Archives de Catégorie: Art

Phlegm, J’adooooore, ce mec !

Vous ne connaissez pas Phlegm ? Tant pis pour vous ! 

Dessinateur de bandes dessinée et illustrateur, ayant une réputation internationale, c’est aussi un très atypique street artist. Lire la suite

Loodz, voyages intergalactiques.

Donner une idée du travail d’un artiste est une gageure. La principale variable trop souvent oubliée est le temps. Le temps, celui qui passe, est le même pour tous les artistes. Enfonçons quelques portes mal fermées. Si le mot « œuvre » désigne l’ensemble de la production d’un artiste, l’analyse d’une seule production ou d’un moment de celle-ci ne rend pas compte de l’« œuvre » d’un artiste. Je crois pouvoir écrire sans me tromper que tous les peintres, les plasticiens, tous les sculpteurs (soyons fou et excessif ! voire tous les créateurs) ont eu des « périodes ». L’actualité nous amène à citer à titre d’exemple Picasso et ses périodes rose et bleu mais nous pourrions également distinguer des périodes dans l’œuvre de Monet, de Cézanne, de Matisse, de Van Gogh, de Nicolas de Staël, et de tant d’autres. Lire la suite

« Le bouquet de tulipes » de Koons, une œuvre ratée. Deuxième épisode.

En installant dans un jardin public « Le bouquet de tulipes » de Koons derrière le Petit Palais, l’exécutif et la mairie de mairie veulent mettre un terme à un long, trop long, imbroglio diplomatique et faire pièce aux contempteurs de l’œuvre. Il est probable, mais pas certain, que tout se passe comme prévu. Le président Trump, dont on connait le goût très sûr en matière d’art, sera content, à coup sûr. Quant aux opposants, une seule de leurs revendications a été satisfaite : la non-installation de la statue au Palais de Chaillot. Pour le reste du projet, rien ne change. La statue et son socle, actuellement en fabrication, seront conformes au projet initial.

Ainsi, « Le bouquet de tulipes », financé en partie par les impôts des Parisiens, aura rang parmi les chefs d’œuvre de l’art contemporain à Paris : la pyramide du Louvre, les colonnes de Buren, le Centre Pompidou, etc. Or, j’ose avancer que cette œuvre est loupée. Simplement, loupée. Lire la suite

« Le bouquet de tulipes » de Koons, l’enquête. Premier épisode.

Le super cadeau offert par les puissants Etats-Unis d’Amérique à la France et à la Ville de Paris en gage de son amitié après les massacres de 2015, une œuvre phare conçue par Jeff Koons érigée dans le centre historique de Paris et on se contente pour annoncer cet évènement d’une discrète conférence de presse tenue par Christophe Girard, adjoint à la Culture ! L’objectif fut brillamment atteint : la nouvelle fit quelques lignes dans la presse et fut tout aussi discrètement relayée dans les médias. Lire la suite

Banksy, le procès

– Monsieur le procureur de la République, je vous donne la parole pour votre réquisitoire.

– Merci monsieur le juge,

J’entends dans mes réquisitions faire la démonstration qu’un faisceau d’indices convergents tendant à montrer que la pseudo disparition de l’œuvre de M. Banksy après son adjudication à plus de 1,2 millions d’euros est une machination dûment préméditée entre la salle des ventes et l’accusé. Lire la suite

Millo, une œuvre à tiroirs

Francesco Camillo Giorgino aka Millo est un muraliste italien dont la pseudo naïveté des fresques « cache » une intéressante réflexion sur notre environnement urbain.  Lire la suite

Gérard Zlotykamien, les Éphémères

Si Lagardère vient à toi, il en est tout autrement avec les œuvres de street art : il faut aller les chercher. Chercher dans les galeries (certains galeristes font un remarquable travail de découverte des artistes et de promotion de leurs œuvres), dans les musées (en fait, en France ce sont des collections privées plus ou moins ouvertes au public), dans la rue (il serait temps de rendre au street art son sens premier, ce sont des œuvres (d’art) qui sont dans la rue). J’ai la faiblesse de penser que les œuvres des street artists qui sont dans des lieux dédiés au commerce de l’art sont des œuvres d’art contemporain urbain. Gardons l’expression consacrée aujourd’hui par l’usage de « street art » aux œuvres situées dans la rue et ayant comme public potentiel les badauds, les piétons… et non les amateurs d’art ou les collectionneurs. Lire la suite

Le festival d’Avignon 2018 : splendeurs et misères du spectacle vivant

Quelques jours au Festival d’Avignon, en ce mois de Juillet caniculaire, invite à réfléchir à l’évolution de la diffusion culturelle en France et plus particulièrement à celle du « spectacle vivant » dont le théâtre, « la plus ancienne forme d’art de l’humanité », n’est qu’une des manifestations.

