Archives de Catégorie: Extrême droite

« Les prophètes du mensonge », une étude publiée en 1949 et actuelle

Une analyse du discours fasciste

Léo Löwenthal et Norbert Guterman ont joué un rôle essentiel dans l’élaboration théorique attribuée à la pensée critique de l’Ecole de Francfort transférée aux Etats-Unis au milieu des années 1930. En compagnie de Theodor Adorno et de Max Horkheimer principalement, ils s’essaient à construire à la fois des concepts pour appréhender la réalité du capitalisme et de ses formes culturelles comme les représentations psychosociologiques. Marx et Freud – particulièrement celui de « Malaise dans la civilisation » – sont sollicités pour construire un système éducatif qui permette d’éclairer les citoyennes et citoyens sur la réalité du discours démagogique. Lire la suite

Le « Grand Remplacement », cri de ralliement de la mouvance identitaire

Depuis 2010, l’extrême droite se réfère au « Grand remplacement » afin de justifier son discours raciste.

La genèse de la théorie du « Grand Remplacement »

Maurice Barrès peut en apparaitre comme « l’inventeur ». Entre 1893 et 1897 il a suivi les cours de Jules Soury (nationaliste et antisémite) à l’Ecole pratique des hautes études. Dans son livre « Une campagne nationaliste 1894-1901 » publié en 1902, Jules Soury est obsédé par la dégénérescence de la foi catholique devant la menace que représentent les juifs, les protestants et la franc-maçonnerie. En 1893, lors des élections législatives dans la circonscription de Neuilly-Boulogne, Maurice Barrès cible la présence des étrangers « le sol français est envahi pacifiquement par les étrangers » (1). En 1898 dans son programme de Nancy, lors des législatives, il met en avant la nécessité de se protéger contre les étrangers notamment les juifs : « Protéger les nationaux contre cet envahissement ». Vers 1900 dans ses « notes pour un programme nationaliste » (2) Barrès insiste sur la nécessité vitale de « protéger le national contre l’exotique […], l’insécurité économique […] de nos compatriotes est attribuable à l’influence des étrangers et des cosmopolites ». Lire la suite

Le Corbusier, l’ami des fascistes, ne mérite ni statue, ni musée

Une statue de Le Corbusier a été installée le 24 janvier dernier dans le centre-ville de Poissy, Place des Capucins (dans les Yvelines). Une première statue de l’architecte avait été inaugurée le mercredi 10 mai 2017 en Mairie (Poissy) en présence entre autres de l’artiste et du Maire. À ce moment-là, l’artiste russe M. Andrey Tyrtyshnikov expliquait qu’il avait « été attiré par la personnalité et la philosophie de Le Corbusier ». C’est précisément à propos de la personnalité et de la philosophie de l’architecte que nous voudrions réagir.

L’exposition au centre Georges Pompidou (« Le Corbusier. Mesures de l’homme », avril-août 2015) avait permis de révéler à un large public l’antisémitisme de l’architecte, ses accointances avérées avec l’extrême droite fasciste, sa fascination pour les dictateurs (Hitler, Mussolini…). Une polémique internationale s’en était suivie. Désormais, on connaît mieux les propos sans ambiguïté de l’architecte. Lire la suite

À #NousToutes, démonter le Ring

Entre Ring et nous, tout a commencé sur une phrase de trop. 

Pas un dessin, pas de l’« art », non une phrase de trop. Une phrase de Marsault, une phrase de militant d’extrême-droite, qui un jour de l’été 2016 a appelé ses troupes à détruire une femme.

La même histoire aurait pu commencer avec Soral ou avec Dieudonné.

