Alerte et appel à une action progressiste et sociale contre la pandémie Covid (et autres textes)

Ni Covid ni Macron.
Pandémie et politique de santé publique en France

L’incurie du gouvernement en matière sanitaire et ses méthodes autoritaires suscitent dans une part croissante de la population une méfiance grandissante et une opposition frontale. Celle-ci s’incarne dans d’importantes manifestations contre le passe sanitaire et les menaces qu’il fait peser sur les salarié-es et les plus précaires. 

Contre l’autoritarisme de ces méthodes, cet article de Léon Crémieux revient sur la nécessité d’une généralisation de la vaccination et les moyens pour la mettre en œuvre, tout en soulignant les liens entre le capitalisme et cette pandémie – comme hélas probablement celles à venir… La situation exige une politique claire fondée sur une émancipation par rapport à la logique des intérêts privés et du profit illimité.

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Les manifestations déclenchées par les diktats concernant le passe sanitaire obligatoire et pour dénoncer les méthodes policières de Macron et de Blanquer, le chantage aux licenciements ou aux suspensions de salaire, sont justifiées. Mais les aspects contradictoires de ces manifestations imposent évidemment de mettre en avant une logique globale concernant l’action à mener contre la pandémie.

Cela impose d’avoir deux préoccupations complémentaires :

celle d’une politique de santé publique et de vaccination générale de la population pour combattre le Covid 19 et s’en protéger. C’est l’exigence d’une politique de santé qui ne se fixe pas seulement pour but une « politique sanitaire » évitant les hospitalisations et la saturation des services de réanimation, mais une politique de zéro Covid qui vise à éradiquer la pandémie en France et dans le monde (comme cela a été pratiquement le cas pour d’autres pandémies). D’où le lien avec la campagne pour la levée des brevets, alors que les pays d’Europe et d’Amérique du Nord ont accaparé l’essentiel des doses, tout en protégeant les trusts du Big Pharma, bloquant l’accès gratuit aux vaccins pour les autres continents

celle du refus de la politique de Macron et du passe sanitaire, d’une vaccination rendue indirectement obligatoire de façon hypocrite et culpabilisante, pour les soignant-es, les lycéen-nes et dans les lieux de loisir, avec la menace de la suspension du contrat de travail et le licenciement des salarié-es, maintenue en pratique avec la loi. Politique policière et criminalisante qui fait du contrôle par le passe sanitaire une question d’ordre public et de police et qui, par ailleurs, tourne le dos à une réelle politique de vaccination et de santé publique qui doit aller auprès des populations le moins vaccinées et, souvent, le plus à risque. Pire, la politique du passe sanitaire et du test PCR payant crée une dynamique d’évitement, amenant des malades à cacher leur maladie, d’autres à chercher de faux passes sanitaires, d’autres enfin à ne plus aller se faire tester ou soigner, y compris pour d’autres maladies.

Ces deux exigences sont présentées comme contradictoires symétriquement par le gouvernement et par les antivax, les partisans de la vaccination générale devant obligatoirement prendre leur parti de l’obligation du passe sanitaire, et les opposants au passe sanitaire faisant l’impasse sur l’impératif de la vaccination au nom de la « liberté individuelle ».

Nous devons refuser ce schéma binaire et nous positionner tout à la fois:

pour la nécessité de l’organisation, par les services publics de la santé et de la protection sociale, d’une vaccination générale contre le Covid (y compris des plus jeunes)

et pour le refus des méthodes policières et autoritaires du gouvernement qui accroissent le système sécuritaire et policier développé par Macron et servent de substitut à une campagne organisée de vaccination.

On ne peut pas cultiver le flou sur l’une ou l’autre de ces positions, Il faut les gérer, y compris dans les manifestations, tout en essayant de donner une dynamique politique progressiste aux réactions et mobilisations actuelles contre le passe sanitaire et les mesures gouvernementales, manifestations qui vont rester présentes dans les semaines à venir (malgré le mois d’août et l’entrée en vigueur du passe), en s’appuyant notamment sur l’appel unitaire contre les mesures du gouvernement.

Pour ne pas tourner autour du pot, on doit clairement dire que nous sommes pour la mise en œuvre, par une campagne systématique, de la vaccination collective de toute la population contre le Covid (et sûrement donc pour que cette campagne se prolonge par les rappels nécessaires cet automne…), afin de rendre les contaminations les plus marginales possibles. Cela suppose une organisation systématique de la vaccination (alors que celle-ci repose essentiellement aujourd’hui sur une démarche individuelle, notamment par la prise de rendez-vous par internet sur Doctolib), par une politique active des services de santé et de la Sécurité sociale, visant les personnes non vaccinées, les populations et les générations restées le plus à l’écart de la vaccination, en organisant des campagnes, non pas de culpabilisation et de menace, mais de transparence, d’information et de conviction nécessaires. Ce n’est ni une question de police ou de chantage à l’emploi ou à l’éducation. Une grande majorité de la population est favorable à la vaccination et le retard de la France, par rapport à la moyenne de l’UE, pour le nombre de personnes vaccinées est davantage dû au manque d’organisation et de moyens qu’à la partie réticente de la population. Inutile de refaire l’historique des errances du gouvernement cherchant à masquer sans cesse, par des prétextes fallacieux, l’absence de masques, de tests, de vaccins, d’organisation de la vaccination en masse. Ce n’est, par exemple, que depuis début avril que 35 grands centres de vaccination ont été ouverts (dénoncés auparavant comme « vaccinodromes » par le gouvernement) , depuis le 16 avril que les moins de 70 ans sans facteur de comorbidité peuvent prendre rendez-vous pour se faire vacciner (!!!!), depuis le 15 juin que les 12-17 ans peuvent se faire vacciner. De même, on se rappelle l’insistance à dire pendant des mois que les jeunes n’étaient pas à risque, justifiant l’absence de réels protocoles sanitaires dans les collèges et lycées. Au fil de mois, le gouvernement lui-même a flotté avec complaisance sur les réticences à la vaccination générale de la population, au lieu de dire clairement qu’il devrait organiser la vaccination globale pour combattre le virus.

