Archives de Catégorie: Du coté de la réalité imaginaire

Théâtre (au masculin)

  • La Barbe : La saison théâtrale 2020/2021
  • Crêpe Georgette : Lettre à Wajdi Mouawad
  • Aurore Evain : #MeTooThéâtre : se souvenir pour mieux combattre

La saison théâtrale 2020/2021

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Ils ont compris que le monde d’après sera comme le monde d’avant : masculin. 

Ils dirigent les théâtres, ils créent des spectacles, ils les mettent en scène.

La Barbe salue bien bas cette comédie héroïque !

La Barbe se réjouit de découvrir une programmation post confinement à la hauteur de ses espérances, voyez plutôt : Lire la suite

Quelle rentrée !

La rentrée littéraire n’a jamais manqué à l’appel. L’an dernier, plus de 510 romans – et je ne parle pas des essais – se battaient pour trouver des « inventeurs », au sens de découvreurs. Cette année, à peu prés le même nombre cherche des lecteurs et lectrices pour se donner la vie. Une interrogation me taraude chaque année : qui peut lire autant de livres ?

Cette rentrée s’affiche aussi en poche.

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Une blessure au fond de soi

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« Kaboul gémit sous les détonations ». Une enfant de six ans, les « soviétiques », les perceptions de l’environnement, un amour d’enfance.

Chabname Zariâb nous conte la place des contes dans l’imagination des enfants, ce qui s’arrête au seuil de l’imagination, l’écho des explosions, les discussions autour de l’exil, « Etrangement, le mot France est un sésame pour déclencher ses larmes », les silences angoissants, le monde enfantin dans les bouleversements. Lire la suite

Pérégrinations druidiques

La forêt déroule sa pérenne aventure

Métamorphose hiver faune flore matière

Généreuse averse régénère culture

Materne dormance opulence fruitière Lire la suite

Son plafond est notre plancher

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Barcelone. Une jeune fille Araceli. Une écrivaine Alba Cambó. Lina Wolff croise des parcours, nous offre une multitude d’histoires enchevêtrées. Les un·es et les autres parlent d’elleux et d’autres, entre vérité banale et « toboggan vers l’inconnu », entre les vivre et la mort. Les journées se suivent ou se dispersent, « Soudain la journée dégringole, privée de grâce, comme une corneille qui aurait du plomb dans l’aile », la tumeur est là, elle serait maligne… Lire la suite

Jusqu’au bout de la vie

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Comment survivre dans un environnement de froid extrême, celui des confins de la Sibérie en l’occurrence ? Sous la forme d’un carnet de voyage de Anna, une journaliste engagée bénévole dans une opération d’une ONG voulant rendre compte de la réalité de virus millénaires mis à jour par la fonte des glaces, Patrice Gain raconte ce voyage dans lequel se mêlent les passions cruelles des hommes, les trésors cachés du fond des Âges, l’exploitation des enfants, la pédophilie, les viols et même les assassinats dans un contexte de contrôles bureaucratiques du port russe de Tiksi. L’équipe de scientifiques nest comme un microcosme de la société. Lire la suite

Il manque tellement de mots à mon histoire

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Des grand·es parent·es, une jeune élève « il manque tellement de morceaux à mon histoire », une comptine « Mon petit oiseau », la méchanceté des « idiots » dans les cours de récréation, une déficience auto-nommée « bigleuserie », les diverses conséquences de l’albinisme, les cris d’une cicatrice vivante sur une cuisse, un silence construit autour des marques et du passé… Lire la suite

Du coté du polar (aout 2021)

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« Rhapsodie rouge, cerise de juillet ou communiste »

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Haïti est secoué depuis trois ans par un mouvement social d’une ampleur inédite. La crise politique que traverse le pays plonge ses racines dans l’histoire coloniale – premier État d’anciens esclaves devenus libres et indépendants en 1804 –, puis néocoloniale. La littérature et l’art participent depuis longtemps de cette effervescence ; témoignage à la fois de l’exaspération d’un pays sous tutelle, des lignes de fuite et de détournement, et de la soif de liberté et de dignité de tout un peuple. Rhapsodie rouge de Jean d’Amérique – qui vient également de publier un roman chez Actes Sud (Soleil à coudre) – en est un exemple des plus récents ; un exemple sous haute tension.

