Les tremblements de terre d’Haïti exigent une solution haïtienne (plus autres textes)

Haïti fait à nouveau la une des journaux, ce qui ne semble se produire qu’en période de crise – un scandale, une catastrophe, la violence. Ces récits dominent l’imaginaire de la plupart des personnes résidant en dehors d’Haïti. Depuis 2010, pour beaucoup, Haïti est synonyme de « tremblement de terre ». Quant aux habitants d’Haïti, ils n’ont pas besoin qu’on leur rappelle « douz janvye » – le 12 janvier – et la réponse de l’aide internationale, car le pays est encore marqué par les répliques humanitaires, ce que Raoul Peck [réalisateur, scénariste haïtien] appelait « l’assistance mortelle ». Haïti est un cimetière de projets d’ONG qui ont échoué, qui sont éparpillés sur le territoire, comme des pierres tombales. Le Palais national, toujours non reconstruit, n’est peut-être pas le meilleur symbole de l’effritement de la souveraineté haïtienne.

Dans la matinée du 14 août 2021, deux tremblements de terre ont frappé le sud de la péninsule le long de la même ligne de faille (Enriquillo-Plantain Garden) que le séisme de 2010 qui a dévasté Port-au-Prince, Léogane et les régions environnantes. Les sismologues haïtiens avaient alors prévenu que le séisme de magnitude 7,2 sur l’échelle de Richter n’avait libéré que très peu de l’énergie accumulée, faisant de la ligne de faille un risque sismique, une bombe à retardement. Les deux séismes à répliques multiples de samedi 14 août se sont produits à un peu plus de 100 kilomètres à l’ouest du tremblement de terre de 2010. Le premier, au nord de Nippes, se situant à 6,9 sur l’échelle de Richter, et le second, près de Saint-Louis-du-Sud, à 7,2. Selon la Direction de la protection civile d’Haïti, le bilan des victimes s’élevait à 1297 morts dimanche après-midi.

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Nombreux sont ceux qui, au vu des récents événements et de la couverture médiatique internationale, se demandent comment apporter leur soutien. Où devrions-nous faire des dons ? Il est difficile de répondre à cette question car les organisations les plus efficaces en matière d’aide humanitaire sont les groupes locaux, les organisations qui font partie des communautés, qui sont respectées et en qui on a confiance. Elles sont dirigées par des professionnels haïtiens de longue date. De plus, il n’y a souvent pas de ligne directe pour faire parvenir les dons à ces groupes.

L’expérience de 2010 a montré que la ruée vers les dons immédiats et vers des groupes reconnus par les Etats-Unis comme la Croix-Rouge a entraîné de graves problèmes, qui ont fait l’objet de centaines d’articles et de dizaines de livres. D’ailleurs, les intervenants du gouvernement haïtien et des ONG sont toujours en train d’évaluer les dégâts. Malheureusement, comme le soulignent depuis longtemps les chercheurs spécialisés dans les catastrophes, la générosité est fonction de la couverture médiatique.

Si vous devez faire un don maintenant, investissez dans le renforcement des capacités haïtiennes. Non seulement les professionnels locaux sont mieux équipés en savoir-faire et en relations linguistiques, culturelles et sociales, mais ils sont plus proches des communautés touchées (ou en font partie) qui doivent définir leurs propres priorités. Voici une liste ad hoc, fonctionnelle et évolutive de groupes haïtiens. Vous pouvez aussi envisager de vous adresser à votre fondation communautaire locale et de « garder en réserve » les fonds pendant que les capacités techniques et logistiques nécessaires à l’acheminement de l’aide sont mises en place.

Espérons qu’une fois pour toutes, les ONG tirent – et appliquent – les leçons du dernier tremblement de terre et de l’ouragan Matthew [en 2016], et suivent les nouvelles normes minimales en matière d’aide, notamment :

  • Arrêter la présentation obscène du désastre.

  • Présentez le peuple haïtien avec dignité.

  • Investir dans les capacités haïtiennes.

  • Soutenir les priorités identifiées localement.

  • Préciser le projet, les partenaires locaux et les relations.

  • Coordonner avec les fonctionnaires locaux ou avertir le ministère compétent.

  • Enregistrez-vous auprès d’OCHA (Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU) qui travaille en relation directe avec la Direction de la protection civile (DPC) et du COUN (Centre national de coordination des urgences). Faites-leur savoir ce que vous comptez faire.

