Archives de Catégorie: Du coté de la réalité imaginaire

Du coté du polar (juillet 2021)

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Se remplir les poches de littérature internationale

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Almanach d’un comté des sables

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Un livre célèbre, souvent célébré et cité dans les textes écologiques et écrits de « nature writings » nord américains. L’Almanach est publié en 1948 aux Etats-Unis, l’examen auquel il conduit, les prémonitions qu’il induit demeurent – plus que jamais – d’actualité.

Il bénéficie d’une notoriété approchant celle du « Printemps silencieux » de Rachel Carson. La quatre de couv’ considère l’ouvrage de l’importance de « Walden » de Henri David Thoreau.

Dans l’hexagone, il amplifie une sensibilité « rousseauiste », que l’on peut effleurer dans « La Nouvelle Héloïse », et « Les rêveries du promeneur solitaire »

Eloges faites et méritées, il me faut confesser que j’ai lu ce livre il y a quelques semaines seulement et sur les conseils d’une bibliothécaire officiant (fort bien) dans ma commune… Lire la suite

Coups de cœur (Juillet 2021)

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Se remplir les poches de Poésie

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« Videz vos poches ». Polars…

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Se remplir les poches. Relire les classiques


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Tu n’étais pas un ange, mais les anges n’existent pas

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« JE VEUX D’ABORD TE PARLER D’ELLE, de cette femme qui, sans le savoir, m’a fait venir jusque-là, jusqu’à toi, qui est morte depuis deux cent soixante et un ans, pendue au gibet de Quimper en 1755. Tu avais 38 ans ». Une femme aperçue, des cheveux roux flamboyant, une femme seule, « Il m’avait semblé lire sur le visage de cette femme que nous étions dans la même sidération, le même désir d’être ailleurs », une femme jamais réapparue dans cette soirée… Lire la suite

La drogue fête fétide

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« 24 heures héro » en référence à l’unité de temps pour toute tragédie qui se respecte, met en scène un couple de drogués Arnaud et Nadia, compagnons d’infortune mais aussi compagnons tout court sans en avoir vraiment conscience sauf à certains moments cruciaux. Elle a dû avoir le coup de foudre, du moins il est possible de le penser. Les auteurs, Saphir Essiaf et Philippe Dylewski le suggèrent tout en insistant sur la brume profonde que provoquent les drogues dans des esprits. Nadia est la plus intégrée dans l’univers de la drogue : son sentiment de culpabilité est tel – elle s’accuse d’avoir tué son frère – qu’elle aura vraisemblablement du mal à se guérir si la volonté de trouver une autre vie germait dans son cerveau. Lui est plus extérieur même si c’est un consommateur forcené. Une description quasi clinique de deux personnages en quête de rédemption. Lire la suite

De si petits galets, capables de déchaîner une avalanche de pensées

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Jayaprakash Satyamurthy avec son récit et son usage particulier de la langue, réussit à rendre plus que palpable ses personnage dont une femme et un homme Il met en mots le refus des assignations et de leurs inscriptions corporelles, « C’est plus facile dans la chair d’un garçon. C’est pourquoi elle a cessé de penser, non sans hésitation, aux garçons dont elle aime peut-être la chair pour se consacrer aux garçons dont elle aimerait porter la peau (pas ((?)) littéralement) », les chaînes de la vie et les moyens de les briser, le visible et le souhait de se rendre invisible, la « peluche culturelle qui s’accroche à un cerveau après l’autre », le fondamentalisme et ses effets, les petits gestes de résistance au quotidien, les bénéfices de la masculinité, les effets de la parole, « Maintenant, ils ont parlé. Elle a une meilleure idée des perspectives »… Lire la suite

