Archives de Catégorie: Du coté de la réalité imaginaire

L’Arlésienne

Jérémy Fel a préféré titrer son roman « Helena », personnage de mère qui n’apparaît qu’à la fin, comme contrepoint et facteur clé d’explication d’une partie de l’intrigue. Il est nécessaire de recoller les morceaux pour comprendre, enfin, les actes d’une demoiselle en perdition qui le restera dans l’impossibilité de se sortir du piège. Le piège de son enfance, de sa mémoire, de sa mère. Lire la suite

Même les murs pleurent déjà

Deux conseils très subjectifs avant de plonger dans ce(s) monologue(s) intitulé(s) « Une pièce de théâtre ».

Ecouter et « oublier » une des interprétations du Winterreise de Franz Schubert. Ne pas lire la quatrième de couverture. Ne pas se laisser enfermer dans les commentaires des autres sur cet ouvrage. Lire la suite

Des paysages internes et les langues pour en parler

Une écriture comme en pastel, des touches pleines de tendresse et de retenue, une grand-mère et un grand-père coréen·ne·s au Japon, une femme suisse, une petite fille japonaise. Les cultures quelques fois proches et parfois si différentes. Des langues parlées ou refusées, les relations dans toutes leurs ambivalences, les attachements et les écarts. Derrière les affections, une violence comme feutrée. Lire la suite

Le coin du polar : Chic, c’est la rentrée !

« Le siècle de Louis XIV » à ses débuts.

Jean D’Aillon, dans « Le dernier secret de Richelieu », se propose de faire la lumière sur l’énigme du masque de fer, personnage enfermé à la prison de Pignerol où le surintendant des finances Fouquet purge sa peine de prisonnier à vie. Une enquête menée par l’ex-notaire Louis Fronsac en compagnie de son fils amoureux d’une mystérieuse jeune femme nommée La Forêt. Le paysage social de cette année 1669, avec ses conflits internes à la noblesse en passe de venir uniquement courtisane, les affrontements liés à l’émergence de la bourgeoisie et la misère du peuple trop souvent condamné aux galères, tient lieu de trame essentielle comme la description de Marseille avec ses marins révoltés, refusant la loi monarchique. Lire la suite

Qui peut engager l’avenir sans mensonge ?

Une correspondance imaginaire, se libérer de « ce souci que j’ai de ne pas tout rompre entre nous », Stevan, un mur aujourd’hui sans fissure, l’entre fantôme et l’homme doué d’existence, la remémoration et le temps, « faire passer cet instant dans une durée valable pour toi comme pour moi », une histoire dans un temps de nationalisme, un parti à la fois nationaliste et stalinisé, « c’est aux mensonges que je me heurtais, aux vérités officielles à l’usage des croyants et l’on ne pouvait mettre en doute sans crime d’hérésie », des sentiments prêtés à l’autre, « C’est comme si chacun n’avait jamais à sa disposition qu’un même patron, taillé une fois pour toutes, le jour de sa naissance, par quelque bonne ou mauvaise fée. La mienne sûrement était assez carabosse »… Lire la suite

Rien de tout cela n’est terminé

Dans son avant-propos, Oristelle Bonis indique que ce livre a été édité en 1911 à Londres sous le titre Suffragette Sally, puis repris en 1984 sous le titre Suffragettes. A story of three women, enfin qu’une édition « savante » fut publiée en 2007 par une maison d’édition canadienne. Le nom de Gertrude Colmore ne tomba pas totalement dans l’oubli. Lire la suite

De Londres à Paris, une même histoire s’écrit

Londres

Juin 1381, Londres connaît une Grande Révolte. Une véritable armée déferle assoiffée de revanche et de haine pour les Nobles et les possédants. La bière coule à flots excitant les foules tout en rendant plus difficile la nécessité de la discipline condition nécessaire pour gagner. Les divisions entre les sociétés secrètes répondant à des intérêts différents organiseront la défaite. Sans compter les espions, les ambitions personnelles notamment celle du Régent qui veut la mort du jeune Roi. Ce serait suffisant comme narration. Lire la suite