Archives de Catégorie: Elements d'alternative

Des résistances fertiles autour d’un bien commun

« Au cours des dernières décennies, le continent européen a été soumis à un ensemble de facteurs impactant fortement l’agriculture : politiques agricoles et alimentaires, accords de libre-échange, politiques de libéralisation et énergétiques dominées par le marché, projets miniers et d’infrastructures, et vagues d’urbanisation. Les exemples sont légion, de l’actuelle PAC et du manque de mécanismes adaptés de régulation des marchés et des prix, aux divers textes législatifs nationaux, ou au changement croissant d’usages des sols. Cette accumulation de facteurs a conduit à l’industrialisation du système agricole et à la marchandisation de sa composante fondamentale : la terre. Les principales conséquences de cette grande transformation des zones rurales européennes sont nombreuses : la chute vertigineuse du nombre d’agriculteurs ; la concentration des terres entre les mains d’un petit nombre ; le vieillissement de la population agricole ; la volatilité des prix qui empêche les agriculteurs de gagner décemment leur vie ; la disparition de terres agricoles ; la dégradation rapide des sols et des écosystèmes, et l’utilisation de la terre comme monnaie d’échange dans la libre circulation des capitaux. » Lire la suite

Exigences citoyennes et transition énergétique

« La résistance à la privatisation a donné naissance à un puissant moteur de changement : la (re)municipalisation, c’est-à-dire la reconquête de la propriété et de la gestion publique des services ainsi que la création de nouveaux services publics. Ces dernières années, le Transnational Institute et ses partenaires ont identifié plus de 1 400 cas de (re)municipalisations réussies impliquant plus de 2 400 villes dans 58 pays à travers le monde. » Lire la suite

Pandémie, autodéfense sanitaire, autogestion

Ce huitième volume de Autogestion, l’encyclopédie internationale parait en pleine pandémie du Covid-19. La propagation mondiale du virus a mis à l’arrêt pendant plusieurs semaines pratiquement l’ensemble du système de production mondiale. En raison de la division du travail internationale modelée par le Capital et des politiques d’austérité menée dans tous les pays contre les systèmes de santé, la plupart des États se sont trouvés démunis pour lutter contre le virus et ont dû avoir recourt au confinement de leur population à l’exception des travailleurs et travailleuses des secteurs considérés de première nécessité comme ceux de la santé, l’alimentation, les transports, l’énergie par exemple. Durant cette période de réclusion sanitaire, ces salarié·es ont été largement exposé·es à la contamination du virus en raison de l’absence de protection individuelle et comptent de nombreux morts du Covid-19 dans leurs rangs. Dans cette situation dramatique, où leurs vies étaient en jeu, la peur aurait pu paralyser les salarié·es livré·es à eux et elles-mêmes. Il n’en a pas été ainsi. Soucieu·ses, de leur intégrité physique, ils et elles se sont rebellés contre la condition qui leur était faite et se sont révolté·es contre la précarité sanitaire qu’ils et elles subissaient. Dans de nombreux pays du Nord au Sud, des grèves et des mobilisations ont eu lieu portant sur les mêmes revendications pour l’obtention de masques, de gel hydro-alcoolique, une autre organisation du travail et des primes de risques. Face à l’impéritie des États, notamment en matière de mise à disposition de masques des États, la question de la reconversion de lignes de production des entreprises à des fins socialement utiles a de nouveau ressurgi. Elle a été portée par exemple pour la fabrication de masques ou de respirateurs dans les installations d’aviation de GE à Lynn, dans le Massachusetts, et à son siège de Boston, par les membres du syndicat de la division industrielle des travailleurs de la communication d’Amérique (IUE-CWA). Nul doute que la question de la reconversion devra être de nouveau posée comme issue socialement acceptable et soutenable, face aux nombreuses faillites de sociétés auxquelles va conduire la crise économique que connait le système capitaliste. On pense ici notamment à l’industrie automobile et aéronautique. Lire la suite