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Bien que le peuple haïtien puisse manquer de ressources financières, la réponse aux tremblements de terre doit être une #HaitianSolution; la solidarité et non la charité, construite sur la justice, les droits, les relations et le leadership haïtien.

Une véritable solution haïtienne s’attaque également aux causes profondes. Des catastrophes récentes comme le tremblement de terre de 2010 continuent de montrer qu’il ne s’agit pas de catastrophes naturelles, mais de phénomènes naturels dont les impacts dévastateurs sont prédéterminés par des vulnérabilités créées par l’homme.

Ces vulnérabilités latentes ont été façonnées depuis la création d’Haïti. Michel-Rolph Trouillot [anthropologue haïtien, 1949-2012] a soutenu que depuis l’indépendance d’Haïti en 1804, il n’y a jamais eu de contrat social entre l’Etat et la Nation. Robert Fatton [Université de Virginie] a appelé Haïti la République prédatrice, pour qualifier de violence d’Etat qui a engendré un déclin constant des conditions de vie de la majorité des habitants des campagnes. La désolation croissante de la campagne pousse beaucoup de gens à quitter leurs maisons pour cheche lavi, littéralement « chercher la vie », à la recherche de moyens de subsistance dans l’économie urbaine informelle surpeuplée et sursaturée qui offre toujours plus d’opportunités économiques que andeyò (littéralement « dehors ») en raison de l’histoire de la centralisation calculée pour maintenir le pouvoir politique et économique.

L’occupation par la Marine des Etats-Unis de 1915 à 1934 a amorcé ce processus de centralisation, accéléré par le dictateur François « Papa Doc » Duvalier, avec le soutien inébranlable des Etats-Unis et d’agences internationales comme le Fonds monétaire international, y compris par le financement conscient les tontons macoutes [expression créole renvoyant au père fouettard] paramilitaires dont les exécutions extrajudiciaires terrorisaient la population. Ce processus s’est accéléré avec les interventions internationales qui ont conduit à des politiques axées sur moins de protection sociale et plus d’accès aux marchés rendant les riches plus riches après l’éviction du fils de Duvalier en 1986. Cela s’est poursuivi avec l’afflux d’ONG internationales suite au tremblement de terre de 2010.

Les plus vulnérables dans les zones urbaines et rurales sont connectés : après le tremblement de terre, 630 000 personnes sont retournées chez elles à la campagne pour trouver refuge chez des amis et de la famille. Après l’ouragan Matthew en 2016, les familles ont envoyé les personnes âgées et les autres personnes les plus vulnérables à Port-au-Prince pour les protéger des éléments. Ces derniers mois, certaines personnes ont migré à nouveau vers leurs origines campagnardes pour se tenir à l’écart de l’insécurité qui sévit à Port-au-Prince.

Les pauvres urbains et ruraux créent des espaces que Robert Fatton appelle la « périphérie extérieure»  pour survivre dans un système qui les marginalise quotidiennement. Ce sont les descendants d’anciens esclaves qui ont brisé les chaînes de l’esclavage mobilier [statut des esclaves considérés comme meubles] et ont été exclus immédiatement en 1804 lors de la formation de l’Etat postcolonial. Le 14 août marque également le 230e anniversaire de Bwa Kayiman [Bois-Caïman, lieu de la réunion secrète et cérémonie – avec sa dimension vaudoue de « pacte avec les forces invisibles » – des esclaves noirs des plantations le 14 août 1791 qui a conduit à la révolte contre les esclavagistes blancs], une insurrection menée par Dutty Boukman et Cécile Fatiman qui a déclenché la révolution haïtienne. Comme après le tremblement de terre de 2010, il ne sera pas surprenant d’entendre qu’Haïti a fait un pacte avec le diable. Ces groupes continueront à proférer des blasphèmes et à désavouer la révolution haïtienne, ce qui a été fait depuis ses débuts.

Pour leur rôle de fondateurs de l’abolition et de la libération des Noirs, la majorité du peuple haïtien a été punie pour son audace à affirmer que tout moun se moun, « tout le monde est un être humain ». Pendant six décennies, les Etats-Unis voisins, redevables aux esclavagistes du Sud, y compris leurs huit présidents, se sont assurés d’éteindre toute notion de Black Lives Matter. En 1862, alors que l’abolition de l’esclavage sur leur propre territoire était proche, les Etats-Unis ont finalement reconnu Haïti.

