Pour les libertés et contre l’extrême-droite

Depuis maintenant plusieurs mois nous constatons un climat politique et social alarmant. S’allier avec l’extrême droite ou reprendre ses idées ne constituent plus un interdit. Les propos et actes racistes et sexistes au travail et dans la vie se propagent. Les attaques contre les libertés et les droits sociaux s’accentuent gravement. Dans ce contexte politique, économique, social et sanitaire les injustices explosent et génèrent une forte misère sociale.

Plusieurs lois liberticides organisent une société autoritaire de surveillance et de contrôle qui empêcheraient d’informer sur des violences policières, déjà trop importantes. De plus, si certaines de ces lois stigmatisent une partie de la population en raison de sa religion, d’autres en ciblent en raison de leur activité militante. 

Comme les signataires de l’appel pour les libertés et contre les idées mortifères de d’extrême droite, nous ressentons toutes et tous l’urgence de construire une réponse forte et unitaire qui dessine l’alliance des libertés, du travail et d’un avenir durable. 

Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, nous avons décidé collectivement d’organiser le samedi 12 juin une première grande journée nationale de manifestation et de mobilisations qui se déclinera localement. 

Cette journée fait partie des initiatives unitaires qui se multiplient. D’ores et déjà, nos organisations syndicales, politiques, associations, collectifs, signataires de l’appel, ont décidé de co-construire ce combat dans la durée.

Les premiers signataires :

Syndicats : CGT, FSU, Union syndicale Solidaires, Syndicat des Avocats De France, Syndicat de la Magistrature, UNEF (Union nationale des Étudiants de France), UNL (Union nationale des Lycéens), Fidl, MNL (Mouvement national Lycéen), FSE (Fédération Syndicale Etudiante, l’Alternative, Confédération Paysanne, USP (Union Syndicale de la Psychiatrie).

Associations et collectifs : Attac, LDH, FCPE, Fondation Copernic, Oxfam, Alternatiba, Amis de la terre, Résilience commune, DAL, CNL (Confédération nationale du Logement), Emancipation collective, Rencontre des justices, Coexister, MRAP, CRAN, SOS Racisme, comité justice pour ibo QNQF (Quartiers nord, Quartiers forts Marseille) , observatoire contre l’extrême droite, Mrap, association ViSA, Femmes égalité, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif féministe Les Rosies, Les effronté.e.s, JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) , AFPS,  Conseil démocratique Kurde France, FTCR, CRLDHT, UTAC, France Amérique Latine,  

Médias : Regards, L’Humanité, Politis, Contretemps, Le Media ;  

Organisations politiques : ENSEMBLE !, Génération.s, La France Insoumise, GDS, Nouveaux Démocrates, NPA, Place Publique, les jeunes écologistes, MJCF (Mouvement des Jeunes Communistes), UEC, PEPS, Jeunes Génération.s, Rassemblement Communiste, UCL (Union Communiste Libertaire)

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/200521/pour-les-libertes-et-contre-l-extreme-droite

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Appel pour les libertés et contre les idées d’extrême-droite

4 mai 2021

Depuis maintenant plusieurs mois nous constatons toutes et tous que le climat politique et social en France, comme partout en Europe et dans le monde est de plus en plus imprégné par l’extrême droite et ses idées.

Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, nous appelons à une réaction forte, unitaire et rassembleuse, pour réaffirmer notre combat commun contre l’extrême droite, ses idées, et toutes celles et ceux qui participent à sa propagation.

De Bolsonaro à Trump en passant par Orban et Salvini, nous assistons à une offensive raciste et réactionnaire particulièrement inquiétante pour l’avenir de la planète. En France, cette offensive raciste a pour corollaire la multiplication des politiques sécuritaires, liberticides et anti-sociales.

Ce climat ne doit rien au hasard. Le gouvernement, et ses quatre vigies Darmanin, Vidal, Blanquer et Schiappa, se chargent de l’alimenter depuis des mois. De la loi sécurité́ globale à la loi sur le séparatisme en passant par la chasse à l’islamo-gauchisme et la suppression de l’Observatoire de la laïcité, ce quinquennat accumule les gages à destination de l’extrême droite, en reprenant ses éléments de langage mais aussi certaines de ses propositions.

Quand on souffle sur des braises incandescentes et qu’on passe son temps à attiser les haines, cela a des conséquences concrètes. Cela peut même conduire au pire comme nous l’avons vu récemment avec l’attentat contre la mosquée de Bayonne.