Plan de sortie de crise

Plus jamais ça ! Un monde à reconstruire

Le contexte de « déconfinement progressif » est encore très incertain et beaucoup dépend de paramètres que personne ne maîtrise, comme la mise au point d’un vaccin ou la découverte de traitements efficaces contre le Covid-19. Mais c’est précisément dans les périodes de choc d’immédiat après-crise que l’histoire s’accélère, que les bifurcations sont engagées ou pas, que les décisions prises conditionnent pour une longue période la construction du futur. L’expérience toute récente est source de prises de conscience et de réflexions de plus long terme sur lesquelles nous entendons bien nous appuyer. Lire la suite

Ouverture de chantier pour le monde d’après

Dans le monde d’avant, nous avons sérieusement cru en la mise en œuvre de solutions abstraites d’hébergement. Nous avons milité mille fois pour qu’en nombre des espaces soient ouverts, créés, réquisitionnés, et pour que les innombrables corps sans toit y soient mis à l’abri. Nous avons laissé entendre que la crise pouvait s’énoncer en langage mathématique et qu’une politique digne de ce nom pouvait consister en une arithmétique élémentaire : aux surnuméraires, des places en plus. Dans le monde d’avant, nous avons écrit, plaidé, manifesté, que faire l’hospitalité pouvait et devait consister en une opération de prise en charge et que, par conséquent, des administrations devaient en être tenues comptables, responsables. Nous avons laissé entendre qu’accueillir nécessitait un effort de gestion et que nous, citoyens engagés, avions à forcer la main du gestionnaire. Lire la suite

Après la pandémie, plaidoyer pour une société résiliente // « Cinq propositions pour un monde meilleur après la pandémie »

Frappés par la pandémie de COVID-19, des pans entiers de l’activité économique sont à l’arrêt soudain et presque total. Pertes de revenus, endettement, faillites d’entreprises appréhendées : l’effondrement rappelle les pires semaines du krach de 1929. Ainsi, le premier ministre François Legault annonçait récemment que son gouvernement réoriente ses priorités afin de préparer la relance de l’économie suivant la crise sanitaire. Au palier fédéral, où les dépenses liées à la pandémie se comptent en centaines de milliards de dollars, le gouvernement de Justin Trudeau devra se livrer au même exercice.

Mais de quelle relance parle-t-on ? Là est la question. Lire la suite

Vers des jours heureux…

Avec l’aimable autorisation de l’autrice

Un virus inconnu circule autour de la planète depuis le début de l’année. Péril mortel et invisible, nous obligeant à nous écarter les uns des autres comme si nous étions dangereux les uns pour les autres, il a retourné les tréfonds des sociétés comme on retourne un gant et il a mis au grand jour ce que l’on tentait jusqu’ici de masquer. Sans doute provoque-t-il un nombre important de morts et met-il sous une lumière crue les limites des systèmes de santé des pays développés, y compris les plus riches d’entre eux. Sans doute, ailleurs, expose-t-il les populations de pays plus pauvres à un extrême danger, les contraignant pour se protéger à accomplir une obligation impossible, le confinement. Mais ceci n’est que la surface des choses.  Lire la suite

COVID-19. Pour une socialisation de l’appareil sanitaire (et) L’épreuve politique de la pandémie

La situation créée par la pandémie de Covid-19 est une démonstration grandeur nature et sans appel de l’inanité de la thèse soutenue, depuis des décennies, par les tenants de la libéralisation du système sanitaire. Leur postulat de base : chacun·e est détenteur d’un « capital santé » dont il est le principal voire le seul responsable (à lui de le conserver et, mieux même, de le valoriser – de l’améliorer), se trouve démenti depuis quelques semaines à une échelle proprement planétaire [1]. Lire la suite

