Discriminations et abandon du service public

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« Habiter un quartier populaire c’est faire partie d’une diversité de situations personnelles et professionnelles : ouvrier·ère·s, étudiant·e·s, retraité·e·s, employé·e·s, héritier·ère·s de l’immigration, chômeurs·euses, écolier·e·s. Habiter un quartier populaire c’est faire partie de mille créativités, de mille manières pour s’en sortir, d’un environnement attachant de sociabilité et de solidarité.

Mais habiter un quartier populaire c’est aussi être assigné·e au mauvais côté de la ville, aux discriminations et très souvent à l’abandon du service public.

La crise sanitaire a montré que les habitant·e·s des quartiers populaires sont celles et ceux qui, par leurs métiers essentiels, font vivre l’économie du pays, qui, par leur créativité et inventivité, ont mis en place des formes de solidarité permettant aux plus isolé·e·s de pouvoir survivre.

Mais cette crise a mis en lumière aussi que les préjugés et les représentations ont la peau dure et les inégalités existantes se sont exacerbées.

Les ASTI ont été très actives lors du confinement en faisant preuve d’inven-tivité pour accompagner les personnes les plus démunies. Elles ont été un contre poids à la gestion calamiteuse de la crise sanitaire.

Cette brochure, en apportant un éclairage sur plusieurs aspects de la vie des habitant·e·s des quartiers populaires, veut être un outil pour combattre toute discrimination et mobiliser l’intelligence collective pour l’égalité des droits. »

Les auteurs et autrices discutent des discriminations racistes au travail, des « faits mesurables et de plus en plus mesurés », des discriminations concomitantes : « logement, rapports aux services publics… », de la discrimnation à l’embauche, des orientations scolaires subies par certain·es élèves, des entretiens d’embauche. Et proposent des actions collectives ou individuelles : Que faire dans ces situations.

La seconde partie est consacrée aux stages et emplois, aux comportements discriminatoires, aux stéréotypes…

Dans la troisième et quatrième parties sont abordées les inégalités de santé dans les territoires, le non recours aux droit à indemnisation et autres droits sociaux, le peu d’intérêt manifesté par le corps médical aux conditions de travail passées et présentes de leurs patient·es, les expositions aux cancérogènes, le renoncement aux soins, la désertification médicale des quartiers, la santé dégradée et la prévalence de certaines maladies, la barrière supplémentaire que représente pour certain·es la digitalisation des démarches administratives, « Parallèlement, on constate dans ces quartiers un déficit généralisé dans l’offre de soins ambulatoires et intra hospitalière, et un accès très réduit, parfois inexistant, au médecin spécialisé. Les généralistes et les infirmières libérales, globalement plus présent·e·s, se font eux aussi de plus en plus rares », les retards importants dans la prévention ou la prise en charge…

La quatrième partie est consacrée au Covid-19, aux difficultés voire à l’impossibilité de confinement, « Ils et elles ont été plus exposé·e·s au virus tout en étant mal-traité·e·s médiatiquement », le rôle essentiel des habitant·es des quartiers populaires dans la « bonne marche de la société »…

« Les représentations et les préjugés trouvent dans cette problématique un terrain favorable. Elles sont faites de pensées et de sentiments, de stéréotypes, d’attitudes qui à partir d’idées préconçues ou d’expériences isolées se répandent sur tous les membres d’un groupe social », les auteurs et autrices abordent les représentations et les préjugés en rapport avec l’alimentation, les « mauvais pauvres » qui ne sauraient pas gérer l’argent de la famille, les comportements alimentaires considérés comme relevant seulement d’un choix individualisé et non comme « l’une des conséquences de la précarité », les stratégies pour pouvoir survivre et les compétences déployées pour ce faire, les ateliers « cuisine » dans les asti, « Au-delà des stratégies individuelles, l’accès à une alimentation saine, nutritive et suffisante appelle des réponses de fond du gouvernement. Cela commence par un revenu minimum suffisant pour tou·te·s et par le droit à une alimentation de qualité »…

Je souligne la dernière partie : La « ronde des femmes » : développer le pouvoir d’agir, la précarité administrative et sociale aggravant les situations d’inégalité et de violences, un groupe « d’auto-support », un exemple « concret de lutte contre les discriminations »…

Une petite brochure à faire circuler.

Fasti : Les discriminations dans les quartiers populaires (volume 1)

https://www.fasti.org/Les-discriminations-dans-les-quartiers-populaires-Vol-1

Décembre 2020, 12 pages.

Didier Epsztajn

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