Nicaragua. Ce n’est plus le moment des rêves socialistes

Avec l’aimable autorisation de la revue ContreTemps

 

Entretien avec Matthias Schindler*

* Matthias Schindler est l’auteur du livre Nicaragua 1979-2019 – Du triomphe sandiniste à l’insurrection démocratique, que les éditions Syllepse viennent de publier en français.

ContreTemps : Alors que s’est installée une espèce d’indifférence à l’égard du Nicaragua, vous avez décidé d’écrire sur l’expérience sandiniste, porteuse de tant d’espoirs il y a quarante et qui a tourné au cauchemar depuis le retour de l’ancien commandant sandiniste Daniel Ortega. Pouvez-vous nous expliquer vos motivations ?

Matthias Schindler : Plusieurs raisons m’ont poussé à écrire sur les évolutions politiques au Nicaragua. À partir de la chute de Somoza et les débuts de la révolution sandiniste, en 1979, j’ai milité dans le mouvement de solidarité avec le Nicaragua. Lors des élections de 1990, le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) a quitté le pouvoir et s’est maintenu dans l’opposition jusqu’au retour de Daniel Ortega à la présidence, en 2007.

Tirer le bilan de cette révolution, qui, à son avènement, avait touché le monde entier et surtout la gauche internationale, aurait été un droit et un devoir des dirigeants et des intellectuels sandinistes. Mais quatre décennies plus tard, en 2019, aucun des autrefois vénérés et admirés commandants du FSLN ni des autres leaders politiques du sandinisme n’avait tenté un inventaire de ce genre.

La première raison qui m’a poussé à faire ce livre a été la volonté d’essayer de tirer un bilan politique de la révolution sandiniste. Ensuite, la répression de masse sanglante du gouvernement Ortega en 2018 [lors du soulèvement des retraités puis des jeunes contre une réforme de la Sécurité sociale] exigeait une prise de position de gauche de ceux qui, comme moi, avaient soutenu politiquement et matériellement les sandinistes durant des années : voilà ma deuxième motivation.

En troisième lieu, je voulais également faire un bilan autocritique du mouvement de solidarité : est-ce que tout avait été une grande erreur ? Avions-nous été aveuglés à tel ou tel moment ? Avions-nous idéalisé les neuf commandants ? Il y avait, et il reste toujours, de nombreuses questions à aborder. En quatrième lieu, je tenais à démontrer qu’il existe une rupture politique entre le sandinisme libre et révolutionnaire des années 1980 et l’ortéguisme néolibéral et dictatorial qui gouverne actuellement. Même si, et ce fut ma cinquième motivation, il existait des structures verticales et autoritaires dans le mouvement sandiniste, même pendant la révolution, qui sont en partie responsables de la catastrophe politique postérieure, avec le bain de sang provoqué par le régime d’Ortega en 2018.

Par ailleurs, j’étais convaincu que beaucoup des éléments de la révolution sandiniste qui ont été exemplaires ne peuvent être défendus de façon crédible si l’on n’est pas capable d’analyser et de critiquer sans détour les excès négatifs de cette révolution. Enfin, ce sera une septième raison, avec ce livre, j’ai voulu lancer la discussion, car je pense que la révolution sandiniste et aussi la dégénérescence politique de l’ancien mouvement d’émancipation qu’était le FSLN sont des expériences politiques extraordinaires dont il faut tirer d’importantes leçons pour les futurs conflits sociaux.

CT : Y a-t-il, selon vous, dans les fondements et le développement du sandinisme, lorsque le FSLN contrôlait l’État, des éléments qui pourraient expliquer les dérives actuelles ?