Nourrir bien plus de 10 milliards d’êtres humains

A l’opposé de la collapsologie, « sans préjudice pour l’environnement ni pour notre santé », ce petit livre montre que notre planète peut nourrir bien plus de 10 milliards d’êtres humains (p.12). L’auteur poursuit un but, exposer des faits et des possibilités, expliquer, convaincre, « car sans l’adhésion générale, une révolution aussi radicale que celle inspirée par l’agroécologie n’aboutira jamais » (p.20). Lire la suite

Introduction du livre coordonné par Christian Laval et Francis Vergne : N’attendons pas la fin du monde

Avec l’aimable autorisation des éditions Syllepse

« L’impossible d’aujourd’hui, c’est le possible de demain », Henri Lefebvre.

Comment le monde du travail peut-il envisager l’avenir ? Mieux, comment peut-il inventer un autre avenir que celui que lui promet le néolibéralisme ? Voilà la question que nous voulons poser dans cet ouvrage. Un grand projet historique a traversé et nourri deux siècles de mouvement ouvrier et syndical : celui de l’émancipation du salariat et du travail. Est-il toujours d’actualité et quelle signification lui donner en ce début du 21siècle ? Élargir le champ des possibles en cherchant à repérer ce qui peut ouvrir des voies nouvelles demeure aujourd’hui l’une des tâches majeures du mouvement social comme elle l’est pour les sciences sociales et la philosophie 1. En ces temps de triomphe bruyant et d’imposition brutale de l’ordre néolibéral, une telle ambition peut sembler démesurée. L’objection principale est connue et répétée à l’envi depuis des décennies : « There is no alternative ». Pourtant, les pratiques répressives mises en œuvre depuis Margaret Thatcher et ses nombreux successeurs contredisent ce discours. Car s’il n’y avait pas d’alternative pourquoi tant s’acharner à détruire toute tentative de résistance, comme on l’a vu avec la brutale répression du mouvement des Gilets jaunes, et toute invention d’autres manières de vivre et de travailler ? Pourquoi recourir comme cela s’est fait à Notre-Dame-des-Landes à la violence policière pour éradiquer des façons de produire, de consommer et d’échanger fondées sur le droit d’usage plutôt que sur la logique propriétaire ou étatique ? Pourquoi balayer d’un revers de main et refuser de discuter des contre-plans syndicaux présentés par les cheminot·es, par les personnels hospitaliers et les enseignant·es pour qui les transports publics, l’hôpital ou l’école et l’université ne sauraient être des « entreprises comme les autres » ? Pourquoi tant d’obstacles juridiques et financiers à la reprise d’entreprises sous forme de Scop par les salarié·es ? Ce que révèlent les dispositifs répressifs et les discours fatalistes du néolibéralisme, c’est d’abord que les luttes du monde du travail contre l’exploitation et la domination du capital ne sont pas finies, et c’est ensuite qu’il existe bel et bien des alternatives qui méritent d’être connues et défendues. Lire la suite

Avant-propos au livre de César Rendueles et Joan Subirats : La cité en communs Des biens communs au municipalisme

Avec l’aimable autorisation des Editions C&F

« En commun », « biens commun », « pour le bien commun ». Le concept de « communs » et tous ses dérivés possibles sont des mots qui résonnent de plus en plus dans le monde des idées politiques, économiques et culturelles… Pourquoi ? Qu’est-ce qui rend si intéressant ce mot aux interprétations multiples ? Que nous apporte « le commun » à un moment aussi complexe que celui d’aujourd’hui ? Lire la suite

Les Victoires sociales et écologiques du mois de novembre 2019 – Pour rompre avec le fatalisme TINA. La newsletter qui fait du bien

La célèbre expression de Margaret Thatcher « TINA » (There Is No Alternative) est tout sauf vraie.

Partout sur la planète, des alternatives sociales, économiques, démocratiques et écologiques se mettent en place.

