Halte à la guerre déclarée contre le peuple algérien (et autre textes)

Les Algériens subissent depuis plusieurs semaines une des pires escalades de la répression contre leurs droits et libertés. Cette offensive sécuritaire et judiciaire pour les empêcher de s’exprimer, de revendiquer, de manifester, de s’organiser, de faire grève, de rendre compte dans les médias et les réseaux sociaux, d’exister en tant que citoyens est entrain de prendre les allures d’une guerre ouverte contre le peuple Algérien.

Elle n’épargne personne, touche toutes les catégories sociales et toutes les régions du pays. Elle invente des illusoires complots terroristes pour justifier le retour aux pratiques les plus détestables de l’arbitraire (enlèvement, perquisition, mise au secret). La torture se banalise à nouveau. Les violences policières se généralisent. Rien ne peut justifier qu’un gouvernement traite avec une telle brutalité les citoyens de son pays.

Ni son impuissance face à la crise économique, ni son entêtement à tenir un agenda électoral rejeté par l’immense majorité du peuple, ni le naufrage de son calendrier vaccinal contre la pandémie. Le refus depuis deux ans d’accéder aux revendications du Hirak populaire pacifique en faveur d’un changement vers la démocratie enfonce le pouvoir de plus en plus dangereusement dans une aventure sécuritaire au très lourd prix.

En criminalisant le Hirak il se met lui même sur la pente glissante des crimes d’Etat. Cette escalade d’avril 2021 piétine un peu plus les engagements pris par les conventions internationales signées par les autorités algériennes et protégeant, tout autant que la constitution du pays, les droits qui sont aujourd’hui attaqués massivement et sans retenue. L’Algérie se met au ban des Nations pour son mépris des droits fondamentaux de l’homme.

Nous citoyens et organisations signataires de cette déclaration appelons à l’arrêt immédiat de cette inacceptable agression contre l’intégrité physique et morale des Algériens. Nous rendons pour responsables les autorités algériennes des conséquences funestes de cette dérive répressive et nous en prenons à témoin les opinions nationale et internationale.

Nous appelons à la libération de tous les détenus politiques, à la cessation des poursuites et au rétablissement de tous les droits et libertés garantis par la constitution et par les conventions internationales signées par l’Algérie. Le recours obsessionnel à la répression n’a pas stoppé depuis deux ans la marche du peuple algérien vers le changement démocratique pacifique. Il ne l’arrêtera pas cette fois non plus.

Liste des partis politiques et organisations signataires

Parti socialiste des Travailleurs (PST)

Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD)

Rassemblement des jeunes pour l’Algérie (RJPA)

Union pour le changement et le progrès (UCP)

Union pour l’Algérie (UPA)

Collectif algérien contre la torture et les conditions carcérales (CACTCCI)

Collectif Initiatives Citoyennes pour le changement (CICC)

Comité de Tizi ouzou pour l’assemblée constituante souveraine

Coordination nationale des universitaires algériens pour le changement (CNUAC)

Dzair 2.0

Ibtycar

Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH)

Manifeste des militants pour les libertés démocratiques (MMLD)

Manbar Al Jazairine Al Ahrar

Nida 22

Rassemblement action jeunesse (RAJ)

Rassemblement des étudiants libres d’Oran

Union des étudiants algériens libres (UEAL)

Listes des citoyens signataires

Lahouari Addi (universitaire)

Lynda Abbou (journaliste)

Brahim Aidali (syndicaliste licencié)

Kamel Aissat (universitaire syndicaliste)

Louisa Ait Hamadouche (universitaire)

Mokrane Ait Larbi (avocat)

Sanhadja Akrouf (militante associative)

Zoubir Arous (universitaire)

Zoubida Assoul (présidente UCP)

Abdelghani Badi (avocat)

Mohcine Belabbes (président RCD)

Samir Belarbi (journaliste militant)

Farida Belfrague (avocate)

Nadjib Belhimer (journaliste)

Akram Belkaid (journaliste)

Abdellah Benadouda (Radio Corona Internationale)

Madjid Bencheikh (ancien doyen de la faculté de droit Alger)

Abderezzak Bendjoudi (militant politique)

Mustapha Benfodil (journaliste)

Fateh Benhammou (Editeur électronique) Ali Bensaad, (universitaire)

Malek Bensmain (réalisateur)

Saad Bouakba (journaliste)

Amel Boubekeur (universitaire)

Mostefa Bouchachi (avocat)

Abdelkrim Boudra (consultant)

Hocine Boukella (musicien)

Fodil Boumala (universitaire)

Mouloud Boumghar, universitaire, militant politique

Ali Brahimi (militant politique)

Mehdi Brahimi (ingénieur membre Ibtykar)

Samira Brahmia (musicienne, interprete)

Omar Bribi (ingénieur d’Etat)

Amina Afaf Chaib (cheffe d’entreprise membre Ibtykar)

Kaddour Chouicha (Laddh)

Said Djaafer (journaliste)

Nacer Djabi (universitaire)