Après l’envahissement du Conseil régional d’Occitanie par l’Action Française, le saccage d’une librairie et l’attaque de la marche lesbienne à Lyon par des identitaires, les polémiques sur le prétendu islamo-gauchisme et le prétexte de groupes de parole entre personnes discriminées pour attaquer l’UNEF ou s’en prendre à Audrey Pulvar, un cap supplémentaire vient d’être franchi.

En moins de 72h un néo-nazi voulant mener un attentat contre la mosquée du Mans a été arrêté, la mosquée de Nantes a été, elle, incendiée, et le centre culturel islamique de Rennes a été recouvert de tags islamophobes.

Un appel de militaires factieux, s’appuyant sur la chasse aux sorcières lancée par des membres du gouvernement, est diffusé par l’hebdo d’extrême droite Valeurs Actuelles et est soutenu par Marine Le Pen sans réaction d’Emmanuel Macron ni que gouvernement ne porte plainte devant la justice.

Nous ne pouvons accepter que celles et ceux qui subissent haine, discrimination, et injustice soient aujourd’hui accusés de racisme et jetés en pâture par l’extrême droite.

Nous n’acceptons plus que la lutte contre les actes terroristes, que nous condamnons fermement, s’accompagne d’amalgames honteux.

Nous ne pouvons accepter que nous militantes et militants politiques, syndicaux, associatifs soyons montrés du doigt alors que chaque jour ce gouvernement déroule un tapis rouge à l’extrême droite avec ses Lois réactionnaires et liberticides.

Nous ne pouvons plus accepter les menaces directes qui nous sont maintenant faites.

Nous, militant-e-s politiques, associatifs, syndicalistes et personnalités de la société civile appelons à une grande manifestation au printemps 2021 pour dire non à l’extrême droite, à ses idées qui se propagent jusqu’au gouvernement et défendre nos libertés individuelles et collectives.

Nous nous adressons aux associations, syndicats, collectifs, partis qui partagent le fond de cet appel pour qu’ils se réunissent afin d’en construire les conditions.

