Déclaration du Palima sur l’impasse sanitaire en Martinique (plus communiqué intersyndicale 30/11/2021)

Depuis plusieurs jours, des troubles sociaux graves se déroulent en Guadeloupe. 

Les longs mois de lutte du peuple guadeloupéen contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale, la misère et le chômage des jeunes, ont laissé dans la plus parfaite indifférence un gouvernement français autoritaire, cynique et immature. C’est ce comportement irresponsable de l’Etat français et le refus affiché d’entamer avec le mouvement social en cours un dialogue respectueux, à la hauteur des enjeux posés, qui expliquent l’explosion de violence actuelle. L’envoi sur le sol guadeloupéen de gardes mobiles et des corps d’élite du GIGN et du RAID ne fera qu’envenimer une situation déjà hors de contrôle. La seule issue possible à cette crise est dans l’ouverture immédiate de négociations avec les forces sociales.

Le même scénario se dessine en Martinique. 

La large mobilisation entamée contre la loi du 5 août sur l’extension du pass sanitaire et l’obligation vaccinale n’a, à ce jour, abouti qu’à une caricature de médiation repoussant au 30 décembre la date limite du schéma vaccinal complet pour des milliers de professionnel.le.s menacé.e.s d’être privé.e.s de leurs salaires en cas de refus de se faire vacciner. Face à cette impasse, une grève générale regroupant les grandes centrales et une vingtaine de syndicats a été lancée ce lundi 22 novembre.

Comme en Guadeloupe, les principales institutions politiques de Martinique se singularisent par leur silence et leur immobilisme sur ce dossier. Il risque d’être trop tard demain.

  • Le PALIMA appelle solennellement le gouvernement français à ouvrir, immédiatement et au plus haut niveau, des négociations avec les forces sociales en Martinique afin d’apporter enfin les réponses politiques concrètes nécessaires au règlement de la crise actuelle.

  • Le PALIMA exige des institutions politiques locales, singulièrement de la CTM, qu’elles s’impliquent plus clairement et plus résolument dans la recherche de solutions pérennes aux difficultés rencontrées par les Martiniquais.e.s, sur la base des intérêts fondamentaux de notre pays. 

A cet effet, nous demandons instamment que la plénière des 25 et 26 novembre, qui se tient en pleine grève générale, accorde un temps de parole à l’intersyndicale et consacre une partie de ses travaux à l’analyse de la crise et aux réponses politiques à y apporter.

Il serait irresponsable que la principale institution politique de notre pays et ses élu.e.s se comportent comme si rien ne se passait dans le pays et qu’on pouvait, paisiblement, vaquer aux affaires courantes.

  • Le PALIMA exige, en urgence, dans la logique de sa Déclaration du 9 août, une décision de dérogation à la mise en œuvre de la loi du 5 août – dont l’expérience a bien montré qu’elle était inapplicable en Martinique, même en usant de la force publique – et, concomitamment, la définition d’une stratégie sanitaire adaptée à la Martinique.

Cette stratégie, co-construite, devra comporter :

– une co-gestion de la crise sanitaire entre l’Etat et les autorités martiniquaises, sur la base d’un consensus martiniquais intelligent et responsable prenant en considération l’ensemble des questions (santé, éducation, culture, sport, économie) concernant la vie de notre population ;

– une information publique scientifique et non partisane ;

– une politique de tests systématiques, dans le cadre de leur activité professionnelle, pour tous les corps de métiers, dans le public comme dans le privé, concernés par l’obligation vaccinale et menacés de perdre leur emploi, suivant des protocoles à définir avec les salarié.e.s ;

– la garantie de l’accès aux soins pour les patient.e.s, comprenant aussi les moyens suffisants pour les prises en charge en réanimation ;

– la remise du médecin traitant au centre du dispositif de prise en charge et de soins des malades, en lien avec les services sociaux des communes et de la CTM ;

– une démarche soutenue de renforcement des défenses immunitaires de la population, sur la base d’une information publique scientifique ;

– la mise à disposition du public de tous les traitements et vaccins disponibles, y compris des vaccins cubains ;

– le maintien de la gratuité des tests jusqu’à la fin de l’épidémie ;

– le respect des gestes barrières et le port du masque ;

– l’accompagnement psychologique collectif de la population et le suivi individuel des personnes en cas de besoin ;

– le contrôle des flux touristiques et l’établissement d’un test PCR pour toute personne arrivant en Martinique.

