Archives de Catégorie: street art

TWE crew à sa façon a voulu fêter, à Paris, Mai 68

Itvan Kebadiann et Lask, deux membres actifs du crew, amis et complices, ont invité les street artists qui le voulaient à s’associer à leur événement, la réalisation de 3 grandes fresques politiques à Paris. Lire la suite

Jo Di Bona et le pop graffiti

Parisien, amoureux fou de ma ville, j’aime en parcourir sans but les rues, fuyant les vernissages des expositions. La découverte des œuvres au hasard des promenades, la visite régulière des spots de street art, les rencontres avec les artistes, sont devenues en quelques années des repères dans mon temps personnel.  Lire la suite

Ma rencontre avec Max Tétar

Mardi 8 mai, jour de commémoration nationale, un soleil d’été qui invite à la promenade. 15h30, la bonne heure pour photographier le mur de la rue des Cascades à Ménilmontant. Je regroupe la smala, c’est-à-dire, ma femme et Darling, mon caniche et hop nous voilà partis « en reportage » dans un Paris déserté par ses habitants, tandis que les touristes investissent le centre muséal de « la plus belle ville du monde ». Lire la suite

Eddie Colla, les Barbares

Ma rencontre avec les œuvres de l’américain Eddie Colla sont relativement récentes. Au détour de la rue des Cascades à Ménilmontant, dans le Marais, sur les murs de sombres impasses crasseuses et malodorantes de la rue Saint-Denis, ses portraits de femmes et d’hommes captent le regard.  Lire la suite

Dans la peau d’Epi2mik

Je vous concède bien volontiers qu’il est nécessaire de classer. Le classement est même devenu une science : la taxonomie. Je concède également que les « objets de savoir » connaissant une croissance exponentielle, il est urgentissime de tout bien ranger dans des boites dûment étiquetées sinon ça va être un de ces bordels ! Je ne vous dis pas ! Lire la suite

Lima Lima, aka Lucie Legrand, devenir artiste

Partons d’une assertion : « On ne nait pas artiste, on le devient ». Je ne crois pas à l’« Art enfantin » ; pas davantage à l’ « Art brut ». Sans entrer dans une byzantine définition de l’art, je dirais qu’est artiste celui qui se donne à lui-même ce statut social et dont l’œuvre est reconnue par une partie de ce même corps social comme de l’art. L’artiste se définit par sa production ; encore faut-il que la production ait aux yeux d’un public, une valeur. Lire la suite

Farid Rueda, un exemple du muralisme mexicain contemporain

Si New York est mère du street art, cette mère fit d’innombrables petits. D’abord, par ordre d’entrée en scène, les tags du métro de New York dans les années 70 recouvrirent les murs, puis les rames. Les tageurs s’approprièrent cette forme nouvelle d’art et déclinèrent les tags en adoptant différents styles, en variant les formes, les couleurs et créèrent des compositions plastiques originales intégrant tags et lettrage, lettrage et fresque. 

De la même manière, le mouvement street art s’est exporté mais en s’hybridant, mêlant formes nouvelles et cultures populaires. Le muraliste Farid Rueda, peintre mexicain, en donne une formidable illustration. Lire la suite

Eduardo Kobra, plein la vue ! Mais pas que…

Lors des derniers Jeux Olympiques au Brésil, plus précisément à Rio de Janeiro, un street artist, Kobra, avant l’ouverture, battit un record du monde : il peignit la plus grande fresque murale du monde ! Qu’on en juge : 190 mètres de long, 15 de haut, une surface de 3 000m2, 40 jours de réalisation, 1 000 pots de peinture blanche, 1 500 litres de peinture colorée, 3 500 bombes aérosol. La fresque intitulée « Etnias » (ethnicités), sous-titrée « Nous sommes tous Un », peinte près de la zone portuaire en bordure de la baie de Rio, représente 5 visages d’indigènes des 5 continents renvoyant aux 5 anneaux olympiques.  Lire la suite

