Communiqué de Résistance Lesbienne – Agression lesbophobe à la Marche des Fiertés le 26 juin à Paris 2021

Noues, lesbiennes féministes radicales, noues sommes constituées en groupe de résistance contre le terrorisme patriarcal et contre l’invisibilisation des lesbiennes par les milieux queer et GBT. À l’heure où des hommes peuvent entrer sur simple déclaration de se « sentir femme » dans les espaces qui noues sont réservés (sport, prisons, refuges, etc…), à l’heure où les lobbys pharmaceutiques et chirurgicaux font subir à des adolescentes des opérations mutilantes pour modifier des corps en parfaite santé dans une indifférence générale de la majorité, noues refusons de laisser le débat opposant queer et féminisme radical confiné aux seuls milieux LGBT. Noues avons décidé de marcher en tête de la Marche des Fiertés de Paris le samedi 26 juin 2021 pour visibiliser nos revendications qui ne sont ni plus ni moins la demande du respect de nos corps, de notre sexualité et de notre intégrité morale et physique.

Dans une ambiance sorore et galvanisée, noues avons marché avec nos banderoles, nos slogans et notre courage féministe dans un esprit de non-violence et dans le seul but de visibiliser nos revendications, ce qui est notre droit en démocratie, d’autant plus le jour de la Pride, censée représenter la force de nos luttes en tant que femmes homosexuelles dans une société encore hétéro-patriarcale.

Noues étions confiantes d’avoir un espace d’expression dans ce cadre, malheureusement, noues avons été physiquement et psychologiquement attaquées pour avoir osé remettre en cause l’idéologie queer. Alors que noues étions arrêtées en face d’un cordon de police, deux hommes s’identifiant manifestement comme « femmes trans » sont venus face à noues, noues ont fixées d’un air menaçant jusqu’à ce que l’un d’entre eux s’avance et arrache violemment l’une de nos banderoles. Cette banderole affichait ce slogan : « Les Lesbiennes ont besoin de féminisme, pas de transition mutilante. ». L’un d’eux, sourd à nos appels au calme et refusant notre volonté de ne pas interagir avec lui, a persisté dans ses gestes violents, frappant l’une d’entre noues au bras au point que la police, d’abord passive, a dû intervenir pour l’écarter de notre groupe. Bien que choquées, noues sommes restées conscientes de notre bon droit et avons voulu démontrer qu’aucun terrorisme patriarcal ne noues ferait ni taire ni reculer. Cependant, le deuxième individu a continué à tourner autour de notre groupe et à noues interpeller, s’approchant très proche de nos visages et de nos corps au point que noues avons dû lui intimer la nécessité de s’éloigner en tendant nos bras en avant. De nouveau, malgré nos demandes, il a persisté à noues crier dessus avec un regard vide et haineux qui noues a fait noues sentir menacées. Noues n’étions plus seules en ce début de cortège, plusieurs lesbiennes noues suivaient déjà depuis quelques temps et chantaient avec noues nos slogans, mais l’intervention de ces deux individus a jeté un froid et une ambiance de terreur qui n’a fait que s’accentuer au fur et à mesure qu’ils ameutaient d’autres personnes en leur demandant d’intervenir et de noues éjecter de cette marche. Ils sont allés voir la police, leur demandant de noues faire partir, en prétendant que noues avions des propos discriminants, alors que noues revendiquions simplement le fait d’être lesbienne et ce que cela implique, à savoir le fait de ne pas être attirées par les pénis. Ils ont également ignoré les appels au calme des agents et ont commencé à ameuter de nombreuses personnes autour de noues qui noues ont huées, insultées et fait des gestes menaçants. C’est à ce moment que noues avons trouvé plus judicieux de partir, craignant pour notre sécurité. Noues avons pu constater après l’action que noues avions vu juste, découvrant avec effroi des publications sur les réseaux sociaux d’hommes transidentifiés exprimant leurs regrets de n’avoir pu noues tabasser, après s’être « mis en formation » Place de la République.