Au-delà de ces mesures immédiates, le PALIMA insiste sur la nécessité absolue d’un plan de lutte permettant de prévenir durablement les co-morbidités qui ont gravement fragilisé notre population durant l’épidémie de Covid-19.

La modernisation du système de santé en Martinique, l’amélioration permanente de l’accès aux soins, la révision de la gouvernance sanitaire, la refondation de notre système économique restent des préoccupations majeures.

Martinique, Lundi 22 novembre 2021

Pour le PALIMA

Francis CAROLE

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Crise sanitaire : mettre en œuvre une politique d’accompagnement psychologique de la population

La crise sanitaire que nous vivons, en plus de ses conséquences sociales et économiques, aura un impact considérable sur le bien-être psychosocial et la santé mentale de la population martiniquaise.

Les stratégies de communication fondées sur la peur et les stigmatisations qu’elles génèrent, l’angoisse de la contamination et de la mort, la perte de proches, l’impossibilité d’accomplir les rites funéraires habituels, la précarité, l’isolement et le contexte d’instabilité globale dont on ne perçoit pas le terme marquent et marqueront durablement la société martiniquaise.

Autant que la situation économique et sociale, la crise psychologique issue de la crise sanitaire (plus de 300 morts en deux mois) doit faire l’objet de politiques publiques adaptées et urgentes.

C’est cette conviction qui a conduit le PALIMA, dans sa « Déclaration à propos de la crise sanitaire », en date du 9 août 2021, à proposer ce qui suit :

« Pour accompagner les détresses humaines que cette nouvelle épreuve ne manque pas de provoquer, plusieurs initiatives immédiates méritent d’être prises :

  • un plan social d’urgence pour les personnes les plus exposées (personnes âgées, personnes à faibles revenus, enfants, femmes exposées aux violences conjugales, personnes en errance…),

  • la réactivation des cellules d’écoute et l’accompagnement psychologique de la population,

  • un plan de soutien aux entreprises. »

En 2020, le GRAN Sanblé, alors à la tête de la CTM, avait, avec la contribution active du personnel de la collectivité et de psychologues martiniquais, mis en place le dispositif d’écoute appelé « NOU ANSANM ». L’association « SOS KRIZ » s’était aussi engagée dans une démarche similaire.

Aujourd’hui, du fait de l’ampleur de la catastrophe sanitaire, il convient d’aborder de manière plus large l’accompagnement psychologique de la population.

Dans l’immédiat, il serait urgent de :

renforcer les cellules d’écoute téléphonique,▫️organiser avec les médias et les professionnels, pour toucher un public large, des émissions régulières, radio et télédiffusées, sur ces problématiques dont, malheureusement, on ne mesure pas suffisamment l’importance.

Cette initiative médiatique permettrait d’accompagner dès à présent la population et les soignants (lesquels sont parfois laissés seuls face à des choix difficiles).

Parallèlement, une stratégie à moyen et long termes doit être structurée en vue d’une prise en charge individuelle ou par groupes des personnes directement affectées par l’impact psychologique de la crise sanitaire. 

Cet accompagnement pourrait être mis en œuvre, suivant le besoin, dans les familles, sur les lieux de travail ou dans les établissements scolaires. Les modalités d’intervention seraient élaborées avec les spécialistes de ce domaine.

Le rôle de la CTM, là aussi, est déterminant pour impulser cette politique de santé publique avec les partenaires concernés.

