Archives de Catégorie: Elements d'alternative

Autogestion, l’encyclopédie internationale


En téléchargement libre et gratuit – format PDF

Que cette encyclopédie devienne un bien commun

Quatre ans après sa publication, les éditions Syllepse proposent en accès libre et gratuit Autogestion, l’encyclopédie internationale. Composée de 300 entrées rédigées par 150 auteur-es venu-es de nombreux pays, l’Encyclopédie couvre les cinq continents, 35 pays et court de 1848 à aujourd’hui. Il s’agit d’un projet international de grande ampleur, multilingue et de longue haleine. L’encyclopédie convoque et conjugue la Commune de Paris, la Révolution russe, l’Espagne libertaire de 1936, la Yougoslavie titiste, la Hongrie des conseils ouvriers, l’Algérie de l’indépendance, la Tchécoslovaquie du Printemps, la Pologne de Solidarnosc, la France de Lip, les utopies nord-américaines, les Poder Popular chilien et portugais, le Black Power, Porto Alegre, les révolutions arabes, les bourgeons autogestionnaires chinois, australiens et japonais, le Venezuela, les contre-plans, les mineurs du Pays de Galles, les alternatives, les chantiers navals de la Clyde, l’immense volcan autogestionnaire sud-américain, le zapatisme, les biens communs, la transition énergétique et écologique, le féminisme, l’école et la culture, la ville, la Grèce des mémorandums, les récupérations d’entreprises de France, d’Italie, de Croatie, et bien entendu d’Argentine, du Brésil et d’Uruguay…

Certains des contributions écrites en 2015 peuvent apparaitre datées et même dépassées par le cours des événements. Par exemple les contributions sur le Venezuela et le continent sud-américain plus largement. Cependant, les possibles décrits dans ces articles, même s’ils ont été défaits, restent des acquis pour l’avenir. Lire la suite

Pour une sécurité sociale alimentaire

En France, la sécurité sociale offre aux citoyen·ne·s l’accès à des soins médicaux, quels que soient leurs revenus. Pourquoi ? Parce que la santé est un bien commun et l’accès aux soins, un droit. ​Si l’alimentation, notre première médecine, représente une part majeure des questions de santé, un bien commun et même un droit, une part encore trop importante de la population n’est pas en mesure de l’exercer. L’accès digne à une alimentation choisie, tout comme l’accès aux soins, ne devrait-il pas faire l’objet d’une politique sociale ? ​Créer une sécurité sociale de l’alimentation (SSA), est-ce possible?  A quelles conditions ? Comment une sécurité sociale alimentaire pourrait-elle offrir à toutes et tous l’accès à une alimentation choisie, de qualité, respectant l’environnement et les travailleurs·euses ? Comment cet outil pourrait-il garantir le droit à l’alimentation et, dans le même temps, être la base d’une souveraineté alimentaire des peuples ? ​Afin d’alimenter le débat sur ces questions, ce document présente le projet de sécurité sociale alimentaire porté par AGRISTA, le groupe thématique Agriculture et Souveraineté alimentaire d’Ingénieurs sans frontières. Il s’appuie sur des politiques déjà existantes en France et fait le parallèle entre la politique d’accès aux soins et une possible politique d’accès à l’alimentation. Lire la suite

Instructions en cas de grève générale

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Pour riposter aux violences policières du 19 mars 1981, la mobilisation populaire a amené le pays à se proclamer pendant une semaine « en état de préparation à la grève ». Le 27  mars, la Pologne s’arrêtera de travailler pendant quatre heures. Les « instructions » données par le syndicat indiquent la forme qu’il entendait donner à une grève générale de longue durée.

