Archives de Catégorie: Du coté des sons

Duo piano saxo/clarinette/trombone (10)

Parmi les duos possibles, je garde un attachement pour la formule piano saxophone, clarinette ou trombone. Particulièrement ouverte aux dialogues, aux décalages, aux inventions, cette alliance sonore réserve de multiples surprises. Au hasard de ré-écoutes récentes. Voir précédentes notes :

Duo piano saxo/clarinette/trombone, Duo piano saxo/clarinette/trombone (2), Duo piano saxo/clarinette/trombone (3), duo-piano-saxoclarinettetrombone-4/, duo-piano-saxoclarinettetrombone-5/,duo-piano-saxoclarinettetrombone-6/, duo-piano-saxoclarinettetrombone-7/, duo-piano-saxoclarinettetrombone-8/, duo-piano-saxo-clarinette-trombone-9/

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Les festivals de jazz pointent leur programme dans un environnement singulier

Le printemps de l’automne.

Les festivals essaient de reprendre vie. Difficile dans l’atmosphère actuelle. Les angoisses se mêlent aux peurs transformées en autant de masques et de tests. Comment entendre, voir, participer surtout ? Comment retrouver le chemin des sensations collectives en communiant dans un concert ?

Les organisateurs de festival ne répondent pas directement à ces questions posées à la fois par la pandémie mais aussi par la crise profonde que traversent les secteurs de la culture soumis aux diktats souvent du marché.

Aller aux spectacles est une manière de réponse. Pour encourager le retour de ces structures, pour encourager les intermittent-e-s et réfléchir à la « réinvention » de la diffusion de la culture.

Deux festivals du printemps. Jazz sous les Pommiers et Europa Djazz, festival de jazz du Mans, s’essaient à retrouver des couleurs en cet automne gros de périls. Les mutations climatiques sont de la partie et jouent un rôle non négligeable pour donner l’impression que le printemps est encore là sinon même l’été. Curieuse rentrée qui voit tourner la terre à l’envers et conduit le calendrier aux oubliettes d’une histoire perdue dans tous les sens, surtout celui interdit.

Ces bouleversements ne peuvent faire oublier la musique, les rencontres pour s’aérer l’esprit faute de pouvoir enlever son masque. Lire la suite

Voyages dans le temps et l’espace (2)

Essayer de faire partager des émotions ressenties lors des (ré)écoutes. Des voyages dans le temps et l’espace. Déambulations…

Une invitation à écouter et à partager…

rappel : voyages-dans-le-temps-et-lespace/

A : Argentine : Teatro Roxy de Mar del Plata

Astor Piazzola fait parti de ces musiciens dont l’image est trop souvent réduite à une ou deux simples dimensions : le tango et bandonéon. Ce double disque en concert permet d’entendre toute la richesse de ses compositions, la complexité des structures, les variations sonores, les dérivations improvisées, les équilibres entre instruments, la vélocité ou la tendresse sensuelle de la musique. Lire la suite

Du coté du jazz (septembre 2020)

Version du jazz manouche

Evan Christopher a décidé un jour de mettre sa clarinette au service du jazz manouche pour lui donner une nouvelle jeunesse et éviter la répétition des motifs forgés par Django Reinhardt qui reste, malgré tout, la référence essentielle. Il faut rendre au créateur ce qui lui revient, d’autant que Django avait utilisé la clarinette dans le quintet qu’il avait créé pendant la guerre. Fapy Lafertin, guitare, avec qui le clarinettiste partage l’affiche de l’album intitulé en toute modestie « A Summit in Paris », sait se servir des leçons du maître pour créer des ambiances spécifiques. Un sommet qui réunit aussi Dave Kelbie, deuxième guitare, et Sébastien Girardot, contrebassiste, deux autres habitués de l’univers de Django. Lire la suite

Des enregistrements en 2004 (3)

La musique et les disques survivent heureusement aux « contraintes » des surfaces spécialisées ou non, plus ou moins disquaires, mais plus attentives aux coûts financiers, à la vitesse de rotation et au niveau de leurs stocks qu’aux rythmes de diffusion de la musique. Sans oublier la mise en avant des productions des majors au détriment des multiples éditeurs qui nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ».