Les morts d’aujourd’hui sont les descendants des abolitionnistes – que ce soit dans les quartiers populaires comme dommages collatéraux des affrontements armés pour capter les ressources de Port-au-Prince ou dans les campagnes où les gens meurent régulièrement du manque d’accès aux biens de base, ce qui les pousse à migrer vers les villes. Le nom de ceux qui nous quittent physiquement ne sont jamais prononcés, on ne se souvient jamais d’eux et on ne les reconnaît même pas de leur vivant. Comme ceux qui ont été tués par la violence systématique de l’Etat aux États-Unis, comme George Floyd, Sandra Bland, Trayvon Martin et tant d’autres, ce sont les victimes de la violence de l’Etat qui se manifeste par l’exploitation et l’abandon. Ils doivent être reconnus et non pas oubliés.

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Depuis le 7 juillet, suite à l’assassinat du président Jovenel Moïse, la couverture internationale en dehors de Port-au-Prince était très limitée. Les campagnes, et plus particulièrement la péninsule du Sud, ne se sont jamais remises de l’ouragan Matthew ni de la longue histoire d’indifférence de l’Etat postcolonial. En juillet 2021, 4,4 millions de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire, soit environ 46% de la population.

En ce moment, l’aide est absolument nécessaire. Une aide bien intentionnée doit s’attaquer aux conditions actuelles façonnées par des histoires de marginalisation de longue date. Nous devons également agir en solidarité avec des efforts tels que la Commission pour une solution haïtienne. Ce processus tente, en quelques mois, de réparer des siècles de marginalisation, de négligence de l’Etat et d’intervention étrangère. Ce dialogue toujours en cours montre que le compromis et la collaboration sont possibles pour construire un avenir différent qui honore les ancêtres abolitionnistes qui rêvaient d’une Haïti libre et libérée, un phare pour les peuples non libres du monde entier.

Ce rêve a été différé à cause de l’exploitation incessante du capitalisme racisé mondial. Pour faire de ce rêve une réalité, il faut voir les liens qui nous unissent déjà dans la solidarité, à savoir que la violence d’Etat racisée qui tue des Vies noires dans les zones rurales et urbaines des Etats-Unis, avec ou sans insigne et arme, a la même source qu’en Haïti. Travailler à la défense des Vies noires aux Etats-Unis nécessite de soutenir les Vies noires en Haïti, et vice versa. Comme Charlene Carruthers et d’autres leaders américains l’ont dit depuis longtemps, la libération des Noirs nécessite une action internationale.

Espérons que, comme il y a 230 ans, le 14 août fera s’écrouler cet ancien ordre mondial, ce que la féministe haïtienne Sabine Lamour a appelé le « paradigme de 1915 », lorsque a commencé l’occupation des Etats-Unis qui n’a eu de cesse. Nous pouvons y parvenir en demandant des comptes à nos propres gouvernements ou, mieux encore, en nous inspirant des militants haïtiens et en exigeant une véritable participation à la définition de la politique étrangère.

Une praxis abolitionniste est nécessaire pour aller de l’avant; le temps est venu depuis longtemps d’une véritable solidarité et de réparations.

K. Jessica Hsu et Mark Schuller

K. Jessica Hsu est une anthropologue et une militante de la solidarité qui a passé la majeure partie de ses 15 dernières années à travailler avec des communautés dans les zones rurales d’Haïti sur les questions de travail, d’agriculture, de genre et de développement communautaire. Elle est actuellement basée à Port-au-Prince. L’anthropologue Mark Schuller est l’auteur de l’ouvrage Humanitarian Aftershocks in Haiti.

Article publié dans Counterpunch, le 16 août 2021 ; traduction rédaction A l’Encontre

http://alencontre.org/ameriques/americnord/usa/les-tremblements-de-terre-dhaiti-exigent-une-solution-haitienne.html

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Appel à la solidarité en faveur des victimes du terrible séisme du 14 aout 2021, particulièrement pour les enseignants/tes victimes

Port-au-Prince, le 16 Aout 2021

Le Bureau exécutif de l’Union Nationale des Normaliens-nes d’Haïti (UNNOH) présente ses sympathies aux victimes du dramatique séisme du 14 aout 2021 qui a systématiquement dévasté les départements des Nippes, du Sud et de la Grande-Anse et appelle à une solidarité agissante en leur faveur. Un appel particulier est lancé, en ce sens, à toute la communauté éducative à se mobiliser en vue de trouver, le plus rapidement possible, les moyens devant permettre de venir en aide aux enseignants/tes victimes.