Nous ne sommes pas agnostiques en ce qui concerne la place des vaccinations dans les politiques de santé. Ce n’est pas un choix individuel, une opinion laissée à la liberté et au choix de chacun. C’est une question de santé publique. Il en a toujours été ainsi (sauf contre-indication médicale à la vaccination) et les vaccinations infantiles n’ont jamais reçu que des refus marginaux (même l’extension aux 11 vaccins il y a 4 ans qui s’était faite de façon tout aussi autoritaire avec une totale complaisance pour les trusts pharmaceutiques et sans aucune démocratie sur l’utilité des nouveaux vaccins et l’utilisation des adjuvants). Mais la pandémie du Covid depuis 18 mois, les traitements et les vaccins ont alimenté, notamment en France avec les errements de Macron, le scepticisme et fait les choux gras des thèses complotistes et antivax. Si celles-ci dépassent les milieux habituels, c’est bien que les thèses complotistes (bien présentes parmi les salarié-e-s, et même dans nos milieux syndicaux) ont été renforcées par tous les errements de la communication gouvernementales, des déclarations et décisions contradictoires de Macron, Castex et Cie. Mais c’est aussi l’effet boomerang du manque de transparence et d’association de la population pour tout ce qui a concerné le Covid, des politiques de profits des trusts pharmaceutiques, souvent au mépris de la santé des patients, des scandales créés par la mise sur le marché ou l’utilisation détournée de divers médicaments, comme le Mediator, le Levothyrox nouvelle formule, le Distilbène, et l’absence d’action des pouvoirs publics dans ces affaires. Il en est de même du scandale du chlordécone aux Antilles, qui a alimenté les réticences d’une partie de la population à la vaccination. Tout cela a largement érodé la crédibilité des communications gouvernementales sur le terrain médical, liée à l’absence de transparence et d’une politique réellement indépendante des trusts pharmaceutiques. Enfin, la cacophonie de la communication scientifique a permis que certains réseaux sociaux et des chaînes comme CNews et BFM créent un brouillard et une absence de repères rationnels pour une partie de la population, aucune voix et aucune information ne devenant plus crédible qu’une autre. De manière générale, la perte de crédibilité des dirigeants politiques, la désorganisation et la pénurie de moyens des services de santé et de Sécurité sociale, leur éloignement physique croissant pour la population, liée à la faiblesse d’un mouvement social et ouvrier porteur d’une parole audible, accentuent ce phénomène.

Il est donc vital que se fasse entendre une parole claire et audible concernant les questions de santé publique. Il faut qu’elle fasse le lien entre les exigences sur ce terrain et le combat pour une société fondée sur les biens communs, la gestion publique et transparente de toutes les productions et services vitaux pour la population. Cela concerne aussi bien le domaine de la santé, des transports et de l’énergie. De même la pandémie met en relief les conditions de vie des classes populaires, concentrant plusieurs facteurs qui aggravent la vulnérabilité aux virus et aux maladies en général (habitat, alimentation, souffrance au travail, violences familiales). Cette vulnérabilité est bien la conséquence d’un système économique et politique. Toutes ces questions sont liées et imposent encore davantage le refus de culpabiliser des exploité-es et des opprimé-es rendu-es responsables de leur protection vaccinale plus faible que les classes dominantes ou aisées. Aujourd’hui, si les manifestations regroupent beaucoup de personnes hostiles à l’idée de se faire vacciner, avec des tentatives d’hégémonisation par des antivax et l’extrême droite, elles regroupent aussi des couches, souvent militantes, de personnes soit déjà vaccinées soit qui vont l’être mais qui refusent les diktats de Macron et combattent le gouvernement comme sa politique autoritaire et policière.

C’est bien une question de santé publique, de protection de l’ensemble de la population contre ce virus. C’est une question collective qui concerne toute la société, tout comme l’a été et l’est encore à l’échelle mondiale la lutte contre les épidémies mortelles. C’est bien la découverte de la vaccination par le médecin anglais Jenner à la fin du XVIIIe siècle qui a permis d’éradiquer la variole. La poliomyélite, la diphtérie, la rougeole, le tétanos, la tuberculose ne sont plus des fléaux grâce aux vaccins. Nous nous sommes toujours prononcé-es pour des politiques de santé et de prophylaxie organisées pour protéger la population. Les vaccinations infantiles font partie de ces politiques. Nous ne partageons donc pas la logique antivax, nous la combattons et sommes au contraire pour que l’ensemble de la population de la planète ait accès rapidement et gratuitement aux doses nécessaires pour se protéger, avec évidemment un contrôle public et transparent des produits mis sur le marché. Dans l’état actuel des connaissances disponibles, les vaccins anti covid représentent une efficacité massive réelle et ne présentent pas de risques particuliers par rapport à d’autres vaccins. Bien sûr il ne faut pas nier qu’il y ait des effets secondaires bénins ou plus graves possibles, mais sans rapport avec les chiffres catastrophiques annoncés sur les réseaux sociaux par les antivax, qui mettent en avant ces risques pour refuser les vaccins – et certains parmi eux sont antivax dans l’absolu. Des polémiques identiques ont existé et existent sur tous les autres vaccins, la variole, l’hépatite B, le BCG… avec des campagnes de vaccinations qui ont rencontré des vrais problèmes, limités mais réels… Encore une fois comme pour beaucoup de médicaments, d’actes médicaux ou comme l’hospitalisation elle-même avec les maladies nosocomiales. Cela renforce la nécessité de contrôler et limiter ces effets secondaires, d’un système de santé publique solide et équipé, d’une socialisation des trusts pharmaceutiques, d’une pharmacovigilance publique et indépendante du Big Pharma… Mais cela ne doit pas nous faire rejoindre le camp des vaccinosceptiques.

Par ailleurs, tous les rapports des épidémiologistes préviennent (et prévenaient déjà avant 2020) qu’avec la facilité des transports internationaux, humains et de marchandises, les conséquences de l’urbanisation, des déforestations et des changements climatiques, et la situation sanitaire et de logement des classes populaires dans beaucoup de pays, nous devons nous attendre à d’autres catastrophes sanitaires, notamment par des zoonoses, comme celle du Covid 19. Donc autant essayer d’être clairs et cohérents. En cela la lutte contre les pandémies et la lutte contre les changements climatiques et les méfaits de la mondialisation capitaliste sont directement et durablement liés.

L’hypocrisie du gouvernement est de masquer la nécessité d’une véritable politique de santé publique, avec les moyens nécessaires, et de vaccination générale en faisant porter sur les soignants et les jeunes la responsabilité de stopper la quatrième vague et il mène donc une campagne « d’urgence », pour faire baisser les courbes, contre ces catégories de la population. Pourtant, et depuis des mois, la situation exige, non pas d’organiser des contrôles policiers, des menaces d’amendes, de suspensions de salaire et de licenciements, mais la vaccination collective, dans notre pays et dans le monde entier, avec une campagne de santé publique, notamment auprès des plus précaires: organiser dans les quartiers populaires et auprès des personnes âgées des tournées de personnels de santé et des services sociaux pour amener l’information et les vaccins auprès de celles et de ceux qui y ont le moins accès, mettre à contribution les services de la Sécu (avec le personnel et les moyens nécessaires) et garantir de manière durable un système de santé qui protège la population de nouvelles épidémies, avec des lits et des personnels dans les hôpitaux et dans tous les services de la protection sociale.

La question de la vaccination collective renvoie tout de suite à des maux générés ou aggravés par le système capitaliste : la dégradation de la couverture hospitalière avec le manque de lits et de personnels de santé, le manque de personnels de services sociaux dans les collectivités territoriales, la situation précaire des EHPAD, dont la moitié est privée, le maintien dans le secteur privé de la production pharmaceutique. Dans des départements comme la Seine-Saint-Denis, la pénurie de services sociaux est patente devant l’absence de moyens pour donner accès à la vaccination à des populations précaires. Enfin la question de la prise en charge pratique et financière de l’isolement est toujours béante. Les conditions d’habitat pour une grande partie des familles des classes populaires rendent inopérant tout isolement à domicile et il n’y pas de prise en charge financière globale des frais d’hôtel ou de résidences dédiées.