Ou avec Serge Ayoub ou avec Obertone.  Lire la suite

Éric Zemmour, le voleur d’histoire

Avec l’aimable autorisation de l’auteur

Dans un article publié par Le Figaro le 14  novembre 2013, Eric Zemmour écrivait : « L’Histoire – arrachée de gré ou de force aux historiens professionnels – est en train de (re)devenir l’arme politique qu’elle fut à la veille de la Révolution, et plus encore au XIXe siècle, lorsque les grands historiens comme Michelet préparèrent les esprits à l’avènement de la République. »

Son dernier ouvrage, Destin français (Albin Michel, 576 p., 24,50 €), peut être lu comme une mise en œuvre de cette volonté de discréditer toute une profession. Selon lui, les historiens de métier « ont titres et postes. Amis et soutiens. Selon la logique mafieuse, ils ont intégré les lieux de pouvoir et tiennent les manettes de l’État. Ils appliquent à la lettre le précepte de George Orwell dans 1984 : « Qui contrôle le passé contrôle l’avenir. Qui contrôle le présent contrôle le passé. » » Il ajoute que, depuis quarante ans, les historiens professionnels ont utilisé cette fantastique puissance pour opérer « un travail de déconstruction » qui « n’a laissé que des ruines ».

N’hésitant devant aucun sacrifice, Eric Zemmour a décidé de se dresser courageusement contre ce nouveau pouvoir. La thèse centrale de son livre, c’est qu’il n’y a jamais rien de nouveau sous le soleil. Étant donné que « l’histoire de France repasse toujours les mêmes plats », on peut lire dans le passé les catastrophes du futur. Voilà pourquoi Destin français débute par un chapitre sur le pauvre Roland qui, à Roncevaux, aurait payé de sa vie son combat pour que l’Europe chrétienne ne devienne pas -musulmane. Et l’ouvrage se termine par les musulmans d’aujourd’hui qui nous menacent à nouveau. Après le couplet habituel du « C’était mieux avant », que M. Zemmour entonne en évoquant avec nostalgie la banlieue de son enfance, il décrit l’invasion des quartiers populaires par ces -immigrés, qui veulent faire la loi dans notre pays, en imposant leurs prénoms, leur religion, etc. Lire la suite

Les collabos à la vitrine du libraire

Il y a quelques semaines, les pamphlets antisémites de Céline avaient failli être réédités par Gallimard (une édition a été publiée au Canada). Après Lucien Rebatet, c’est Maurras qui occupe les rayons des librairies, en attendant Brasillach. Sous un verni historique, c’est une opération mercantile pour sortir de l’édition underground. C’est un coup éditorial dangereux surtout dans la période actuelle de confusions idéologiques, complotistes, identitaires et d’antisémitisme latent et récurrent. Lire la suite

La mouvance identitaire

La mouvance identitaire peut schématiquement être divisée en deux entités.

  • D’un côté les théoriciens regroupés dans des fondations : Polémia dirigée par Jean-Yves Le Gallou (ex GRECE, Club de L’Horloge, FN, MNR) et l’Institut Iliade « pour la longue mémoire européenne », présidé par Philippe Conrad (ex GRECE, La Nouvelle Revue d’Histoire et TVLibertés) dans la lignée de Dominique Venner (fondateur d’Europe Action dans les années 60) et co fondé par Le Gallou, dans des revues : Terre et Peuple de Pierre Vial (ex GRECE, FN, MNR ), Réfléchir et Agir, La Nouvelle Revue d’Histoire fondée par Dominique Venner, dont le premier numéro traitait de « 5000 ans de civilisation européenne », Synthèse Nationale dirigée par Roland Hélie (ex Ordre Nouveau, PFN, FN Espace Nouveau) et du côté des indépendantistes comme WAR RAOK ! La voix de la nation bretonne dirigée par Padrig Montauzier (ex FLB et dirigeant de l’ADSAV « le Parti de l’ indépendance bretonne ».

  • De l’autre côté les activistes : GUD, Bloc identitaire et Génération identitaire.