Mais la violence et l’intimidation n’étaient pas terminées puisqu’elles ont continué sur internet. Au-delà des accusations de transphobie pour avoir scandé « une femme non-féminine n’est pas un homme » ainsi que « un homme en jupe n’est pas une femme », noues avons fait face à des appels à la « dénonciation publique » ainsi qu’à des menaces incitant à noues retrouver et incitant les réseaux « transfem » à se rassembler pour mener des actions contre noues. Face à cette inversion de réalité où celles qui défendent leurs droits, et notamment celui de pouvoir garder les mots qui désignent notre réalité comme « femme », « lesbienne », « homosexuelle » ou encore « orientation sexuelle », deviendraient les agresseuses et les violentes, noues avons voulu rétablir cette vérité car, quelque soient les menaces, quelque soient les intimidations, la diffamation, noues refusons d’être silenciées. De plus, bien que nos agresseurs aient été des hommes blancs, et bien que noues étions des femmes lesbiennes féministes radicales de toutes les couleurs, européennes et non européennes, ils ont relayé sur les réseaux sociaux que noues n’étions que des « faces de craies », blanches et racistes. De ce fait, plusieurs d’entre noues, afro-descendante, maghrébine et asiatique se sont senties invisibilisées en tant que lesbiennes féministes radicales et dépossédées de leur droit de parler de leurs revendications en tant que femmes racisées issues de l’immigration. Ceci est une preuve de plus de l’utilisation de l’antiracisme en tant que trophée ou d’alibi par les milieux queer qui instrumentalisent cette lutte pour diviser les femmes dans le féminisme radical.

Des générations de femmes se sont battues pour avoir le droit de connaître et de vivre avec leur corps, pour affirmer leur orientation sexuelle, et pour trouver les mots qui désignent nos oppressions et les violences que les hommes noues font subir. Noues ne laisserons pas des hommes noues enlever ces droits et cette existence politique et matérielle : les lesbiennes existent et n’ont pas peur de parler.

Face à ce déferlement de haine auquel noues faisons face depuis notre action, et face aux propos calomnieux relayés par notre agresseur qui noues accuse d’un harcèlement dont noues noues permettons de douter, noues dénonçons aujourd’hui le silence complice des médias. Noues dénonçons également le soutien indécent apporté à notre agresseur par les différentes organisations « féministes » et LGBT malgré la vidéo qui montre clairement la véritable tournure des évènements. Noues exigeons non seulement des excuses mais également un soutien public.

Noues ne demandons pas un soutien pour nos revendications, mais une reconnaissance de la violence que noues avons vécue et que noues vivons encore en tant que lesbiennes et en tant que femmes. Noues sentons une impunité à l’égard des attaques misogynes lorsque celles-ci sont faites aux féministes radicales, ce qui est inacceptable. Notre agresseur et les queer dénoncent un cyberharcèlement de la part des féministes radicales: qu’il nous fournissent les preuves car, pour notre part, noues en avons plusieurs allant des insultes misogynes aux menaces de mort et de viol. Aucun journaliste ne noues a contactées pour avoir notre version des faits. Un article sur le blog de Mediapart dénonçant la violence que noues avons subie a même été censuré. Or, noues pensions que pour se faire un avis objectif sur un sujet donné, il était important, pour ne pas dire nécessaire, d’essayer d’avoir chaque version des faits avant de prendre position. Ce qui, lorsqu’il s’agit de féminisme radical, n’est apparemment plus le cas. Comment se fait-il que personne dans la communauté queer ne se soit manifesté pour repositionner les termes du débat ? Au contraire, noues avons même appris l’existence d’un communiqué d’une association LGBT véhiculant diffamation et fake news en prétendant que notre action était « un évènement transphobe perpétué par le Collectif Abolition Porno-Prostitution ». D’autres, cherchant activement une sorcière à brûler, sont encore persuadés que Marguerite Stern et Dora Moutot étaient présentes. Tout en reconnaissant le travail politique de chacune, noues rappelons que noues, Résistance Lesbienne, sommes une collective autonome qui s’est constituée de manière spontanée, avec nos propres enjeux et idées politiques à défendre. Et noues rappelons à Madmoizelle, qui n’a surement pas vu de lesbiennes non-féminines depuis longtemps, que noues étions des manifestantEs et non des « manifestants », comme elles se sont bien permises d’écrire sans l’écriture « inclusive » qui leur est habituellement si chère. Ce n’est pas un hasard, et cela fait écho à toutes les fois où noues avons été appelées « Monsieur » avant d’être agressées par des lesbophobes.