Macron a décrété l’obligation vaccinale pour « certaines » professions, stigmatisant à grand renfort de presse les soignants « irresponsables » et imposant le passe sanitaire pour les loisirs (bars, restaurants, voyages train/avion) et galeries commerciales, clients et commerçants. Les enseignant-es, policiers, militaires, agents SNCF et des compagnies aériennes (sauf les hôtesses et stewards), postier-es ne sont pas encore concerné-es par l’obligation vaccinale. À juste titre, les syndicats de la santé se sont insurgés devant cette stigmatisation, mesure venant d’un gouvernement qui, il y a quelques mois, obligeait les soignants testés positifs, mais asymptomatiques, à continuer de venir au boulot. De même, SUD Santé et la CGT, tout en refusant la stigmatisation des soignants, multiplient les exigences pour une politique de santé publique, à même de lutter contre cette pandémie… et d’autres zoonoses à venir !

De manière immédiate et pour les semaines qui viennent, il faut évidemment aller vers la vaccination collective en France et assurer la levée des brevets, la production et la gratuité des vaccins pour que toutes les régions du monde qui n’ont pas accès aux vaccins en disposent rapidement. Des effectifs, lits et services en nombre suffisant. Une politique de santé publique revenant sur toutes les coupes faites pour les services de santé dans les collectivités locales.

Combattre pour la vaccination collective contre le Covid, comme mesure de santé publique et non pas comme « libre choix individuel », ne veut pas dire imposer aujourd’hui la vaccination obligatoire contre le Covid qui, en prenant un aspect légal, prendrait aussi un aspect pénal et répressif ! Aussi devons-nous combattre la vaccination obligatoire hypocrite de Macron qui tourne le dos à une campagne de vaccination collective.

On ne peut pas échapper à la question d’être pour ou contre la vaccination collective contre le Covid comme mesure de santé publique visant à protéger l’ensemble de la population. De même, que, en général, on ne peut pas échapper à une prise de position pour ou contre les vaccinations infantiles telles qu’elles existent aujourd’hui (même si on devrait pouvoir débattre de l’utilité des fameuses 11 vaccinations obligatoires), en comprenant bien que la vaccination contre le Covid deviendra, probablement, elle aussi un impératif mondial dans les années à venir, ce qui impose encore plus la gratuité des vaccins et la levée des brevets.

La méthode hypocrite et contraignante utilisée pour arriver à la vaccination (le passe obligatoire) entraîne évidemment une colère importante que n’ont jamais engendrée les autres vaccinations obligatoires. La pénurie hospitalière, l’opacité des contrôles sur les grands groupes industriels pharmaceutiques, les mensonges et incuries successives du gouvernement, les mensonges fréquents et la politique de profits des trusts pharmaceutiques, les méthodes autocratiques et autoritaires du gouvernement entraînent, pour certains, un rejet pêle-mêle de la vaccination et du passe sanitaire, avec un large mécontentement et des manifestations populaires qui rappellent le début des mobilisations des gilets jaunes. Mais elles sont essentiellement motivées par l’obligation de l’instauration immédiate du passe sanitaire et de la vaccination obligatoire sous peine de licenciement ou de suspension de salaire. Soutenir ce mouvement ne doit pas empêcher de combattre les ambiguïtés ou, pire, les positions des antivax sur la nécessité même de la vaccination.

Léon Crémieux

Léon Crémieux est technicien aéronautique à Air France, retraité, et syndicaliste Sud Aérien.

https://www.contretemps.eu/covid-macron-autoritarisme-vaccination-passe-sanitaire/

Pandemia y política de salud pública

https://vientosur.info/ni-covid-ni-macron-pandemia-y-politica-de-salud-publica/

 

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Allons-nous laisser le Covid poursuivre son œuvre de mort, au delà des millions de personnes déjà décédées ? Allons-nous continuer à ignorer l’apparition du variant Delta et ses conséquences ? Allons nous continuer à manifester de la complaisance pour les groupes complotistes et antisémites qui s’opposent à toute mesure sérieuse de santé publique ?

Le combat contre la politique de Macron, ô combien nécessaire, notamment contre les aspects répressifs du passe sanitaire, ne peut pas servir de programme et d’horizon, dès lors qu’il s’agit de la vie des populations et notamment des personnes les plus en difficulté.

Comme pour d’autres déterminants de santé (addictions, obésité etc…) les couches les plus pauvres subissent plus forcément la pandémie. Il faut donc les aider encore plus directement. C’est le mouvement ouvrier et la gauche sociale et politique qui doivent se placer à la tête de la mobilisation pour la santé publique et la vaccination au lieu de pinailler et de s’allier avec les forces les plus obscures. Il est temps d’arrêter de tergiverser, comme c’est le cas actuellement

Ainsi, il est plus que temps que les organisations syndicales lancent un appel aux salariés afin qu’ils-elles se fassent vacciner le plus rapidement possible et dans les meilleurs conditions (lieu de travail, repos etc…)

C’est toute l’histoire du mouvement ouvrier et de la gauche qui ne se sont pas contentés de dénoncer les insuffisances et mauvaises actions des pouvoirs en place mais ont porté des exigences sociales et de santé publique.

Les exemples abondent dans l’histoire : accès aux vaccins, protection maternelle et infantile, lutte contre la tuberculose, droit à l’IVG, lutte contre l’alcoolisme ravageur (sans crainte de la « stigmatisation »).

Il faut rompre avec la passivité et la paralysie envahissantes. Tous ceux et celles qui sont d’accord pour mener ce combat doivent se coordonner et agir en commun avec les forces du monde de la santé qui agissent dans le même sens.

Albert Herszkowicz

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/220721/alerte-et-appel-une-action-progressiste-et-sociale-contre-la-pandemie-covid

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Pour une politique sociale et de santé juste et démocratique

https://france.attac.org/se-mobiliser/marches-des-libertes/article/pour-une-politique-sociale-et-de-sante-juste-et-democratique

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Gérard Chaouat : Vaccins : Comment ça marche ? La panoplie. Faire face à la logique capitaliste

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/09/vaccins-comment-ca-marche-la-panoplie-faire-face-a-la-logique-capitaliste/

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Michel Lepesant et Aude Vidal : Covid-19 : pas question de se sauver soi-même, c’est ensemble qu’il faut lutter

https://reporterre.net/La-democratie-sanitaire-c-est-quand

 

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Judith Mueller : Que répondre à ceux qui hésitent à se faire vacciner contre la Covid-19 ?

https://theconversation.com/que-repondre-a-ceux-qui-hesitent-a-se-faire-vacciner-contre-la-covid-19-153131

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Covid-19 (France) : « Déguiser un refus de vaccination en militantisme pour la défense de l’hôpital public nous semble de la mauvaise foi »

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article59179

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Communiqué du SMG_Refusons de demander le Pass sanitaire_12 aout 2021 A

Communiqué du SMG_Refusons de demander le Pass sanitaire_12 aout B 2021

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Vaccin, Covid-19 et Pass-sanitaire : le bon, la brute et le truand

Le moment est particulier et il est difficile de savoir si une quelconque parole aujourd’hui est encore audible sur la question de la gestion de cette pandémie. La société entière est divisée, les relations se tendent, les positions deviennent de plus en plus tranchées et il y a presque une injonction latente à choisir un camp.

Pendant ce temps le virus diffuse tranquillement parmi nous, mutant dans les pays à fort taux de contamination (Brésil, Inde, Afrique du Sud) et revenant à l’assaut plus fort pour charrier son cortège de souffrance.