Nos camarades enseignants/tes du grand Sud sont aujourd’hui dépourvus/es quasiment de tout. Ils/elles se retrouvent soudainement sans logis, sans nourriture sans habits, sans documents de travail ; sans compter pour nombre d’entre eux, la douleur atroce éprouvée face à la disparition tragique de proches parents. Dans cette situation de vulnérabilité renforcée, les enseignants/tes du Grand Sud, entre autres, ont plus que jamais besoin de notre haute compréhension, de notre grande générosité, de notre soutien immédiat pour surmonter cette dure épreuve. Il est donc urgent de leur apporter notre solidarité tangible maintenant même pour les aider à passer ce cap si difficile.

Dans cet ordre d’idées, le Bureau exécutif de l’UNNOH juge bon de lancer une campagne de solidarité en faveur des victimes notamment des enseignants/tes victimes du Grand Sud. Il invite, en ce sens, tous les responsables des institutions scolaires, tous les enseignants/tes d’autres départements, les membres, amis de l’UNNOH de la diaspora et autres camarades à apporter, au nom du principe fondamental de solidarité, leur plus grand soutien aux enseignants/tes victimes en collectant divers types de dons afin de pouvoir voler le plus rapidement possible à leur secours. Leur grave situation nous interpelle tous et toutes et nous oblige à contribuer généreusement à la plus grande réussite de cette campagne de solidarité agissante en leur faveur. Il invite également à une grande vigilance citoyenne et à une effective coordination de l’aide afin d’éviter toute possibilité de détournement de la part des spoliateurs.

Contribuer à cette campagne de solidarité en faveur des enseignants/tes du Grand Sud, c’est poser une action citoyenne et du même coup garantir la possibilité de survie de nos camarades en grande difficulté. Une conférence de presse sera donnée le mardi 17 aout afin de présenter, à partir des rapports des Coordinations départementales de l’UNNOH, un bilan partiel des dégâts au niveau du secteur éducatif et fournir des précisions relatives aux activités de la campagne.

L’UNNOH vous remercie à l’avance de votre élan de solidarité.

Pour le Bureau exécutif:

Mona Bernadel, secrétaire aux Affaires juridiques

Josué Mérilien, coordonnateur général

UNION NATIONALE DES NORMALIENS D’HAITI U.N.NO.H

95, Ave Lamatinière (Bois Verna), Port-au-Prince, HAITI.

Tél. : (509)3667-0798 / 3860-9707/3733-3994

https://alter.quebec/appel-a-la-solidarite-en-faveur-des-victimes-du-terrible-seisme-du-14-aout-2021-particulierement-pour-les-enseignants-tes-victimes/

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Collecte de fonds pour venir en appui aux victimes
du tremblement de terre dans le Sud d’Ayiti

La Coalition Haïtienne au Canada contre la dictature en Haïti est vivement touchée par la tragédie qui frappe encore une fois Haïti ce 14 août 2021. Elle souhaite apporter son soutien aux victimes par l’intermédiaire d’organisations locales qui œuvrent depuis longtemps auprès de la population touchée. Votre générosité est sollicitée pour l’aider en ce sens. Cette solidarité débute avec un organisme mais se poursuivra avec d’autres dont des organisations paysannes. La CHCDH vous remercie d’ores déjà pour votre soutien qui certainement fera une différence dans la vie de ces gens.

Men anpil chay pa lou !
(Le fardeau devient moins lourd quand porté par plusieurs mains)

Le Centre Na rive d’alphabétisation et d’insertion sociale à Montréal a bien voulu accepter de recevoir les fonds au nom de la Coalition et au bénéfice de Koral. L’argent sera acheminé par la suite en Haïti. Un suivi sera assuré auprès de l’organisme local en Haïti afin de vous indiquer ce qui a été fait avec les fonds. Voici les informations:

Virement interact au Centre Na Rive

Prénom et Nom : Centre Na Rive

Courriel : info@centrenarive.com

Question : Pourquoi

MdP : levekanpe

Inscrire dans le message: séisme, afin de faciliter le Centre dans sa gestion.

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Appel international au bénéfice de KORAL

Dans le but de venir en aide aux Victimes du tremblement de terre du 14 aout 2021 d’une magnitude de 7,2 qui a grandement frappé le Sud du Pays, KONBIT POU RANFOSE AKSYON LAKAY (KORAL) peut recevoir vos dons qui serviront à venir en aide aux différentes communes les plus touchées dans le Département du Sud.