Algérie, la décennie noire

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Oran peut-être de nos jours. Un homme monte dans un tramway. Il fera le tour de la ville en « Vingt stations », le titre de ce voyage à la fois dans la ville qui a beaucoup changée livrée aux promoteurs et dans sa mémoire tout en regardant les populations différentes de chaque station dévoilant des inégalités profondes découpant la ville. La mer devient fantomatique dans ce parcours d’un homme mort-vivant dans les affrontements de la « décennie noire ». Les assassinats se sont multipliés – s’en souvient-on encore ? – laissant toutes les populations algériennes en quête de lumière et de justice. Le gouvernement a préféré « faire comme si » il ne s’était rien passé s’abritant derrière une soi-disant « réconciliation nationale » pour rétablir l’ordre d’un pouvoir qui a perdu sa légitimité. Lire la suite

Ylla mag llan alli ylla (Il était une fois…)

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« La grand-mère, dépositaire des traditions séculaires, s’en est allée par une nuit de décembre, comme elle a vécu, digne et discrète »

Un conte et une conteuse. Un conte et une inspiration, « S’il décrit guerres et batailles d’antan, il en appelle à la paix propre à toute nation forte de son passé, de ses strates identitaires, linguistiques et culturelle », la liberté dont la liberté religieuse face à la conquête arabo-musulmane. Une grand-mère et une héroïne. Une rebelle aux assignations et aux codes, une insurgée face aux interdits et au poids de la honte, une femme choisissant amant et enfant, « J’élèverai mon enfant seule. Pourquoi m’encombrer d’un homme et de ses ennuis ? », une personne debout, combattante, « une guerrière du nom de Tihya », vivante comme le combat des femmes pour l’égalité… Lire la suite

Du coté du polar (mai 2021)

Polar et jazz

Ray Celestin, britannique, s’est lancé dans une saga absolument réjouissante : raconter à la fois les migrations du jazz, de la Nouvelle-Orléans (« Carnaval ») à Chicago (« Mascarade ») et arriver avec « Mafioso » à New York en cette année 1947, date officielle d’entrée dans la guerre froide et la mise en place de la commission des activités anti-américaine, présidée par le sénateur McCarthy, qui pourchassera les communistes. La « chasse aux sorcières » débute pour le plus grand profit de la Mafia alliée au FBI d’Edgar Hoover qui aura l’audace de déclarer que « le crime organisé » n’existe pas alors que Costello, le « grand chef », est l’homme le plus puissant de New York et, par-là même, des États-Unis. Lire la suite

Polar irlandais

Adrian McKinty réussit avec « Ne me cherche pas demain » ce qu’il faut bien appeler un tour de force : nous intéresser à une sempiternelle intrigue de meurtre en salle fermée. Le contexte de la guerre civile en Ulster, en cette année 1983, l’aide beaucoup. Il décrit les peurs, les angoisses mais aussi la réalité des attentats comme la place étrange de l’inspecteur Sean Duffy, catholique dans une police protestante. Il est considéré comme un traître des deux côtés. Lire la suite

Une poésie avec et dans le paysage

Essai d’arpentages et de regards lents, dans l’espace – le long du fleuve Adour, qui, au fil des pages, apparaît comme une compagne de voyage – et dans le temps long – de la préhistoire aux souvenirs d’enfance, avec « cette mémoire à portée de mains » (page 135) –, Poésie-Paléo reprend à sa charge l’art préhistorique. Plus précisément, « l’idée d’un art non ostentatoire », qui « se fond littéralement dans le paysage. Il se fait avec et dans le paysage » (page 79). « Il nous manque simplement les yeux pour pouvoir discerner ces traces » (page 51). Lire la suite

Littérature bulgare

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Dans « Ballade pour Georg Henig », Victor Paskov met en scène la rencontre d’un vieux luthier tchèque – le Georg du titre – et un garçon de 11 ans, Victor, dans la Bulgarie des années 1950, dans un quartier pauvre de Sofia. La ballade est construite comme un morceau de musique organisé autour du violon dans toutes ses dimensions. Le vieux luthier construit un huitième de violon pour le petit Victor et termine sa vie en créant un violon hors norme, à la sonorité d’un orchestre, pour Dieu.