Pourquoi chercher encore à convaincre de prendre avec sérieux et responsabilité cette menace virale ? Comment débusquer la façon dont ce virus mais aussi les puissances qui nous dominent, utilisent nos faiblesses et profitent de la situation pour réduire nos perspectives d’avenir ? Où se trouve notre véritable combat ?

La pandémie existe : Certains soutiennent encore qu’elle est une invention, qu’il s’agit d’un grand complot mondial… Je ne porte pas de jugement sur ceux qui réagissent ainsi à l’arrivée d’un nouveau virus mortel et à leur angoisse renforcée par les errances de nos autorités de Santé. Ce type de déni, échappatoire à la violence d’une réalité qui nous dépasse, a déjà été décrit dans l’histoire de l’humanité. Comme les épidémies de peste ont bel et bien existé, la pandémie de Covid-19 existe. Nous l’avons vécue au printemps dernier quand nous avons été envoyés « au front », parfois sans moyens de protection, quand des amis soignants sont tombés malades ou sont morts, quand nous avons été submergés et que nous avons dû augmenter de  150% notre capacité de réanimation et stopper les activités chirurgicales non urgentes… Nous l’avons touchée des doigts quand nous avons organisé, avec une collègue anesthésiste-réanimatrice (Dr Floriane Cicéron), les TEAM-DV (pour décubitus ventral) dans notre hôpital afin de mettre alternativement sur le dos (8h) puis sur le ventre (16h) ces patients en état respiratoire précaire (intubés, ventilés, perfusés) tout en protégeant au mieux leur corps et leur visage du risque d’escarres, en évitant d’arracher les tuyaux qui les relient à la vie et en nous protégeant nous-même du virus. Cette technique, venant en complément d’une prise en charge extrêmement lourde pour les équipes médicales et paramédicales de réanimation, permet de réduire la mortalité par deux (de 32% à 16%). Pour ce qui est des chiffres à Besançon, nous avons eu 96 patients soignés en réanimation par jour au pic épidémique : près de 150 retournements mobilisant chacun une équipe de 6 soignants, 4h matin et soir, en limitant à 10 retournements maximum par demi-journée/équipe… faites les calculs, c’est une organisation, pour le coup, quasi « industrielle ». Nous ne voulons plus vivre cela, les équipes de réanimation sont épuisées.

Le covid-19 est mortel : Au début de l’épidémie, on parlait de 2 à 3% de mortalité, puis les chiffres se sont affinés autour de 0,5-0,7%, ce que certains inconscients qualifient encore de « grippette » en omettant que 0,5% de 67 millions d’habitants, cela fait près de 300 000 morts potentiels à l’échelle de la France. Nous en sommes déjà à 111 000 soit 10 fois plus que la grippe saisonnière. C’est une cause de mortalité évitable (contrairement au cancer du sein par exemple) et qui s’ajoute aux autres causes annuelles de décès. Sommes-nous prêts collectivement à assumer ce prix en vies humaines ? Augmenter le nombre de lits aurait permis d’amortir un peu l’afflux mais sûrement pas de prendre en charge tout le monde en soins intensifs où la mortalité reste de l’ordre de 15%.

Le covid-long menace: Nous avons appris à connaître maintenant un peu mieux les séquelles sur la Santé de la contraction du virus (60% des patients ont encore au moins un symptôme à 6 mois) : épisodes de fièvre, fatigue profonde, toux et difficultés respiratoires persistantes (fibrose pulmonaire), fatigabilité et malaise à l’effort physique, douleurs thoraciques et palpitations, maux de tête et douleurs musculo-articulaires, perte d’odorat et de goût, troubles de mémoire et de concentration, rétraction pénienne… Ce florilège d’effets tardifs balaie à lui seul l’argument de ceux qui défendent la notion d’une maladie bénigne qui ne tue que ceux dont la Santé était très dégradée et qui « allaient de tout façon mourir dans l’année ».

Le traitement miracle n’existe pas : Nous avons vu au début de l’épidémie s’exposer sur les plateaux un étalage de potions magiques vendues par des bonimenteurs dont la soif de notoriété était proportionnelle à leur égo surdimensionné. Ces confrères et consœurs qui sont parfois même allés jusqu’à traiter de « nazis » les collègues réfractaires à leurs théories ont contribué à renforcer la réticence de certains à l’application de mesures sanitaires nécessaires. Ils portent aussi une lourde part de responsabilité dans la défiance actuelle vis-à-vis des vaccins en entretenant l’idée qu’on nous aurait empêché d’utiliser les « vraies molécules à la fois préventives et curatives ». Malheureusement pour nous tous, aucun médicament magique n’a passé le cap des essais randomisés. Seuls les corticoïdes, les anticoagulants, les antibiotiques (en cas de surinfection pulmonaire) ont fait la preuve de leur bénéfice.

Le confinement est un mauvais recours : Une fois le pic épidémique amorcé avec sa croissance exponentielle, le confinement est la seule mesure capable de l’enrayer. Nous en avons vu les effets néfastes sur la population au plan psychologique, social, culturel et économique. Certains ont choisi d‘utiliser les malades et les morts du confinement (suicides, retard de diagnostic et de traitement des cancers) pour argumenter contre les mesures sanitaires prises par le gouvernement et les Préfectures, il faut bien le reconnaître, parfois de façon retardée, chaotique et souvent autoritaire… Mais y-avait-il un autre choix face au risque de rajouter de nouvelles pertes de chance chez des patients que nous n’aurions pas pu prendre à temps en réanimation, en consultation ou en hospitalisation du fait de la captation des lits et des équipes d’anesthésie par les patients hospitalisés. Sur le CHU de Besançon, ce sont plus de 12 000 interventions « non urgentes » qui ont dû être déprogrammées sur 1 an et cela continue… Au niveau national probablement 1 à 2 millions. C’est colossal et ne sera jamais rattrapé qu’au fil de l’eau et au prix d’un allongement des délais de prise en charge.

Les vaccins sont imparfaits mais efficaces : L’année dernière, à l’issue d’une course folle, des vaccins ont été inventés et testés à grande échelle (études randomisées), ce qui a soulevé un magnifique élan d’espoir puisqu’aucun traitement vraiment efficace n’avait été découvert alors que la pandémie flambait en France, en Europe, aux USA et en Amérique du sud (Brésil). Plusieurs types de vaccins ont été développés : virus atténué ou inactivé (Sinovac / Sinopharm), vecteur viral à ADN (Janssen / AstraZeneca / Sputnik) puis les « fameux » vaccins à ARN (Moderna / Pfizer) qui ont une efficacité de l’ordre de 95%, protégeant des formes graves et évitant la réanimation et le confinement. Les trois vaccins les plus utilisés en France (AstraZeneca, Moderna et Pfizer) permettent à nos cellules (principalement au site d’injection) de présenter la protéine « spike » du virus (qui lui permet de pénétrer dans nos cellules) au système immunitaire, ce qui aboutira à la formation des anticorps qui permettront par la suite d’éliminer ou atténuer considérablement le vrai virus si nous le croisions un jour.