M. S. : À mon avis, la faiblesse principale de la révolution sandiniste est l’absence de conscience de ses dirigeants quant à l’importance de faire vivre des structures démocratiques à tous les niveaux de la société. Après quarante-trois ans de dictature somoziste, le Nicaragua n’avait pas de traditions démocratiques. Le succès de l’organisation démocratique de la révolution dépendait donc en grande partie de la prise de conscience, de l’éducation politique et de l’orientation politique de la direction révolutionnaire. Historiquement, le FSLN s’était écarté du traditionnel parti communiste pro-Moscou, le Parti socialiste nicaraguayen (PSN), car les sandinistes prônaient la lutte armée contre la dictature somoziste.

Mais le FSLN n’a jamais fait une critique sérieuse ni du stalinisme ni du modèle soviétique de socialisme. Le programme historique du FSLN fait mention de l’objectif de « la pleine participation de tout le peuple »au niveau local et national, il annonce des mesures sociales et économiques en faveur du peuple, parle de garantir des libertés individuelles et le respect des droits humains. Mais le mot démocratie n’apparaît pas dans ce texte. Le système dictatorial des « farces électorales et des putschs militaires » doit être remplacé par le « pouvoir révolutionnaire du peuple ». Le programme mentionne l’auto-organisation et la participation, mais on y cherchera en vain une quelconque allusion à des élections ou à d’autres éléments de la démocratie libérale.

Après avoir écrasé la dictature, les sandinistes ont formé sans état d’âme leurs jeunes et leurs cadres inexpérimentés avec des livres de textes dogmatiques venus d’Union soviétique. Le programme de la junte de gouvernement révolutionnaire respectait les exigences essentielles de tout État constitutionnel démocratique et garantissait au peuple les droits démocratiques fondamentaux dans un statut de base. Mais la vie interne du FSLN, elle, est restée organisée selon les structures de direction strictement hiérarchisées de l’époque de la guérilla.

Sous le gouvernement sandiniste, des élections parlementaires et présidentielles ont été organisées en 1984 et en 1990, avec la participation de plusieurs partis politiques. Des organisations de masse ont vu le jour : des syndicats, des associations de quartier, de paysans et de travailleurs agricoles, des milices de volontaires pour défendre la révolution. Des mécanismes de contrôle ouvrier ont été instaurés dans des centres de production. Plus tard, la nouvelle Constitution a été discutée dans des assemblées publiques partout, le gouvernement, et d’abord le président Ortega, se sont présentés régulièrement devant ces assemblées populaires pour écouter les questions et les réclamations du peuple… Le FSLN a participé à la mise sur pied de ces structures, mais la direction de ces processus a été toujours tenue sous son stricte contrôle. Et lorsqu’elle a jugé que les institutions étaient menacées, la direction est intervenue y compris en utilisant les armes, comme elle l’a fait contre le minorité indigène des Miskitos.

Les processus démocratiques n’ont jamais mis en danger la domination politique du FSLN dans le Nicaragua sandiniste. Au fond, la direction nationale des neuf commandants de la révolution se tenait, en général, hermétiquement à l’écart des autres institutions et organisations : isolée, elle discutait et décidait de toutes les questions importantes de la politique nationale. Le contrôle et la direction du pays depuis un siège secret est sans doute un élément central pour comprendre le rôle actuel d’Ortega. Avec un autre événement, l’expérience politique traumatisante de la défaite électorale de 1990, dont Ortega et ses partisans ont tiré la conclusion suivante : ils ne se laisseraient plus jamais arracher le pouvoir par des processus démocratiques.

CT : L’échec de l’expérience sandiniste s’explique-t-il par les rapports entretenus par l’organisation politico-militaire qu’était le FSLN avec la démocratie et par le type de liens tissés avec le mouvement de masse ?