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L’antisémitisme, Maurras, Vichy et les autres

Le gouvernement entendait commémorer les 150 ans de la naissance de Charles Maurras. Devant la montée des protestations, il a du faire marche arrière, ce qui a entrainé la démission en bloc de dix membres sur douze du Haut Comité des commémorations nationales. En attendant, le cent cinquantenaire de sa naissance verra la publication d’un recueil de texte intitulé « L’Avenir de l’Intelligence » dans la collection Bouquins aux éditions Robert Laffont. Cet ouvrage est publié sous la direction de Jean-Christophe Buisson, ancien responsable des jeunes de l’Action française à la fin des années 80, journaliste au Figaro-Magazine et animateur de l’émission « Historiquement Show » sur la chaîne « Histoire » dirigée par son homonyme Patrick Buisson, ancienne plume de Nicolas Sarkozy. Lire la suite

Une nébuleuse néo-conservatrice

Pascale Tournier, rédactrice en chef adjointe au service actualité de la Vie, se penche sur les « nouveaux conservateurs » en France. Ces jeunes néoconservateurs « anarchrist » et « catholiques identitaires » veulent changer le monde. Quels sont leurs ennemis ? Le progressisme, le multiculturalisme, le libéralisme. Quelles sont leurs racines ? Chrétiennes. Quels sont leurs combats ? La lutte contre le mariage pour tous (loi Taubira), la PMA, la GPA, l’islamisation de la France, la défense des chrétiens d’Orient. Quelle est leur doctrine ? « L’enracinement » tentative de récupération d’un concept emprunté au livre de Simone Weil « L’enracinement ou Prélude à une déclaration des devoirs envers l’être humain »), l’idée que nous sommes des héritiers avant d’être des pionniers, qu’il y a des legs du passé (racines, culture, territoires : « les petites patries » de Charles Maurras), que tout n’est pas construit ou à inventer et les notions très en vogue chez l’extrême droite et la droite extrême d’identité et de souveraineté. Cette nébuleuse néoconservatrice se caractérise par une grande diversité. Echaudés par « Sens commun » et ses revirements, sans leader depuis l’échec de François Fillon et son retrait de la vie politique, ces néoconservateurs sont à la recherche de nouvelles figures présidentiables entre Marion Maréchal Le Pen et le nouveau patron de LR, Laurent Wauquier. Le combat de certains d’entre eux peut entrer en symbiose avec les thèses xénophobes et anti-islam du Front national. Lire la suite

Le vrai visage de l’extrême droite au pouvoir


Un second livre, après
Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA) : Lumière sur mairies brunes : discours-haineux-mesures-antisociales-autoritarisme-et-racisme/, pour mettre en lumière les faits et méfaits de l’extrême droite au pouvoir.

Dans l’introduction, introduction-de-louvrage-de-visa-lumieres-sur-mairies-brunes-tome-2/, publiée avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, les auteur-e-s soulignent, entre autres, le « le passé sulfureux » de plusieurs candidats frontistes, l’importance des luttes syndicales à la fois contre les politiques libérales gouvernementales et les déclinaison locales autoritaires de l’extrême -droite.

Un recensement méticuleux des pratiques municipales brunes couvrant la période allant de juin 2015 à juin 2017. Lire la suite

Introduction de l’ouvrage de Visa : Lumières sur mairies BRUNES tome 2

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

En septembre  2015, paraissait le premier tome de Lumière sur mairies brunes. VISA y recensait tous les faits et méfaits de la première année de l’extrême droite aux pouvoirs dans les quinze villes qu’elle occupe.

Pendant les deux années suivantes, VISA a poursuivi ce travail de « mémoire » pour mettre en pleine lumière les origines véritablement fascistes du Front national et de toute l’extrême droite.