Bachir Derrais (producteur réalisateur)

Ahmed Djeddai, (chirurgien, militant de la démocratie)

Khaled Drareni (journaliste)

Nacera Dutour (Sos Disparus)

Bahia Bencheikh El feggoun (réalisatrice)

Ihsane El Kadi (journaliste)

Raouf Farrah (consultant, membre Ibtykar)

Hassan Ferhani (réalisateur)

Abdelouahab Fersaoui (RAJ)

Amina Haddad (productrice)

Nacer Haddad (juriste)

Sofiane Haddadji (citoyen )

Abdellah Heboul (Avocat)

Mohamed Henad (politologue)

Mohamed Iouanoughene, journaliste

Nourredine Khadir (militant hirak)

Amin Khan (poète)

Cherifa Kheddar (militante féministe)

Said Khelil (pharmacien biologiste)

Hicham Khiat (militant politique)

Brahim Laalami (activiste)

Jaffar Lakhdari (consultant, activiste politique)

Smail Lalmas (économiste)

Samir Larabi (militant PST)

Ali Laskri (ex coordinateur de l’instance présidentielle du FFS)

Ouardia Lezzoul (avocate)

Djamila Loukil (journaliste)

Ghani Mahdi (journaliste militant)

Redouane Mansouri (universitaire)

Mohamed Mebtoul (universitaire)

Nordine Melikchi (physicien)

Benyoucef Mellouk (lanceur d’alerte)

Karim Moussaoui (réalisateur)

Slim Othmani (entrepreneur)

Fatma Ouseddik, professeur universitaire

Aissa Rahmoune (avocat)

Mahmoud Rechidi (porte-parole PST)

Abderrahmane Salah (avocat)

Said Salhi (militant LADDH)

Sid Ahmed Semiane (auteur)

Salah Eddine Sidhoum (chirugien)

Ahmed Sidi Moussa (militant Adrar)

Aldja Seghir (universitaire, membre Ibtykar)

Nabila Smain (avocate)

Nesrine Tahari (militante associative)

Lyes Touati (militant associatif)

Khaled Tazaghart (militant politique)

Hamza Kharroubi (activiste Hirak)

Farid Khemisti (avocat)

Nacer eddine Hamitouche (activiste Hirak)

Kamel Almi (journaliste)

Khellaf Ben Hadda (journaliste)

Zoheir Aberkane (journaliste)

Zaki Hannache, (militant)

Seloua Luste Boulbina (philosophe)

Ali Boucherka, militant politique

Meryem Belkaid (universitaire)

Sihem Abbes (psychologue)

Mohamed Ali Allalou (producteur- animateur radio)

Amine Khaled (conseiller littéraire, théâtre)

Boualem Ziani (producteur)

Nadia Leila Aissaoui (sociologue, militante féministe)

Thiziri Maames, militante politique

Abderrahmane Hayane, auteur, réalisateur, membre Ibtykar

Seiffeddine Abdi (

Karim Bengana (réalisateur)

Maroua Guendouz, activiste, Nida22

Nadjah Roula, militante politique, Nida22

Omar Bouraba militant associatif

Baya Merad (avocate)

Me Fatiha Rouibi (avocate)

Melissa Ghalouz, militante, Nida22

Me Afif Chaouch Abdennacer

Kahina Redjala, militante politique

Mohamed Kedia, militant, membre Ibtykar

Latifa Lounissi (universitaire)

Samir Yahiaoui, architecte, activiste

Youssef Loldj, ingénieur, membre. Free Algeria

Djalil Amrouche, Dzayer 2.0

Sid Ahmed Miliani, militant politique Nida22

Adel Benadouda, militant politique Nida22

Malika Benarab Attou, militante associative

Mohamed Daid, militant associatif

Massensen Cherbi, constitutionnaliste

Hafed Saoud (militant)

Adllen Belabaci, militant

Yahia Bounouar (journaliste)

Mouloud Termoul, militant politique

Jihed Halimi, activiste politique

Lahouari Fellahi, militant politique, Nida22

Mahmoud Djermane, militant politique

Djaballah Saighi, activiste politique

Kahina Boucheffa, psychologue, membre Ibtykar

Hacene Boudjema, co-fondateur du CAMAN

Zohral Saighi, activiste politique

Djamel Fardjallah, ingénieur militant politique

Nabil Ait Ahmed, militant politique

Krimo Bouaou, militant politique, membre Ibtykar

Timsiline Loucif, auditeur interne militant pour la citoyenneté et la démocratie

Me Kamel Haddad Azzedine

Fatiha Briki, enseignante universitaire

Houria Briki, mouvement associatif humanitaire (USA)

Mourad Briki, fonctionnaire (Suisse)

Selma Amrane, professeur de médecine (USA)

Zazi Sadou, militante féministe

Othmane Benzaghou

Abdelhak Djennane, militant démocrate

Yefsah Nadia, militante politique

Bouaziz Ahmed, militant politique

Meziani Saïd, militant politique

Me khadoudja Bousseka (avocate)

