Archives de Catégorie: Extrême droite

Extrême droite, le retour ?

Après les élections de mai, avec sa poussée de l’extrême droite en Flandre, dans un contexte mondial qui a vu se réaliser les pires scénarios : vote pour le Brexit, élection de Trump, Bolsonaro et autres Salvini, une question émerge immanquablement, « les années 30 sont-elles de retour ? » Question bateau, le point Godwin en quelque sorte de l’analyse – ou de l’impuissance – politique ? Un signe en tous cas que nous sommes dépassés par les événements, et nous ne sommes pas les seuls, simples citoyens, puisque personne, même pas « l’establishment », n’avait imaginé, la veille du 8 novembre 2016 que Donald Trump, animateur télé et businessman, sans passé politique et sans programme, deviendrait le 45ème président des États-Unis d’Amérique. « Un accident de l’histoire » pensait-on. Une année fertile en « accidents de l’histoire », puisque les Britanniques avaient dit oui au Brexit quelques mois plus tôt. À la grande surprise de son initiateur, David Cameron lui-même, qui en aurait mis sa main au feu, jamais les Britanniques ne voteraient pour une sortie de Union Européenne ! Lire la suite

Nouvelle agression par des néonazis en Grèce : impunité jusqu’à quand ?

Dans un tel contexte de recrudescence des agressions fascistes en Grèce et à travers le monde, nous devons rester en alerte. Cette agression est loin d’être la première en Grèce.

Yannis Youlountas est un auteur et réalisateur engagé connu en Belgique pour ses documentaires : Ne vivons plus comme des esclaves (2013), Je lutte donc je suis (2015) et L’amour et la révolution (2018). Il y dépeint les mouvements sociaux en Grèce et la lutte des grec-que-s pour leur dignité volée par les mesures d’austérité imposées depuis tant d’années par les créanciers du pays. Grâce à son travail à la fois juste et sensible qui dévoile l’ampleur du drame que vit la Grèce depuis le début de la crise économique, il a réussi à nous transmettre ce que les médias européens ont arrêté de nous dire : les droits fondamentaux du peuple grec sans cesse bafoués et la solidarité sociale, seule issue pour beaucoup. A travers les documentaires de Yannis, on a découvert O allos anthropos (une cantine solidaire), Elliniko (un dispensaire social qui soigne des milliers de personnes privées de leur droit à la santé), les luttes, en Crète, contre un grand projet d’aéroport et à Thessalonique, pour préserver l’usine autogérée Viome. Lire la suite

Les financeurs de Trump derrière extrême droite européenne qui cible la révolte des jeunes contre la catastrophe climatique !

Il est généralement accepté que les vainqueurs des élections européennes du 26 mai ont été l’extrême droite et les Verts. Et il est aussi généralement accepté qu’aux succès des Verts ont contribué grandement les mobilisations sans précédent d’une jeunesse s’inspirant de la combativité et des thèses radicales de la jeune suédoise Greta Thunberg. En conséquence, il n’est pas surprenant que cette extrême droite choisit d’attaquer ce qu’elle appelle « le mythe du changement climatique » et surtout, cible de plus en plus son attaque sur la personne de cette Greta Thunberg qui galvanise la jeunesse en Europe et au delà !  Lire la suite

« Les prophètes du mensonge », une étude publiée en 1949 et actuelle

Une analyse du discours fasciste

Léo Löwenthal et Norbert Guterman ont joué un rôle essentiel dans l’élaboration théorique attribuée à la pen,sée critique de l’Ecole de Francfort transférée aux Etats-Unis au milieu des années 1930. En compagnie de Theodor Adorno et de Max Horkheimer principalement, ils s’essaient à construire à la fois des concepts pour appréhender la réalité du capitalisme et de ses formes culturelles comme les représentations psychosociologiques. Marx et Freud – particulièrement celui de « Malaise dans la civilisation » – sont sollicités pour construire un système éducatif qui permette d’éclairer les citoyennes et citoyens sur la réalité du discours démagogique. Lire la suite

Le « Grand Remplacement », cri de ralliement de la mouvance identitaire

Depuis 2010, l’extrême droite se réfère au « Grand remplacement » afin de justifier son discours raciste.

La genèse de la théorie du « Grand Remplacement »

Maurice Barrès peut en apparaitre comme « l’inventeur ». Entre 1893 et 1897 il a suivi les cours de Jules Soury (nationaliste et antisémite) à l’Ecole pratique des hautes études. Dans son livre « Une campagne nationaliste 1894-1901 » publié en 1902, Jules Soury est obsédé par la dégénérescence de la foi catholique devant la menace que représentent les juifs, les protestants et la franc-maçonnerie. En 1893, lors des élections législatives dans la circonscription de Neuilly-Boulogne, Maurice Barrès cible la présence des étrangers « le sol français est envahi pacifiquement par les étrangers » (1). En 1898 dans son programme de Nancy, lors des législatives, il met en avant la nécessité de se protéger contre les étrangers notamment les juifs : « Protéger les nationaux contre cet envahissement ». Vers 1900 dans ses « notes pour un programme nationaliste » (2) Barrès insiste sur la nécessité vitale de « protéger le national contre l’exotique […], l’insécurité économique […] de nos compatriotes est attribuable à l’influence des étrangers et des cosmopolites ». Lire la suite

Le Corbusier, l’ami des fascistes, ne mérite ni statue, ni musée

Une statue de Le Corbusier a été installée le 24 janvier dernier dans le centre-ville de Poissy, Place des Capucins (dans les Yvelines). Une première statue de l’architecte avait été inaugurée le mercredi 10 mai 2017 en Mairie (Poissy) en présence entre autres de l’artiste et du Maire. À ce moment-là, l’artiste russe M. Andrey Tyrtyshnikov expliquait qu’il avait « été attiré par la personnalité et la philosophie de Le Corbusier ». C’est précisément à propos de la personnalité et de la philosophie de l’architecte que nous voudrions réagir.

L’exposition au centre Georges Pompidou (« Le Corbusier. Mesures de l’homme », avril-août 2015) avait permis de révéler à un large public l’antisémitisme de l’architecte, ses accointances avérées avec l’extrême droite fasciste, sa fascination pour les dictateurs (Hitler, Mussolini…). Une polémique internationale s’en était suivie. Désormais, on connaît mieux les propos sans ambiguïté de l’architecte. Lire la suite

À #NousToutes, démonter le Ring

Entre Ring et nous, tout a commencé sur une phrase de trop. 

Pas un dessin, pas de l’« art », non une phrase de trop. Une phrase de Marsault, une phrase de militant d’extrême-droite, qui un jour de l’été 2016 a appelé ses troupes à détruire une femme.

La même histoire aurait pu commencer avec Soral ou avec Dieudonné.

Ou avec Serge Ayoub ou avec Obertone.  Lire la suite