Rhapsodie : suite de poèmes épiques, empruntant aux thématiques populaires, dit le dictionnaire. Et de donner Homère pour référence. Il s’agit bien ici d’une odyssée : Lire la suite

Enfantprêté au silence de ma honte j’attends la colère

Une famille, un suicide, « N’entrez pas là-dedans vous égarer. Le père fracturé a fait taire les douleurs », des souvenirs refoulés, des incertitudes, je et tu. Une figure, l’avant et l’après de sentiments et de culpabilité. Et en premier lieu, une écriture qui vous saisit, vous retient, vous entraine dans une topographie familiale.

Le père, une corde, libre à présent, pendu, « Après des années d’humiliation il recouvrait main sûre. Il décidait une dernière fois », un homme décousu, une maladie « avait creusé les cellules de cette émotivité dilatée par tous les pores de son passé », le monstre erroné… Lire la suite

Les blessures externes et intimes du crime colonial et du crime nucléaire

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« La terre est contaminée
L’océan l’est aussi
Le peuple l’est aussi
La bouche des menteurs l’est tout autant
 »

Entre 1966 et 1996, dans les atolls de Moruroa et de Fangataufa, 193 essais nucléaires dont 46 atmosphérique. Le Centre d’expérimentation du Pacifique (CEP). Des populations exposées aux retombées radioactives. Andréas Pfersmann interroge : « Comment la littérature a-t-elle appréhendé le CEP et les essais nucléaires de Moruroa et de Fangataufa ? ». Il se propose de discuter de certains ouvrages en « essayant d’élucider la corrélation entre stratégies littéraires et choix idéologiques ». Lire la suite

L’ordrre n’a pas d’ipmrotncae

Le titre est emprunté à cette couverture grise et lumineuse, écrin à lettres évidées, des deux petits livres.

Je lis ces ouvrages comme j’écoute des duo instrumentaux. Dialogue et contrepoint, créolisation des langages, colorisation des sons. Mots, phrases, images, dessins, couleurs, animation et résonance. Des mondes fragmentés et unis… Lire la suite

Du coté du polar (juillet 2021)

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Se remplir les poches de littérature internationale

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Almanach d’un comté des sables

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Un livre célèbre, souvent célébré et cité dans les textes écologiques et écrits de « nature writings » nord américains. L’Almanach est publié en 1948 aux Etats-Unis, l’examen auquel il conduit, les prémonitions qu’il induit demeurent – plus que jamais – d’actualité.

Il bénéficie d’une notoriété approchant celle du « Printemps silencieux » de Rachel Carson. La quatre de couv’ considère l’ouvrage de l’importance de « Walden » de Henri David Thoreau.

Dans l’hexagone, il amplifie une sensibilité « rousseauiste », que l’on peut effleurer dans « La Nouvelle Héloïse », et « Les rêveries du promeneur solitaire »

Eloges faites et méritées, il me faut confesser que j’ai lu ce livre il y a quelques semaines seulement et sur les conseils d’une bibliothécaire officiant (fort bien) dans ma commune… Lire la suite

Coups de cœur (Juillet 2021)

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Se remplir les poches de Poésie

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« Videz vos poches ». Polars…

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Se remplir les poches. Relire les classiques


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Tu n’étais pas un ange, mais les anges n’existent pas

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« JE VEUX D’ABORD TE PARLER D’ELLE, de cette femme qui, sans le savoir, m’a fait venir jusque-là, jusqu’à toi, qui est morte depuis deux cent soixante et un ans, pendue au gibet de Quimper en 1755. Tu avais 38 ans ». Une femme aperçue, des cheveux roux flamboyant, une femme seule, « Il m’avait semblé lire sur le visage de cette femme que nous étions dans la même sidération, le même désir d’être ailleurs », une femme jamais réapparue dans cette soirée… Lire la suite