Suite à l’appel pour la grève générale à partir du mardi 31  mars 1981, nous vous rappelons ci-dessous quelques-unes des tâches organisationnelles les plus importantes : Lire la suite

La saveur de la fabrique collective de savoirs

Dans son introduction, Irène Pereira souligne les spécificités des pédagogies critiques, leurs liens avec la transformation sociale. L’autrice parle, entre autres, de Paulo Freire, de la question des opprimé·es, de Célestin Freinet, de la question de l’émancipation, des traditions de pédagogies émancipatrices en France ou des nouvelles pratiques à l’étranger, de la récupération néolibérale de thématiques issues de l’éducation nouvelle… Lire la suite

Solidarnosc : République autogérée

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Le programme de Solidarnosc a été approuvé par les cent délégués du premier congrès national (octobre 1981). Fruit d’un intense débat contradictoire, ce document synthétise les idées fondamentales qui animaient le syndicat qui trace ainsi les modalités d’un système politique autogestionnaire.

19e thèse  : Le pluralisme des idées, sociales, politiques et culturelles doit constituer la base de la démocratie dans la République autogérée Lire la suite

Dix balises pour un écosocialisme féministe et révolutionnaire

Nous appelons écosocialisme la démarche qui consiste à lier les combats pour la protection de l’environnement aux combats pour la satisfaction des besoins sociaux réels des exploité.e.s et des opprimé.e.s. Cette démarche prépare l’avènement d’une société socialiste démocratique, non productiviste, sans domination ni exploitation, respectueuse et prudente par rapport au reste de la nature.

Concept ouvert, l’écosocialisme connaît un certain nombre d’interprétations différentes. Les francophones parmi vous connaissent probablement l’écosocialisme de JL. Mélenchon, qui est de tendance plutôt étatiste et souverainiste. Dans certains pays, une social-démocratie gestionnaire ou des partis verts très mainstream affirment agir dans une perspective écosocialiste. On ne saurait donc parler au nom de l’écosocialisme en général. Les dix balises proposées ci-dessous résument les conceptions écosocialistes du courant marxiste-révolutionnaire international auquel j’appartiens. Lire la suite

Extraits du livre de Catherine Samary : D’un communisme décolonial à la démocratie des communs

Avec l’aimable autorisation de l’autrice

« De quelle sorte seront les mille grandes et petites mesures concrètes en vue d’introduire les principes socialistes dans l’économie, dans le droit, dans tous les rapports sociaux ? Là, aucun programme de parti, aucun manuel de socialisme ne peut fournir de renseignement (…). Seule l’expérience est capable d’apporter les correctifs nécessaires et d’ouvrir des voies nouvelles. Seule une vie bouillonnante, absolument libre, s’engage dans mille formes et improvisations nouvelles, reçoit une force créatrice, corrige elle-même ses propres fautes. »

Rosa Luxemburg, La révolution russe[1]

Nous ne sommes plus dans le contexte du « siècle soviétique »[2] et l’on assiste à diverses formes de dépassement des organisations du « mouvement ouvrier » ancrées dans cette époque. Pourtant, alors que se déploient les polarisations politiques et une crise de civilisation (écologique, socio-économique, politique) intrinsèquement associée au capitalisme globalisé, les questions stratégiques « classiques » du XXe siècle se reformulent de façon complexe et interpellent, dans des conditions radicalement nouvelles, toutes les organisations qui demeurent convaincues de l’urgente nécessité de « changer ce monde »[3]. Le « pur capitalisme » du XXIe siècle[4], appuyé sur ses firmes et institutions mondialisées, financières et militaires, tend à revenir au XIXe siècle en voulant faire de toutes les résistances du « court XXe siècle » une simple et aberrante parenthèse, donc en réduisant au goulag les révolutions qui ont justement voulu transformer le monde. Sa guerre sociale s’accompagne d’opérations idéologiques dignes de la formulation de George Orwell (dans un ouvrage qui aurait dû s’intituler 1989 !) : « Celui qui contrôle le présent contrôle le passé. Celui qui contrôle le passé, contrôle le futur ». On ne peut y résister sans un inventaire pluriel et systématique des avancées, reculs, et échecs de la « révolution permanente » travaillant le « siècle soviétique » – sur des enjeux toujours actuels mais approfondissant les dimensions démocratiques et égalitaires d’un communisme décolonial[5] né en Octobre 1917[6]Lire la suite

Des sociétés conflictuelles et fragiles, non socialistes… à la démocratie des communs