Le festival d’Avignon est le seul au monde, dit-on, où l’on peut, pendant près d’un mois et dans un même lieu, appréhender toutes les facettes du théâtre et des arts du spectacle. D’emblée, le spectateur peut constater que cette réputation n’est pas usurpée. Où pourrait-on ailleurs à la fois approcher les grands auteurs du répertoire du drame ou de la comédie, de Sénèque à Molière ou Musset, de Racine à DeLillo ou Lagarce ? Le choix est vaste : les « classiques » du répertoire comique ou dramatique, « revisités » ou non, la multitude d’adaptations d’œuvres littéraires françaises ou étrangères, de films, de pièces plus « modernes », du théâtre de l’absurde à des œuvres résolument contemporaines ou autrefois censurées comme celles de Genêt, Sartre ou Calaferte. On pourra aussi revoir certains spectacles parisiens à succès, notamment ceux du « boulevard » ou encore des pièces présentées durant l’année en province. Enfin, prenant une place grandissante et désormais incontournable à côté du théâtre proprement dit, se sont imposées les plus récentes tendances du spectacle visuel : le mime, la danse, les arts du cirque et de la magie, la comédie musicale, le one-man show, l’humour stand-up, les concerts. Lire la suite

Okuda : de l’exercice de style à la création surréaliste

Okuda est apparu sur les écrans radars des amateurs de street art en réalisant la décoration intérieure et extérieure d’une église. Cette œuvre peut être considérée comme un chef d’œuvre, c’est-à-dire un manifeste de l’art de son créateur. Lire la suite

Vhils, dernières séances

Comment aborder le travail d’Alexandre Farto aka Vhils ? L’angle biographique, toujours tentant, fournit quelque éclairage sur un projet artistique qui ne se laisse pas lire aisément. Lire la suite

J’ai besoin de toi pour accéder à notre avenir

Proposition de lecture. Entrée. « L’année 2017 aurait dû vivre au rythme de deux événements fondateurs du XXe siècle : le centième anniversaire du premier disque de jazz signé par l’Original Dixieland Jazz Band (ODJB) et celui de la révolution russe ».

Une histoire peut-être à mettre en rapport avec celles de Kurt Tucholsky dans Bonsoir révolution allemande ! (PUG/Débuts d’un siècle, 1981) et une citation « En raison de circonstances atmosphériques défavorables, la révolution allemande s’est produite dans la musique ». D’une révolution à l’autre… Un disque annoncé en mars et sorti en avril. Et 8 mars 1917, les ouvrières de Saint-Pétersbourg, « Les révolutions commenceraient-elles lorsque les femmes s’en mêlent ? ». Hazard objectif ? Qu’importe. « Ce temps est celui des guerres et des révolutions. Le champ des possibles semble infini ». Le siècle commence là, au milieu de la première guerre mondiale, émancipation ou barbarie, jazz, cinéma, roman noir… Lire la suite

Jules Ferrand sort sa montre de son gousset

Jules Ferrand sort sa montre de son gousset. Dix heures viennent de sonner au clocher de Saint-Eustache annonçant la fermeture du marché des B.O.F. Les beurre-œuf-fromage ont acheté leur marchandise, fait le tour des caisses des mandataires pour payer, ramasser les achats, chargé les camions place Beaubourg. Il a un petit sourire aux bords des lèvres : c’est une bonne journée qui s’annonce. Il a trouvé une belle meule de gruyère extra, un vieux Salers et tout ça sans facture. C’est toujours ça que le percepteur n’aura pas. Et puis, avec ses copains, les crémiers de la rue Montorgueil, ils ont cassé la croûte dans leur resto attitré. Germaine, la patronne, elle avait fait griller des andouillettes de Vire. Une andouille bien dorée avec un Bourgueil 47, une bonne année. Un régal. Pour se rassurer, il met la main dans la poche intérieure de sa veste de velours ; son portefeuille est là, bien gonflé par les billets. Il a le temps d’aller voir la Simone.  Lire la suite