M. S. : Même si une assemblée des principaux cadres du FSLN, quelques semaines après la triomphe sur Somoza, avait décidé que l’organisation guérillera politico-militaire allait devenir un parti civil, aucune avancée n’a été faite dans cette direction durant plus de dix ans de la part du gouvernement sandiniste, de 1979 à 1990. Le véritable problème, néanmoins, n’était pas la structure politico-militaire du FSLN mais plutôt son manque de conscience de l’importance de la démocratie en politique. Les neuf commandants de la direction nationale se sont présentés en public et en interne comme les leaders légitimes du FSLN et de la révolution sandiniste, les commandants suprêmes, les sages universels. À l’époque de la guérilla, ceux-ci donnaient des ordres, dans la logique de la lutte armée. Lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir, ils faisaient des discours et se préoccupaient de convaincre leurs partisans mais aussi leurs adversaires avec des arguments, mais toujours en uniforme militaire, des uniformes taillés désormais sur mesure. Souvent, les neuf apparaissaient ensemble sur les estrades. Des comportements qui constituaient autant de messages clairs.

Dans l’État et dans la société, la direction acceptait un fort degré de liberté et de démocratie, mais à l’intérieur du FSLN la liberté de discussion était très limitée. Les commandants – et de fait à l’époque, la majorité de la population – attendaient que le peuple fasse preuve d’un comportement loyal. Comme le montre ce rituel, tant de fois répété : dans une assemblée un des commandants criait « direction nationale… », et les présents de répondre avec enthousiasme « à vos ordres ! ».

Durant les dernières années de la lutte de libération, le FSLN avait éclaté en trois tendances qui se sont réunifiées peu de mois avant la révolution, ce qui a été essentiel pour la victoire. Chaque tendance a envoyé trois représentants à la nouvelle direction unifiée. Au sein de la direction nationale, des débats intenses et variés ont continué, mais vis-à-vis de l’extérieur, les neuf se sont comportés comme un bloc monolithique, empêchant des débats ouverts dans le parti, craignant que cela ne provoque de nouvelles divisions. Au début, il s’agissait de défendre la jeune et encore fragile révolution ; mais quelques années plus tard, cette méthode a servi à préserver leur propre pouvoir et les privilèges qui y étaient associés. Au début de la révolution, les organisations de masse étaient de puissantes expressions de la volonté populaire ; avec les années, elles sont devenues des courroies de transmission des politiques de la direction sandiniste.

CT : Pourrions-nous revenir, comme le fait en détail la première partie de votre livre, sur ce qui faisait l’originalité de ce processus et à la fois peut-être ses limites…

M. S. : Depuis le triomphe sur Somoza et jusqu’à la défaite électorale du FSLN en 1990, la révolution sandiniste a été la seule révolution populaire qui a démocratisé profondément le Nicaragua et – au moins durant ses premières années – gardé une orientation clairement socialiste. Elle a été exemplaire dans beaucoup d’aspects : la campagne d’alphabétisation, l’éducation, sa combinaison de démocratie participative et de démocratie représentative, sa combinaison de pluralisme politique et de profonds changements sociaux, le statut d’autonomie de la côte atlantique, la création d’un secteur de coopératives important et la conciliation du marxisme et du christianisme.

CT : En 2007, le FSLN revient au pouvoir par les urnes en s’alliant sans complexe avec la droite libérale. S’il applique quelques-unes de ses promesses afin, disait-il, de réparer les années d’ultralibéralisme qui ont succédé à la révolution sandiniste, il devient un bon élève du FMI, cédant aussi aux demandes du clergé catholique le plus réactionnaire (interdiction de l’avortement thérapeutique…). Comment pourrait-on, à votre avis, caractériser cette période et le régime Ortega-Murillo au pouvoir depuis ?

M. S. : Le régime ortéguiste actuellement au pouvoir au Nicaragua, depuis qu’Ortega a accédé à la présidence en 2007, a pris de plus en plus la forme d’un gouvernement autocratique, dans lequel le président a accaparé tous les pouvoirs de l’État et placé toutes les institutions politiques importantes sous son contrôle direct. Avec des alliances habilement tissées avec le grand capital et aussi avec la hiérarchie religieuse catholique, il a pu stabiliser sa position au pouvoir.

