Principes de sociologie générale (Alain Testart)

Testart

Si l’on excepte la belle recension rédigée pour Le Monde par Bernard Lahire, c’est dans une indifférence à peu près totale que CNRS Editions a publié il y a quelques semaines le premier volet de cette somme posthume d’Alain Testart, consacrée aux « rapports sociaux fondamentaux et aux formes de dépendance ». On ne peut que rapprocher ce silence presque absolu de l’intérêt bruyant suscité par une autre somme en partie posthume, celle de D. Graeber et D. Wengrow, dont je ferai tout mon possible pour ne pas avoir à la lire. Toujours est-il qu’Alain Testart, aux antipodes d’une étrange « science » consistant à affirmer que les déterminismes n’existent pas, que les lois de l’évolution sociale sont des illusions et que les sociétés sont libres, déploie dans cet ouvrage colossal l’étendue de sa rigueur et de son érudition, pour un exposé dont tous les développements ne sont pas nécessairement convaincants, mais dont chaque ligne est stimulante.

Un maître-ouvrage et un étrange parcours éditorial

Avant d’en venir au fond, quelques mots s’imposent sur la destinée un peu étrange de ce texte. Il se compose d’une série de chapitres écrits sur une période assez longue, beaucoup d’entre eux provenant des séances du séminaire qu’A. Testart a animé durant de nombreuses années. Quelques rares parties sont restées non rédigées. Dans son état semi-fini, l’ensemble de l’œuvre avait été mise à disposition par Alain Testart sur son site personnel plusieurs années avant son décès – il disait en plaisantant qu’aucun éditeur sain d’esprit n’accepterait jamais de publier un volume aussi épais sur un sujet aussi difficile.

À la mort de l’auteur, en 2013, le texte disparut d’internet (mais évidemment, pas des disques durs de ceux qui l’avaient téléchargé) ; il a donc fallu attendre huit ans pour le voir réapparaître, cette fois en version imprimée. On s’aperçoit toutefois que le texte initial a subi à cette occasion quelques remaniements, de la main de Valérie Lécrivain et Marc Joly. J’avoue ne pas m’être livré à l’exercice fastidieux consistant à comparer la version originale et la version éditée pour y identifier chaque changement. Un ami qui a cédé à la tentation sur quelques passages m’assure que ces modifications sont loin d’être anecdotiques. Quoi qu’il en soit, on peut s’étonner de leur existence, et surtout du fait qu’elles ne soient pas signalées au lecteur. S’agisant d’un ouvrage inachevé et posthume, on voit mal quel problème insurmontable aurait posé le fait de conserver le texte dans son état originel – d’autant plus que celui-ci, hormis quelques très rares coquilles, est très loin d’être illisible (et ceux qui veulent en juger par eux-mêmes pourront évidemment me le demander par email).

Venons-en au fond, et à l’objectif scientifique de l’ouvrage, qui procède de l’idée que tout type social se caractérise par un rapport spécifique. De la morphologie de ce rapport, dit « fondamental », découlent l’ensemble des autres rapports sociaux tels qu’ils se manifestent dans les différentes dimensions (économique, politique, idéologique et religieux, etc.). La science des sociétés (au plein sens de ce terme) doit donc s’efforcer de cerner les rapports fondamentaux et d’en donner la définition la plus fine et la plus rigoureuse possible. Ce premier volume est donc consacré à présenter la démarche, à la justifier, et à l’exposé de ce rapport fondamental dans diverses sociétés. Les tomes suivants, dans l’esprit de l’auteur, devaient couvrir les diverses dimensions dans lesquelles se déploient le rapport « fondamental » : l’économie, l’idéologie et le politique – seul, malheureusement, ce dernier volume a été rédigé, qui sera à son tour publié dans les mois qui viennent.

Sans même parler de son immensité, l’auteur n’ignore évidemment pas la difficulté de la tâche, ne serait-ce qu’en raison du fait que les sociétés, tout comme les corps chimiques, ne sont jamais pures. Leur étude impose donc de parvenir à décomposer la complexité du réel pour en dégager les quelques éléments simples qui dont il est constitué. Cette analyse ne peut s’effectuer que par le raisonnement – les sociologues, à la différence des chimistes, n’ont à leur disposition ni cornues, ni électrodes. Ainsi qu’il le souligne lui-même, Alain Testart procède donc à la manière de Marx qui, pour caractériser le capitalisme, privilégiait l’étude de l’Angleterre, pays où cette forme sociale se manifestait de la manière la plus achevée. Dans ce volume (d’une épaisseur déjà considérable !), l’investigation se focalise sur l’analyse des trois types que sont l’Australie aborigène, la société féodale et la société moderne. S’y ajoutent ensuite de tout aussi passionnants développements sur (en particulier) la cité antique (avec l’esclavage et la clientèle), la Chine et le Japon traditionnels, l’Afrique lignagère et les sociétés indiennes d’Amérique du Nord.