Quelques disques regroupés par année d’enregistrement, ici 2004, au hasard de ré-écoutes récentes.

Voir aussi : Des enregistrements en 2004, des-enregistrements-en-2004-2/

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Dave Liebman, présentation en janvier 1994

Dave Liebman, saxophoniste soprano et ténor, était venu à Paris pour présenter un album produit par Jean-Jacques Pussiau pour son label OWL (aujourd’hui disponible chez Universal) et se faire connaître et reconnaître. Ce broolyner – natif de Brooklyn, quartier de New York où il est né en 1946, est une des grandes voix du jazz surtout au soprano. Sa manière de jouer doit à tous ceux qui l’ont précédé sur cet instrument à commencer par Sidney Bechet dont il a la force expressive et, évidemment, à John Coltrane. Lire la suite

ABCDaire nécessairement partiel (2)

Essayer de faire partager des émotions ressenties lors des (ré)écoutes. En ABCDaire nécessairement partiel et incomplet.

Déambulations dans quelques œuvres et interprétations, en profane…

Une invitation à écouter et partager ces versions ou d’autres que vous ne manquerez pas de signaler…

Lire aussi ABCDaire : abcdaire-necessaire-partiel/

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Autour de Thelonious (11)

Les thèmes inoubliables d’un des grands du piano, Thelonious Monk, sont repris, réappropriés, redessinés ou déconstruits par d’autres musicien-ne-s. Variations, au hasard de ré-écoutes récentes.

Voir précédentes notes : Autour de Thelonious, Autour de Thelonious (2), Autour de Thelonious (3), Autour de Thelonious (4), Autour de Thelonious (5), Autour de Thelonious (6), Autour-de-thelonious-7/, autour-de-thelonious-8/, autour-de-thelonious-9/, autour-de-thelonious-10/

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Duo piano trompette (2)

Plus rare que les duo piano saxophones/clarinettes les disques piano trompette révèlent des alliages, des alliances quelques fois étonnants.

Ils sont, comme les autres duo, ouverts aux décalages, aux inventions, aux dialogues de sonorités. Au hasard de ré-écoutes récentes.

Voir précédente note : Duo piano trompette

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Des enregistrements en 2018 (3)

Des disques et des musiques récentes. Prendre le temps de s’arrêter, d’écouter des albums. S’éloigner des critères privilégiés par des commerçants, rarement disquaires, ou des productions des majors…

De multiples éditeurs nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Quelques disques enregistrés, ici en 2018, au hasard des écoutes.

Voir aussi : des-enregistrements-en-2018/, des-enregistrements-en-2018-2/

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Hier pour aujourd’hui, les années 90 – 4

La musique et les disques survivent heureusement aux « contraintes » des surfaces spécialisées ou non, plus ou moins disquaires, mais plus attentives aux coûts financiers, à la vitesse de rotation et au niveau de leurs stocks qu’aux rythmes de diffusion de la musique. Sans oublier la mise en avant des productions des majors au détriment des multiples éditeurs qui nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ».

Quelques disques enregistrés dans les années 90, au hasard de ré-écoutes récentes.

Lire aussi : des-enregistrements-en-1991/, des-enregistrements-en-1995/, des-enregistrements-en-1994/, des-enregistrements-en-1993/, des-enregistrements-en-1992/, des-enregistrements-en-1999/, des-enregistrements-en-1997/, hier-pour-aujourdhui-les-annees-90/, hier-pour-aujourdhui-les-annees-90-2/hier-pour-aujourdhui-les-annees-90-3/

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Hommages (7)

Voir aussi : hommages/, hommages-2/, hommages-3/, hommages-4/, hommages-5/hommages-6/

y la musica de Bill Evans

La musique et le piano de Bill Evans du coté de la guitare.

