violence sexiste. ONU Femmes, l’organisation des Nations Unies qui se consacre à la défense des droits des femmes, affirme que la campagne, lancée après la première rencontre du Women’s Global Leadership Institute en 1991, vise à « galvaniser les mesures prises pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles partout dans le monde  ». Lire la suite

#WagonSansCouillon !

A l’occasion de l’ouverture du métro parisien toute la nuit le samedi 14 septembre 2019, Osez le Féminisme ! a rappelé que dans les transports en commun, comme dans la rue, les agresseurs et harceleurs sexistes et autres « relous » ou « frotteurs » y sévissent et sont massivement impunis.

Le harcèlement sexiste, c’est par exemple quand un homme regarde une femme avec insistance, la siffle, lui parle alors qu’elle ne manifeste pas d’intérêt à être en contact avec lui, a des propos à connotation sexuelle, fait des commentaires sur le physique, la suit dans les couloirs… L’agression sexuelle, c’est quand un homme utilise la promiscuité des transports pour frotter son sexe contre une femme, lui toucher les fesses, les seins… Tout ça, ça suffit ! D’après une étude du Haut Conseil à l’Égalité en 2015, 100% des femmes utilisatrices ont déjà été victimes de harcèlement sexiste ou d’agressions sexuelles dans les transports en commun. 3 femmes sur 4 adaptent leur comportement ou leur tenue par peur des agressions. Lire la suite

Lettre ouverte : A l’attention de la présidence de l’université de Lyon, de la présidence de l’université Lyon 1, et de monsieur le recteur de l’académie de Lyon

Lyon, le 15 Septembre 2019,

A l’attention de la présidence de l’université de Lyon, de la présidence de l’université Lyon 1, et de monsieur le recteur de l’académie de Lyon

Et pour information : à l’attention de la direction de la recherche et des études doctorales, de l’école doctorale 512 et de monsieur le charge de mission égalité diversité de Lyon 1,

Nous attirons votre attention sur la situation inacceptable et absurde dans laquelle se trouve une ancienne doctorante de l’université de Lyon, Gwladys Fernandes, qui a soutenu sa thèse le 18 juin 2019. L’université Lyon 1 lui refuse la délivrance de l’attestation de réussite nécessaire à l’attribution de son diplôme de doctorat. Par cette lettre, nous exprimons notre solidarité pleine et entière a notre collègue et vous demandons de débloquer rapidement sa situation. Lire la suite

Le trouble de la personnalité limite (ou « borderline ») est une foutaise misogyne

(…) Aux côtés du racisme et du classisme, on trouve dans les systèmes psychiatriques une épouvantable misogynie. Aujourd’hui, en 2019, les filles et les femmes sont 7 fois plus susceptibles de recevoir un diagnostic de trouble borderline que les garçons et les hommes présentant les mêmes symptômes. 

Les origines de cette oppression remontent à des centaines d’années : dès le XVIIIe siècle, l’hystérie a été classée comme une maladie féminine, liée à la féminité et à la physiologie féminine. Lire la suite

121 femmes sont mortes assassinées par leur conjoint ou leur ex depuis le 1er janvier 2019

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Introduction de bell hooks à son livre : apprendre à transgresser

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Les semaines qui précédèrent la décision du département d’anglais de l’université d’Oberlin de m’accorder ou non un poste permanent, j’étais hantée par des rêves où je fuyais, où je disparaissais et même où je mourais. Ces rêves n’étaient pas une réponse à la peur de ne pas être titularisée, mais au contraire à celle de l’être 1. J’avais peur d’être enfermée dans le monde universitaire pour toujours. Lire la suite