Noues espérons que les organisations LGBT et « féministes » ayant apporté leur soutien à notre agresseur sont conscientes qu’elles se rendent complices des incitations au suicide, des messages lesbophobes et des appels au féminicide que noues recevons.

Ci-dessous, quelques captures d’écran appuyant nos propos :

https://resistancelesbienne.fr/2021/07/02/communique-agression-lesbophobe-a-la-marche-des-fiertes-paris-2021/

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Texte de notre tract – Marche des Fiertés Paris 2021

Noues, lesbiennes féministes radicales du groupe Résistance Lesbienne (et alliées), noues sommes réunies ce 26 juin afin de réaffirmer notre présence et notre fierté en cette Marché des Fiertés 2021, dans la continuité du mouvement de visibilité lesbienne Get The L Out UK (Sortons le L du GBT) initié à la Pride de Londres (2018). Noues condamnons la lesbophobie et la misogynie des milieux queer et GBT. Ces milieux ne nous représentent pas. De nombreuses féministes et lesbiennes ont été les cibles de violences venant de ces milieux. C’est pour elles et pour toutes les lesbiennes que nous marchons.

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DÉTRUISONS LE PATRIARCAT, PAS NOS CORPS !

Noues rejetons les concepts de non-binarité et de transition car ils ont des conséquences désastreuses :

Ils amènent un nombre croissant d’adolescentes et de femmes qui ne se conforment pas aux stéréotypes de la féminité à croire qu’elles sont nées dans le « mauvais corps ». Or, il est tout à fait naturel, sain, et courageux de ne pas se plier aux injonctions de la féminité.

La transition de lesbiennes qui ne se conforment pas à la féminité est un recyclage des thérapies de conversion. Cette nouvelle forme mutilante de lesbophobie est dangereuse : la testostérone et les transitions médicales peuvent avoir des effets secondaires à long terme désastreux.

Les milieux queer censurent la voix du nombre croissant de femmes qui détransitionnent et regrettent les opérations hormonales et médicales qui leur ont été présentées comme étant la seule solution à un mal-être fondamentalement crée par la misogynie et la lesbophobie des hommes.

Plus d’info :

http://www.statnews.com/…/lupron-puberty-children…/

http://www.mayoclinic.org/…/masculin…/about/pac-20385099 

www.facebook.com/keirabellonlinehttps://files.cargocollective.com
/…/01_Post-Trans…

https://post-trans.com/Detrans-Resources

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MEUF, TON CORPS ET TON LESBIANISME
NE SONT PAS DES PROBLÈMES !

Noues dénonçons l’expression « bite de femme », liée à celle de « cotton ceiling » (« plafond de coton ») :

Inventée par un acteur pornographique « femme trans » (Drew DeVeaux) pour se plaindre des lesbiennes qui refusent de coucher avec lui, cette rhétorique est utilisée pour ostraciser les lesbiennes car elles refusent d’inclure les pénis dans leur sexualité.

Elle entretient la culture du viol contre les lesbiennes. Elle vient excuser les viols correctifs et pressions au sexe que des hommes qui s’identifient lesbiennes font subir aux lesbiennes.

Le lesbianisme est exclusif en soi et il n’inclut jamais de pénis ! Nulle lesbienne ne devrait avoir honte d’aimer les femmes. Refuser de coucher avec quelqu’un n’est jamais une discrimination !

Noues noues opposons à l’inclusion d’hommes/garçons dans les espaces non-mixtes réservés aux femmes/filles. Noues dénonçons les récentes politiques du gouvernement français qui ont, dans le silence, ouvert la porte aux hommes qui s’identifient femmes dans le sport et dans les prisons.