Pour y parvenir, rien ne vaut un recensement exhaustif, méticuleux et daté. Lire la suite

Exit Philippot ou les mésaventures d’un ex n° 2

Florian Philippot, celui qui avait rejoint le Front national en 2011 « pour Marine Le Pen », principal acteur, avec Marine Le Pen, de la « dédiabolisation » et défenseur de la sortie de l’Euro a fini par claquer la porte du Front national, alors que le parti aborde le chantier dit de « la refondation ». Cette démission met fin aux tensions entre la présidente et sa garde rapprochée et Florian Philippot. Ce dernier est jugé responsable de l’échec de la campagne présidentielle, surtout du débat calamiteux de l’entre-deux-tours entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, semble avoir servi de bouc-émissaire et le fusible a sauté. Le départ de l’ex-vice-président du Front National s’inscrit dans la saga des ex-numéros 2 (Mégret, Lang, Gollnisch). Florian Philippot accuse le mouvement de « relepénisation » et de « régression terrifiante ». En effet, lors de son discours de Brachay, le 9 septembre, Marine Le Pen a réaffirmé les fondamentaux du Front national (immigration, anti-islamisme, défense de l’identité…) : un retour aux années noires pour Florian Philippot. Deux lignes politiques s’affrontaient et la cheffe a tranché. C’est la retour d’une ligne plus droitière avec la montée en puissance d’ex-mégretistes : Nicolas Bay et surtout Philippe Olivier. Cependant, Marine Le Pen joue sur les deux tableaux : la réaffirmation des fondamentaux et le maintien d’une ligne « Ni gauche, Ni droite ». La rupture du tandem Marine Le Pen-Florian Philippot, ne semble pas être un divorce idéologique. C’est essentiellement la stratégie Philippot, partagée par la cheffe, qui a conduit la direction frontiste à mettre en avant les questions économiques et sociales, tout en désertant le terrain de la Manif pour Tous (ce qui a encore accentué chez certains cadres frontistes l’anti-philipponisme). Lire la suite

Avec Mark Bray, face à l’alt-right

Mark Bray, historien de l’antifascisme, est victime d’une cabale orchestrée par l’extrême droite américaine. Enseignant à l’université de Dartmouth dans le New Hampshire, il a été publiquement désavoué par son président qui légitime ainsi les mensonges de l’alt-right. Universitaires, enseignant.es, journalistes, syndicalistes… dans cette tribune ils et elles apportent leur soutien à Mark Bray. Lire la suite

Avis de tempête au Front National

Des lendemains qui ne chantent pas

Déstabilisé par sa défaite à l’élection présidentielle, que Jean-Yves Le Gallou (ex Fn, ex Mnr) qualifie de « fiasco intégral », le Front national voit les difficultés s’amonceler. Le vaisseau frontiste tangue et les couteaux sortent du placard. Marine Le Pen semble affaiblie : cacophonie sur la question de l’Euro, retraite de Marion Maréchal Le Pen, ratage du face à face avec Emmanuel Macron (Marine Le Pen semblait bien loin du slogan « La France apaisée ») , fronde contre Florian Philippot et son équipe accusée de sectarisme, vie interne sclérosée, remise en cause de l’organisation, manque de démocratie flagrant car le Comité Central renouvelé depuis 2014 n’a jamais été convoqué, aucune réunion du Bureau Politique depuis 2016 – car Jean-Marie Le Pen en est membre de droit et chacun sait que les relations sont très tendues entre Marine Le Pen, la direction frontiste et le « Président d’honneur ». La question « de la profonde transformation » promise par la présidente est renvoyée au congrès qui devrait se tenir au début de l’année 2018. Lire la suite

Non à la venue du C-Star sur nos côtes et à son opération de propagande !

