Archives de Catégorie: street art

« Le bouquet de tulipes » de Koons, l’enquête. Premier épisode.

Le super cadeau offert par les puissants Etats-Unis d’Amérique à la France et à la Ville de Paris en gage de son amitié après les massacres de 2015, une œuvre phare conçue par Jeff Koons érigée dans le centre historique de Paris et on se contente pour annoncer cet évènement d’une discrète conférence de presse tenue par Christophe Girard, adjoint à la Culture ! L’objectif fut brillamment atteint : la nouvelle fit quelques lignes dans la presse et fut tout aussi discrètement relayée dans les médias. Lire la suite

Millo, une œuvre à tiroirs

Francesco Camillo Giorgino aka Millo est un muraliste italien dont la pseudo naïveté des fresques « cache » une intéressante réflexion sur notre environnement urbain.  Lire la suite

Gérard Zlotykamien, les Éphémères

Si Lagardère vient à toi, il en est tout autrement avec les œuvres de street art : il faut aller les chercher. Chercher dans les galeries (certains galeristes font un remarquable travail de découverte des artistes et de promotion de leurs œuvres), dans les musées (en fait, en France ce sont des collections privées plus ou moins ouvertes au public), dans la rue (il serait temps de rendre au street art son sens premier, ce sont des œuvres (d’art) qui sont dans la rue). J’ai la faiblesse de penser que les œuvres des street artists qui sont dans des lieux dédiés au commerce de l’art sont des œuvres d’art contemporain urbain. Gardons l’expression consacrée aujourd’hui par l’usage de « street art » aux œuvres situées dans la rue et ayant comme public potentiel les badauds, les piétons… et non les amateurs d’art ou les collectionneurs. Lire la suite

Okuda : de l’exercice de style à la création surréaliste

Okuda est apparu sur les écrans radars des amateurs de street art en réalisant la décoration intérieure et extérieure d’une église. Cette œuvre peut être considérée comme un chef d’œuvre, c’est-à-dire un manifeste de l’art de son créateur. Lire la suite

Vhils, dernières séances

Comment aborder le travail d’Alexandre Farto aka Vhils ? L’angle biographique, toujours tentant, fournit quelque éclairage sur un projet artistique qui ne se laisse pas lire aisément. Lire la suite

Jules Ferrand sort sa montre de son gousset

Jules Ferrand sort sa montre de son gousset. Dix heures viennent de sonner au clocher de Saint-Eustache annonçant la fermeture du marché des B.O.F. Les beurre-œuf-fromage ont acheté leur marchandise, fait le tour des caisses des mandataires pour payer, ramasser les achats, chargé les camions place Beaubourg. Il a un petit sourire aux bords des lèvres : c’est une bonne journée qui s’annonce. Il a trouvé une belle meule de gruyère extra, un vieux Salers et tout ça sans facture. C’est toujours ça que le percepteur n’aura pas. Et puis, avec ses copains, les crémiers de la rue Montorgueil, ils ont cassé la croûte dans leur resto attitré. Germaine, la patronne, elle avait fait griller des andouillettes de Vire. Une andouille bien dorée avec un Bourgueil 47, une bonne année. Un régal. Pour se rassurer, il met la main dans la poche intérieure de sa veste de velours ; son portefeuille est là, bien gonflé par les billets. Il a le temps d’aller voir la Simone.  Lire la suite

S7TH VIXI, vaincre ses démons

Prendre pour blaze, pour nom d’artiste, S7TH VIXI, avouons-le n’est pas banal. Au-delà de l’originalité, Aurélien Ramboz est trop cultivé pour avoir laissé le hasard jouer aux dés. S7TH se prononce comme le chiffre 7 mais son orthographe le distingue d’un autre street artist auquel j’ai déjà consacré un billet : SETH, comme le dieu égyptien du désert, de l’orage, des oasis, des étrangers et protecteur de la barque solaire.  Lire la suite