Partout dans le monde, des hommes et des femmes refusent et combattent l’injustice. Certains de ces combats mènent à des victoires.

Le site IL FAUT TUER TINA / VICTOIRES poursuit l’objectif de rendre visibles ces petites et grandes victoires qui, bien que partielles et insuffisantes, nous aident à rompre avec le fatalisme et constituent des sources d’inspiration pour nos actions individuelles et collectives. Lire la suite

Ouvrir le volontariat monde et la mobilité solidaire à tous les jeunes du monde

Edith Heurgon et Alain Raymond nous offrent un très beau livre et un très beau projet. Ils nous invitent à partager une longue enquête et une réflexion approfondie, le récit d’une aventure. C’est le résultat d’une rencontre improbable, l’une amenant l’optimisme méthodologique de la prospective du présent, l’autre son engagement et ses ouvertures sur le volontariat international. Un beau récit à deux voix qui se répondent et se complètent. Lire la suite

Autogestion, l’encyclopédie internationale – Tome 7

Dans ce septième volume, l’Amérique latine reste présente notamment avec São Paulo : transformer des sources urbaines en parcs et jardins autogérés ou le processus continu de récupération d’entreprises en Argentine. Plusieurs articles sont consacré sur son voisin les Etats-Unis avec, par exemple, son plan alternatif pour Jackson City (Mississippi). L’Europe n’est pas absente notamment la France avec le sujet de l’alternative à l’ubérisation : des livreurs à vélo lancent leurs coopératives. Le mouvement des Gilets jaunes n’est pas oublié à la lumière de l’autogestion, avec notamment une contribution sur la Maison du peuple de Saint-Nazaire et la publication de plusieurs déclarations de collectifs de Gilets jaunes à coloration autogestionnaire. Toujours en Europe, signalons également la contribution l’expériences autogestionnaires dans l’Irlande révolutionnaire. Ajoutons à la liste des pays qui font l’objet de contributions sur différents sujets, l’Algérie, la Tunisie, la Grèce, le Portugal, la Pologne et l’Espagne. Lire la suite

Autogestion. L’encyclopédie internationale. Interview de Patrick Silberstein

La deuxième version de l’Encyclopédie pour l’autogestion a été publiée en e-pub en 2018. Quelles sont les raisons qui ont amené aujourd’hui les éditions Syllepse à mettre en ligne une version PDF téléchargeable gratuitement ?

Patrick Silberstein : La constitution d’une telle encyclopédie est un travail de longue haleine. Le projet s’est construit en avançant. Nous avions publié en 2010 un premier ouvrage, Autogestion, hier, aujourd’hui, demain, qui n’était pas encore conçu comme une encyclopédie et qui faisait déjà 700 pages. Il s’agissait d’un premier pavé lancé dans la mare de ceux qui avaient enterré l’autogestion à la faveur de la traversée du désert néolibéral. C’est d’ailleurs dans ce même désert que l’autogestion a retrouvé des couleurs comme pratique de résistance. Lire la suite

La référence sur les soviets

La révolution russe fait couler beaucoup d’encre. En oubliant les « soviets », bizarrement. Pourtant, ils représentent une forme nouvelle de démocratie. Ils dérangent et obligent à s’interroger sur les manières dont les populations peuvent agir sur leur propre destin. Ils dérangent les théoriciens pressés de démontrer le « totalitarisme » des bolchéviks et de Lénine en particulier. Dans les études sur la révolution russe de 1905, cette nouvelle structure de pouvoir faisait son apparition. Elle allait se développer en 1917. Trotski, dans son « Histoire de la Révolution Russe », insiste sur le « double pouvoir » pendant le processus révolutionnaire mais on peut douter de la réalité d’un autre pouvoir que celui des soviets. Lire la suite