Présentation et sommaire du livre : catherine-samary-octobre-1917-2017-dun-communisme-decolonial-a-la-democratie-des-communs/

Une remarque préalable, je ne vais pas ici discuter de certains termes employés. Je préfère « luttes anti-colonialistes ou anti-coloniales », « colonialité du pouvoir, » au terme « décolonial ». Je reste assez sceptique sur l’emploi des termes « post-capitaliste » ou « transition », car si les révolutions effectives ont bien ouvert la possibilité de transition vers d’autres régimes socio-politiques, leurs modalités propres ou les conditions réelles d’exercice du pouvoir, leurs histoires… impliquaient la nécessité d’autres révolutions afin que des « transitions » soient possibles. Je ne me reconnais pas non plus dans les vocabulaires identitaires, communistes, trotskistes, anarchistes, etc.

Que l’on partage ou non le vocabulaire, je souligne l’intérêt des analyses proposées, le refus de considérer ces passés comme monolithiques, l’insistance sur des éléments subversifs encore d’actualité, les notions de « pluriversalisme » (en complément possible, Tumultes : Pluriversalisme décolonial. Sous la direction de Zahra Ali et Sonia Dayan-Herzbrun, promouvoir-les-diverses-formes-detre-au-monde-pour-legalite-et-la-liberte/) ou de « démocratie des communs »…

« Tous les passés n’ont pas le même avenir », tous les possibles entrevus et non aboutis sont des sources acceptables d’espérance. Nous devons nous pencher encore sur Octobre 1917, les éléments internes de contre-révolution (qui se combinent aux éléments d’intervention externe) et en particulier les « cristallisations bureaucratiques » jusque dans les « dégénérescences » et les contre-révolutions. Lire la suite

5 janvier, il y a 50 ans 1968 commence à Prague

Il y a 50 ans, le 5 janvier 1968 Dubcek remplace Novotny à la direction du Parti communiste tchécoslovaque. Plus qu’une révolution de palais, c’est le début du « Printemps de Prague ». Comme le soleil, 1968 se lève à l’Est, avec la promesse d’un « socialisme à visage humain », celui d’une dynamique d’autogestion incarnée par les conseils de travailleurs.

Printemps de prague, et conseils de travailleurs (1968/1969) 

 « Prague n’a touché l’opinion révolutionnaire que dans la semaine de sa chute ». (Gilles Martinet, Les cinq communismes, ).

Les changements intervenus début 1968 au sein du Parti communiste tchécoslovaque, remplacement de Novotny par Dubcek à la tête du Parti communiste en janvier, puis par Svoboda à la présidence de la Fédération en mars, ne se réduisaient pas à une révolution de Palais. La « société civile » mise en mouvement, s’était engouffrée dans les brèches : abolition de la censure, liberté d’expression, et au sein même des entreprises naissance de « conseils d’entreprise » ou « conseils de travailleurs » qui vont se multipliant et se coordonnant principalement après le 21 août 1968 jusqu’à la fin 1969. Lire la suite

Des germes de démocratie sociale, de liberté et d’égalité

Dans son introduction, « Le travail est tissé de rencontres et résurgences », Anne Flottes parle, contre les nominations / réductions du travail aux seuls critères du marché et du libéralisme, du travail comme activité, de demandes sociales, des expériences utopiques réelles, de tentatives précaires et imparfaites, de manques et de désirs, d’ingéniosité individuelle et collective, de transformations politiques… L’autrice questionne : « pourquoi ce travail, cœur vital de chaque personne et de la société, est-il si inégalitaire ; et comment comprendre que les travailleuses et travailleurs, capables de déployer une ingéniosité merveilleuse pour faire face aux missions impossibles que sont généralement les prescriptions, semblent préférer mettre cette créativité au service du système qui les exploite, plutôt que de la subvertir ? » Lire la suite

Une conversation ouverte à propos de la participation politique de chacun-e

Dans sa préface, Hervé Le Crosnier parle des industries culturelles, des produits culturels commerciaux et aborde l’autre face de la culture, « ce qu’elle change chez les individus et les groupes lorsque ceux-ci s’en empare » et présente les auteur-e-s, Henri Jenkins, Mizuko Ito et danah boyd (qui insiste pour que son soit écrit sans capitales). Ce livre se présente sous la forme d’une conversation croisée, « la science a toujours été une affaire de conversation » malgré les tentatives actuelles de la privatiser et de la réduire à des droits de propriété intellectuelle.