Un premier point de discussion : la dépendance

Il est évidemment impossible de relever – sans même parler de discuter – tout ce qui devrait l’être dans une somme aussi considérable. Je me limiterai à deux aspects, qui me semblent essentiels.

Le premier concerne le concept de dépendance, qui occupe une place centrale dans l’analyse. Les rapports sociaux sont ainsi caractérisés selon les dépendances qu’ils impliquent, et la première des deux « lois de sociologie » sur lesquelles se clôt l’ouvrage énonce que « toute société met en œuvre au moins une forme de dépendance » – A. Testart ajoute :

« Pas de société sans dépendance : c’est là notre conclusion principale, notre évidence fondatrice. Et d’une société à l’autre, diffère la façon dont les hommes dépendent entre eux. »

Une telle affirmation renvoie bien sûr à la définition de la dépendance. Le dictionnaire (le Larousse en l’occurrence) retient divers sens, dont les plus significatifs sont ceux d’une « soumission à l’autorité d’autrui », avec la connotation d’une « sujétion », d’une « subordination », ou la « situation de quelqu’un (…) qui n’a pas son autonomie par rapport à un autre, qui n’est pas libre d’agir à sa guise ». Or, un peu curieusement, c’est dans une acception très sensiblement différente qu’A. Testart choisit d’utiliser le terme :

« nous appellerons « rapport social de dépendance » tout rapport entre deux êtres sociaux (pas forcément des individus) et tel que l’un au moins (le dépendant) se trouve pris dans ce rapport d’une telle façon qu’il ne puisse seul, par aucun acte émanant de sa part, s’en déprendre. Ce par quoi l’on voit que la relation de serf à seigneur est de dépendance tandis que l’amitié ne l’est pas, étant un lien (parce que toute amitié oblige), mais pas de dépendance (parce que l’on en sort à sa convenance). »

On peut donc s’interroger sur le choix terminologique qui conduit à donner au terme de « dépendance » un sens fort particulier – l’auteur insiste par exemple sur le fait qu’un rapport de parenté est souvent de dépendance (dans le sens ainsi établi) alors même que ce rapport peut n’impliquer aucune forme de soumission, de subordination, ou de privation d’autonomie.

Le problème dépasse toutefois largement les questions de vocabulaire. Même si A. Testart avait opté pour un autre mot, on peut s’interroger sur la volonté de privilégier, parmi l’ensemble des caractéristiques des rapports sociaux, celle de la dépendance ainsi définie, c’est-à-dire celle de la possibilité de sortir du rapport de manière unilatérale. La primauté placée sur ce point est d’autant plus intrigante qu’A. Testart consacre plusieurs paragraphes très incisifs à polémiquer contre la tradition bien établie, en particulier dans l’anthropologie américaine, consistant à prendre comme variable centrale la liberté d’entrer dans un rapport social donné:

« (…) Il serait tout à fait erroné de juger des rapports sociaux et de la société dont ils sont caractéristiques à partir de leurs seuls rapports d’accès. (…) Comme exemple typique de ce mode d’errements, il faut citer la tendance lourde et persistante de l’anthropologie, si ce n’est de la sociologie, américaine à caractériser les types de sociétés à partir de l’existence ou non d’une mobilité sociale ou, ce qui revient au même, à partir du caractère héréditaire ou non des positions sociales, de la fonction de chef, etc. Dans cette perspective, le caractère « démocratique » de la société américaine est rapporté au fait que tout un chacun, parti de rien, peut s’élever par son mérite ou son travail aux positions les plus enviables. Les sociétés néo-guinéennes à big men sont dites « égalitaires » parce que tout un chacun peut devenir big man, même si certains big men peuvent être riches au point qu’ils tiennent une bonne partie de la population par les crédits qu’ils leurs ont octroyés ; à l’inverse, la moindre société indonésienne, du simple fait qu’elle distingue entre des nobles et des roturiers, est stigmatisée comme hiérarchique, stratifiée ou « inégalitaire », même si les inégalités ne sont pas plus importantes que dans les sociétés à big men. On parle de « chefferie », et on en fait une catégorie sociale de première importance, en raison du seul caractère héréditaire de la fonction. Nous ne disons pas que ces faits soient sans importance (…) mais il y a un problème dans la façon de caractériser une société à partir de ces seuls faits. Car tout ce dont on nous parle sont les rapports d’accès (accès à la fonction de chef, accès à la richesse, etc.) et les rapports d’accès sont toujours accessoires par rapports à ceux auxquels ils donnent accès, accessoires donc par rapport à, s’il s’agit de l’accès à la chefferie, aux attributs de la fonction de chef et au pouvoir que cela lui donne, s’il s’agit de l’accès à la richesse, à la puissance que confère cette richesse et à son mode de gestion, etc. »

