Archives de Catégorie: Du coté de Marx

Un des fils d’Ariane dans le chaos présent

Un recueil de textes, « ceci est un recueil d’essais qui tentent d’aborder certains aspects de sa pensée, connus, inconnus ou méconnus, avec l’ambition d’y porter un regard nouveau ». Il y aurait beaucoup à dire sur les lectures de Michael Lowy comme sur certaines théorisations des marxistes du temps de Rosa Luxembourg. Au regard du siècle écoulé, des critiques devraient être repensées et pas seulement sur « son refus du mot d’ordre du droit des nations à l’auto-détermination ». Je ne mets ici l’accent que sur certains points. Lire la suite

Marx et la constitution communale en 1871

L’élection de la Commune le 26 mars 1871

L’échec militaire du Second empire, à Sedan, provoqua l’insurrection de Paris et la proclamation de la Troisième république, le 4 septembre  1870. Le nouveau gouvernement capitule néanmoins le 26 janvier 1871 et Paris est assiégé par l’armée prussienne. Le gouvernement Thiers fuit à Versailles et le 18 mars, à l’appel de la Garde nationale de la Ville, le peuple de Paris s’insurge. Quelques jours après, cette Garde nationale, qui ne prétend pas exercer le pouvoir, convoque les élections de la Commune de Paris, qui eurent lieu le 26 mars 18711.

L’Appel aux électeurs parisiens, daté du 25 mars et rédigé par le Comité central de la Garde nationale, met en lumière la question cruciale du système électoral, en précisant la nature des rapports entre électeurs et élus. Lire la suite

La situation révolutionnaire en Autriche en 1918 et la politique des sociaux-démocrates

La grève de janvier 1918 en Autriche

Le sort des pourparlers ne sera pas réglé à Brest Litovsk,
mais dans les rues de Berlin et de Vienne

 

I – LES POURPARLERS DE BREST-LITOVSK ET LES GREVES REVOLUTIONNAIRES EN ALLEMAGNE ET EN AUTRICHE-HONGRIE

Le 18 janvier, lorsque Trotsky quitta Brest-Litovsk, il était conscient que c’en était complètement fini de la période des joutes oratoires dialectiques avec Kühlman, et que les prochaines semaines (sinon les prochains jours) devraient amener la décision.

Incapable de résister militairement aux impérialismes allemand et autrichien conjugués, la République Soviétique, à peine née, ne pouvait compter que sur deux choses : premièrement, sur le fait que les puissances centrales elles mêmes livraient une lutte à mort contre la coalition des puissances occidentales économiquement supérieures à elles, et qu’elles devaient de ce fait manifester une certaine modération à l’égard de la Russie restée sans défense ; deuxièmement, elle pouvait tabler sur l’épuisement économique de l’Allemagne et surtout de l’Autriche-Hongrie, épuisement dont on pouvait escompter qu’il provoquerait une montée impétueuse de l’état d’esprit révolutionnaire au sein des classes ouvrières et des nationalités opprimées de ces Etats. Ces deux éléments avaient déterminé Kühlman et Czernin à se conduire temporairement de manière très pacifique et démocratique, pour donner l’air le plus innocent possible à leur propre programme d’annexion de l’Europe orientale, en profitant de l’impuissance militaire du gouvernement bolchevik (1). Lire la suite

L’Autriche allemande et la guerre

« Die österreichische Revolution » (La révolution autrichienne) comporte 290 pages (imprimées serrées !). Parution en 1923 à Vienne aux éditions du parti social-démocrate « Wiener Volksbuchhandlung »

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La première partie (Guerre et révolution : 70 pages) sera mise en ligne prochainement par chapitre.

Ainsi que la critique acérée de Roman Rosdolsky du 4ème chapitre.

 

4 L’Autriche allemande et la guerre

Toute l’histoire moderne de l’Autriche allemande est parcourue par l’opposition entre nos deux identités, allemande d’un côté, autrichienne de l’autre. Lire la suite

Les Polonais et les puissances centrales

« Die österreichische Revolution » (La révolution autrichienne) comporte 290 pages (imprimées serrées !). Parution en 1923 à Vienne aux éditions du parti social-démocrate « Wiener Volksbuchhandlung ».