Le père de Victor est trompettiste et il court de répétitions en engagements dans un « opéra de quartier » tandis que la mère coud à perdre haleine des pièces de tissu avec une Singer – qui réveille des souvenirs dans toutes les familles européennes. Lire la suite

Le coin du polar (Avril 2021)

Jean d’Aillon, pour cette enquête de Louis Fronsac, sorte de Sherlock Holmes du temps de la régence de Mazarin, a décidé de nous balader en la ville d’Aix en Provence pour résoudre « L’énigme du clos Mazarin », en l’occurrence Michel, le frère du cardinal.

Il ne nous épargne rien, ni la longueur du voyage aller, le retour sera plus rapide, ni la description de la ville presque à toutes les époques avec des notes qui permettent de retrouver les endroits décrits aujourd’hui – il faut dire qu’il est l’auteur d’un guide de la ville -, ni les portes… Bref, nous y sommes. L’enquête est cousue de quelques fils blancs qui permettent des enchaînements faciles et d’autres plus bizarres sans que vraiment le fil rouge n’apparaisse sinon par le nombre de morts. Pour tant, la lecture reste agréable. Cheminer avec d’Aillon permet de saisir quelques bribes de ce temps, de connaître les accoutrements, les déguisements, les raisons des fêtes et de prendre plaisir aces informations même si les descriptions de la ville prennent un peu trop de place.

Jean d’Aillon : L’énigme du clos Mazarin, 10/18/Grands détectives Lire la suite

On n’en finit jamais avec les siens

« En finit-on jamais avec son passé, avec ce qui nous a défait ? ». Frédérique Germanaud nous propose un parcours plein de hors-champ, une réflexion sur l’écriture biographique, une incursion dans la vie de MoMo BasTa.

L’autrice discute de l’utilisation des métaphores pour contourner la pensée bloquée, des coulisses, de jeu de piste, de fiction littéraire, « L’artiste met toujours en jeu ce qui le travaille. Je devrais le savoir. Derrière la mise en scène, l’aveu échappe à ma compréhension. Les repères familiers ont fui ». La mise en jeu concerne aussi le lecteur et la lectrice, comment pourrait-il en être autrement… Lire la suite

Les luttes féministes nécessaires pour construire une société plus juste

La Corée du Sud comme il faut la voir grâce à ce faux vrai roman « Kim Jiyoung, née en 1982 » de Cho Nam-joo, une autrice à découvrir.

Dans un article qui date – le début des années 1980 -, le PDG de Sony, avouait que son arme économique secrète – secret economic weapon – était la surexploitation des femmes. Le Japon, disait-il, ne bénéficie pas de migrants, comme les anciens colonisateurs ou les États-Unis que l’on peut presser comme des citrons mais des femmes. Le Japon se trouvait au dernier rang de l’égalité salariale, la différence moyenne entre le salaire d’un homme et d’une femme était de 50%. En France, elle est autour de 27%… Aucun pays ne réalise l’égalité salariale. Lire la suite

Une hirondelle fait-elle l’automne ? 

Paris, octobre 1926, cadre de la troisième enquête de Jeremy Nelson, nouveau héros récurrent de Claude Izner, « Les nids d’hirondelle », pour nous faire vivre « les années folles » marquées par le jazz.

Jeremy, toujours amoureux de Camille, s’essaie à la composition d’une comédie musicale avec un parolier, par ailleurs clarinettiste classique, Paul Green. Évocation de ces créations étranges sur les scènes parisiennes à commencer, bien sur, par la Revue Nègre, au Théâtre des Champs Élysées, avec comme vedette Joséphine Baker et, dans l’ombre, Sidney Bechet seul musicien à être mentionné dans les gazettes de l’époque. L’orchestre accompagnateur, celui de Claude Hopkins – le pianiste a prétendu dans son autobiographie, avoir engagé Josephine qui lui a volé la vedette -, est resté souvent inconnu des contemporains. Il était logique que l’autrice n’en parle pas. Par contre, elle nous fait visiter Paris, le quartier latin, en faisant courir Jeremy d’un point à un autre. Lire la suite