Ces lignes sont admirables. Mais en plaçant la dépendance – c’est-à-dire, les modalités de rupture du rapport – au centre de son analyse, A. Testart ne s’expose-t-il pas à une critique similaire ? Ce paradoxe s’exprime par exemple dans ce passage consacré au féodalisme où A. Testart reproche, à juste titre, aux tenants d’un prétendu « contrat vassalique » de ne considérer que la liberté d’entrer en vassalité, en oubliant qu’une fois le lien forgé, le vassal ne peut plus le dissoudre :

« le lien de vassal à seigneur ne peut en aucun cas être caractérisé comme un lien contractuel, pour la simple raison (…) que le vassal ne peut pas se libérer de ce lien seul, par aucun acte émanant de sa part – le lien pouvant seulement être brisé par certaines fautes de son seigneur : il est lié à vie, éventuellement contre sa volonté, même ayant rempli ses obligations, ce qui est tout à fait antinomique avec les conditions du contrat moderne. Ce n’est pas un lien contractuel, c’est un lien de dépendance. »

À cela, on pourrait à bon droit rétorquer que ce faisant, A. Testart défend une position exactement symétrique à celle qu’il dénonce. Là où les anthropologues qu’il critique commettent l’erreur d’étudier les rapports sociaux au prisme principal, sinon exclusif, des conditions auxquelles ils se nouent, A. Testart les examine quant à lui avant tout sous l’angle des conditions de leur dissolution. On ne voit pourtant pas bien en quoi ce second choix serait plus légitime. En bonne logique, il semblerait plus juste de partir de l’idée que liberté de formation et liberté de dissolution sont deux dimensions des rapports sociaux tout aussi importantes l’une que l’autre, mais dont aucune n’épuise la question principale, celle du contenu de ce rapport à proprement parler, c’est-à-dire des droits et des possibilités qu’il ouvre et des obligations, légales ou de fait, auxquelles il contraint.

Rapports sociaux fondamentaux et matérialisme historique

L’autre point que ce blog ne peut manquer d’aborder concerne le rapport de ces développements avec le marxisme – une référence qu’A. Testart lui-même, qui s’en revendiquait initialement, avait abandonné par la suite. Un des premiers chapitres des Principes… comporte ainsi une lecture critique de Marx (de même que de Toqueville et Durkheim). La théorie développée par Marx est censée buter sur des contradictions insolubles, qui se manifestent avec une clarté toute particulière à propos du rapport féodal.

En effet, selon A. Testart ce rapport juridique, qui est à la fois un rapport de domination et d’exploitation, ne peut pas s’inscrire dans les catégories marxistes d’infrastructure et de superstructure   il relève des deux à la fois. Une autre manière d’exprimer le problème est de dire que l’économie, qui est censée chez Marx constituer le déterminant des rapport sociaux, est dans le cas féodal tout aussi bien déterminée par eux, puisque c’est le lien juridique du servage qui est la cause du transfert de surtravail vers le seigneur. Il y a donc là selon A. Testart une contradiction insoluble dans le marxisme, dont on ne peut sortir qu’en abandonnant toute idée de détermination ultime des rapports sociaux par l’économie.

« L’importance reconnue à ces rapports de dépendance par Marx dans les quelques notes – géniales, mais dont il ne tire pas les conclusions – qu’il consacre à leur sujet contredit directement les principales de ses thèses. Ainsi quand il écrit : « la société [féodale] est basée sur la dépendance personnelle ». Selon la vision marxienne de la société comme un ensemble étagé dans lequel l’économie joue le rôle d’infrastructure et de soubassement général, la société ne peut être que basée sur l’économie. Comment comprendre qu’elle puisse être à la fois basée sur l’économie et sur quelque chose dont il reconnaît le caractère extra-économique ? Poser cette question, c’est poser celle de la détermination en dernière instance. »

Qu’il soit permis de dire qu’il y a un peu du paradoxe du gruyère [1] dans cette lecture de Marx, et qu’en distinguant, au sein du terme général de « l’économie », d’une part ce qui concerne l’état du développement technique (notamment agricole), d’autre part l’organisation de la production et du prélèvement du surtravail, on évacue déjà une bonne partie des contradictions supposées.

