Il y a 77 ans : Oradour-sur-Glane. Retour sur un crime de masse

Le 10 juin 1944, la Division « Das Reich » faisait 643 victimes en anéantissant tout un village. Il s’agissait pour elle, de réduire les forces de la Résistance et de terroriser les populations, trois jours après le débarquement allié en Normandie. Michel Baury vient de conclure une enquête de plus de 10 ans sur ce massacre.

Michel Baury est ce qu’on peut appeler un « historien-citoyen ». Pourquoi ? Parce qu’il a conduit en une décennie, un considérable travail sur Oradour avec tous les instruments d’un historien professionnel : l’enquête, l’archive, l’entretien, le recueil de témoignages (un millier de personnes interrogées) (*).

Il a abouti à des conclusions bousculant les « récits installés » qui conviennent (trop) bien à la commémoration du massacre opéré, selon les récits, sur décision d’un seul officier SS de la Division « Das Reich », ainsi stigmatisé alors que cette Division était pourtant connue, jusqu’à son plus haut niveau d’encadrement, pour ses exactions sur le front de l’Est. Oradour : un crime de guerre parfait, de la barbarie nazie, porté par un seul homme ?

Et s’il existait un faisceau de causes multiples et précises, faisant d’Oradour le résultat de représailles contre des opérations de la Résistance (dans le contexte du Débarquement et de l’appel au soulèvement du Général De Gaulle), d’interventions de la Milice locale et de collaborateurs proches de Vichy ? Bref, une autre histoire d’Oradour-sur-Glane.

Le travail de Michel Baury s’inscrit dans la construction d’une « histoire de la mémoire » telle qu’Henry Rousso jugeait [1] qu’elle était d’autant plus nécessaire qu’elle devait aller contre les négligences et interprétations d’historiens et journalistes de tous ordres. La manière dont ces derniers traitent de la mémoire collective de Vichy, souvent au détriment de la recherche de la vérité historique, même quand des archives viennent contester les images qu’on s’est faites d’événements traumatiques (la collaboration, la Résistance), laisse ce chantier encore ouvert.

Michel Baury rejoint ainsi une cohorte particulièrement fertile d’historiens qui n’en finissent pas de remettre en question les représentations héritées. Sa recherche pose une question majeure : et si Oradour n’était pas qu’un crime de guerre, mais bel et bien un crime contre l’Humanité ? Voici ses réponses.

Question : Les buts poursuivis par la trop fameuse division « Das Reich » qui répand la terreur tout le long de la route nationale 20 (de Montauban à Limoges) dès le 8 juin (le surlendemain du débarquement en Normandie), sont considérés comme bien connus : réduire les forces de la Résistance dans le Limousin et les Pyrénées, pour sécuriser les lignes arrières allemandes. La rage avec laquelle les troupes nazies procèdent, est souvent analysée comme un effet d’une radicalisation des soldats après 4 ans d’exactions, en Europe de l’Est et les Balkans. Dans quel contexte s’inscrit Oradour-sur-Glane côté allemand ?

Michel Baury : La Division « Das Reich » agit d’abord pour sécuriser les lignes arrières allemandes. En effet Hitler pense que le Débarquement en Normandie n’est qu’un leurre. Il voit le Massif Central comme le centre des combats à venir, et s’attend à un parachutage massif des Alliés, avec Vichy comme premier objectif. Alors qu’elle aurait pu le faire en quelques jours, la Division « Das Reich » mettra un mois pour atteindre la Normandie. Or elle passe beaucoup de temps à terroriser les populations tout au long de la route Nationale 20.

Il s’agit de la mise en œuvre d’une véritable théorie devenant idéologie, celle de « la guerre totale ». Elle a été formulée par Erich Ludendorff dès la première Guerre mondiale. En 1916, bras droit du chef d’Etat-major Hindenburg, il s’était fait connaître pour avoir réclamé que tous les pouvoirs civils et militaires du Reich soient transférés au commandement militaire. En 1936, il développe sa pensée dans un ouvrage [2] où il décrit les modes de passage de la guerre traditionnelle, limitée dans son espace comme dans ses objectifs, à la guerre totale. Là, les frontières entre civils et militaires disparaissent. La politique elle-même est subordonnée au militaire ; elle doit servir uniquement la guerre. Les populations civiles de l’ennemi deviennent une cible en tant que telle, subissant directement les effets de la guerre sans aucune protection possible. Les terroriser devient une arme parmi d’autres. Le 18 février 1943, quinze jours après la défaite de Stalingrad, dans un Palais des sports de Berlin archi-comble, Goebbels lance à la foule « Voulez-vous la guerre totale ? » ; et celle-ci de répondre par un massif et terrible « Oui ! ».