Moi aussi, je regrette que notre fleuron du médicament Sanofi-Pasteur n’ait pas été capable encore de produire un vaccin efficace. Moi aussi, j’ai eu mes questionnements par rapport à la rapidité de fabrication de ces « nouveaux » vaccins, en particulier à ARN, mais apprendre que la technologie existait déjà depuis plusieurs années en phase de test m’a rassuré. Moi non plus, je ne pense pas que les Big-Pharma soient des philanthropes puisqu’ils ont et vont encore faire d’énormes bénéfices avec cette pandémie. Moi aussi, je sais qu’ils sont parfois cyniques au-delà de l’imaginable, qu’ils sont capables de frauder sur des résultats, de minimiser les effets secondaires ou de pratiquer la corruption. Mais le fait que la pandémie soit médiatisée et les traitements très surveillés par nos sociétés savantes et nos instances nationales fait que les dérives seront limitées et vite démasquées. Les effets indésirables semblent d’ailleurs très rares et dans la très grande majorité peu graves (syndrome grippal, douleur au site d’injection) : 0,3% pour AstraZeneca, 0,1% pour Moderna, 0,07% pour Pfizer. Bien entendu, comme pour tout médicament, quelques cas d’effets indésirables sévères ont été décrits (décès, thrombose, myocardite/péricardite, syndrome de Guillain-Barré, surdité…) mais sont en fait marginaux quand ils sont mis en rapport avec le nombre d’injections effectuées (69 millions en France) et le bénéfice attendu en termes de santé publique et individuelle.

Maintenant quid des effets sur le long terme ? Évidemment difficile à dire puisque ce sont des vaccins récents mais essayons d’être pragmatiques : a-t-on une autre alternative pour éviter une 4ème ou une 5ème vague, de nouveaux confinements, de nouveaux décès ou covid-longs ? Non. Quid des résistances ? Pour le moment, les données de suivi montrent que les vaccins ont perdu pour l’instant 10% de leur efficacité et continuent en tout cas de protéger efficacement contre les formes graves. Il ne faut pas oublier que plus on laisse circuler le virus, plus celui-ci va trouver des moyens de s’adapter et de muter à nouveau. Ainsi, ne nous réjouissons pas trop vite d’un affaiblissement ces derniers jours du nombre de contaminations et d’hospitalisations car cette épidémie nous a déjà montré qu’elle pouvait rebondir de façon rapide suite au développement d’un nouveau variant. Considérant, l’urgence de la situation et la balance bénéfice-risque favorable, il m’a semblé raisonnable de me faire vacciner. Avec retard dû aux pénuries initiales de vaccin, j’ai reçu mes deux doses de Pfizer (vaccin ARN) en mai et juin dernier et je pense que tout soignant devrait en faire autant afin de réduire le risque pour ses propres patients.

Le Pass-sanitaire est passé en force : Le Pass-sanitaire s’est invité dans notre pays alors que très peu d’autres pays dans le monde en ont validé l’utilisation et l’utilité. Il vient d’être voté à l’Assemblée après avoir été modifié à la marge par le Sénat. En France, on voit bien la démarche employée par le gouvernement qui est d’imposer ce Pass-sanitaire, contre l’opinion, pour contrer le retard pris dans la vaccination de la population. Encore une fois, au lieu de faire une vraie campagne d’écoute, d’explication et de prévention, ce sont la culpabilisation et l’autoritarisme qui priment. On comprend la colère de ceux qui sont dans la rue pour le remettre en cause vu la gestion désastreuse de la pandémie dans notre pays : classement mondial en nombre de décès par millions d’habitants avec près de 120 000 morts, trahison d’Agnès Buzyn, erreurs de communication à répétition, mensonges / omissions, minimisation initiale de la gravité de la maladie ou de l’utilité des masques, pénuries de matériel de protection, de lits de réanimation et de vaccins. La défiance atteint des sommets et devient la marque de fabrique de cet exécutif.

On sent bien aussi la fuite en avant liberticide de ceux qui veulent profiter de chaque crise pour accroître un peu plus le contrôle de l’État sur les citoyens : ce fut le cas des attentats terroristes, ce fut le cas des Gilets Jaunes et c’est le cas aujourd’hui du Covid-19. Ce n’est pas une simple vision de l’esprit quand la législation ainsi modifiée restreint nos libertés pour soi-disant « mieux nous protéger » alors même que ces lois, dites « scélérates » car vouées à perdurer offrent à nos dirigeants de plus en plus de pouvoir hors du contrôle des instances démocratiques mais aussi plus de déconnexion vis-à-vis des désirs ou des besoins réels de la population. Une fois votées, elles s’imposent à nous, tous les jours, s’immisçant dans nos vies privées, grignotant nos libertés individuelles et collectives par des contrôles répétés et des surveillances démultipliées : État d’urgence attentat, État d’urgence sanitaire, Loi sécurité globale.

Le Pass-sanitaire vient compléter l’édifice en introduisant maintenant la possibilité d’être contrôlé de façon systématique avec un « passeport numérique » (donc tracé) dans son propre pays et dans toutes les activités du quotidien (shopping, sport, cinéma, restaurant, spectacles…). Le Pass-sanitaire créera aussi de facto des discriminations entre citoyens selon qu’ils soient vaccinés ou non vaccinés, faisant fi des éventuelles difficultés d’accès à la vaccination, contre-indications médicales ou objection de conscience. Que penser d’un outil numérique qui aboutirait à la suppression du salaire d’un employé sans licenciement (mais aussi sans chômage ni indemnités) si le Pass n’était pas actualisé ? Avec ce Pass-sanitaire, dont l’utilité est vantée souvent de bonne foi par certains de mes confrères et consœurs, la voie est à présent grande ouverte pour une surveillance à plus grande échelle de la population. La Défenseure Des Droits ne s’y est pas trompée, elle qui a relevé dans son rapport pas moins de 10 points d’alerte dans ce projet de loi. Quand on voit l’évolution de nos « démocratures », ou l’exemple de la Chine (qui fait en réalité rêver de nombreux États avec son permis-social à points), et quand on évalue l’efficacité réelle de telles lois, on peut se poser la question du but final recherché. Compte tenu des risques que fait peser sur nos libertés ce Pass-sanitaire, on est alors légitimement en droit de le remettre en question, ce qui n’est pas du tout incompatible avec le choix de se faire vacciner. Ce sont mes choix.

C’est dans un contexte social, politique et sanitaire dégradés, que nous avons pris en pleine face cette pandémie de Covid-19. Si l’on veut se donner une chance de sortir de cette stratégie de confinement-déconfinement dévastatrice pour notre société, la vaccination semble, à l’heure actuelle, la seule alternative sur laquelle on peut raisonnablement parier. Et ce n’est pas un choix politique cohérent, à mon sens, que de refuser un vaccin pour sanctionner ou critiquer un gouvernement : ceci doit se faire dans les urnes ou à défaut dans la rue. Ensuite, ce sera à nous de défendre concrètement notre système public de Santé, saccagé depuis 30 ans par les gouvernements successifs, à nous de demander la création d’un « Pôle Public du Médicament » pour produire, indépendamment des grandes firmes, les thérapies du quotidien mais aussi celles qui permettront de soigner les maladies rares ou émergentes et à nous de nous battre pour plus de démocratie sanitaire et de démocratie tout court.