Le guitariste Niňo Josele est entouré de Marc Johnson (contrebasse sur 6  pièces), Horacio El Negro Hernandez (batterie sur 4 morceaux), Joe Lovano (saxophone ténor sur une pièce), Freddy Cole (voix sur une pièce), Tom Harell (trompette sur une pièce), Estrella Morente (voix sur une pièce), Jerry Gonzalez (trompette sur une pièce), Javier Colina (contrebasse sur une pièce), Javier Limon (percussions sur une pièce). Lire la suite

Trio : sans piano (16)

Si le trio batterie/contrebasse/piano est souvent considéré comme le trio par excellence, les combinaisons de trois instruments sont aujourd’hui très variées.

Une diversité surprenante, des inventions et des (dés)équilibres toujours renouvelés, des surprises encore et pas seulement par le choix de l’instrument « soliste ». Au hasard de ré-écoutes récentes.

Voir aussi : Trio : sans piano, Trio : sans piano (2), Trio : sans piano (3), Trio : sans piano (4), Trio : sans piano (5), trio-sans-piano-6/, trio-sans-piano-7/, trio-sans-piano-8/, trio-sans-piano-9/, trio-sans-piano-10/,trio-sans-piano-11/, trio-sans-piano-12/, trio-sans-piano-13/trio-sans-piano-14/, trio-sans-piano-15/

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L’Occupation au prisme des zazous

Quelle histoire !

Zazous ? Un mot, évocateur, fait surgir des silhouettes, notamment celle de Boris Vian, un grand maître de la confrérie. Un mythe ? Une réalité ? Qui étaient-ils ces révoltés ? Gérard Régnier, spécialiste de l’histoire du jazz pendant l’Occupation – c’est sa thèse ı– a voulu, sur la base de la presse de l’époque, comprendre le phénomène en l’inscrivant dans son contexte. « L’histoire des Zazous » est une histoire de résistance individuelle, de contestation des ordres établis, de ruptures adolescentes. Le mouvement zazou, lui et les preuves abondent, est une reconstruction, manière d’excuse pour cette jeunesse absente des affrontements politiques structurants du 20e siècle. Ainsi en est-il des manifestations zazoues, une pure et simple invention. La plus connue, la plus diffusée : celle du port collectif de l’étoile jaune lorsque les autorités l’ont imposée aux Juifs de France, avec une inscription « swing ou autre ». L’auteur montre qu’elle est restée très minoritaire. Une réaction plus individuelle que collective. Lire la suite

Projections : un piano et des mondes (8)

Pianiste seul-e face à cet instrument multiple…

Au hasard de ré-écoutes récentes.

Voir aussi : Projections : un piano et des mondes, les disques solo d’Aki Takase « My Ellington » et d’Abdullah Ibrahim (Dollar Brand) « Ode To Duke Ellington » Autour du Duke (2), Projections : un piano et des mondes (2), Projections : un piano et des mondes (3), Projections-un-piano-et-des-mondes-3-2/,projections-un-piano-et-des-mondes-4/, projections-un-piano-et-des-mondes-5/, projections-un-piano-et-des-mondes-6/, projections-un-piano-et-des-mondes-7/

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Des enregistrements en 2012 (5)

La musique et les disques survivent heureusement aux « contraintes » des surfaces spécialisées ou non, plus ou moins disquaires, mais plus attentives aux coûts financiers, à la vitesse de rotation et au niveau de leurs stocks qu’aux rythmes de diffusion de la musique. Sans oublier la mise en avant des productions des majors au détriment des multiples éditeurs qui nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ».

Quelques disques regroupés par année d’enregistrement, ici 2012, au hasard de ré-écoutes récentes.