Les Nazis appliquent donc cette théorie devenue stratégie, dans toute la région. La veille d’Oradour, la Division « Das Reich » a fait 120 victimes à Tulle (dont 99 pendus, mort la plus infamante qui soit à leurs yeux ; s’y ajoutent 200 personnes déportées vers les camps de concentration, en Allemagne, dont la moitié ne reviendra pas). Limoges doit devenir un nouveau Belgrade (que l’opération « Châtiment » a presque rasée après 3 jours de bombardements intensifs en avril 1941). C’est cela qui doit être jugé dans sa globalité. Oradour n’est pas un accident de plus ou un massacre isolé. C’est un crime contre l’Humanité.

Question : On y reviendra. S’ajoute à cette stratégie, une forte inquiétude du haut commandement de la Wehrmacht devant la détermination d’une Résistance (pourtant assez peu structurée) dans cette région. Le fait que les FTP et les maquis commandés par Guingouin [3] y soient nettement dominants, fait dire aux chefs nazis à Berlin, que « le Limousin est une petite Russie ». Cette volonté de combattre une poche communiste n’a-t-elle pas joué un rôle, connu et interprété par « les Alliés » ? Le rôle de ces derniers laisse subsister quelques zones d’ombres. Par exemple, les ponts sur la Dordogne ne sont pas sabotés, faute de livraison des explosifs par les Alliés, comme ils auraient dû l’être après le discours de De Gaulle du 6 juin. Que nous disent ces faits ?

Michel Baury : Guingouin ne contrôlait réellement que l’Est du Département de la Haute-Vienne. Mais il a des réseaux très efficaces, parfois semi-autonomes. Ainsi, il ne décide pas toujours, loin de là, des opérations lancées, mais il s’emploie à en gérer les suites. Quant aux ponts restés intacts sur la Dordogne, il y a des raisons techniques à cela (les difficultés de livraison des explosifs). Mais aucun de ceux qui auraient sérieusement ralenti la progression de la « Das Reich » n’a sauté. Subsiste donc une question d’importance : l’opinion (établie chez les Allemands mais aussi les Gaullistes et les Alliés) est que Limoges va devenir le centre d’une zone prise et contrôlée par les communistes. La présence et la force des maquis dirigés par Guingouin, l’accrédite. Ne parlera-t-on pas de « République populaire des 100 jours » à la libération du Sud-ouest (un quart du territoire français balisé par les villes de Bordeaux, Toulouse, Montpellier et Limoges) durant l’été 44 ? Il n’était pas évident pour les Alliés, qu’il faille aider ce type de Résistance. Et ils n’étaient pas indifférents au fait de laisser s’affronter les Allemands et les communistes. C’est un peu comme si la guerre froide entre Occidentaux et Soviétiques commençait ici. La responsabilité du Maquis dans l’écrasement d’Oradour deviendra un enjeu que les Nazis les premiers, chercheront à imposer et qui aura une certaine postérité.

Question : Un fait majeur, dans ce contexte, est la capture du commandant Helmut Kämpfe le 9 juin au soir. Il est le chef du 3° bataillon du régiment « Der Führer » de la division Das Reich ; et il est reconnu comme le « héros n°1 »  de cette division pour les combats qu’il a conduit en Europe de l’Est. Il est aussi indispensable en tant que technicien spécialiste des automitrailleuses. Pourtant, cette « prise de guerre » capitale n’est pas considérée comme la cause de représailles à la hauteur. Les représailles tiennent dans des conséquences limitées (disons contrôlées) jusqu’à des propositions d’échange assez banales, faites par les allemands. Qu’est-ce qui se cache derrière ce paradoxe ?