Une conversation, cela permet, entre autres, de « combler des trous, des hésitations, des impensés dans les propositions de chacun·», de commenter ou d’éclairer des concepts et des idées, de souligner les chemins et de ne pas réduire la recherche à son résultat final. Lire la suite

Une réforme agraire intégrale et populaire

Face aux crises actuelles concernant l’alimentation, le climat, la pauvreté, la finance, l’économie et la démocratie, il est plus urgent que jamais d’opérer un changement massif au niveau du système agro-alimentaire en place !

(Harare, 16 octobre 2017) La Via Campesina, à l’occasion de cette journée mondiale de la Souveraineté Alimentaire contre les multinationales, lance officiellement sa nouvelle publication « Les Luttes de La Via Campesina pour la Réforme Agraire et la Défense de la Vie, la Terre et des Territoires ». Dans une optique de renforcement de la convergence des luttes, la présente publication entend démontrer qu’une réforme agraire intégrale entre les mains des populations et inscrite dans la souveraineté alimentaire constitue le fondement nécessaire à un tel changement. Lire la suite

1948-2018 Contre vents et marées. Hier comme aujourd’hui : l’actualité d’un socialisme autogestionnaire

1948 fut l’année de « l’excommunication » des communistes yougoslaves par Staline. Pourquoi quelque soixante dix ans plus tard s’intéresser encore (ou à nouveau) à l’expérience socialiste autogestionnaire yougoslave1 ? Que pourrait-on y trouver pour répondre aux problèmes du capitalisme du XXIè siècle alors que l’ancienne fédération et système yougoslaves ont disparu dans la tourmente de dramatiques voire sanglants conflits ? Lire la suite

Pour en finir avec le trou de la Sécu, repenser la protection sociale au XXIème siècle

Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg et ancien élève de l’ENS de Sécurité sociale, Olivier Nobile expose l’institution dont la France peut être fière avec pédagogie et grande clarté, soutenu par Bernard Teper, co-animateur du réseau Education populaire. Les deux auteurs dénoncent les conséquences des politiques austéritaires (pauvreté, précarité, qui vont jusqu’au refus de soins d’assurés sociaux pour raison financière) et du développement des remboursements par des assurances et mutuelles privées. Bernard Téper encourage comme le disait Jaurès de « partir du réel pour aller vers l’idéal ». Dans cet ouvrage d’Olivier Nobile, les 260 pages réparties en 6 thèmes sont développées autour de : Lire la suite

« Un socialisme équitable et prospère en Amérique est peut-être plus proche que vous ne le pensez ! »

The Nation, l’hebdomadaire états-unien de gauche, a publié en février 2016 un article de Gar Alperovitz1 dont le titre ne manque pas d’étonner : « Un socialisme équitable et prospère en Amérique est peut-être plus proche que vous ne le pensez ! » Diable ! La gauche de l’Amérique états-unienne aurait-elle perdu la boule ? Selon leur humeur, certain-es lecteurs et lectrices francophones pourraient conclure du titre qu’il ne s’agit que de ratiocinations libertaires ou gauchistes ; d’autres n’y verront qu’illusions réformistes qu’il faut traiter par le mépris, voire dénoncer comme semant des illusions.