Pertinence de l’improvisation collective

Les années 60 et 70, le Québec, la question nationale, la musique, le free jazz, « Le free jazz duquel s’inspire le Jazz libre émane en grande partie du nord-est des États-Unis : Chicago et New York. Ses ambassadeurs (Albert Ayler, Ornette Coleman, Cecil Taylor, Sunny Murray et Archie Shepp, pour ne nommer que ceux-là) adoptent, tout au long des années 1960, une posture combative en rejetant toute convention stylistique afin d’expérimenter avec la forme, l’instrumentation et les sons. Ayant éliminé la dictature du tempo et celle de la progression harmonique, ils déploient un langage musical novateur basé sur des improvisations collectives à l’intérieur desquelles tous, y compris les membres de la section rythmique, parviennent à s’affranchir », une forme de résistance à la domination culturelle, le « symbole sonore de la révolte noire », les capacités d’agir et de se libérer, la musique-action, « Le récit qui suit dirige par conséquent une lumière insistante sur le volet culturel du militantisme déployé au Québec pour « contester l’Empire ». » Lire la suite

Construire l’émancipation par les politiques publiques locales

Dans leur introduction, les auteurs et autrices reviennent sur l’exemple de Portland dans l’Oregon (USA), une ville « en transition écologique », une ville rebelle.

Elles et ils (iels) soulignent qu’en France les marges de manœuvre sont beaucoup plus limitées, l’autonomie des collectivités étant moindres qu’aux Etats-Unis. Ce qui ne signifie pas que les collectivités locales ne puissent être « des actrices clés des processus de changement, de transition, ou de transformation, sociaux et environnementaux » grâce à leurs prérogatives de puissances publiques, de leur pouvoir de réglementation locale… Lire la suite

VIIe rencontre internationale de « L’Économie des travailleuses et des travailleurs » Ecole nationale Florestan Fernandes (ENFF), Guararema – Sao Paulo Brasil. Du 25 au 29 de septembre 2019.

I. Historique

Depuis 2007, les rencontres Internationales de « L’Économie des travailleurs-se-s » se déroulent tous les deux ans, elles articulent un espace de débat entre des travailleur-se-s, des militant-e-s sociaux et politiques, des intellectuel-le-s et des universitaires sur les problèmes et les potentialités de ce que nous avons qualifiées d’« Économie des travailleuses et des travailleurs ». Elles sont basées sur l’autogestion et la défense des droits et des intérêts de la population qui vit de son travail, dans le cadre des conditions actuelles du capitalisme mondialisé néolibéral. Dans ce type de rencontre, les expériences d’autogestion générées par les peuples sud-américains, comme les entreprises récupérées en Argentine, en Uruguay, au Mexique et au Brésil, les mouvements coopératifs de travailleur-se-s, les expériences de contrôle ouvrier et de cogestion au Venezuela bolivarien, l’économie solidaire, social et communale et les autres luttes pour l’auto organisation du travail et de l’autogestion de l’économie définissent les axes de débat. Au niveau mondial, l’offensive du capital s’est également traduite par la fermeture d’usines, l’augmentation du chômage et l’émergence d’initiatives coopératives, associatives, autogestionnaires et de commercialisation qui seront abordés lors de la VIIe rencontre. Lire la suite

Résister, défendre les droits des peuples et de la planète, réinventer le monde

Synthèse du symposium organisé par Alternatives systémiques

Itaipava (Brésil), 7-9 avril 2019 (1)

Plus de 50 participants ont participé à un véritable marathon de trois jours pour analyser les grandes tendances de la situation mondiale, établir et approfondir leurs relations, renforcer les alternatives pour un changement systémique radical et faire avancer la réflexion stratégique sur la création d’alternativesFait à noter, le symposium a réuni un vaste éventail de personnes, tous et toutes plongés dans la vaste mosaïque mondiale de mouvements populaires et sociaux, combinant résistance, résilience, espoir et créativité. Cette synthèse a pour objectif de donner un aperçu succinct et global du symposium. Lire la suite