S7TH VIXI, vaincre ses démons

Prendre pour blaze, pour nom d’artiste, S7TH VIXI, avouons-le n’est pas banal. Au-delà de l’originalité, Aurélien Ramboz est trop cultivé pour avoir laissé le hasard jouer aux dés. S7TH se prononce comme le chiffre 7 mais son orthographe le distingue d’un autre street artist auquel j’ai déjà consacré un billet : SETH, comme le dieu égyptien du désert, de l’orage, des oasis, des étrangers et protecteur de la barque solaire.  Lire la suite

Et hors les chiffres, désormais, sachez-le nous ne croirons plus rien

Discours de Carole Thibault au Festival d’Avignon

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Une histoire visuelle du soulèvement

Avant de se plonger dans les belles photos de Devin Allen, il convient de lire avec attention les différents textes de présentation. D. Watkins présente Le Baltimore de Freddie Grayle-baltimore-de-freddie-gray/, publié avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse. « Devin a fait plus que produire une série de photos, il nous a fait un présent. Un présent qui n’a pas de prix : de splendides images qui sont venues à bout des récits mensongers délivrés par de multiples médias, ont contribué à humaniser les habitants meurtris et dénigrés de Baltimore, et constituent un véritable hommage rendu à la vie et à l’héritage de Freddie Gray ». Lire la suite

Banksy à Paris : ça fait du bien de rire !

Le monde va mal, comme d’habitude (un lecteur attentif et sympa pourrait-il me dire quand notre monde allait bien !) Le grand mystère qui agite toutes les rédactions est de savoir si les pochoirs trouvés par quelques badauds curieux sont de Banksy, mais où sont donc les pochoirs ? Qui se cache derrière le nom de Banksy ? Que signifie les pochoirs de l’artiste anglais ? Est-ce vraiment Banksy qui les a faits ? etc. Lire la suite

Que du bonheur ! Le village aux 100 fresques.

La pratique du street art, dans sa version « in the street », est une activité saisonnière. Comme la cueillette des cerises, le ramassage des betteraves ou la récolte du raisin. Dans nos pays de froid et de pluie, il y a des jours, et ils sont nombreux, où on ne peut pas décemment mettre un street artist au pied du mur. Le retour des hirondelles, l’allongement des jours, sont autant de signes annonciateurs d’une nouvelle saison. Les graffs, les fresques partent à la conquête des murs. Les places sont chères ; certaines œuvres ont des durées bien courtes. Certaines ne passent pas la nuit ! A croire que les villes manquent de murs ! Les murs « autorisés » sont pris littéralement d’assaut. On se bat pour avoir sa place au soleil (printanier). Les fresques vandales poussent toujours plus loin le bouchon. Pas vus, pas pris. Bref, les beaux jours annoncent chaque année une nouvelle conquête de l’espace. Lire la suite

Yola, mettre en scène notre culture picturale.

Pour la troisième année, la galerie The Wall 51, l’association DAM et la mairie du 19ème arrondissement de Paris ont organisé, en juin, le Festiwall. Le « line-in » était impressionnant, qu’on en juge ! Basto, Crey 132, Daco, JBC, Jérôme Mesnager, Jo Di Bona, Joachim Romain, Justin Person, Kashink, Madame Moustache, Philippe Hérard, Stew, Tea, Ymas.  Lire la suite

TWE crew à sa façon a voulu fêter, à Paris, Mai 68

Itvan Kebadiann et Lask, deux membres actifs du crew, amis et complices, ont invité les street artists qui le voulaient à s’associer à leur événement, la réalisation de 3 grandes fresques politiques à Paris. Lire la suite

Léo Mordac, « Moi/les autres »

Une drôle de rencontre pour une œuvre atypique. Léo Mordac1qui habite Saint-Claude a lu des billets de mon blog prend contact avec moi, souhaitant me parler de son travail. Il m’apprend qu’il écrit des hashtags sur des murs et peint des toiles. J’avoue que dit comme ça je reste… en questionnement !  Lire la suite