La lecture rapide d’un article pris isolément dans un large corpus peut évidemment conduire à reprocher à Gar Alperovitz une certaine vision gradualiste. Quand bien même ce serait le cas, et si bien entendu la stratégie du grignotage ne fait pas une révolution, la question reste la suivante : qu’est-ce qu’une stratégie révolutionnaire au 21e siècle ? Il faut bien tenter d’y répondre en ces temps quelque peu difficile pour l’horizon de l’émancipation. Curieusement, à un demi-siècle de distance, nous retrouvons en filigrane dans l’article de Gar Alperovitz la problématique exprimée en 1966 par André Gorz dans sa critique du néo-réformisme et du révolutionnarisme : Lire la suite

Planche de salut et laboratoire social

Il est minuit dans le siècle. Cherchant à échapper à la nasse qui se referme, les réfugiés affluent à Marseille, alors en zone « nono » où la botte nazie a, momentanément, délégué à son vassal maréchaliste le soin de faire régner son ordre. David Rousset synthétise la situation européenne du temps par une formule choc : « Auschwitz et Marseille sont alors les seules portes ouvertes de l’Europe1» Lire la suite

Préface de Ra-Sablga Seydou Ouedraogo à l’ouvrage de Thomas Sankara : La liberté contre le destin

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Jeudi 30  octobre 2014. Des marées de jeunes insurgés envahissent les rues des villes du Burkina Faso et ébranlent le pouvoir vieux d’un quart de siècle de Blaise Compaoré. Celui qui a, le jeudi 15 octobre 1987, mis tragiquement fin à l’expérience de la révolution burkinabè, devait abandonner, dans un scénario d’un drame loufoque, et sans pour autant obtenir le salut, le projet de révision de la Constitution, qui visait à lui permettre de poursuivre une troisième décennie au pouvoir et même entamer une quatrième. Lire la suite

Appel à participer à la VIe Rencontre internationale de « l’économie des travailleurs et des travailleuses » du 30 août au 2 septembre 2017

La VIe Rencontre internationale de « l’Économie des travailleurs et des travailleuses » aura lieu en Argentine du 30 août au 2 septembre 2017. L’ouverture se déroulera à l’hôtel Bauen, récupéré par ses travailleur-se-s, dans la ville de Buenos Aires, et se poursuivra dans les locaux de la coopérative Pigüé, usine de textiles récupérée située dans l’intérieur de la province de Buenos Aires. Nous invitons les travailleurs et les travailleuses d’entreprises récupérées et autogérées, de coopératives et d’organisations sociales et populaires, de même que les organisations syndicales et universitaires intéressées et engagées dans les pratiques autogérées à participer à cette nouvelle édition de rencontre pour réfléchir au projet d’une nouvelle économie des travailleurs et travailleuses. Lire la suite

Au monde clos du TINA, opposer des alternatives déjà en germes…

Dans son avant-propos, avant-propos-et-sommaire-du-livre-dolivier-bonfond-il-faut-tuer-tina/, publié avec son aimable autorisation, Olivier Bonfond répond à une question lancinante, de sceptiques ou non, « Vous critiquez, vous critiquez, mais que proposez-vous concrètement ? ». Une question qu’il faut prendre à bras le corps, une question et ses cadavres sanglants du siècle écoulé, une question dont aucun mouvement d’émancipation radical ne peut faire l’économie.

Il ne s’agit certes pas de dessiner les lignes d’une utopie achevée, mais de proposer des mesures, immédiates ou non, qui permettent à la fois une amélioration sensible de la situation socio-économiques de la grande masse des producteurs/productrices et de la majorité des citoyen-ne-s et à la fois un cadre de mobilisation démocratique pour l’égalité et la liberté des toustes. Lire la suite

Une démocratie sans actions est comme un être humain sans voix


Dans sa préface « Le Kurdistan libertaire nous concerne ! », michael-lowy-le-kurdistan-libertaire-nous-concerne-a-louvrage-collectif-la-commune-de-rojava-lalternative-kurde-a-letat-nation/, publiée avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, Michael Löwy souligne, entre autres, le rassemblement « par une auto-organisation communautaire d’en bas, les populations kurdes, arabes, assyriennes, yézidies, dans une confédération laïque, au-delà du sectarisme religieux et des haines nationalistes », la place de l’écologie et du féminisme dans un « projet anticapitaliste, antipatriarcal et anti-étatiste », la place des femmes y compris dans la force armée, l’invention d’une nouvelle « forme de pouvoir politique démocratique décentralisé, basé sur les assemblées communales », le « confédéralisme démocratique »… Lire la suite