Les premiers soutiens 

Arié Alimi, Avocat – Rodrigo Arenas, Co -Président de la FCPE – Ariane Ascaride, Actrice – Manon Aubry, Députée Européenne (cop-présidente du groupe GUE/NGL) – Clémentine Autain, Députée (LFI) – Delphine Bagarry, Députée (Nouveaux Démocrates) – Esther Benbassa, Sénatrice (EELV) – Ugo Bernalicis, Député (LFI) – Olivier Besancenot, Porte-parole du NPA – Manu Bompard, député Européen (groupe GUE/NGL) – Taha Bouhafs, Journaliste (Le Média) – Youcef Brakni, Militant antiraciste – Julia Cagé, Économiste – Anthony Caillé, syndicaliste CGT-Police – Émilie Cariou, Députée (Nouveaux Démocrates) – Majdi Chaarana, Trésorier de l’UNEF – Latifay Chay, Porte-parole des Nouveaux Démocrates – Guillaume Chiche, Député (Nouveaux Démocrates) – Éric Coquerel, Député (LFI) – Alexis Corbiere, Député (LFI) – Esther Cyna, Enseignante à l’Université Sorbonne-Nouvelle – Françoise Davisse, Réalisatrice – Pascal Debay, Responsable confédéral du collectif contre l’extrême droite pour la CGT – Laurence De Cock, Historienne – Joséphine Delpeyrat, Porte-parole de Génération.s – Jean-Marc Devauchelle, Secrétaire général fédération SUD Santé Sociaux – Alma Dufour, chargée de campagne aux amis de la terre – Carla Dugault, Co-Présidente de la FCPE – Mathieu Delvaminck, Président de l’UNL – Rokhaya Diallo, Journaliste et réalisatrice – David Dufresne, Cinéaste et écrivain – Christian Etschen, Secrétaire général de la libre pensée – Jean-Baptiste Eyraud, Porte-parole du DAL – Éric Fassin, Sociologue et anthropologue – Elsa Faucillon, Députée (PCF) – Caroline Fiat, Députée (LFI) – Aurélie Filippetti, Autrice et ancienne Ministre de la Culture – Gérard Filoche, Porte-parole de GDS – Léa Filoche, Conseillère de Paris (Génération.s) – Bruno Gaccio, Journaliste – Khaled Gaiji, Président des Amis de la Terre France – Denis Gravouil, Secrétaire Général CGT spectacle – Benoit Hamon, Fondateur de Génération.s et ancien ministre –Bertrand Heilbronn, Président de l’AFPS – Cédric Herrou, Militant pour l’aide aux migrants – Julien Hezard, Secrétaire général de l’UD CGT Meurthe et Moselle – Pierre Jacquemain, Journaliste (Regards) – Eddie Jacquemart, Président national de la CNL – Régis Juanico, Député (Génération.s) – Bastien Lachaud, Député (LFI) – Aurore Lalucq, Députée européenne (Place Publique) – Pierre Larrouturou, Député européen (Nouvelle Donne) – Mathilde Larrère, Historienne des Révolutions – Michel Larive, Député (LFI) – Yvan Le Bolloc’h, Acteur – Claire Lejeune, co-fondatrice de Résilience Commune – Benjamin Lucas, coordinateur national de Génération.s – Mélanie Luce, Présidente de l’UNEF – Corinne Masiero, Comédienne – Caroline Mécary, avocate – Jean Luc Mélenchon, Député, Président du groupe LFI – Sébastien Menesplier, Secrétaire général de la FNME CGT – Bénédicte Monville, Conseillère régionale EELV et Co fondatrice de PEPS – Aline Mouquet, Co-présidente de Nouvelle Donne – Elodie Nace, Porte-parole d’Alternatiba – Danièle Obono, Députée (LFI) – Younous Omarjee, Député européen (LFI) – Mathilde Panot, Députée, co-présidente du groupe LFI – Gilles Péret, Réalisateur – Éric Piolle, Maire de Grenoble (EELV) – Ugo Palheta, sociologue (Université de Lille) – Stéphane Peu, Député (PCF) – Jean Louis Peyren, syndicaliste CGT Sanofi – Jean-François Pellissier, Porte-parole d’Ensemble – Thomas Piketty, Économiste – Pablo Pillaud-Vivien, Journaliste (Regards) – Natacha Pommet, Secrétaire générale de la Fédération Cgt des Services publics – Thomas Portes, Porte-parole de Génération.s – Paul Poulain, Membre fondateur d’Emancipation Collective – Christine Poupin, Porte-parole du NPA – Philippe Poutou, Porte-Parole du NPA, Loïc Prud’homme, Député (LFI) – Adrien Quatennens, Député (LFI) – Gaël Quirante, secrétaire départemental Sud PTT 92 – Raphaëlle Rémy-Leleu, Conseillère de Paris (EELV) – Ali Rabeh, Maire de Trappes (78) – Olivier Randria, Porte-parole de Nouvelle Donne – Muriel Ressiguier, Députée (LFI) – Sandrine Rousseau, Économiste (EELV) – Sabine Rubin, Députée (LFI) – François Ruffin, Député (LFI) – Jean-Chrisophe Sellin, Conseiller régional Occitanie (coordinateur du PG) – Danielle Simonnet, conseillère de Paris (LFI) – Aïssata Seck, Présidente de l’association pour l’histoire des tirailleurs sénégalais – Anthony Smith, syndicaliste CGT inspection du travail – Gabrielle Siry, Porte-parole du PS – Mireille Stivala, Secrétaire générale de la Fédération Cgt de la Santé et de l’Action sociale – Aurélien Taché, Députée (Nouveaux Démocrates) – Azzedine Taibi Maire de stains (PCF) – Anne Tuaillon, Vice Présidente de l’AFPS – Sophie Taillé-Polian, Sénatrice (Génération.s) – Baptiste Talbot, Coordinateur de la CGT Fonction publique – Louis-Georges Tin, Président d’honneur du CRAN – Fabien Villedieu, Syndicaliste SUD Rail – Emmanuel Vire, Secrétaire général du syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT)

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3 choses à faire pour répondre à l’appel du 12 juin pour les libertés, contre les idées d’extrême-droite

N’y allons pas par quatre chemins : il y a un arrière goût d’extrême-droitisation de la société qui plane dans l’air. La bonne nouvelle c’est qu’il est encore temps de réagir et que des centaines d’organisations, bien au delà des cercles habituels, appellent à prendre la rue le 12 juin prochain.

Comme en 1935, comme en mai 1968, cet appel ne sera le signal d’un réveil que si des centaines de milliers de personnes y répondent. C’est à dire vous, votre famille, vos ami·e·s, vos collègues, vos voisin·e·s, simplement pour pourvoir dire : j’étais là le jour ou nous avons commencé à changer le cours de l’histoire.