Laurent Thines

Laurent Thines, professeur des universités et praticien hospitalier en neurochirurgie au CHRU de Besançon, a accompagné la mobilisation des gilets jaunes, qu’il a vu dès novembre 2018 comme « un mouvement de révolte et d’émancipation citoyenne des déclassés de la République ». En janvier 2019, face à l’épidémie d’éborgnements, de mains arrachées, de visages fracassés, il a lancé une pétition de soignants afin de sensibiliser l’opinion à la dangerosité réelle de ces armes de guerre. A la même époque, il s’était engagé au sein du Collectif Inter-Hôpitaux pour défendre le système public de Santé avant de démissionner en janvier 2020, avec plus de mille autres chefs de service, de ses fonctions administratives afin de dénoncer la marchandisation de l’hôpital.

NB : article préalablement publié dans Libération le 27/07/2021 dans le Journal d’épidémie de Christian Lehmann

https://blogs.mediapart.fr/laurent-thines/blog/030821/vaccin-covid-19-et-pass-sanitaire-le-bon-la-brute-et-le-truand

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Communiqué CGT, FSU, Solidaires :
Passe sanitaire et obligation vaccinale

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La CGT, Solidaires, et la FSU saisissent le Conseil constitutionnel pour la défense des droits fondamentaux des travailleuses et travailleurs

Si la vaccination a fait ses preuves depuis des années, elle ne peut se faire dans n’importe quelles conditions et à n’importe quel prix. C’est par l’information, la pédagogie, le débat que les doutes peuvent être levés et non par la menace et la contrainte.

Plusieurs organisations dont la CGT, Solidaires, et la FSU ont déposé aujourd’hui auprès du Conseil constitutionnel une contribution extérieure sur la loi relative à la gestion de crise sanitaire. Pour nos organisations, cette loi s’attaque à plusieurs grands principes constitutionnels :

  • le droit à l’emploi,

  • l’égalité et l’interdiction de discrimination,

  • le respect de la vie privée et le droit à la protection sociale et de la santé publique.

Derrière la mesure emblématique de rendre obligatoire la vaccination des personnels soignants, plusieurs dispositions remettent en cause nos droits fondamentaux. Parmi celles-ci, l’accès à certains lieux recevant du public va être conditionné à la détention d’un « passe sanitaire » pour les personnes les fréquentant et pour les salarié.e.s y travaillant. Dans ce cadre, la loi va notamment renforcer la subordination des salariés en octroyant aux employeurs des nouvelles dispositions disciplinaires non encadrées et ne pouvant être contrôlées ni par l’inspection du travail ni par la médecine du travail. Elle va créer ou accentuer anticonstitutionnellement de nouvelles discriminations entre salarié.e.s, en fonction de la nature de leur contrat de travail, du poste occupé ou de la branche professionnelle et du lieu dans lesquelles ils exercent leur profession.

Pour ces raisons, le Conseil constitutionnel ne peut que déclarer l’inconstitutionnalité de la loi et invalider les dispositions discriminatoires qui portent atteinte à nos droits fondamentaux.

Pour nos organisations, l’endiguement de la pandémie relève des politiques de prévention et de santé publique, plutôt que de le renvoyer à la responsabilité des seuls individus. Pour cela, il faut des moyens pour l’hôpital public, les services de santé au travail, les personnels et lever les brevets des vaccins … tout le contraire de ce qui a été fait pendant la crise sanitaire.

Sans préjuger des décisions qui seront prises par le Conseil constitutionnel, nos organisations restent mobilisées et appellent les travailleuses et travailleurs à s’organiser sur leurs lieux de travail afin de faire respecter l’obligation faite aux employeurs de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et préserver la santé physique ou mentale des salarié.e.s.

 Paris, le 3 août 2021

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LKP : Au président de la république française,
à propos de l’obligation vaccinale et le pass sanitaire

LETTRE OUVERTE LKP 1

LETTRE OUVERTE LKP 2

 

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Oui à la vaccination ! Non au flicage et à la régression sociale !

Depuis plus d’un an, le monde entier est bouleversé par la pandémie de Covid19. Cette crise est multiple et a de nombreuses conséquences dans le domaine de la santé en premier lieu mais, aussi, sur les questions économiques et sociales ainsi que sur le plan de la démocratie.

Elle a mis en avant les limites et les conséquences désastreuses de décennies de politiques libérales menées pour le seul profit des intérêts capitalistes. Une nouvelle fois, nous mesurons l’acharnement mis en œuvre pour inventer de nouvelles contraintes et de nouvelles diversions afin de masquer les échecs successifs face à la gestion de la pandémie. Dernière en date : l’extension du Pass sanitaire et l’obligation de vaccination. Alors que la ministre du Travail affirmait, en novembre dernier, que les mesures barrières étaient suffisantes pour protéger les salarié.e.s, elle leur impose aujourd’hui un pass sous menace de sanctions.

Le variant Delta fait craindre une nouvelle vague épidémique en France et dans d’autres pays du monde, il ne faut pas la minimiser : les chiffres des nouveaux cas quotidiens sont là.

Nous réaffirmons la position de la CGT sur la vaccination, progrès sanitaire et social partout dans le monde. Le vaccin doit être gratuit pour toutes et tous. Cependant, la vaccination ne peut se faire dans n’importe quelles conditions et à n’importe quel prix. Nous avons bien conscience que des doutes existent sur les vaccins. C’est par l’information, la pédagogie, le débat qu’ils peuvent être levés. Certainement pas par la menace et la contrainte.

Une maladie mondiale nécessite une réponse et une coordination mondiale. Nous en sommes pourtant bien loin : seulement 1% des doses ont été administrés dans les pays pauvres. Des pays en capacité de produire des vaccins ne peuvent le faire car ils ne disposent pas des brevets… Nous réaffirmons la nécessité de la levée de la propriété privée sur les brevets qui empêche la diffusion des vaccins dans le monde, tout en étant source de profits inadmissibles.

Nous rappelons les incidences de classe de cette épidémie : Les personnes les plus susceptibles de développer une forme grave du virus se trouvent parmi les classes défavorisées. Viennent ensuite celles qui vivent dans des conditions d’habitation défavorables – avec une surface de moins de 18 m² par personne, les risques de Covid grave sont multipliés par deux –, puis les personnes exposées à une pollution environnementale significative (urbaine ou industrielle). Ce sont les territoires où vivent les populations les plus aisées qui ont les plus hauts taux de vaccination.

Tout en réaffirmant avec force notre position sur la nécessité de la vaccination, nous nous opposons à toute obligation ainsi qu’à toutes mesures antisociales. Face au débat actuel, soyons pour la pédagogie et le bon sens. Nous ne devons pas tomber dans le piège qui nous est tendu de la division entre les travailleur.euse.s car les autres enjeux de la période sont les annonces suivantes du président de la République : la réforme de l’assurance chômage, suspendue par le Conseil d’État il y a un mois, qui pourrait bien être remise sur la table dès la rentrée et la réforme des retraites qui serait engagée « dès que les conditions sanitaires seront réunies. » C’est-à-dire certainement après les élections présidentielles. C’est exactement ce que préconisait le président du Medef, Geoffroy Roux De Bézieux, qui affirmait récemment qu’il fallait passer l’âge de départ en retraite à 64 ans, contre 62 actuellement, mais que la réforme devait être effectuée après l’élection présidentielle. Pour lui, la réforme de l’assurance chômage est plus urgente que celle des retraites.