KORAL, présente depuis plus de 20 ans dans le département du Sud a déjà répondu à plusieurs catastrophes majeures comme celles du 12 janvier, des cyclones Fay, Ike, Anna, Gustave, Sandy, Mathieu, et celles provoquées par le dérèglement climatique engendrant sécheresse et inondations etc. En ce sens, KORAL a apporté un appui assez significatif à l’agriculture et à l’élevage dans les communes de Chantal, Torbeck, Saint Louis du Sud, Camp Perrin, Aquin, Port Salut, Coteau, en construisant avec les membres de ses organisations partenaires une laiterie, des poulaillers, des boutiques communautaires et plus de 250 maisons au bénéfice de la population les plus défavorisées dans ces dites communes. Ces maisons ont toutes résisté au tremblement de terre. Entre autres, durant ces 10 dernières années, KORAL a pleinement participé avec la Direction de la Protection Civile (DPC) au renforcement de capacité des acteurs en matière de risques et de désastres dans le Sud.

Les fonds alloués à KORAL par les Partenaires financiers sont gérés avec rigueur, efficience et efficacité et sont audités annuellement. Aujourd’hui, face à cette catastrophe, nous sollicitons votre aide pour pouvoir :

  1. Dans un premier temps répondre aux besoins urgents et immédiats des victimes ;

  2. Dans un second temps donner un appui aux populations les plus défavorisées dans les sections communales les plus touchées, d’Aquin, de Camp Perrin… en termes de moyens de subsistance en leur permettant de reprendre leurs activités économiques ;

  3. Poursuivre le programme de KORAL à travers son plan stratégique.

Contactez nous au : 37 02 49 77 et 37 13 99 07

Email : Koralayiti@ymail.com

Nom du Compte : KONBIT POU RANFOSE AKSYON LAKAY (KORAL)

Compte Bancaire : Unibank $US No. 0160-1022-00659816

Compte Bancaire : Unibank Gourdes No. 0130-1021-00659808

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Brève présentation de KORAL

Fondé le 18 mars 1999, Konbit pou Ranfòse Aksyon Lakay (KORAL) est une association haïtienne à vocation sociale, apolitique, non-confessionnelle et n’a aucune appartenance socioprofessionnelle ou syndicale. Elle a pour mission statutaire de promouvoir la pleine participation des organisations communautaires au mouvement démocratique accompagnant le processus de développement national, en constituant un réseau d’acteurs communautaires habilité à participer à l’identification, la conception, l’exécution et le suivi des actions de développement. Son action s’inscrit dans le mouvement de structuration et de consolidation des organisations de la société civile, pour favoriser leur viabilité, leur autonomie et augmenter leur capacité de négociation pour donner une contribution citoyenne adéquate indispensable au progrès de leur communauté et du pays en général.

KORAL est composé d’une assemblée générale, d’un Comité directeur collégial et d’un bureau de Coordination qui est une structure exécutive. Ce bureau a pour rôle d’assurer l’exécution des programmes et projets selon les orientations définies en Assemblée générale et d’en assurer la gestion des activités quotidiennes.

KORAL travaille sous l’égide d’un plan stratégique quinquennal 2019-2023. Durant la période de ce plan, KORAL réalisera des actions principalement dans le département du Sud avec une emphase sur les zones rurales enclavées, isolées et délaissées etc. KORAL travaille avec des partenaires de terrain dont :

  • Des Organisations traditionnelles ou Rara : elles sont un mode d’organisation ancestrale dont les membres sont liés par un ensemble d’intérêts collectifs et communs dont le fondement est le vivre-ensemble et l’entraide. Ces structures traditionnelles s’organisent pour mettre ensemble leur force et leurs ressources en vue de réaliser des travaux communautaires (sentiers, routes et autres), le travail agricole, les loisirs, l’entre-aide en cas de maladie et de funérailles, les évènements sociaux, etc. KORAL accompagne plus d’une centaine de ces structures à se constituer en réseau pour mieux défendre leurs droits et participer dans les espaces de décisions au niveau local et national.

  • Des Organisations communautaires de développement : ce sont des associations de groupes d’intérêts divers qui sont intéressés au processus de changement de leurs communautés en participant dans la mise en œuvre d’actions communautaires, en exerçant des pressions sur le pouvoir pour le respect de leurs droits et la prise en compte de leurs revendications, en défendant les intérêts de leurs communautés et en renforçant le tissu social. Elles peuvent être des associations ou regroupement d’associations de femmes, d’agriculteurs, d’éleveurs, d’associations culturelles, ou socioprofessionnelles, etc.