Michel Baury : Kämpfe est en effet un personnage de premier ordre pour les Allemands. Il a 35 ans et un physique impressionnant. C’est un « héros » militaire incontestable : il a été décoré de la Croix de fer pour les « combats rapprochés » qu’il a mené dans la campagne de Russie (seulement 631 soldats ont obtenu cette distinction). C’est un « guerrier exceptionnel » proche du général Lammerding et du commandant Diekmann (qui va être le maître d’œuvre du massacre d’Oradour).

Sa capture est le premier fait générateur de ce massacre. Elle a lieu le 9 juin au soir à 60 kilomètres d’Oradour, à l’Est de Limoges. Elle plonge l’Etat-major SS et toute la Division « Das Reich » dans la stupéfaction. Pourtant, elle n’entraine « que » l’assassinat de cinq civils et la déportation de huit autres. Alors que le Général Lammerding avait annoncé le même jour à Tulle : « Pour chaque soldat allemand blessé, trois maquisards seront pendus ; pour chaque soldat tué, dix maquisards ou un nombre égal de leurs complices, seront pendus ».

La prise concomitante d’une automitrailleuse de la « Das Reich », tombée en panne et prise par des Maquisards à Sainte Anne-Saint Priest (pas loin du PC de Guingouin et à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Oradour-sur-Glane), est un deuxième fait générateur du massacre. C’est plus qu’un trophée. Outre qu’elle a provoqué la désertion des soldats qui la géraient, ramenée au QG de Guingouin, elle va jouer un rôle très important dans les combats qui vont suivre le mois suivant. Bref, c’est un vrai facteur de démoralisation des troupes.

La prise de Saint-Junien par le Maquis est un troisième fait générateur. La ville de Saint-Junien est un lieu important dans la mesure où elle permet de saboter un pont ferroviaire et de couper la liaison entre Limoges et l’Atlantique. C’est un lieu très disputé entre la Résistance et les Allemands qui l’ont attaqué le 1er juin et y ont essuyé des pertes, alors que les Maquisards se sont dispersés. Le 8 juin, ils reprennent la ville. Cette fois, le chef de la Kommandantur de Limoges, le général Gleiniger, pense à des représailles d’importance. Mais il juge que le périmètre et la configuration de la ville sont trop grands. Il faudra trouver un autre lieu, plus conforme. Nous sommes à 12 kilomètres d’Oradour-sur-Glane.

Un quatrième fait générateur est constitué par deux embuscades, bien organisées à Breuilaufa le même 8 juin, à 14 kilomètres d’Oradour. L’attaque d’un convoi transportant du matériel de transmissions réussit et fait 11 morts parmi les soldats allemands, dont un officier et un chauffeur français réquisitionné par les Allemands.

Enfin, le 9 juin, la capture de deux soldats allemands (un sous-officier et son chauffeur) par un groupe « franc » de l’AS, qui les remet aux FTP, est un cinquième fait générateur du massacre. Le chauffeur est exécuté, mais le sous-lieutenant s’évade dans des circonstances qui restent troubles et son rapport au chef du régiment, cantonné à Limoges, va peser lourd dans l’interprétation des charges : « Beaucoup de charges » dira Diekmann à Oradour

Cet ensemble d’évènements constitue un solide socle de raisons faisant que le commandement de la « Das Reich » cherche sa revanche et décide de représailles massives.

Question: A tout cela, s’ajoute le fait que la collaboration de haut en bas (de la Milice de Limoges aux relais de Vichy dans la région) semble bien avoir su que c’est à Oradour-Linards où se trouve un des PC de Guingouin à une cinquantaine de kilomètres d’Oradour-sur-Glane plus à l’Est, qu’était détenu Kämpfe. Il avait été capturé dans ce secteur du département sous contrôle direct de Guingouin. Quel sens donner à ce propos d’Adolph Diekmann, le commandant du régiment Der Führer, maitre d’œuvre du massacre, le matin du 10 août : « Oradour vaut Oradour » ?