À partir de 2018, lorsque le couple présidentiel Ortega-Murillo [Rosario Murillo est l’épouse d’Ortega et la vice-présidente du pays] a donné l’ordre à ses soutiens civils et en uniforme d’étouffer par le feu et dans le sang les manifestations pacifiques de masse, le Nicaragua est devenu une véritable dictature. Le pouvoir piétine la Constitution nationale, il détruit totalement l’État de droit, il méprise les droits démocratiques fondamentaux et viole les droits humains *. Ce régime applique une politique économique néo-extractiviste qui, d’un côté, permet aux classes supérieures de s’enrichir sans limite, mais qui, de l’autre côté, garantit une certaine base sociale au président grâce à des programmes sociaux menés de façon clientéliste.

CT : En avril 2018, une tentative de « réforme » de la Sécurité sociale et des retraites a jeté des milliers de manifestants dans les rues, suivis par la jeunesse qui s’est engagée dans ce que l’on a appelé l’insurrection démocratique. Pourquoi un tel soulèvement ? Comment expliquer la violence inouïe de la riposte du pouvoir ?

M. S. : Lors des protestations d’avril 2018, la réforme sociale a été un détonateur accidentel. La corruption et la mauvaise gestion de l’ortéguisme avaient déjà saccagé les caisses de la Sécurité sociale, la réforme était donc inévitable, et en réalité elle supposait une charge plus importante pour les employeurs que pour les travailleurs. Mais elle entraînait également une baisse des pensions de retraite, déjà faibles : cela a été la goutte qui a fait déborder le vase. Au départ, les protestations se sont limitées à quelques centaines de retraités et d’étudiants. Mais la répression brutale exercée par les « foules » (turbas) ortéguistes contre les manifestants et les vidéos sur les réseaux sociaux ont provoqué l’extension des protestations très vite à tout le pays. Au lieu de changer sa communication et de chercher la désescalade, le couple présidentiel a donné l’ordre à ses suppôts d’étouffer les protestations coûte que coûte, par « tous les moyens » (« ¡ vamos con todo ! »). En une semaine seulement, il y a eu plus de 20 morts, surtout par armes à feu de la police ou par fusils des francs-tireurs, que ne possèdent que le militaires. Des centaines de milliers de personnes ont pris la rue à plusieurs reprises demandant la démission d’Ortega-Murillo. La réponse à ces manifestations a été une vague de répression durant plusieurs mois, au cours de laquelle plus de 300 civils ont été assassinés par des unités de la police et des paramilitaires.

Cette escalade de violence n’était pas prévue, mais elle était cohérente avec une certaine logique selon laquelle Ortega-Murillo se sont vus comme les représentants des intérêts des pauvres et ont interprété toute critique comme une trahison et une attaque contre la souveraineté du Nicaragua. Ainsi, Ortega et ses partisans se voyaient, et se voient toujours, historiquement et moralement autorisés à utiliser tous les moyens – même les moyens militaires – contre les protestations de masse de leur propre peuple.

CT : Le régime Ortega-Murillo est devenu une véritable dictature. Pourtant, des organisations de gauche et une partie du mouvement syndical internationaux se refusent jusqu’à présent à condamner le régime. Que diriez-vous à ces militants qui, aujourd’hui encore, croient que le couple Ortega-Murillo représente la continuité de la révolution sandiniste ?

M. S. : Parmi les « amis d’Ortega », je distingue trois groupes, pouvant parfois se chevaucher. D’abord, il y a les « vieux staliniens » qui n’ont rien appris de l’échec de l’URSS. Pour eux, les simulacres de procès de Moscou contre la vieille garde de la révolution russe restent la manifestation d’une politique progressiste, tout comme l’archipel du Goulag, le pacte Hitler-Staline ou les tanks russes contre des ouvriers en ex-RDA, en Hongrie ou en ex-Tchécoslovaquie. Leurs amis politiques s’appellent aujourd’hui Poutine, Assad ou Rohani, des chefs d’État avec lesquels Ortega s’entend très bien. À ces vieux staliniens, que l’on ose difficilement exhiber, je dirais, avec une incorrigible foi dans l’humanité : « Écoutez vos voix intérieures ! ». Car je ne peux pas croire qu’ils voudraient eux-mêmes vraiment vivre dans ces conditions dictatoriales qu’ils défendent dans leurs déclarations.

