Archives de Catégorie: Etudes sur auteur-e-s /Biographies

C’est l’histoire d’un p’tit gars…

Être né en 1915, quasiment avec le 20e siècle, aux Etats-Unis, à Hoboken (dans le New Jersey, en face de New York), issu de l’émigration sicilienne a forcément des conséquences sur la formation de l’individu. Frank Sinatra n’a jamais renié ses origines. Ni l’importance de sa mère, Dolly, dans sa carrière. Ses liens avec la mafia, notamment avec « Lucky » Luciano, ont beaucoup joué dans sa chute en 1951 et dans sa renaissance en 1953. Lire la suite

Egalité, justice, démocratie

« Toute littérature prend naissance dans une souffrance et l’on écrit pour s’en délivrer, la sublimer, lui donner une expression universelle, éventuellement en faire une arme »

Une partition, l’Algérie, la lumière, les souvenirs, une certaine impuissance, « Ecrire est une façon de nier cette fatalité », le regard de l’adulte qui souffre et « dans celui d’un enfant aux yeux grands ouverts, on perçoit, seule, une demande d’explication », la violence… Lire la suite

Préface de Jessica Stern à son ouvrage : DÉNI Mémoire sur la terreur

Avec l’aimable autorisation des
Editions
des femmes – Antoinette Fouque

Cela fait vingt ans que j’étudie les causes du mal et de la violence. Jusqu’à présent je ne me suis jamais demandé pourquoi ce travail m’intéressait, ni ce qui me rendait capable de le faire. Ce livre répond à une question qui m’est posée à chaque fois que je parle de mes recherches sur le terrorisme. Comment une « fille » telle que vous a-t-elle pu se rendre dans des camps d’entraînement terroristes au Pakistan ? N’aviez-vous pas peur ? La réponse, c’est que je n’avais pas conscience d’avoir peur – et ce livre explique pourquoi. Après une série de traumatismes, on peut perdre la capacité de ressentir la peur de façon adéquate. Lire la suite

Vous m’avez permis de ne jamais vivre la solitude

Naz Öke dans son « Préambule d’une traductrice aux cheveux rouges », indique « Alors, peu importe si c’est à moi que sont adressées ces lettres… Zehra nous parle à toutes et tous, elle murmure de sa plume, au nom de ses ami·e·s emprisonné·e·s, au nom des femmes, au nom de son peuple ».

Des échanges épistolaires pour l’une et pour toustes, la privation de liberté et la précieuse conviction que « Nous aurons aussi des beaux jours »… Lire la suite

Histoire de Fille, d’Annie Ernaux, Gallimard, 2016

Une enfance protégée, un appétit vorace de lecture, une scolarité brillante, la reconnaissance. Un sentiment d’orgueil. Et puis, à dix-sept ans, la fille quitte pour la première fois, piaffant d’impatience, le cocon familial. Elle sera monitrice dans une colonie de vacances. Là, elle subira de violentes humiliations et des viols. L’ancestrale « lapidation » des femmes par les hommes, commente Annie Ernaux. Lire la suite

J’ai toujours eu peur de l’oubli, cette grande nuit aveugle

Michèle Lesbre rend compte avec pudeur et colère de la vie de Victor Dojlida.

Le récit commence en septembre 1989, un jour de libération tardive quelques semaines avant qu’un autre mur… « Car il faut bien que les portes s’ouvrent, que les murs s’écroulent, quand ils empêchent les hommes de vivre » Lire la suite

La Turquie de Erdogan nous raconterait-elle notre avenir ?

La Turquie de Erdogan nous raconterait-elle notre avenir ? Le vide idéologique actuel est comblé par la référence à la religion et au nationalisme le plus éculé pour permettre la mise en place d’un programme qui n’a pas changé et qu’il faut nommer néolibéralisme. Paradoxalement, il s’agit toujours de s’insérer dans le processus de mondialisation actuelle qui fait la part belle à la richesse financière. L’arbitraire policier est une nécessité pour imposer ces politiques. Lire la suite