Communiqué du collectif d’Afrique du nord contre le navire raciste C-Star

Le C-Star, un navire affrété par la campagne d’extrême-droite européenne Defend Europe, est parti de Djibouti le 7 juillet 2017 pour une croisade dans la Méditerranée. Les objectifs de ces organisations fascisantes ? Ramener les migrants vers les côtes libyennes, où nombre d’entre eux sont déjà détenus dans des conditions inhumaines, entraver les activités des ONG et les opérations de secours, soumettant ainsi les voyageurs à des risques majeurs, et bien entendu s’assurer une bruyante opération de communication.  Lire la suite

Du GUD et de Marine Le Pen…

Marine Le Pen a beau, dans le cadre de sa politique de dédiabolisation, crier haut et fort qu’elle entend nettoyer le FN de ses éléments les plus sulfureux, à y regarder de plus près, bon nombre d’ex membres du GUD (Groupe Union Défense) gravitent dans son entourage prouvant – si besoin était – que le FN appartient bien à l’extrême droite. Pour reprendre l’expression d’Olivier Beaumont, journaliste au Parisien « Marine Le Pen a mal à son extrême droite ».

Dès son arrivée aux commandes du parti, elle a confié à la camaraderie gudiste de nombreux postes, tels que la communication et les finances. Lire la suite

Méandres pestilentiels (bis…)

Je reprends en la complétant la note de lecture écrite lors de la première édition du livre.

« Cette histoire de l’extrême droite en France de 45 à nos jours s’articule autour de trois grandes périodes et des principaux événements qui les ont marqués : la survie (1945-1968), l’extrême droite à la recherche d’un avenir et enfin le grand retour avec l’émergence et l’affirmation du front national et sa prégnance dans le vie politique. » Lire la suite

White Wolf Klan : une radicalisation très bien tolérée

« Mourain a enfoncé ses pouces dans les yeux de la victime, a léché le sang sur son visage puis l’a mordue. »

C’est un extrait du compte rendu d’audience fait par une journaliste au procès des 18 prévenus, âgés de 22 à 53 ans qui composaient le White Wolf Klan. La scène décrite est celle du lynchage d’un jeune néo-nazi désigné comme traître par d’autres néo-nazis. Lire la suite

Socle idéologique conservé, masque frontiste et contamination politique

Un livre richement illustré d’affiches du Front national. Une histoire centrée sur des slogans, des « Français d’abord » à la « préférence nationale », en passant par diverses thématiques au centre des campagnes de ce parti d’extrême-droite.

Une histoire aussi de la viralité des discours, de leur expansion à droite, « la propagation de la sémantique frontiste au sein de la famille des droites françaises », mais malheureusement pas seulement, voire les débats autour des questions identitaires ou des « valeurs » soit-disantes françaises-républicaines… Lire la suite

Le FN mariniste : continuités et ruptures

Pour répondre à cette problématique, il me semble nécessaires de répondre à ces questions :

En quoi le FN a-t-il changé depuis l’arrivée de Marine Le Pen à sa direction ?

Du congrès de Tours (2011) au congrès de Lyon (2014) Marine Le Pen a pris la direction du FN et a imposé son autorité en s’appuyant sur une équipe qui lui est totalement dévouée (Louis Aliot, Steeve Briois, Nicolas Bay, Florian Philippot…). Elle a entrepris une politique dite de « dédiabolisation » (en opposition à son père). Elle a lissé le vocabulaire frontiste, voulant apparaitre crédible et elle s’est affirmée candidate à la gestion du pays : « je veux le pouvoir pour changer les choses (…). Prendre le pouvoir pour redresser la France ». Le FN a toujours fait preuve d’une grande capacité d’adaptation et d’opportunisme, développant un programme à géométrie variable, passant d’un libéralisme pro reaganien à un étatisme revendiqué. Louis Aliot déclare : « le FN essaie de s’adapter aux réalités du terrain ». Le FN s’est doté de collectifs ad-hoc : Marianne (étudiants), Banlieues patriot, Cercle Balaud-Argos (défense des animaux, en particulier contre l’abattage halal, Collectif Croissance Bleu Marine (hauts fonctionnaires rédigeant des argumentaires pour la présidente), CLIC (culture), Cercle Fraternité-Famille ( n défense de la famille), Racine (enseignants), Audace (jeunes entrepreneurs), Nouvelle Ecologie… Lire la suite