Se remplir les poches de littérature internationale

Japonaise : Yukio Mishima

« Confessions d’un masque », écrit en 1949, est un roman d’initiation, de lien entre le désir et l’art, sur l’impossibilité d’être homosexuel dans le carcan des us et coutumes du Japon. La nécessité de porter des masques s’impose pour vivre dans cette société. Le drame quelquefois comique se noue. Il emportera l’auteur qui se donnera la mort, en novembre 1970, en un spectacle sublime.

« Confessions d’un masque », Folio, Nouvelle traduction par Dominique Palmé


Russe : Victor Remizov

« Devouchki », le roman de deux jeunes filles habitant la Sibérie partant à l’aventure pour découvrir Moscou. Un récit quasi documentaire du faste de la Capitale qui dissimule une pauvreté souterraine et de l’écart avec les autres villes ou villages qui vivent dans un autre monde. Une ode à la jeunesse, aux filles, pour qu’elles trouvent un chemin qui permette leur émancipation. A découvrir

« Devouchki », 10/18, traduit par Jean-Baptiste Godon


Bulgare : Victor Paskov

Une amitié filiale entre un vieux luthier Tchèque et Victor, le fils d’un trompettiste habitant dans le quartier juif de Sofia. « Ballade pour Georg Henig » – un titre qui fait le lien entre la musique et la littérature – exerce une influence durable sur le lecteur qui voudrait rester encore et encore avec Victor. Paskov est l’un des grands écrivains bulgares qu’il faut découvrir de toute urgence.

« La ballade de Georg Henig, Mikros/Editions de l’Aube, traduit par Marie Vrinat qui présente aussi l’auteur.

Américaine : Andrew Ridker


« Les altruistes », une nouvelle version d’affaires de famille dans l’Amérique d’aujourd’hui marquée par l’individualisme et le souci de réussir, dans le sens de devenir riche, sans esprit de solidarité. Un repas de famille qui laissera des traces. Un gros succès de librairie aux Etats-Unis.

« Les altruistes », 10/18, traduit par Olivier Deparis

Espagnole et Basque : Dolores Redondo


« La trilogie du Baztàn », se situe dans la vallée de la Navarre et mêle allégrement mythes du pays basque et enquête policière de l’enquêtrice Amaia Salazar, partagée entre époux et enfant. Ces trois recherches sont entourées d’une brume puissante qui ne laisse pas distinguer la fausse de la vraie sorcellerie. Un peu touffus parfois, « Le gardien invisible », « De chair et d’os » et « Une offrande à la tempête » permettent de faire connaissance avec les légendes du pays basque et la réalité de notre monde moderne, violent et âpre qui fait des individus des foyers de bombes, incapables qu’ils sont de dominer à la fois leurs pulsions et les contradictions d’une société qui se refuse au collectif et à la mémoire. Elle décrit aussi les double sinon triple journée de travail de l’enquêtrice.

« Le gardien invisible », traduit par Marianne Million, « De chair et d’os », traduit par Anne Plantagenet, « Une offrande à la tempête », traduit par Judith Vernant, Folio/Policier

Nicolas Béniès

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