Voir note précédente : Des enregistrements en 2012, Des enregistrements en 2012 (2), des-enregistrements-en-2012-3/, des-enregistrements-en-2012-4/

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Du coté du jazz (juillet 2020)

Plaisir du Big Band

Le « Brussels Jazz Orchestra » est un organisme vivant qui sait envelopper de sons le public conquis. Tant de ramages, tant de bruits organisés, tant de bonheur de jouer, d’être ensemble laisse forcément la fenêtre grande ouverte à toutes les escapades. Bien sur on pourrait lui trouver quelques pères putatifs. Sans intérêt. Ne gâchons pas le plaisir d’entendre les compositions et les arrangements de Pierre Drevet, trompettiste soliste en compagnie de la chanteuse Claire Vaillant. « Echange » est un titre qui tient ses promesses. Lire la suite

Figures de Jacques Coursil

Que reste-t-il lorsque tout s’éteint ? Des images, des souvenirs brouillés par le temps et l’espace. J’ai une image de Jacques Coursil, lointaine, au piano chez un ami commun et me proposant de jouer à mon tour. Refus poli. Je savais déjà pourtant que ce n’était son instrument. Je savais que ce garçon athlétique était tombé amoureux de la trompette.

Il avait raconté à « Actuel » – la revue qui a collé à la peau de mai 1968 -, repris dans les deux albums qu’il avait réalisés avec son groupe pour BYG (et sur Wikipédia), sa rencontre avec le cornet. Un hasard. Son père, militant au parti communiste, avait voulu lui faire étudier la musique. Le violon s’est imposé. Le prof du quartier Montmartre (Paris) – où il est né en 1938 – ne connaissait que cet instrument. Arrêt brutal. Il écoutait, chez lui, les clarinettistes de la Martinique à commencer par le plus grand d’entre eux génie incontesté et souvent méconnu de l’instrument et de la Biguine, Stellio. Dans ce début des années 1950 – si l’on en croit son témoignage ce serait 1953 -, à Paris, Sidney Bechet s’impose. Les oreilles du jeune Jacques commencent à vibrer pour ce soliste le plus talentueux de l’histoire du jazz. La biguine sans doute le conduit aussi vers Albert Nicholas, sorte de Poulidor de la clarinette de jazz pour ces émigrés de la Nouvelle-Orléans. Il faudrait raconter l’histoire des Oignons… Lire la suite

Tout en cordes (6)

Violon, guitare, contrebasse, alto, violoncelle, les cordes participent des musiques de jazz. Ouverture sur des ensembles aux configuration et sonorités variées. Au hasard de ré-écoutes récentes.

Voir aussi : Tout en cordes, Mazz Swift, Tomeka Reid, Silvia Bolognesi : Hear in Now : Trio : sans piano, Joëlle Léandre et William Parker : Live at Dunois : Jazz en dialogues, Francois Mechali et Beb Guerin : « Conversations » : Jazz en dialogues (2), tout-en-cordes-2/, tout-en-cordes-3/, tout-en-cordes-4/, tout-en-cordes-5/ 

Un trio composé de Mark Dresser (contrebasse), Mark Feldman (violon) et Hank Roberts (violoncelle). La complexité propre des sonorités des cordes en dialogue alliée à l’humour et à la fantaisie, une musique entre des espaces trop souvent mis en opposition. Lire la suite

Du coté du jazz (juin 2020)

Du côté des sélénites

La lune est très visitée ces temps-ci. L’Orchestra Nazionale della Luna, en fait un quintet, fait partie des habitants habituels de notre satellite. Ils ont même la nationalité. L’album vient aussi d’une autre planète produit qu’il est par le Budapest Music Center Records qui sait résister à toutes les ambiances nauséabondes par le jazz. La référence à la « Nation » lune permet l’ouverture à toutes les influences, à toutes les danses à commencer par la musique arabo-andalouse que le quintet sait faire swinguer. Manuel Hermia, saxophoniste, flûtiste et joueur de bansun, Kari Ikonen, pianiste et utilisateur du Moog – on se souvient que cet instrument était utilisé par Sun Ra -, Sébastien Boisseau est à la contrebasse et Teun Verbruggen à la batterie savent créer ensemble sans que l’un d’entre eux prenne la tangente et s’oriente vers Mars. Cette volonté commune de faire surgir d’autres paysages, de s’enfoncer dans un cratère, de respirer un autre air et s’envoler loin de la pesanteur marque toutes les compositions. Lire la suite