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L’AMOUR LESBIEN EST RÉVOLUTIONNAIRE !

Noues sommes lesbiennes et féministes radicales. Noues noues attaquons au problème de la domination des hommes à sa racine : la violence sexuelle et économique des hommes contre les femmes.

Le genre est une hiérarchie socialement construite imposée aux individus sur la base du sexe. Le genre n’est ni génétique, ni un sentiment, ni quelque chose de « fun », c’est la manière dont les hommes oppriment les femmes : en noues imposant des rôles sociaux aliénants et dégradants et en noues faisant croire qu’on est « nées pour ça ». Le genre, c’est la masculinité et la féminité, ce n’est pas le fait physique d’être un homme ou une femme !

Noues noues positionnons contre : le système porno-prostitutionnel et pédocriminel, les religions et idéologies patriarcales et le système politique crée par les hommes.

Noues sommes anticapitalistes et antiracistes. Noues soutenons les luttes des féministes décoloniales et des femmes racisées et/ou de classes populaires. Noues dénonçons le communautarisme des hommes blancs et bourgeois au pouvoir.

Noues voulons inspirer la création de réseaux et communautés lesbiennes autonomes qui ne dépendent ni de la validation des hommes ni des groupes queer et GBT. La seule manière de lutter contre la lesbophobie est de se retrouver entre lesbiennes : pour noues protéger des attaques quotidiennes du patriarcat, pour noues débarrasser de la haine de soi, pour noues épanouir et noues aimer en toute liberté, dignité et égalité.

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« FAIS UN EFFORT POUR TE SOUVENIR, OU À DÉFAUT INVENTE » MONIQUE WITTIG, LES GUÉRILLÈRES

Noues promouvons une visibilité lesbienne sans compromis. Noues rejetons toute fétichisation de notre sexualité faite par l’imaginaire pervers et colonisateur du patriarcat.

Luttons contre l’hétérosexisme et contre l’hétérosexualité obligatoire que subissent les femmes. Le couple hétérosexuel n’est pas la « norme ». L’érotisation de la domination, c’est du terrorisme patriarcal, et les violences sexuelles du BDSM ne sont ni des preuves d’amour, ni des pratiques sexuelles : c’est de la haine.

Ayons une pensée pour toutes les femmes qui passent leur vie à nier leur lesbianisme et pour toutes les Lesbiennes ! Soyons fières, fortes et bruyantes !

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QUAND LES FEMMES S’AIMENT

LES HOMMES NE RÉCOLTENT PAS ! 

Plus d’info :

www.gettheloutuk.com/ 

www.unspeakablelgbtq.weebly.com 

http://www.gettheloutuk.com/…/lesbians-at-ground-zero 

www.lesbianmetoo.com 

https://sisteroutrider.wordpress.com/…/quon-le-voie…/ 

Fb @reslesb – www.resistancelesbienne.fr 

resistancelesbienne[@]gmail.com 

Insta @ResistanceLesbienne

Twitter @ResistanceLesbi

https://resistancelesbienne.fr/2021/07/02/notre-tract-marche-des-fiertes-paris-2021/

3 réponses à “Communiqué de Résistance Lesbienne – Agression lesbophobe à la Marche des Fiertés le 26 juin à Paris 2021

  1. Catherine ALBERTINI

    Le mouvement GBTQAZERTUYIOP est la renaissance du patriarcat, au lieu d’unir des luttes libératoires il perpétue la violence contre les femmes avec une misogynie inégalée. Pas de fierté à avoir de ce côté là.

    • il aurait été plus juste, me semble-t-il de parler d’une partie du mouvement
      souvent des hommes en défense de la prostitution, de la Gpa, des bloqueurs de puberté, sans oublier la négation des rapports sociaux de sexe…

      A noter qu’une partie de ce mouvement défend à juste titre le refus des interventions chirurgicales et médicamenteuses (réassignation) sur les enfants intersexes ou intersexué·es. Cette position devrait être étendu à toustes les enfants !