Je n’affirmerais certainement pas que tout est limpide dans la théorie du matérialisme historique de Marx, et que tous les problèmes théoriques y sont réglés avec la plus parfaite précision. Il n’existe aucun exposé systématique des principes de cette théorie de la main de Marx lui-même (L’anti-Dühring d’Engels, qui est avant tout un livre polémique, ne remplit ce rôle que très imparfaitement). On a par conséquent beaucoup commenté – et, me semble-t-il, en prenant souvent beaucoup trop au pied de la lettre – les quelques rares passages qui résumaient les idées fondamentales de cette théorie, en particulier les notions d’ « infrastructure » et de « superstructure » qui ne sont guère davantage que des métaphores.

Pour autant, il me semble qu’Alain Testart – même lorsqu’il se disait lui-même marxiste – commettait de graves contresens sur les thèses fondamentales du matérialisme historique, et que les contradictions qu’il croit y découvrir y sont avant tout introduites par sa propre lecture. Chez Marx et Engels, l’idée fondamentale est en effet que les rapports sociaux, ou si l’on préfère, les différentes organisations sociales, ne s’improvisent pas en toute liberté. Elles sont déterminées – mieux vaudrait sans doute dire « contraintes » – non par quelque force divine, spirituelle ou immanente (Dieu, la Raison, le Progrès, la Vérité…) mais par l’état de développement des techniques et de la maîtrise de la nature. Une autre manière de le dire est que l’Histoire constitue un processus de sélection des rapports sociaux : ceux qui s’imposent et subsistent, sont ceux qui sont aptes à assurer la satisfaction des besoins matériels des humains. Tout cela procède d’un mouvement, d’une évolution : telle forme d’organisation qui, à un niveau technique et économique donné, permet le développement économique et donc social, sera à son tour éventuellement rendue obsolète par ce même développement. Si l’on reformule tout cela dans les termes proposés par Marx, c’est l’état des forces productives qui fixe le cadre dans lequel des rapports de production donnés peuvent naître, se confronter et être éliminés, et ce sont donc ces forces productives et leur croissance qui constituent en dernière analyse le facteur explicatif des rapports sociaux en général.

À ses débuts, A. Testart s’inscrivait dans cette tradition qui, tout en se réclamant du marxisme, refusait d’admettre cette détermination première par les forces productives, et qui renversait la proposition en affirmant que c’était au contraire les rapports de production qui expliquaient fondamentalement le niveau atteint par l’économie et sa dynamique. Cette thèse, inspirée d’une lecture un peu myope du Capital – où Marx focalise son attention sur la dynamique économique spécifique qu’entraînent les rapports capitalistes – aboutissait de fait à rejeter toute idée de contrainte extérieure sur les rapports sociaux et par conséquent, sur la marche des sociétés ; les rapports de production étant censés être librement déterminés par la seule lutte de classe… ou par la volonté politique des dirigeants chinois. En fait, en passant d’une détermination en dernière instance de l’évolution sociale par les rapports de production à sa détermination par un « rapport social fondamental », Alain Testart avait beaucoup moins divorcé du marxisme qu’il n’avait pris acte du fait que le mariage n’avait jamais été véritablement consommé.

Pour finir, il est permis de douter du fait que postuler l’existence d’un rapport social fondamental, déterminant toutes les autres instances des sociétés mais n’étant lui-même déterminé par rien, pourrait permettre d’avancer dans la compréhension de l’évolution sociale elle-même. Le rapport social fondamental australien ou féodal aurait-il pu naître et s’épanouir sur la base de l’économie développée par la révolution industrielle ? Inversement, les rapports féodaux ou capitalistes auraient-ils pu apparaître à l’époque de Lascaux ? Poser la question, c’est y répondre. Le fil rouge du progrès technique et de l’élargissement de l’échelle des coopérations traverse et organise l’ensemble de la préhistoire et de l’histoire humaines. Ignorer ou nier un phénomène aussi manifeste et aussi crucial ne peut que conduire à des impasses.

In fine, à l’instar du système hégélien, l’imposante et fascinante construction proposée par Alain Testart, avec l’immense érudition qu’elle mobilise, s’avèrera d’autant plus utile qu’on l’aura remise sur ses pieds, en abandonnant l’idée que les rapports sociaux, si « fondamentaux » qu’il soient, pourraient être considérés comme le point ultime de l’analyse.

[1] Il s’agit du fameux : « Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous, mais plus il y a de trous, moins il y a de gruyère ». L’énigme se dissipe dès lors qu’on comprend que le mot de « gruyère » est utilisé dans la même phrase dans deux sens différents, selon qu’on y inclut les trous ou non.

Christophe Darmangeat

https://cdarmangeat.blogspot.com/2021/12/principes-de-sociologie-generale-alain.html

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