Francis CAROLE – MARTINIQUE – Mercredi 1er septembre 2021

http://palima-mq.org/2021/09/01/crise-sanitaire-mettre-en-oeuvre-une-politique-daccompagnement-psychologique-de-la-population/

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Déclaration du Palima à propos de la crise sanitaire

À l’image de nombreux pays à travers le monde, la Martinique, depuis plusieurs semaines, se trouve confrontée à une nouvelle vague de Covid-19 qui, contrairement aux épisodes précédents, accentue l’asphyxie de nos hôpitaux ainsi que la dislocation de la continuité des soins et provoque un nombre de décès bien plus important qu’auparavant. Cette asphyxie est d’abord une des conséquences structurelles des politiques de santé de l’Etat français qui ont objectivement conduit au démantèlement du système hospitalier, rendu aujourd’hui incapable de faire face à une crise sanitaire de l’ampleur de celle que nous connaissons, voire à un cataclysme majeur.

Cette situation exceptionnelle nous commande d’être en totale responsabilité et d’assumer avec détermination et lucidité toutes nos obligations à l’égard de notre pays et de notre peuple. Chaque vie compte. Nous ne devons mépriser aucune d’elles au prétexte de l’âge.

Lutter contre la propagande raciste et garder confiance en nous

Une campagne médiatique aussi haineuse que médiocre, cautionnée à haut niveau, s’ingénie à faire croire que « le faible niveau de vaccination » en Martinique s’expliquerait par la « culture », la pratique du vaudou, la religiosité, « l’illettrisme » ou encore « l’individualisme   de notre peuple. Il s’agit clairement d’une entreprise idéologique raciste visant à culpabiliser les Martiniquais et à leur faire porter la responsabilité d’une catastrophe qui n’est pas de leur fait, même si chacun.e de nous doit prendre toute sa part aux solutions à y apporter. Ce stratagème misérable conduira inévitablement à l’attisement des fractures et des ruptures. Affirmer que la « quatrième vague est une vague des non-vaccinés » tient d’avantage de la propagande politique que d’une démarche scientifique, tant il est vrai que personne n’échappe aux contaminations actuelles, ni vacciné.e.s ni non-vacciné.e.s.

La défiance à l’égard des « vaccins anti-Covid » est un phénomène mondial qui touche toutes les cultures, sous toutes les latitudes. C’est le cas de l’Australie avec 17,7% de personnes complètement vaccinées ou encore de la Nouvelle-Zélande avec 15,7%. Cette méfiance, dans des sociétés connectées, a pour principale explication non pas la « culture » mais un réflexe légitime de prudence et de bon sens qui se nourrit des contradictions entre scientifiques sur le sujet – largement diffusées sur les réseaux sociaux – et de l’incohérence des politiques menées par les États, surtout quand la démagogie s’y est mêlée.

Ces errements, compréhensibles dans une certaine mesure face à un phénomène nouveau, auraient dû conduire à plus d’humilité et à une prise en considération plus intelligente de la diversité des approches médicales de la pandémie. Au lieu de quoi, certains se sont barricadés derrière des certitudes dogmatiques qui cherchent à s’imposer par la force et les pressions de toutes sortes. D’une guerre contre le virus, on est passé à une guerre contre les peuples prétendument « rétifs » ; on a choisi de contraindre plutôt que de convaincre en faisant voter des lois liberticides. En Martinique, à cette défiance globale envers les « vaccins anti-Covid » s’ajoute l’expérience historique récente de l’empoisonnement de notre peuple à la chlordécone qui a durablement discrédité la parole de l’Etat français et des élu.es qui lui ont servi de relais.

Ni Baron Samedi ni la très sainte Vierge Marie n’ont rien à voir dans le refus de vaccination de la très grande majorité de la population.

Sauver un maximum de vies en assumant nos responsabilités de peuple

Au-delà de nos positions sur l’extension du pass sanitaire et l’obligation vaccinale, au-delà de nos désaccords avec le discours officiel du tout vaccin, il est de notre responsabilité de tout mettre en œuvre pour briser la courbe des contaminations et sauver un maximum de vies en accompagnant toutes les initiatives positives en cours et en en proposant de nouvelles. 