  2. Au sujet du texte : « Communiqué de Résistance Lesbienne – Agression lesbophobe à la Marche des Fiertés le 26 juin à Paris 2021 » 

    Je note particulièrement cette phrase : « Face à cette inversion de réalité où celles qui défendent leurs droits, et notamment celui de pouvoir garder les mots qui désignent notre réalité comme « femme », « lesbienne », « homosexuelle » ou encore « orientation sexuelle », deviendraient les agresseuses et les violentes, noues avons voulu rétablir cette vérité »
    Cette phrase met l’accent, à mon sens, là où nous en sommes, aujourd’hui, face à des contre offensives masculinistes et réactionnaires se déguisant en « mouvements de libération » de « on ne sait trop quoi »…
    Pour restituer les combats féministes AUTONOMES : « NEES FEMMES » et devenues, par choix et combat politique cette fois, des FEMINISTES (et ce, quelles que soient nos orientations ou « non orientations » sexuelles, la couleur de nos yeux et cheveux, de notre peau, nos origines « ethniques »… etc.)
    Nous, Femmes-Féministes radicales, combattons les « DOMINATIONS-APPROPRIATIONS-DISCRIMINATIONS et VIOLENCES » de TOUS poils, nous nous ancrons dans le long combat pour que les droits fondamentaux humains soient accordées aux personnes nées dans ce monde dans un corps dit « de femmes et de sexe féminin » (soit environ la moitié de l’humanité) ne soient pas seulement réservés/reconnus aux « HOMMES » et cela, quelles que soient nos « orientations sexuelles »… Bref nous nous battons contre le Patriarcat (ses habitus, sa culture, sa justice, son système économique et colonialiste, ses lois, ses politiques familiales économiques et sociétales, l’éducation dite « genrée/stéréotypée », nos droits à disposer de nos corps reproductifs, sexuels, humains… ouf… ça fait du  boulot…) et bien sûr dénonçons les « justifications réactionnaires théoriques essentialisantes » et les « étiquetages in fine « essentialisants/racisants » »).
    Toute cette culture-organisation économique et sociale est bien antérieure et tout à la fois « Racine » du capitalisme (loi du plus fort, valorisation de l’esprit de compétition, de la guerre, du chef, de l’appropriation-prédation-propriété des corps d’autrui, animaux, des territoires et biens, de la domination de quelques uns sur beaucoup d’autres… violences et encore violences…)
    Quels mouvements se prétendants « émancipateurs » pour qui que ce soit peuvent encore justifier ces actes de violences envers les femmes ? Prenant systématiquement pour cible, en l’occurrence et comme par hasard, des féministes qui « ouvrent leur bouche » ?
    Comment ces mouvements qui nient et violent nos existences, corps, désirs, places, paroles, expériences et revendications spécifiques de FEMMES (par le harcèlement, insultes, pressions psychologiques dans les réseaux militants et personnelles sur les réseaux sociaux, attaques physiques… bref des pratiques de mafieux machistes, dignes des droites réactionnaires les plus extrêmes), comment peuvent-ils encore penser que nous, militantes féministes et politiques, pourrions continuer à être dupes du travail de lobbying et de manipulation des esprits qu’ils opèrent dans l’opinion, les médias et nos propres réseaux militants, de leur volonté de nous faire taire (leurs actes de violences lors des manifestations se suffisent à eux mêmes pour montrer tout le poids de l’héritage misogyne dans leurs réactions à notre égard.).
    Nous, féministes radicales, ne sommes ni transphobes, ni putophobes, ni homophobes ni lesbophobes, racistes… etc.  ET CELA NOUS LE SAVONS.
    Assez de subir ces injures, insultes et violences, assez que ces injures à visée culpabilisatrices, soient les seuls arguments que nous opposent ces groupes dont nous attendons toujours de comprendre quelles sont leurs valeurs et revendications socio-politiques. 