Michel Baury : La Milice de Limoges a sans nul doute renseigné la Gestapo sur le lieu de détention de Kämpfe, donc au PC de Guingouin. Ceci dit, elle est en général méprisée par les allemands. Si bien que lorsque Diekmann organise la réunion décisive, préparatoire au massacre le matin du 10 juin, à l’Hôtel de la Gare à Saint-Junien, c’est sans la présence de la Milice. Ses seuls interlocuteurs appartiennent à la Gestapo de Limoges.

Diekmann est l’archétype du Nazi rêvé par Himmler. Adhérent au NSDAP dès 1933, il a été décoré de la Croix de fer en 1939, après la campagne de Pologne. Il a été promu commandant un mois et demi avant le massacre, à l’âge de 30 ans. Il a le sens très développé de la hiérarchie, surtout militaire. Si c’est bien lui qui décide finalement du choix de la cible, le matin du 10 juin, il a forcément reçu l’accord de toute sa hiérarchie (Stadler, Lammerding) pour le choix des moyens à mettre en œuvre afin de stigmatiser les populations locales qui soutiennent la Résistance, et renforcer le moral des troupes allemandes excédées par les actions « coup-de-poing » des Résistants.

Le choix d’Oradour-sur-Glane lui appartient donc. Désireux d’en finir au plus vite et de procéder à des représailles, regrettant de ne pouvoir s’en prendre à Saint-Junien, il désigne le plus proche village d’Oradour-sur-Galne sur la route du cantonnement prévu pour la nuit du 10 au 11 juin (à 12 kilomètres), L’Oradour près de Linards n’était pas une bonne cible vu les négociations en cours avec la Résistance pour un éventuel échange de Kämpfe avec des Résistants emprisonnés par les Allemands. D’où la phrase : « Oradour vaut Oradour » qui va faire de la commune un village martyr pour tous les faits évoqués à l’encontre des troupes allemandes. Et au lendemain du massacre, Guingouin décidera de l’exécution de Kämpfe dans la forêt limousine, près de Cheissoux.

Question : Demeure une version allemande de tous ces événements. Elle repose sur la révision de nombreux faits  déjà évoqués : il s’agit de faire croire que le massacre d’Oradour-sur-Glane était fondé sur la mort du « héros » Kämpfe qui y aurait été exécuté. Son cadavre n’aurait-il pas été retrouvé au cimetière de Breuilaufa, à 13 km du village martyr ? Peut s’opérer ainsi la réduction du massacre d’Oradour à un crime de guerre. Ne s’agit-il pas en réalité d’un crime contre l’Humanité dont on aurait voulu esquiver les conséquences, Alliés inclus ?

Michel Baury : Je le crois. D’abord, il faut rappeler que les responsabilités n’ont jamais été vraiment jugées. Le général Lammerding, le chef de la division « Das Reich », a été jugé par contumace par le tribunal de Bordeaux en 1951 comme criminel de guerre, responsable des massacres de Tulle (mais pas d’Oradour dont le procès aura lieu en son absence, en 1953). Il n’a jamais été extradé d’Allemagne de l’Ouest (où il est mort dans son lit en 1971). Devant la pression de la France et de l’Angleterre pour ce faire, il se réfugie dans le secteur américain à Düsseldorf où il dirigera une entreprise de Travaux Publics jusqu’à sa retraite. En fait il a été très vite protégé par les Etats-Unis pour les besoins de la « guerre froide » : il s’était engagé, avec d’autres comme lui, à combattre l’URSS en cas de conflit ouvert.

De même Stadler, le commandant du régiment « Der Führer » de la Division « Das Reich », n’a jamais été jugé lui non plus. Il aurait même tenté de s’exonérer de toute responsabilité en demandant la traduction de Diekmann en cour martiale. Mais ce dernier est mort sur le front de Normandie le 29 juin 1944. Ce dont se sont parfaitement accommodés les dignitaires nazis.

Les Allemands ont-ils tenté d’effacer les traces du massacre en revenant à Oradour les 11 et 12 juin ? Ou ont-ils tout simplement cherché à faire disparaître jusqu’à l’identité même des habitants du village et des hameaux avoisinants en les enfouissant pêle-mêle dans des fosses creusées à la hâte ? Une cinquantaine de corps seulement seront identifiés par la suite.