N’attendons pas le printemps 2022 pour nous réveiller avec une mauvaise gueule de bois parce que nous n’avons pas su nous mobiliser quand il était encore temps.

Les trois choses que vous pouvez faire, pour que nous y arrivions ensemble :

  • transférer ce message à un maximum de vos contacts ;

  • parler de l’importance de cette mobilisation dès que vous en avez l’occasion, débattre, partager vos vécus et convaincre ;

  • être là le jour j avec toutes les personnes que vous aurez envie de retrouver dans la rue.

Rendez-vous le 12 juin, par centaines de milliers, partout en France.

 

Toutes les raisons de vous mobiliser

Quand des policiers, soutenus par le Ministre de l’Intérieur et d’autres personnalités politiques manifestent pour avoir tous les droits face à la justice,

Quand le gouvernement fait voter une loi de Sécurité Globale et une loi contre le séparatisme qui s’attaquent aux libertés publiques et au droit d’informer,

Quand les polémiques sur l’islamo-gauchisme saturent les débats politiques,

Quand Gérald Darmanin estime que Marine Le Pen est « trop molle »,

Quand le gouvernement dissout l’Observatoire de la laïcité et les associations qui lui déplaisent,

Quand l’extrême droite la plus radicale multiplie les actions et les provocations…

C’est que les thématiques du Rassemblement National ont envahi tout l’espace et sont reprises au cœur même du gouvernement. Ces thématiques se retrouvent d’ailleurs également dans la défense des intérêts des plus riches, notamment en matière de fiscalité.

Mais la diffusion des idées de l’extrême-droite concerne toute la société. Les mouvements sociaux, syndicaux, citoyens, progressistes, doivent faire face tous ensemble à ces lourdes menaces.

Le 12 juin, reprenons la rue contre les idées d’extrême-droite.

Si on refuse que le Rassemblement National dicte l’agenda politique, c’est un travail de longue haleine qui nous attend : recréer des solidarités, combattre pour les alternatives, pour la justice sociale et écologique, lutter contre toutes les discriminations, pour nos libertés… C’est aussi dans la rue que ça se passe.

Associations, médias et syndicats, partis politiques ont décidé d’organiser le samedi 12 juin une première grande journée nationale de manifestation et de mobilisations qui se déclinera localement.

Les premiers signataires de l’appel publié sur le site appelpourleslibertes.com

Syndicats : CGT, FSU, Union syndicale Solidaires, Syndicat des Avocats De France, Syndicat de la Magistrature, UNEF (Union nationale des Étudiants de France), UNL (Union nationale des Lycéens), Fidl, MNL (Mouvement national Lycéen), FSE (Fédération Syndicale Etudiante, l’Alternative, Confédération Paysanne, USP (Union Syndicale de la Psychiatrie), CNT-SO, CGT-Police, Résilience France, SNMPMI (Syndicat National des Médecins de Protection Maternelle et Infantile).

Associations et collectifs : Attac, LDH, FCPE, Fondation Copernic, Oxfam, Alternatiba, Amis de la terre, Résilience commune, DAL, CNL (Confédération nationale du Logement), Comité justice pour ibo, Emancipation collective, Rencontre des justices, Coexister, CRAN, SOS Racisme, QNQF (Quartiers nord, Quartiers forts Marseille) , Observatoire National contre l’extrême droite, MRAP, association ViSA, Femmes égalité, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif féministe Les Rosies, Les effronté.e.s, JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) AFPS, Conseil démocratique Kurde France, FTCR, CRLDHT, UTAC, France Amérique Latine, La Jeune Garde (Lyon, Strasbourg et Paris), Université Ouverte, Unis pour le climat et la biodiversité, collectif Police Contre la Prohibition, Youth For Climate, Changer de Cap, Compagnie Jolie Môme, Mémoire Traumatique et Victimologie, Héro.ïnes95, Union des Femmes Socialistes de Turquie, La Maison des Femmes de Montreuil, CNAJEP, les Francas.

Médias : Regards, L’Humanité, Politis, Contretemps, Le Media, Blast

Organisations politiques : ENSEMBLE!, Génération.s, La France Insoumise, EELV, GDS, Nouveaux Démocrates, NPA, Place Publique, le Parti de Gauche, Nouvelle Donne, les jeunes écologistes, MJCF (Mouvement des Jeunes Communistes), UEC, PEPS, Jeunes Génération.s, Rassemblement Communiste, UCL (Union Communiste Libertaire), PCOF, MdP (Mouvement des progressistes).

