Archives de Catégorie: Elements d'alternative

COVID-19. Pour une socialisation de l’appareil sanitaire (et) L’épreuve politique de la pandémie

La situation créée par la pandémie de Covid-19 est une démonstration grandeur nature et sans appel de l’inanité de la thèse soutenue, depuis des décennies, par les tenants de la libéralisation du système sanitaire. Leur postulat de base : chacun·e est détenteur d’un « capital santé » dont il est le principal voire le seul responsable (à lui de le conserver et, mieux même, de le valoriser – de l’améliorer), se trouve démenti depuis quelques semaines à une échelle proprement planétaire [1]. Lire la suite

Nourrir bien plus de 10 milliards d’êtres humains

A l’opposé de la collapsologie, « sans préjudice pour l’environnement ni pour notre santé », ce petit livre montre que notre planète peut nourrir bien plus de 10 milliards d’êtres humains (p.12). L’auteur poursuit un but, exposer des faits et des possibilités, expliquer, convaincre, « car sans l’adhésion générale, une révolution aussi radicale que celle inspirée par l’agroécologie n’aboutira jamais » (p.20). Lire la suite

Introduction du livre coordonné par Christian Laval et Francis Vergne : N’attendons pas la fin du monde

Avec l’aimable autorisation des éditions Syllepse

« L’impossible d’aujourd’hui, c’est le possible de demain », Henri Lefebvre.

Comment le monde du travail peut-il envisager l’avenir ? Mieux, comment peut-il inventer un autre avenir que celui que lui promet le néolibéralisme ? Voilà la question que nous voulons poser dans cet ouvrage. Un grand projet historique a traversé et nourri deux siècles de mouvement ouvrier et syndical : celui de l’émancipation du salariat et du travail. Est-il toujours d’actualité et quelle signification lui donner en ce début du 21siècle ? Élargir le champ des possibles en cherchant à repérer ce qui peut ouvrir des voies nouvelles demeure aujourd’hui l’une des tâches majeures du mouvement social comme elle l’est pour les sciences sociales et la philosophie 1. En ces temps de triomphe bruyant et d’imposition brutale de l’ordre néolibéral, une telle ambition peut sembler démesurée. L’objection principale est connue et répétée à l’envi depuis des décennies : « There is no alternative ». Pourtant, les pratiques répressives mises en œuvre depuis Margaret Thatcher et ses nombreux successeurs contredisent ce discours. Car s’il n’y avait pas d’alternative pourquoi tant s’acharner à détruire toute tentative de résistance, comme on l’a vu avec la brutale répression du mouvement des Gilets jaunes, et toute invention d’autres manières de vivre et de travailler ? Pourquoi recourir comme cela s’est fait à Notre-Dame-des-Landes à la violence policière pour éradiquer des façons de produire, de consommer et d’échanger fondées sur le droit d’usage plutôt que sur la logique propriétaire ou étatique ? Pourquoi balayer d’un revers de main et refuser de discuter des contre-plans syndicaux présentés par les cheminot·es, par les personnels hospitaliers et les enseignant·es pour qui les transports publics, l’hôpital ou l’école et l’université ne sauraient être des « entreprises comme les autres » ? Pourquoi tant d’obstacles juridiques et financiers à la reprise d’entreprises sous forme de Scop par les salarié·es ? Ce que révèlent les dispositifs répressifs et les discours fatalistes du néolibéralisme, c’est d’abord que les luttes du monde du travail contre l’exploitation et la domination du capital ne sont pas finies, et c’est ensuite qu’il existe bel et bien des alternatives qui méritent d’être connues et défendues. Lire la suite

Avant-propos au livre de César Rendueles et Joan Subirats : La cité en communs Des biens communs au municipalisme

Avec l’aimable autorisation des Editions C&F

« En commun », « biens commun », « pour le bien commun ». Le concept de « communs » et tous ses dérivés possibles sont des mots qui résonnent de plus en plus dans le monde des idées politiques, économiques et culturelles… Pourquoi ? Qu’est-ce qui rend si intéressant ce mot aux interprétations multiples ? Que nous apporte « le commun » à un moment aussi complexe que celui d’aujourd’hui ? Lire la suite

Les Victoires sociales et écologiques du mois de novembre 2019 – Pour rompre avec le fatalisme TINA. La newsletter qui fait du bien

La célèbre expression de Margaret Thatcher « TINA » (There Is No Alternative) est tout sauf vraie.

Partout sur la planète, des alternatives sociales, économiques, démocratiques et écologiques se mettent en place.

Partout dans le monde, des hommes et des femmes refusent et combattent l’injustice. Certains de ces combats mènent à des victoires.

Le site IL FAUT TUER TINA / VICTOIRES poursuit l’objectif de rendre visibles ces petites et grandes victoires qui, bien que partielles et insuffisantes, nous aident à rompre avec le fatalisme et constituent des sources d’inspiration pour nos actions individuelles et collectives. Lire la suite

Ouvrir le volontariat monde et la mobilité solidaire à tous les jeunes du monde

Edith Heurgon et Alain Raymond nous offrent un très beau livre et un très beau projet. Ils nous invitent à partager une longue enquête et une réflexion approfondie, le récit d’une aventure. C’est le résultat d’une rencontre improbable, l’une amenant l’optimisme méthodologique de la prospective du présent, l’autre son engagement et ses ouvertures sur le volontariat international. Un beau récit à deux voix qui se répondent et se complètent. Lire la suite

Autogestion, l’encyclopédie internationale – Tome 7

Dans ce septième volume, l’Amérique latine reste présente notamment avec São Paulo : transformer des sources urbaines en parcs et jardins autogérés ou le processus continu de récupération d’entreprises en Argentine. Plusieurs articles sont consacré sur son voisin les Etats-Unis avec, par exemple, son plan alternatif pour Jackson City (Mississippi). L’Europe n’est pas absente notamment la France avec le sujet de l’alternative à l’ubérisation : des livreurs à vélo lancent leurs coopératives. Le mouvement des Gilets jaunes n’est pas oublié à la lumière de l’autogestion, avec notamment une contribution sur la Maison du peuple de Saint-Nazaire et la publication de plusieurs déclarations de collectifs de Gilets jaunes à coloration autogestionnaire. Toujours en Europe, signalons également la contribution l’expériences autogestionnaires dans l’Irlande révolutionnaire. Ajoutons à la liste des pays qui font l’objet de contributions sur différents sujets, l’Algérie, la Tunisie, la Grèce, le Portugal, la Pologne et l’Espagne. Lire la suite