Seth, globe-painter, mais pas que…

Seth, disons-le au risque de vous déplaire, n’a rien à voir avec la divinité égyptienne au museau pointu et aux oreilles dressées. Julien Malland est français, né à Paris en 1972. Il s’illustre dans des disciplines différentes de l’art : la fresque, le mur, la peinture de chevalet, la sculpture, l’édition. Si son blaze, son nom d’artiste, n’a pas de rapport avec l’homme et l’artiste, son surnom de « globe-painter » définit assez bien une part de son projet artistique. Lire la suite

Inti, le théâtre des apparences

Voilà longtemps que je veux vous parler d’Inti. La semaine dernière Inti a donné une interview à l’hebdomadaire Télérama à l’occasion de l’exposition de ses toiles1. Inti Castro, c’est son nom, a acquis en quelques années une réputation internationale comme l’un des plus talentueux muralistes de notre époque. Nul mieux que lui n’a réussi sous couvert d’une peinture « léchée », pseudo décorative, précieuse, à transmettre des messages aussi forts. Cet apparent hiatus entre l’âpreté du message et la nature de la représentation, conjugué à une grande hardiesse dans la composition en font un artiste de premier plan, unanimement reconnu.

Malgré le succès de son travail de fresquiste, nous apprenons dans cet entretien qu’il a décidé de tourner la page. Lire la suite

Dourone, «Le beau est toujours bizarre», Baudelaire.

Vous pensiez, cher lecteur, faire étalage de votre science en parlant d’un muraliste qui a acquis en quelques années une renommée internationale, qui peint des « murs » de centaines de mètres carrés avec un style reconnaissable entre tous : j’ai nommé Dourone. Vous prononciez son nom un peu comme (duRɔø). J’ai le regret de vous informer, croyez que j’en suis fort mari, que vous avez tout faux. Primo, Dourone n’est pas son nom mais son blaze ; il s’appelle Fabio Lopez Gonzalo et il est Espagnol. Pourquoi choisir comme nom d’artiste Dour ? Parce que du point de vue du lettrage, c’est très beau (un peu comme Hopare, séduit par les parallèles du H, du P, du R, alors que l’état civil le connaît sous le nom d’Alexandre Monteiro). Tertio, le blaze Dourone est la conjugaison de Dour et de « one ». DourOne est donc le premier à s’appeler Dour (un peu comme Jonone1, prononcez John One qui d’abord écrivit son prénom en (presque) phonétique sur les murs de New York, puis se choisit le blaze Jon156 -156 étant le numéro de son domicile -, puis JonOne, le plus souvent écrit Jonone. Last but not least, Dourone depuis 2012 est un couple d’artistes, un couple à la scène et à la ville. Dourone et Élodie Arshak, alias Elodieloll, sont rassemblés sous le pseudonyme de Dourone. Lire la suite

Que disent les murs peints de Singapour ?

Les hasards de la vie ont voulu qu’actuellement ma vie se partage entre Paris, un village de Cerdagne en Catalogne à quelques encablures de l’Espagne et Singapour. Un partage du temps qui facilite les comparaisons. Dans ces trois lieux différents des murs ont été peints par des artistes. L’occasion était belle de rechercher les significations des murs peints du 13ème arrondissement de Paris et des murs peints de Singapour que je viens de découvrir. Lire la suite

J’aime pas les fêtes !

Je hais la période des fêtes de fin d’année. Je déteste les fêtes obligées, les réveillons programmés, les repas de famille, les cadeaux obligatoires, les LED qui clignotent partout, les sapins qui meurent près des cheminées, les appels à la solidarité culpabilisants, les déclarations urbi et orbi qui n’engagent que ceux qui les écoutent, l’obligation d’envoyer des vœux, les promesses des politiques, les augmentations au 1er janvier, les rediffusions en boucle des chaînes de télévision, les bilans de l’année, les bêtisiers, les sorties au cinéma des nanars… Bon, j’agrège. On ne va pas passer les fêtes là-dessus !  Lire la suite