ACTIONS DE KORAL

Les actions de KORAL s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre l’exclusion sociale dans le pays. Dans ce contexte, l’exclusion est décrite comme étant la marginalisation des différentes couches de la population telles, les paysans-nes pauvres, les ouvriers-ières, les lumpen exclus de la vie économique du pays depuis la formation de la nation.

En tant qu’Association à vocation sociale, KORAL inscrit son action dans le mouvement de structuration et de consolidation des organisations de la société civile, pour une contribution citoyenne de qualité au renouveau national.

Par conséquent, KORAL est non discriminatoire, c‘est-à-dire qu’elle ne fait pas de distinction de sexe, d’âge, d’handicap, de couleur de peau, d’origine sociale etc., elle est non partisane et non confessionnelle.

MISSION

KORAL a pour mission de promouvoir la pleine participation des organisations communautaires de base les plus marginalisées, au mouvement démocratique accompagnant le processus de développement national, en constituant un réseau d’acteurs qui facilite la participation aux prises de décisions favorables au développement des communautés cibles.

VALEURS

Dans le cadre de son travail avec les communautés, KORAL prônent des valeurs qui doivent être mises en pratique par toutes les entités œuvrant au sein de l’Organisation. Les valeurs de KORAL sont les suivantes :

  • le respect

  • la transparence

  • le partage

  • l’équité

  • la confiance

  • la responsabilité

  • la solidarité

  • la justice sociale

  • la démocratie participative

  • le respect de l’environnement

  • la non-discrimination.

https://alter.quebec/collecte-de-fonds-pour-venir-en-appui-aux-victimes-du-tremblement-de-terre-dans-le-sud-dayiti/

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La Vía Campesina appelle à la solidarité avec Haïti, un pays confronté non seulement à une catastrophe naturelles dévastatrice, mais aussi à un désastre politique et économique.

(Harare, 27 août 2021) La Vía Campesina exprime sa solidarité avec le peuple haïtien qui fait face aux terribles conséquences d’un tremblement de terre qui a tué deux mille personnes, au milieu d’une pandémie et d’un scénario de protestations continues et d’instabilité politique, exploité par des intérêts capitalistes, interventionnistes et impérialistes.

La crise politique et économique en Haïti n’est pas nouvelle, elle s’aggrave depuis quelques années déjà, et cette année, elle a été déclenchée par l’assassinat du président de droite parrainé par les États-Unis et d’autres pays. Actuellement, il n’y a pas de système de gouvernance, pas de président démocratiquement élu, seulement un premier ministre imposé par les États-Unis. En d’autres termes, tous ceux qui dirigent ce pays en ce moment sont illégaux et illégitimes.

En Haïti, ce ne sont pas seulement la vie et la nature qui sont détruites, mais aussi le système politique d’un pays qui était une référence en matière d’indépendance sur le continent. Le tremblement de terre de magnitude 7,2 qui s’est produit le 14 août, a exacerbé la crise politique et sanitaire, et a directement touché les zones rurales et paysannes les plus vulnérables. Cela a principalement touché les infrastructures des maisons, des écoles, des centres de collecte, de routes et des centres de santé.

C’est également avec une grande tristesse et une grande douleur que nous confirmons que plusieurs personnes de nos organisations membres du Cloc – Vía Campesina Haïti sont décédées dans ce malheureux événement qui touche aujourd’hui des milliers de familles. On estime que 2 200 personnes ont perdu la vie, 12 000 ont été blessées, 53 000 maisons ont disparu et un demi-million sont affectées.

Le système de production agraire est ruiné, laissant des milliers de paysans dans une précarité et une pauvreté extrêmes, menaçant la sécurité et la souveraineté alimentaire du pays. En tant que La Vía Campesina nous dénonçons les pratiques impérialistes et interventionnistes qui sont responsables du désastre politique et de l’oppression du peuple haïtien, et en même temps nous appelons à la solidarité concrète des membres, amis et organisations alliées pour rendre possible la reconstruction du pays, surtout dans les campagnes. Nous nous joignons au cri des Haïtiens qui exigent une solution haïtienne aux multiples crises politiques, économiques, climatiques et sanitaires auxquelles ils sont confrontés, et nous rejetons toute imposition internationale.

La solidarité, est la tendresse des peuples !

https://viacampesina.org/fr/la-via-campesina-appelle-a-la-solidarite-avec-haiti-un-pays-confronte-non-seulement-a-une-catastrophe-naturelles-devastatrice-mais-aussi-a-un-desastre-politique-et-economique/

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