Il y a ensuite les « humanistes » qui mettent en avant leur position « apolitique » et insistent sur le fait qu’ils soutiennent des projets strictement humanitaires et sociaux bénéficiant à toute la population du Nicaragua, quelle que soit son orientation politique. Mais justement à travers ces projets, ils soutiennent de fait le système d’Ortega, qui détourne cette coopération internationale pour sa propagande dans le but de se présenter comme un bon associé reconnu par tous les pays étrangers. Il faut souligner d’ailleurs que la majorité de l’opposition demande de façon explicite des sanctions économiques contre le régime, car c’est le seul langage que comprend Ortega. Ces organisations humanitaires ne devraient pas agir contre la volonté de secteurs importants de la population nicaraguayenne.

Enfin, en troisième lieu, il y a une nouvelle génération politique, souvent jeune, qui garde une position clairement anti-impérialiste et défend le gouvernement nicaraguayen car celui-ci serait sous la pression des grandes puissances impérialistes. Il faut tenter de discuter avec cette génération politique car elle tire des conclusions erronées d’un positionnement juste. Dans sa grande majorité, cette frange n’a pas de liens directs avec le Nicaragua et elle s’informe surtout via les plates-formes et les réseaux sociaux qui proposent une image simpliste du monde, en blanc et noir et s’éloignent de la réalité, beaucoup plus complexe.

Il n’y aucune raison de choisir politiquement entre l’alternative Ortega et celle des États-Unis. Il y a toujours une troisième voie, notamment en critiquant autant la domination impérialiste étatsunienne que la répression dictatoriale du régime ortéguiste. Une position anticapitaliste ne doit pas forcément déboucher sur une répression stalinienne. Il est plus important que jamais de développer une alternative socialiste combinant la justice sociale, le projet écologique, la démocratie et les droits humains. La défense d’une telle option devrait être au centre du débat politique avec la gauche anti-impérialiste prisonnière encore de la pensée campiste.

CT : L’opposition nicaraguayenne, malgré un mouvement social, paysan et féministe réprimé qui tente de se faire entendre (Articulation des mouvements sociaux, AMS), semble dominée par les courants libéraux et par une partie du patronat. Comment expliquer, selon vous, que l’on ne voie pas émerger une alternative politique de gauche à Ortega ?

M. S. : Malheureusement, il est vrai qu’aujourd’hui les positions de gauche et socialistes sont totalement discréditées au Nicaragua. La révolution de 1979 s’était autobaptisée « sandiniste » ; le régime actuel se définit comme « socialiste, chrétien et solidaire ». Les gens ne veulent plus de nouvelles étiquettes politiques. Ils pensent que la situation actuelle est le résultat des supposées politiques gauchistes et socialistes qu’Ortega et le FSLN auraient importées dans le pays.

Beaucoup de Nicaraguayens ne veulent plus rien savoir de la politique. Le Nicaragua est profondément divisé. Une minorité s’accroche à Ortega-Murillo en espérant que cela préservera son modeste niveau de vie. Une majorité attend que l’influence géopolitique des États-Unis rétablisse quelques libertés. On ne trouve pas beaucoup de Nicaraguayens pour se lancer dans la bataille pour un nouvel ordre social dans lequel la justice sociale et la démocratie politique seraient interdépendantes. L’ortéguisme a réussi, au Nicaragua, à faire du socialisme une perspective très éloignée.