La première partie (Guerre et révolution : 70 pages) sera mise en ligne prochainement par chapitre.

  • 1. Les Slaves du sud et la guerre :

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/02/21/les-slaves-du-sud-et-la-guerre/

  • 2. Les Tchèques et l’Empire : 

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/03/02/les-tcheques-et-lempire/

  • 3. Les Polonais et les puissances centrales

  • 4. L’Autriche allemande et la guerre

Ainsi que la critique acérée de Roman Rosdolsky du 4ème chapitre.

 

3 Les Polonais et les puissances centrales

Quand la guerre éclata, la grande majorité des Polonais de Galicie acclama dans les rues les armées impériales qui montaient en ligne en direction de la frontière russe, et c’est par milliers qu’étudiants, intellectuels, ouvriers, vinrent s’enrôler comme volontaires dans les légions polonaises pour aller se battre contre la Russie. Les Habsbourg avaient certes contre eux les Slaves du sud et les Tchèques, mais selon toute apparence, ils avaient avec eux, et misant sur leur victoire, un des peuples slaves de l’empire. À la fin de la guerre, pourtant, les désirs et les espérances des Polonais les placèrent, ni plus ni moins que les Yougoslaves et les Tchèques, dans le camp de l’Entente, pour eux également, c’était la chute des Habsbourg qui les libérerait. Cette mutation de la société polonaise de Galicie, constitue elle aussi un chapitre important dans l’histoire de la révolution autrichienne. Lire la suite

Les Tchèques et l’Empire

« Die österreichische Revolution » (La révolution autrichienne) comporte 290 pages (imprimées serrées !). Parution en 1923 à Vienne aux éditions du parti social-démocrate « Wiener Volksbuchhandlung ».

La première partie (Guerre et révolution : 70 pages) sera mise en ligne prochainement par chapitre.

Ainsi que la critique acérée de Roman Rosdolsky du 4ème chapitre.

 

2 Les Tchèques et l’Empire

C’est la révolution yougoslave qui a poussé l’empire des Habsbourg à entrer en guerre. C’est la guerre qui a allumé l’étincelle de la révolution tchèque. De tous les mouvements révolutionnaires nationaux que la guerre a suscités en Autriche-Hongrie, le plus puissant, le plus lourd de conséquences, a été celui des Tchèques. C’est lui qui a décidé du sort de la monarchie autrichienne. Lire la suite

Les Slaves du sud et la guerre

« Die österreichische Revolution » (La révolution autrichienne) comporte 290 pages (imprimées serrées !). Parution en 1923 à Vienne aux éditions du parti social-démocrate « Wiener Volksbuchhandlung ».

La première partie (Guerre et révolution : 70 pages) sera mise en ligne prochainement par chapitre.

Préface à Die österreichische Revolution (La révolution autrichienne) : https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/02/12/preface-a-die-osterreichische-revolution-la-revolution-autrichienne-dotto-bauer/

1. Les Slaves du sud et la guerre

2. Les Tchèques et l’Empire

3. Les Polonais et les puissances centrales

4. L’Autriche allemande et la guerre

Ainsi que la critique acérée de Roman Rosdolsky du 4ème chapitre.


1. Les Slaves du sudet la guerre

L’ultimatum de l’Autriche-Hongrie à la Serbie a déclenché la guerre mondiale. Celle-ci a donc eu pour cause immédiate le heurt frontal entre l’empire des Habsbourg et les aspirations du peuple sud-slave à la liberté et à l’unité.

Le 19ème siècle avait vu l’émergence d’une bourgeoisie chez les peuples paysans sud-slaves. Celle-ci était à la tête de leur combat contre la domination étrangère et contre leur propre morcellement, qui étaient les fruits du féodalisme en Yougoslavie. Cette lutte était la révolution bourgeoise des Yougoslaves. L’objectif en était la liquidation des rapports de domination féodaux sur le sol sud-slave. Cette révolution nationale des Yougoslaves a été le point de départ de la guerre. Elle a ouvert la voie à la révolution nationale à laquelle a succombé la monarchie des Habsbourg. Lire la suite