Il est inadmissible que cette crise sanitaire serve de prétexte à une nouvelle casse sociale et démocratique. Il est inadmissible que les employeurs puissent contrôler l’état de santé des salariés et suspendre unilatéralement leur contrat de travail à la seule présomption de maladie, sans avis du médecin du travail. Il est inadmissible qu’ils puissent interrompre avant leur terme les contrats de travail à durée déterminée et les contrats de travail temporaire. Au final, la loi fragilise encore davantage le contrat de travail et aggrave le rapport de subordination en renforçant le pouvoir des employeurs vis-à-vis des salarié.e.s.

Alors que ces enjeux relèvent des politiques de prévention et de santé publique, le gouvernement persiste à renvoyer aux seuls individus l’endiguement de la pandémie.

Finissons-en avec ce virus qui a fait trop de victimes. Continuons à nous mobiliser pleinement pour la défense et le renforcement des services publics, pour la création d’emplois dans les hôpitaux publics, la relocalisation des productions médicales stratégiques, gagner les 32h, le smic à 2000 euros, la retraite à 60 ans, l’égalité salariale femmes-hommes, l’augmentation des salaires… et que l’on ne nous dise plus que c’est impossible ; les 500 plus grosses fortunes de France explosent une fois de plus leur record : elles détiennent désormais un patrimoine total de 1000 milliards d’euros et ont profité de la pandémie, voyant ainsi leur fortune augmenter de 30% par rapport à l’année dernière !

Montreuil, le 26 juillet 2021

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Vaccination, pass sanitaire … après l’ignorance, voilà le mépris !

Il aura fallu plus d’un an après le début de la pandémie pour que le président de la république, dans son allocution du 12 Juillet, reconnaisse que les cheminot-e-s de première ligne existent.

Mais malheureusement ce n’était pas pour remercier les salarié-e-s qui ont assuré la continuité du service public de transports de marchandises et de voyageurs au plus fort de la crise et pendant la catastrophe climatique de la vallée de la Roya mais bien pour annoncer des mesures de contraintes supplémentaires aux cheminot-e-s et aux usagers. Pour la fédération SUD-Rail, si nous sommes favorables à la vaccination, le libre arbitre doit rester la règle. Nous déplorons qu’aucun dialogue d’aucune sorte n’ait été engagé avec les salarié-e-s des entreprises ferroviaires, comme de la sous-traitance, et leurs représentants sur la question de la vaccination obligatoire et des pass sanitaires.

Depuis des mois, Etat et direction refusent l’ouverture des cabinets médicaux SNCF pour la vaccination !

SUD-Rail déplore l’attitude de la direction SNCF et du gouvernement qui depuis des mois se refusent malgré la demande unanime des organisations syndicales représentatives d’ouvrir les cabinets médicaux SNCF à la vaccination ou à la mise en place de tests antigéniques Cette démarche aurait permis à l’ensemble des agents de pouvoir recevoir une protection vaccinale ou une procédure de tests dans le cadre professionnel, notamment face aux risques de contact avec le public. Pour rappel, SNCF Voyageurs, c’est 70 000 agents sur les 215 000 du groupe SNCF en France dont 12 000 conducteurs de ligne, 9 000 contrôleur-euse-s et 12 000 agents de ventes et d escale, autant d’agents qu’il faudrait maintenant vacciner de manière obligatoire dans les 15 prochains jours. Refus hier ; Obligation aujourd’hui… Ignorance hier, Mépris aujourd’hui… Ce gouvernement aura démontré encore une fois, pendant cette crise, sa gestion incohérente toujours dans l’urgence, et son dédain à l’encontre des salarié-e-s de la SNCF et plus globalement pour le service public en général.

L’impossible mesure du pass sanitaire obligatoire dans les trains

Pour le président, chaque personne voyageant dans un train « longue distance » devra présenter un pass sanitaire vaccination ou test pcr pour effectuer son voyage. Outre la définition précise de longue distance, c’est bien la question de la faisabilité d’un tel dispositif de contrôle qui se pose. En l’état, le nombre de cheminot e s, l’organisation du travail et l’absence de personnels dans de nombreuses gares rendent concrètement impossible la mise en place d’un tel dispositif pour les 750 TGV (300 000 voyageurs en moyenne et 220 trains intercités quotidien 100 000 voy/moy). L a fédération SUD Rail ne validera pas un dispositif global qui fait porter l’entièreté de la responsabilité et des processus à des salarié e s qui n’en n’ont ni les prérogatives, ni la formation et qui sont en nombre très insuffisant pour le faire. Nous refusons que cette charge soit confiée aux contrôleurs à bord des trains pour des questions de sureté des personnels et de prise en charge des usagers en infraction.

SUD-Rail reste aux cotés des salarié-e-s pendant la crise et luttera pour le respect du libre arbitre et des conditions de travail de chacune !

https://sudrail.fr/Vaccination-pass-sanitaire-Apres-l-ignorance-voila-le-mepris

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Droit aux vaccins et aux traitements

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Objectifs

Vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et notamment ses articles 114, 118 et 168, nous demandons à la Commission de proposer une législation pour: 

  • veiller à ce que les droits de propriété intellectuelle, brevets compris, n’entravent pas l’accessibilité ou la disponibilité de tout vaccin ou traitement futur contre la COVID-19; 

  • garantir que la législation de l’UE relative à l’exclusivité des données et à l’exclusivité commerciale ne limite pas l’efficacité immédiate des licences obligatoires délivrées par les États membres;

  • instaurer des obligations juridiques pour les bénéficiaires de fonds de l’UE en ce qui concerne le partage de connaissances, de propriété intellectuelle et/ou de données sur les technologies de la santé liées à la COVID-19 dans le cadre d’une communauté de brevets ou de technologies; 

  • instaurer des obligations juridiques pour les bénéficiaires de fonds de l’UE en ce qui concerne la transparence relative aux contributions publiques, aux coûts de production ainsi qu’aux clauses garantissant l’accessibilité et le caractère abordable combinées aux licences non exclusives.

https://eci.ec.europa.eu/015/public/#/screen/home

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Pétition européenne : « Vaccins contre la covid-19 :
il faut plus de transparence pour restaurer la confiance »

SIGNER LA PÉTITION

La France a commencé à vacciner. Porteur d’un immense espoir, interrogations et inquiétudes néanmoins demeurent. La rapidité de conception des vaccins et l’opacité autour des contrats passés avec les entreprises pharmaceutiques alimentent doutes et méfiance. Les lenteurs de la campagne de vaccination inquiètent. Pour gagner la bataille contre le virus il est urgent de restaurer la confiance.

Présenté comme la solution clé pour mettre fin à la pandémie, le vaccin est devenu l’objet de surenchères et de spéculations. Le modèle économique de l’industrie pharmaceutique, largement financiarisé, mène en effet à ce que la course aux profits prenne le pas sur la santé. Ainsi, en conformité avec les règles de ce marché, dès mai le PDG de Sanofi jouait la concurrence entre Américain-e-s et Européen-ne-s pour tenter de vendre au plus offrant un vaccin qui n’existait pas encore.