Propos recueillis par Mariana Sanchez

* Voir aussi l’article de M. Schindler et M. Sanchez sur l’arsenal législatif adopté cette dernière année, « Nicaragua, la légalisation de la répression arbitraire » : https://www.syllepse.net/syllepse_images/articles/les-cahiers-de-lantidote-n-deg-7–2.pdf, p. 26

ContreTemps N°50

Editions Syllepse, Paris 2021

https://www.syllepse.net/contretemps-n-50-_r_94_i_875.html


Sur le livre :

Préface à l’édition espagnole de NICARAGUA (1979-2019). Du triomphe sandiniste à l’insurrection démocratique

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/29/preface-a-ledition-espagnole-de-nicaragua-1979-2019-du-triomphe-sandiniste-a-linsurrection-democratique/

Avant-propos à l’édition française de NICARAGUA  (1979-2019). Du triomphe sandiniste à l’insurrection démocratique :

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/22/avant-propos-a-ledition-francaise-de-nicaragua-1979-2019-du-triomphe-sandiniste-a-linsurrection-democratique/

Matthias Schindler : NICARAGUA (1979-2019). Du triomphe sandiniste à l’insurrection démocratique

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/28/pas-demancipation-possible-sans-egalite-droits-humains-et-democratie-radicale/

En complément possible :

Raúl Zibechi : Ortega ne veut pas lâcher prise: les intérêts non négociables du régime 

Lettre aux camarades de France solidaires avec le Nicaragua :

Nicaragua : le volcan n’est pas éteint

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/01/ortega-ne-veut-pas-lacher-prise-les-interets-non-negociables-du-regime-plus-lettre-aux-camarades-de-france-solidaires-avec-le-nicaragua/

Nicaragua : Halte à la répression – élections libres

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/06/14/nicaragua-halte-a-la-repression-elections-libres/

Pourquoi le Centre tricontinental décrie le régime « sandiniste » 

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/06/pourquoi-le-centre-tricontinental-decrie-le-regime-sandiniste/

NICARAGUA. Un arsenal juridique répressif contre toute critique et contre toute opposition

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/02/26/nicaragua-un-arsenal-juridique-repressif-contre-toute-critique-et-contre-toute-opposition/

« Epineuse », la question de l’opposition au Nicaragua 

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/07/epineuse-la-question-de-lopposition-au-nicaragua/

Sergio Ramírez : Interdiction de rester chez soi

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/05/21/interdiction-de-rester-chez-soi-nicaragua/

Nicaragua : nouvelles attaques contre les libertés démocratiques

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/12/27/nicaragua-nouvelles-attaques-contre-les-libertes-democratiques/

Julio López Campos : Nicaragua : l’insurrection populaire face au terrorisme d’État

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/08/05/nicaragua-linsurrection-populaire-face-au-terrorisme-detat/

Solidarité avec le peuple du Nicaragua

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/07/31/solidarite-avec-le-peuple-du-nicaragua/

Sergio Ramírez : Jurassic Park. Le Forum de São Paulo et le Nicaragua

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/07/30/jurassic-park-le-forum-de-sao-paulo-et-le-nicaragua/

Solidarité avec le mouvement populaire du Nicaragua. Pour la levée immédiate du mandat d’arrêt visant Oscar René Vargas

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/07/29/solidarite-avec-le-mouvement-populaire-du-nicaragua-pour-la-levee-immediate-du-mandat-darret-visant-oscar-rene-vargas/

Mónica Baltodano : Qu’est-ce que ce régime ? Quelles ont été les mutations le FSLN pour arriver à ce qu’il est aujourd’hui ? 

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/07/12/quest-ce-que-ce-regime-quelles-ont-ete-les-mutations-le-fsln-pour-arriver-a-ce-quil-est-aujourdhui/

Nicaragua. « Malgré les militaires : continuons ! Mobilisation permanente et coordonnée du peuple, par l’unité dans l’action »

DECLARACIÓN URGENTE POR NICARAGUA

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/07/19/nicaragua-malgre-les-militaires-continuons-mobilisation-permanente-et-coordonnee-du-peuple-par-lunite-dans-laction/

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