Attac France — 2021 

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Nous n’en n’avons pas fini avec l’extrême droite, ses acolytes et ses idées

La catastrophe, annoncée par les sondages, l’irrésistible ascension du Rassemblement National, tremplin de l’accession, en 2022, de Marine Le Pen au pouvoir ne s’est pas concrétisée. L’abstention historique record a certainement pénalisé les représentants du parti fasciste dans une proportion plus importante que les autres candidats même si, là où le FN a réussi à mobiliser ses sympathisants, il arrive souvent à franchir la barre des 50% dès le premier tour. C’est le cas à Béziers, à Perpignan, à Beaucaire mais aussi désormais à Moissac (57%). La prime aux sortants et le peu d’implantation locale du RN a été, aussi, à l’origine de la contre-performance du RN. 

En Région PACA, même si le candidat du RN, Thierry Mariani, obtient un résultat, inférieur de 10 points en pourcentage, au score que lui prédisaient les sondages. le score de 36,38%, le place, néanmoins en tête du premier tour, avec près de 4,5% d’avance sur Renaud Muselier, candidat LR. C’est la preuve que le Rassemblement National, malgré le revers qu’il a subi, conserve ses capacités de nuisance. Il continuera à faire fructifier ses obsessions nauséabondes : la sécurité, l’islam, la théorie du grand remplacement déjà reprises par démagogie électoraliste par une partie de la classe politique.

L’arrivée au pouvoir du Rassemblement National, dans la Région Paca, mais aussi dans d’autres régions, où il reste en embuscade pour le deuxième tour, décuplerait sa force de frappe lui permettant d’appliquer, au niveau de toute une région, la même politique autoritaire, raciste, antisociale et antisyndicale que subissent déjà les habitants des Mairies Brunes administrées par l’extrême droite. 

Certes, le Rassemblement National a subi un revers, mais le danger fasciste est toujours présent. Il se matérialise, aussi, depuis des mois par la multiplication des attaques et agressions des groupes violents, satellisés par le RN, contre les militant.e.s et locaux d’associations, partis de gauche et de syndicats sur l’ensemble du territoire. Cela se concrétise, aussi, par l’offensive et la présence idéologique d’une multitude de propagandistes des idéologies d’extrême droite dans les médias et sur les plateaux de télévision. C’est le Rassemblement National, son développement et ses scores électoraux qui encourage tous ces « fascistoïdes » à distiller leur venin dans les médias et (ou) à parader violemment dans nos quartiers. 

Syndicalistes et antifascistes nous savons qu’à chaque fois que l’extrême droite augmente ses scores électoraux, obtient des élu.e.s et (ou) conquiert la gestion d’une ville, c’est une défaite pour l’ensemble du mouvement ouvrier avec ses conséquences désastreuses pour les conditions de vie des classes populaires. 

Une nouvelle fois, avant le deuxième tour des régionales, nous nous adressons à toutes celles et ceux qui subissent depuis de décennies dans leur vie quotidienne les méfaits des politiques ultra libérales successives en affirmant :

Ne vous tirez pas une balle dans le pied !

Pas une voix pour le Rassemblement National !

Dans les urnes et dans la rue les 3 et 4 juillet à Perpignan, mobilisons-nous contre l’extrême droite, ses acolytes et ses idées !


https://blogs.mediapart.fr/association-visa/blog/220621/nous-n-en-n-avons-pas-fini-avec-l-extreme-droite-ses-acolytes-et-ses-idees

Une réponse à “Pour les libertés et contre l’extrême-droite

  1. Communiqué des signataires de l’appel à la marche du 12 juin pour les libertés et contre les idées d’extrême-droite

    Les organisations signataires de l’appel aux marches du 12 juin pour les libertés et contre l’extrême-droitisation dénoncent la constitution de fichiers par le site Fdesouche. 
    Il s’agit d’un fichage illégal et dangereux de la part d’un groupe activiste d’extrême-droite dont il est légitime de s’interroger sur l’usage qui pourrait en être fait. 
    Nous affirmons notre solidarité avec toutes celles et tous ceux qui y figurent. Nous appuyons les différentes plaintes qui seront déposées. 
    Ce type de pratique démontre, s’il en était encore besoin, la nécessité du combat contre l’extrême-droite, ses idées et toutes celles et ceux qui les propagent.

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