Et ça a marché ! Sanofi a obtenu des Etats-Unis 2,1 milliards de dollars et 200 millions d’euros du gouvernement français (tout en versant près de 4 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires et menaçant de licencier en France et en Europe) pour financer la recherche, le développement et la production du précieux sésame. En tout, ce ne sont pas moins de 10 milliards de dollars d’argent public qui ont été déversés sur les grands laboratoires pharmaceutiques depuis le printemps.

Face à cette montagne de financements publics mobilisés pendant la pire récession économique que le monde ait vécu en un siècle, on est en droit de s’attendre à la plus grande des transparences et que cet effort soit utilisé pour le bien commun et non pas pour les intérêts privés de quelques-uns. D’ailleurs, 76% des Français et des Françaises entendent que le vaccin soit largement partagé sans devenir le privilège de quelques-uns [1].

Pourtant c’est bien une course folle aux vaccins que l’on constate depuis des mois. Les pays les plus riches ont tellement accaparé de doses que certains sont en mesure de vacciner deux, trois, voire quatre fois leur population. L’ennui c’est qu’à ce rythme les 2/3 de l’humanité n’y aura pas accès avant 2022, prolongeant d’autant la crise sanitaire, économique et sociale qui nous bouleverse.

Et alors qu’une partie de la population exprime de la méfiance, les contrats avec les entreprises pharmaceutiques sont négociés dans le plus grand des secrets. Ce même manque de transparence s’observe sur les procédures de contrôle et de mise sur le marché des vaccins. Cette opacité est dangereuse. Elle instille le doute quand il faudrait au contraire donner confiance en mettant les citoyen-ne-s au cœur d’un sujet qui concerne leur santé et celle de leurs proches.

Ce manque de transparence semble surtout faire le jeu des laboratoires pharmaceutiques, grands gagnants de la pandémie. Alors que les gouvernements imposent depuis des mois de féroces restrictions à nos libertés pour combattre le virus, ils se montrent bien faibles et incapables d’imposer aux Big Pharma de nouvelles règles du jeu qui fassent prévaloir la coopération sur la compétition. Ces derniers, après avoir engrangé des financements publics colossaux, demeurent libres de fixer leurs prix comme bon leur semble (certains prévoyant de grasses marges bénéficiaires) et de maintenir leurs monopoles au risque de limiter les capacités de production.

La « gratuité du vaccin » telle qu’annoncée par le président de la République ne doit pas signifier grever encore plus le budget de la sécurité sociale en faisant payer de façon détournée des sommes exorbitantes aux contribuables. Faire des vaccins et traitements contre les pandémies des biens publics mondiaux doit passer par le partage des droits de propriété intellectuelle et des savoirs. C’est aussi encourager le développement de capacités publiques de production et de distribution pour que notre santé ne dépende pas des choix financiers de quelques grandes entreprises.

C’est parce que nous refusons que certains tirent des profits sur la pandémie qu’UNE PÉTITION EUROPÉENNE a été lancée pour exiger des vaccins et des traitements sûrs, transparents, accessibles à tou-te-s ! En mobilisant un million de signatures à travers le continent nous pourrons faire entendre et exiger une réponse solidaire à la crise.

Coalition française de l’initiative citoyenne européenne sur les vaccins et traitements anti-Covid19

Ligue des droits de l’Homme (LDH), Mouvement pour la paix, Oxfam France, People Health Movement France, Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Convergence des services publics, Fondation Gabriel Péri, CGT confédération, Fédération CGT de la santé et de l’action sociale, Fédération nationale de l’industrie chimique CGT, Convergence, FSU, Fédération Sud Santé sociaux, Parti communiste français (PCF), La France insoumise, Europe écologie-Les Verts (EELV)

 

Paris, le 5 février 2021

https://www.ldh-france.org/vaccins-contre-la-covid-19-il-faut-plus-de-transparence-pour-restaurer-la-confiance/

 


En complément possible :

ae0303bad0694056-87854

Pourquoi je me suis fait vacciner contre la Covid-19 – par Marc Zaffran/Martin Winckler

Face au covid-19 tout le monde mérite protection

Pierre Khalfa : Sur la vaccination… :

Covid-19 (France) : Refusons le projet de loi sanitaire et les régressions sociales

Oui à la vaccination, non au passeport sanitaire et aux licenciements ! 

« Plus nous vaccinerons, moins nous laisserons de place au virus », oui mais…

USP : Sommes-nous des obligés ? 

Arya Meroni : Quelques réflexions sur la contestation à la politique sanitaire

Fabien Marcot : Variant delta, vaccination, passe sanitaire : que faire (quand on est de gauche) ?

Aude Vidal : Covid-19, une pandémie si moderne ?

Mustapha Saha : Le pire des mondes 

Confédération paysanne : Pass sanitaire : l’obligation vaccinale déguisée entrave nos libertés

Union syndicale Solidaires : Vaincre le virus, préserver nos droits et libertés, changer le système

CGT : Une intervention présidentielle « hors sol » et pleine de contradictions

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/19/politique-sanitaire-vaccins-pass-sanitaire-quelques-textes/ 

Décider d’agir ensemble pour ne pas subir

Ouvrage collectif – Les furtifs. Coordonné par Fabienne Orsi : Soigner. Manifeste pour une reconquête de l’hôpital public et du soin

Interview de Fabienne Orsi, coordinatrice de l’ouvrage

L’appel du Vinatier contre les Assises de la psychiatrie couchée

Deux propositions de tract co-écrites au début de la pandémie

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/01/decider-dagir-ensemble-pour-ne-pas-subir/

Création d’un réseau de résistance internationale des soignant.es !

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/06/06/creation-dun-reseau-de-resistance-internationale-des-soignant-es/

Mettons fin au système de brevets privés ! Pour une industrie pharmaceutique sous contrôle social et un système de vaccination public, universel et gratuit

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/05/25/mettons-fin-au-systeme-de-brevets-prives-pour-une-industrie-pharmaceutique-sous-controle-social-et-un-systeme-de-vaccination-public-universel-et-gratuit/

Appel à la mobilisation internationale de la santé

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/05/12/appel-a-la-mobilisation-
internationale-de-la-sante/

Stephen Bouquin : Pandémie et santé mentale. Quelques réflexions à propos du « corona-blues »

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/05/05/pandemie-et-sante-mentale-
quelques-reflexions-a-propos-du-corona-blues/

Covid et santé publique. « Nous avons besoin d’un vaccin social ! »

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/11/covid-et-sante-publique-nous-avons-besoin-dun-vaccin-social/

Vaccination, droits de la santé et travail des femmes dans la pandémie

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/09/vaccination-droits-de-la-sante-et-travail-des-femmes-dans-la-pandemie/

Des vaccins et une santé publique gratuite pour toutes et tous, partout dans le monde !

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/08/des-vaccins-et-une-sante-publique-gratuite-pour-toutes-et-tous-partout-dans-le-monde/

Pour le droit à la gratuité des soins de santé publique pour toutes les populations

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/04/pour-le-droit-a-la-gratuite-des-soins-de-sante-publique-pour-toutes-les-populations/

Jean-Pierre Martin : La santé mentale au temps du coronavirus

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/02/la-sante-mentale-au-temps-du-coronavirus/

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