Nicaragua : Halte à la répression – élections libres

Les organisations françaises solidaires avec le Nicaragua, rassemblant des « auto-convocados », de la diaspora et de l’exil des Nicaraguayens en Europe, ainsi que des groupes et personnes européennes solidaires du Nicaragua déclarent :

Nous condamnons la répression que la dictature d’Ortega-Murillo a déclenchée contre toutes les personnes qui ont manifesté leurs intentions de défier la dictature aux élections présidentielles de novembre 2021, et qui ont quelques chances de rassembler le peuple et de les remporter. Ainsi en quelques jours plusieurs têtes de file de l’opposition ont fait l’objet d’accusations mensongères et de détention arbitraire.

Le 3 juin Cristiana Chamorro, ainsi que plusieurs membres de sa fondation, ont été accusés sans preuve de « blanchiment d’argent ». Cristiana Chamorro a de plus été assignée à résidence.

Le 5 juin Arturo Cruz, a été inquiété au motif qu’il y aurait de « forts indices qu’il ait attaqué la société nicaraguayenne et les droits du peuple ».

Le 8 juin, la police nicaraguayenne a accusé Juan Sebastián Chamorro « d’incitation à l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures » (du pays) et pour l’« organisation d’actes de terrorisme avec le financement de puissances étrangères ». Le même jour, l’opposant Felix Maradiaga a été arrêté après avoir répondu à une convocation du parquet. Une enquête a été ouverte contre lui pour « agissements contre la souveraineté du pays et incitation à l’ingérence étrangère ».

Dans la soirée du 8 juin, Violeta Granera et José Adán Aguerri ont également subi une arrestation arbitraire. Il en fut de même le 9 juin pour José Pallais.

Les assignations à résidence et les arrestations d’A. Cruz, C .Chamorro, JS. Chamorro, et F. Maradiaga, possibles candidats aux élections présidentielles, ont été rendues possibles par des lois iniques, votées dans l’urgence à l’approche des élections. La presse internationale a largement rendu compte de cette situation scandaleuse et grotesque, où la dictature de Daniel Ortega et Rosario Murillo phagocyte les institutions de l’État à des fins partisanes, pour perpétuer son pouvoir dynastique.

Ces derniers événements viennent parfaire la répression qui depuis l’insurrection d’avril 2018 a causé la mort de 327 personnes, l’emprisonnement de centaines de citoyens et où aujourd’hui plus de 120 prisonniers politiques sont toujours détenus tandis que les domiciles d’opposants sont assiégés par la police ou les groupes de choc du front sandiniste (FSLN). Cette répression massive a interdit à l’opposition civique de se mobiliser pour préparer les élections du 7 novembre 2021. Le régime ne respecte en rien les traités internationaux qu’il a ratifiés garantissant non seulement l’organisation d’élections présidentielles et parlementaires libres et transparentes, mais permettant la venue d’observateurs internationaux indépendants pour en garantir le bon déroulement.

Nous, les différents groupes et organisations signataires, exprimons notre solidarité avec les opposants mentionnés ci-dessus comme avec d’autres inquiétés de la même manière, ainsi qu’avec les associations et partis qui les soutiennent. De même, nous continuons à être solidaires et nous réclamons justice pour les personnes assassinées, disparues, blessées et exilées.

Nous exprimons à nouveau notre solidarité avec les prisonniers politiques, dont nous exigeons la libération immédiate.

En cette année électorale cruciale pour l’avenir du Nicaragua, nous demandons à la communauté internationale des initiatives conséquentes, à la hauteur de la gravité des violations des droits humains et civils dont les Nicaraguayens et les Nicaraguayennes sont victimes. Le peuple nicaraguayen a hissé le drapeau de son pays à l’encontre de son couple de dictateurs. Il n’a reçu en réponses que des balles, la prison, la torture, la répression, l’exil, la paupérisation. Il mérite la considération et l’appui international.

Nous poursuivons la lutte, la résistance et la solidarité pour la Liberté, la Démocratie, et la Justice au Nicaragua, plus simplement : le respect des Droits de l’Homme. La dictature d’Ortega-Murillo a peur du peuple, qui est disposé à voter en masse avec l’esprit pacifique d’avril, continuons à renforcer l’UNITÉ. De que se van, se van !

Des élections, mais pas dans n’importe quelles conditions !

Tous et toutes unis, jusqu’à la liberté !

Paris, 10 juin 2021

Contact CSPN : solidaritepeuplenicaragua@gmail.com

Communiqué commun Nicaragua 10 Juin 2021 A

Communiqué commun Nicaragua 10 Juin 2021 B

Communiqué - Appel au 19 juin (CSPN-FAL-CNO)

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