Ainsi :

  • Nous réaffirmons le principe essentiel que toute personne qui souhaite se faire vacciner doit pouvoir le faire librement, en conscience et en connaissance. Celles et ceux qui ne le souhaitent pas doivent disposer de la même liberté, sans subir quelque répression que ce soit. C’est d’ailleurs sur cette base, la liberté de choix, que la CTM, institution politique représentant l’ensemble de la population martiniquaise, alors dirigée par le GRAN Sanblé, avait proposé à l’Etat de mettre à disposition ses moyens logistiques sur l’ensemble du territoire pour rapprocher les centres de vaccination des communes.

  • Nous soutenons la démarche de l’union des médecins libéraux qui demande que les médecins traitants, en lien avec les réseaux d’infirmier.ère.s, constituent la porte d’entrée naturelle pour toute personne touchée par le virus et prescrivent, sans contraintes, les actes correspondant à la situation de chaque patient.e. Il faut soigner les personnes. Plus largement, un maillage avec le secteur médico-social, à travers les CCAS et la CTM, s’avère indispensable pour assurer l’accompagnement des personnes à domicile, surtout des personnes âgées qui sont les grandes sacrifiées de la crise actuelle. Elles sont victimes d’une politique de « priorisation » qui conduit à « choisir » les malades pouvant être pris en charge…

  • Nous appelons la CTM, en tant que collectivité majeure de notre pays, à prendre de toute urgence, en coordination avec les services hospitaliers et en prévoyant aussi les financements qui s’imposent, toutes les mesures concrètes permettant de doter les hôpitaux des moyens nécessaires à la gestion de la crise et au rétablissement de la continuité des soins :

    • mise à disposition d’oxygène, 

    • organisation coordonnée de la prise en charge à domicile ou dans des centres d’accueil quand cela est médicalement possible,

    • augmentation du nombre de places en hospitalisation et en réanimation,

    • organisation de la logistique des transports des patient.e.s,

    • aide à la mobilisation de ressources humaines permettant de pallier l’épuisement des soignant.e.s, y compris en faisant appel à des médecins de la Caraïbe et de Cuba.

  • Pour accompagner les détresses humaines que cette nouvelle épreuve ne manque pas de provoquer, plusieurs initiatives immédiates méritent d’être prises :

    • un plan social d’urgence pour les personnes les plus exposées (personnes âgées, personnes à faibles revenus, enfants, femmes exposées aux violences conjugales, personnes en errance…),

    • la réactivation des cellules d’écoute et l’accompagnement psychologique de la population,

    • un plan de soutien aux entreprises.

  • Nous exigeons de l’Etat :

    • une dérogation à l’application de la loi sur l’extension du pass sanitaire – inapplicable en Martinique- qui ne fera qu’ajouter du désordre aux incohérences déjà existantes,

    • l’arrêt immédiat des flux touristiques.

  • Nous exhortons enfin le peuple martiniquais au respect strict des gestes barrières : garder une distance de sécurité en groupe, se laver régulièrement les mains avec du savon, porter le masque. Nous ne le faisons pas pour prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. Nous le faisons pour nous-mêmes, pour nos familles, pour nos personnes âgées, pour la Martinique. Une longue expérience des désastres nous a appris la force de rester debout, dignes et solidaires. Protégeons-nous les uns les autres ! Une plénière de la CTM doit être convoquée de toute urgence sur la stratégie à mettre en œuvre et les mesures concrètes à arrêter dans cette période difficile pour les Martiniquais.es. Elle pourrait être immédiatement suivie d’un « congrès » réunissant l’ensemble des élu.e.s martiniquais.es. permettant d’anticiper les développements de la crise et les différents enjeux auxquels nous serons collectivement confronté.e.s.

Pour le PALIMA Francis CAROLE 

MARTINIQUE Lundi 9 août 2021

http://palima-mq.org/2021/08/09/declaration-du-palima-a-propos-de-la-crise-sanitaire/

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Communiqué intersyndicale de Martinique (30 novembre 2021)

 

Une délégation de l’Intersyndicale a rencontré Sébastien Lecornu, ministre des Outremer, à l’invitation de ce dernier mardi 30 novembre 2021 à la préfecture.