    Si REELLEMENT ET ENFIN, des hommes hétéros, homos et Trans veulent travailler dans le même sens que les Femmes féministes à l’émancipation humaine, (au lieu de faire une fixette contre les « FEMINISTES » et de tenter d’investir, infiltrer, instrumentaliser et pourrir nos espaces de parole, de protection et mouvements d’émancipation), alors travaillons ensemble pour détricoter (déconstruire) et mettre en lumière cette « culture/système » qui « consolide » socialement, sexuellement, économiquement, culturellement, etc.  (tous les aspects de la vie privée et sociale sont impactés) les pratiques de violences et de DOMINATIONS sur lesquelles sont fondées nos sociétés autoritaires, capitalistes. 
    Fort heureusement toutes les personnes transgenre et les hommes homosexuels ne sont pas misogynes et masculinistes, les dernier-e-s (qui font du bruit et le « buzz » dans nos médias toujours bien « patriarcaux » il est vrai), à plus ou moins long terme, ne servent d’ailleurs pas, me semble t-il, l’objectif d’acceptation culturelle, politique et sociale de leurs choix de vie.
    Oui si des hommes « mâles » (quelles que soient leurs orientations sexuelles par ailleurs) veulent que le monde change, se sentir mieux dans leurs peaux d’hommes (qu’ils n’ont pas plus choisi à la naissance que les femmes n’ont choisi leur corps et la place que nos sociétés inégalitaires et brutales leur réservent), alors qu’ils s’attaquent avec nous, les femmes féministes, à déconstruire les racines de ces cultures machistes, dominatrices et violentes, qu’ils affirment que « être un homme », cela peut être autre chose que la soumission des petits mâles aux grands mâles (mais toujours rassurés, donc maintenus, par l’appartenance au groupe « hommes dominants » »… sur les femmes…) Oui, qu’ils aient le courage, au quotidien, de s’opposer à subir et reproduire la culture masculine et dominatrice, le courage de dire « M » à ce système d’entente masculine globale sous la coupe de la terreur, digne d’un système mafieux, oui mafieux. 
    Lorsque les Hommes « trans, hétéro ou homos, de toutes provenances culturelles, politiques, géographiques et sociales » feront enfin ce travail de déconstruction intime et collective… alors on pourra peut-être oeuvrer, ensemble vraiment cette fois, pour construire un monde plus vivable.
    Comprendre et analyser les constructions psycho-sociales et politiques pour combattre les dominations (et leurs lots de pratiques relationnelles violentes, mercantiles, humiliantes, déshumanisantes et destructrices), cela commence là où l’on vit, dans l’intimité, au boulot, au troquet, en réunion militante etc. partout, chaque jour. 
    Et , bien sûr, cela ne consiste pas à « faire corps » et apprendre à supporter, voire revendiquer pour s’enorgueillir afin de les rendre supportables, acceptables tous les stéréotypes nauséabonds qui nous sont inculqués… Non, car il n’est pas là question d’IDENTITE mais de « construction sociale et politique ».
    Le genre n’est pas une identité, ce terme désigne les constructions sociales liées au sexe. Le genre n’est donc ni notre sexe biologique, ni notre corps, ni notre orientation sexuelle.
    Ce serait plutôt, l’idée que la société se fait des rôles à tenir selon notre corps et sexe biologique.
    … et l’idée (toute faite ou « pré-mâchée ») que l’on se fait des choses, des personnes, de leurs corps, de leurs rôles et compétences, des organisations économiques, politiques et sociales… cela on peut le déconstruire et le faire évoluer… C’est cela mon combat FEMINISTE, et dans ce combat, aujourd’hui, (peut être parce que la parole des Femmes commence à se faire entendre de part le monde ???? ce vieux monde macho tremble et réagit…), nous avons à faire face à des contre offensives réactionnaires, des groupes qui agressent les femmes militantes de la cause des femmes, qui usent des armes machistes (réactualisées avec les réseaux sociaux) pour discréditer, instrumentaliser, interdire la parole publique des femmes. 
    Ces violences machistes nous les connaissons, il faut les dénoncer pour ce qu’elles sont.
    Notre combat de Femmes, pour les Femmes, continue.
    Merci pour nous, les Femmes, aux « soeurs et copines » qui, ont rédigé cet article et poursuivent courageusement le combat, au delà de la peur et des agressions.
    M.

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