Marchal Mithouard aka Shaka, l’angoisse du vide

J’ai rencontré les œuvres de Marchal Shaka comme de nombreux aficionados du street art, sur les réseaux sociaux. Ses fresques m’intéressaient. J’appréciais leur beauté formelle et elles m’interpellaient. La rigueur des compositions, la précision du graphisme et le soin extrême apporté par l’artiste à la représentation de l’intrication d’une foultitude de bandelettes colorées dont les ombres rendaient le relief  étaient, au sens propre, étonnantes. A cette qualité de l’exécution s’ajoutait un questionnement sur la signification : ces bandes semblables aux bandelettes dont étaient entourées les momies de l’Egypte antique délimitaient un contour, les limites d’un visage ou d’un corps. Elles cernaient le vide.  Lire la suite

Madame, collages et autres objets d’art

C’est en découvrant Jacques Prévert et les couvertures de ses recueils de poésie que j’ai découvert, un peu par hasard, les collages (mais je crois vous avoir déjà dit,  j’aime le hasard des rencontres). Dans ceux de Prévert, on retrouve l’influence du surréalisme, l’exubérance de son imagination (du latin imaginatio « image, vision »), son anticléricalisme viscéral, son engagement social et politique.  Lire la suite

Jana et JS, un album photo

J’ai déjà consacré un billet à un pochoir de Jana et JS1 et rencontré depuis, au hasard de mes pérégrinations citadines, d’autres pochoirs de plus modestes dimensions. Pour compléter ma connaissance de leur travail, je suis allé visiter l’exposition de leurs œuvres à la galerie Joël Knafo2 à Paris. Bien que les pochoirs aient des dimensions très variables, de quelques décimètres carrés à plus de 100 m2, bien qu’ils soient peints sur des supports très différents (toile, bois, etc.), il se dégage de l’ensemble une profonde unité.  Lire la suite

João Mauricio aka Violant, montrer ce qui est caché

Violant, comme « violent ». C’est peu dire que sa peinture étonne ; elle fascine par son ambition, sa sincérité, son authenticité et sa force. Lire la suite

Pichi et Avo, le jeu des apparences

Depuis 2006, Pichi et Avo, deux street artists espagnols de Valence font œuvre commune. Commune,  au point de fondre leurs patronymes respectifs en « Pichiavo ». Les premiers temps de leur collaboration ont été marqués par l’originalité des sujets abordés et surtout par la dimension des œuvres, immense. Les thèmes croisent la peinture des corps et l’inattendu. Un genre de queue de comète du surréalisme revue par la liberté des artistes urbains. Les critiques mettent alors en avant l’hyperréalisme des œuvres qui, sur la toile, se distinguent par la qualité de l’exécution, l’étrangeté des images, et surtout à un changement d’échelle qui ouvre des points de vue inédits sur le rapport entre l’objet et sa représentation. Lire la suite

Esthétique gothique, Éric Lacan, Le Mur 12, octobre 2017

Je me garderais bien de faire l’histoire des représentations de la mort, de ses attributs et de son sinistre cortège (le cadavre, le squelette, les os, les tombes, le corbeau, le sablier, etc.) « Vaste programme », trop ambitieux pour mes modestes connaissances. Disons pour être bref que toutes les sociétés, de tous temps ont représenté, pour des raisons différentes, « le dernier voyage ». Dans notre culture occidentale la complaisance de sa représentation est intimement liée au romantisme qui a été décliné dans tous les arts. Par des chemins différents, un street artist français, semble être l’épigone de ce mouvement artistique. Dans la rue et sur ses toiles, Éric Lacan décline avec constance les thèmes principaux attachés à la représentation de la mort. La fresque qu’il a réalisée en octobre à la demande de l’association Le Mur 12 à Paris illustre son talent si singulier. Lire la suite

« Quoi, ma gueule ! Qu’est-ce qu’elle a, ma gueule ? », Grégos, sculpteur.

Un artiste qui colle avec un pistolet plus de 1000 masques représentant son visage, non seulement à Paris, mais dans plus de 18 villes étrangères, ça interroge ? Un sculpteur dont on peut se payer la « gueule » pour 50€ pour les grandes, 20€ pour les moyennes, 10€ pour les petites, c’est pas banal !  Lire la suite