Enfin, aussi étonnant que cela paraisse, il n’y a jamais eu d’excuses officielles sous quelque forme que ce soit de la part de la République Fédérale Allemande. Des cérémonies expiatoires ont eu lieu à Oradour dans le cadre de la réconciliation franco-allemande. Mais rien d’autre. L’exemple d’Obama à Hiroshima (se rendant sur les lieux en mai 2016, 71 ans après le bombardement) et de Biden à Tulsa (le 31 mai dernier, pour les massacres de la population noire -300 victimes – en 1921), rien de cela n’a eu lieu pour Oradour.

Je pense qu’il s’agit bien d’un crime imprescriptible, donc un crime contre l’Humanité et pas un simple crime de guerre. C’est la thèse que je défends dans un livre sur ce sujet qui paraitra en 2022.

 

En conclusion, on dira que le fantôme de Kämpfe hante toujours les sous-bois de la forêt limousine où il fut exécuté puis inhumé, après le massacre d’Oradour-sur-Glane et après sa rencontre avec Georges Guingouin, le 11 juin. Il y reposerait toujours selon des témoins bien informés. Demeure à ce jour, une interrogation majeure sur « l’incompétence » déclarée encore en 2016, de la Justice française et sur le silence absolu de la République, pour l’exhumation de ses restes soi-disant inhumés dans le cimetière allemand de Berneuil, en Charente-Maritime. La dalle sur laquelle son nom est gravé avec une date de mort, rapportée au 10 juin 1944, comme par hasard, a souvent donné lieu à des commémorations discrètes de nostalgiques du nazisme. (avec l’encouragement de la revue Der Freiwillige, – Le Volontaire – paraissant sans interruption en Allemagne de 1956 à 2014, son objet étant de défendre la « mémoire de la Waffen SS comme force d’élite »). Une occasion unique que l’on a laissé échapper et qui aurait permis d’effacer définitivement toute tentative de récupération négationniste autour de « l’affaire Kämpfe »…

Entretien conduit par Paul Alliès

https://blogs.mediapart.fr/paul-allies/blog/090621/il-y-77-ans-oradour-sur-glane-retour-sur-un-crime-de-masse

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(*) Michel Baury a publié six ouvrages sur le sujet :

  • Pourquoi Oradour-sur-Glane – Mystères et falsification autour d’un crime de guerre, Éditions Ouest-France, 2014 (épuisé ; réédition Oradour-sur-Glane – La falsification allemande, Éditions Jourdan, octobre 2020).

  • Août 1944, Libération de Limoges – La fin du mystère Gleiniger, Éditions Lavauzelle, 2014.

  • Sur le chemin d’Oradour… un village limousin « ordinaire » au cœur de la Résistance et de la Milice, Geste éditions, 2016.

  • Oradour-sur-Glane – Faits générateurs du massacre, Éditions Jourdan, 2018.

  • Oradour-sur-Glane. Le récit d’un survivant, Éditions Privat 2018 (épuisé ; réédition juin 2021).

  • Résistance. Les derniers témoignages, Éditions Jourdan, 2020.

  • Oradour-sur-Glane : un crime contre l’Humanité, Éditions Jourdan, à paraître en 2022.

[1] Henry Rousso, Le syndrome de Vichy de 1944 à nos jours, Le Seuil, 1987.

[2] Erich Ludendorff, La guerre totale, Éditions Perrin, 2014

[3] Georges Guingouin, appelé le « Préfet du Maquis » (mais aussi « le Tito du Limousin ») est qualifié par De Gaulle comme « l’une des plus belles figures de la Résistance ». Compagnon de la Libération, il a été membre du Parti Communiste de 1935 jusqu’à son exclusion en 1952. Il a tenu tête continument à la direction de celui-ci : d’abord en lançant dès le mois d’août 1940 un « appel à la lutte armée », en formant les premiers groupes de Francs-Tireurs et Partisans bien avant leur création à l’échelle nationale ; ensuite en implantant ses forces dans les campagnes autour de Limoges, en sanctuarisant cette ville jusque et y compris à sa libération ; enfin en multipliant et radicalisant les actions ciblant l’occupant et les représentants de Vichy.

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