A l’issue de cette rencontre, le ministre a fait un compte-rendu lors d’une conférence de presse. L’Intersyndicale tient à réagir à la suite des propos tenus.

D’abord, nous dénonçons fermement les propos stigmatisant les guadeloupéens, en tentant de les opposer aux martiniquais qui eux seraient de bons élèves. Le colonialisme s’est toujours appuyé sur la division pour maintenir sa domination. Une telle déclaration de Lecornu est une duperie, une insulte aux peuples antillais et renoue avec les pires moments d’une époque coloniale manifestement non révolue. Nous réaffirmons notre totale et entière solidarité avec nos camarades de la Guadeloupe qui se battent et avec tous ceux qui, en Martinique et en Guadeloupe, se battent encore. Car il faut que toutes les personnes sanctionnées financièrement sur la base de cette loi scélérate soient reprises.

Sébastien Lecornu a ensuite déclaré que la délégation de l’Intersyndicale avait condamné de manière unanime les violences des manifestants. A aucun moment, de telles déclarations n’ont été émises par les membres de l’Intersyndicale. Et nous insurgeons contre cette affirmation du ministre. Pour autant, nous dénonçons les exactions commises en marge du mouvement.

Nous dénonçons et condamnons en revanche la violence bien réelle de l’Etat:

  • Avec l’annonce de Macron le 12 juillet de sanctions financières pour les soignants non vaccinés qui ne se soumettraient pas à l’obligation vaccinale ;

  • Avec l’appel à candidature de policiers et de gendarmes spécialisées en maintien de l’ordre pour intervenir en Guadeloupe et en Martinique ;

  • Avec l’intervention musclée de forces de répression sur le site du CHUM le 15 octobre 2021 ;

  • Avec l’envoi en Guadeloupe et en Martinique du RAID et du GIGN, unités d’élite de la police et de la gendarmerie ;

  • Avec un comité d’accueil composé de gendarmes mobiles avec leurs équipements complets ce mardi 30 novembre 2021 attendant la délégation de l’intersyndicale ;

  • Avec l’annonce le 30 novembre 2021 de l’arrivée de nouveaux escadrons de gendarmes mobiles.

Dans sa déclaration à la presse, Lecornu n’a pris aucun engagement ferme sur la réintégration des agents suspendus et le versement de leur salaire. Son seul engagement pris est le recours à la force pour « rétablir la libre circulation ».

En conséquence, l’Intersyndicale considère, après les déclarations de Lecornu à la presse, que de vagues promesses « d’adaptabilité » ne peuvent tenir lieu d’engagements fermes permettant d’appeler à la levée des barrages. Elles sont néanmoins le fait de la révolte populaire des Antilles. Mais ce que nous exigeons, entre autres, c’est que tous les travailleurs suspendus soient réadmis à leur poste définitivement.

Pour obtenir satisfaction en ce sens, mais aussi toutes les exigences exprimées dans notre préavis, nous devons porter le niveau de la lutte encore bien plus haut ! Il faut donc renforcer la mobilisation, maintenir les barrages dans la droite ligne des méthodes du mouvement ouvrier. Nous lançons donc un appel à la population pour qu’elle rejoigne la lutte. Nous appelons les travailleurs dans les entreprises à tenir leur grève jusqu’à satisfaction ou à en déclencher ! C’est le bon moment. Nous mettons en garde le gouvernement contre le risque que comporterait toute duperie et toute répression policière contre la population.

LA LUTTE CONTINUE ET SE RENFORCE A TOUS LES NIVEAUX !

ADMP CDMT CGTM CI972 STM CRPM CTCU FDTM FO FTI972 SAPEM SDAM SIMP SRATM STPM TDPD UATM UGTM UNSA UNOSTRA USAM UTRM

Pour l’Intersyndicale Gabriel JEAN-MARIE

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