Zaoui Mohamed (militant Hirak)

Me Salim Khatri (avocat)

Abdesslam Bengoufa (militant Hirak)

Me Djamila Igherroussen (avocate)

Youcef Rezzoug (journaliste)

Me Amar Mouhoubi (avocat)

Younes Addab, militant politique

Hadj Mohand Hamid, militant politique

Tamadjiat Ali, militant politique

Maakni Hamid, militant politique

Tirouche Arezki, militant politique

Arezki Aliouet (avocat)

Brahim Kaci (miliant pour la démocratie)

Meriem-Mounira Chaoui (avocat)

Hamel Mohamed, militant politique

Lounis Hocine, militant politique

Taibi Djamel, militant politique

Ouheb Rabah, militant politique

Tayeb Kennouche, universitaire

Amar Mohand Ameur, universitaire

Nacéra Makoudi-Djaffar (avocate)

Akli Izouaene (ingénieur agronome)

Zine Boukhari (avocat)

Diaeddine Belbekhouche (avocat)

Walid Belkacem, Etudiant

Yacine Fennouh, architecte

Belkacem Belkacem, militant politique

Messadi Djamel, militant politique

Safia Bouakkaz (médecin)

Azougui Arezki, militant politique

Chaouti Ramdane, militant politique

Leila Msilta, universitaire

Kamel Bennadji, universitaire

Nora Chili, militante politique

Me Hafid Hasni (avocat)

Me Saliha Allouache (avocate)

Me Lamia Messai (avocate)

Mohamed Larbi Hazem, retraité de la banque d’Algérie

Louni Abdelkader (militant de la démocratie)

Mohamed Said Ouldoulhadj, ancien cadre du FFS

Hanafi Si Larbi, militant pour la démocratie

Kousseila Iddir, militant politique

Djamel Sedira, cadre de gestion retraité

Nasser Bensefra, activiste politique

Mustapha Benamzal, étudiant

Hadj Boudou (militant de la démocratie)

Bouallag Badr Eddine (avocat)

Boudjmia Nabil (avocat)

Lamali Rebaine (avocat)

El Hachimi Ghezali (militant de la démocratie)

Younes Ghili (militant de la démocratie)

Djamila Addar (enseignante, journaliste)

Asma Mechakra

Imad Lakhdara

Hocine Djidel

Assia Guechoud

Ahmed Mostefaoui

Karim naït Ouslimane

Mohamed Benaissa

Me Yamina Alili

Me Mohamed Amine Bendahmane

Me Said Zahi

Me Youcef Benkaaba

Me Yahia Nasser

Me Nabil Belahouane

Amel Nouaouria Bouharis

Me Farida Boumaza

Me Imene Cheboubi

Me Halla Mohamed

Me Zakaria Belahreche

Me Soulef Belhanneche

Me Leila Boughrara

Me Ahmed Zennouche

Me Fatma Zohra Meziane

Me Hassina Djerrah

Me Mohamed Tahar Boughaba

Me Omar Boussag

Me Ahmed Mebrek

Me Lydia Lounaouci

Me Elias Boudiaf

Me Nora Nehdi

Abdelkader Kouafi

Me Amel si Ammour

Me Said Halit

Me Fatima Hedjal

Me Ramzi Chekhab

Me Mohamed Amine Hamitou

Boualem Ait Ameur

Me Abdelbasset Yahiaoui

Me Kamel Rachid Louh

Me Meriem Chekirine

Me Badreddine Bouallag

Mohamed Khatir Kaoudja

Hamid Bechekat

Samia Bouachioum

Yanis Boumdjene

Nabila Baza

Belkacem Hafid

Nadir Boukhatta

Samira Hadjres

Meriem Daoudi

Sami Zelmati

Billel Kourdi

Amel Badji

Me Mounir Gharbi

Me Madjid-Idir Hachoir

Me Sonia Mokrane

Leila Guiri

Ahmed Benseghir

Asma Miahi

Mohamed Fawzi Ounsi

Me Samira Aggoun

Me Nassima Rezazgui

Nacéra Ghozlane

Yamina Meghraoui

Boualem Ait Amar

Soheib Chaouchi

Lien pour signer la déclaration collective : Halte à la guerre déclarée contre le peuple algérien ! :

https://forms.office.com/Pages/ResponsePage.aspx?id=moy1h5cV7UyKDlVbFGz-wDERxKjgA5BDtQts4rpqUeBURDRUUjlGTUpWNjh
NVTFLSVoxS09ESFJENyQlQCN0PWcu&fbclid=IwAR2M1R
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–AQm9DiImujsdl4bpY


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115e vendredi du mouvement populaire : Le Hirak s’insurge contre la répression

D’aucuns s’interrogeaient comment allait se dérouler ce 115e vendredi du Hirak après la répression qui a frappé la manif des étudiants à la place des Martyrs à Alger, mardi dernier, avec, à la clé, des interpellations à la pelle. Au final, la marche hebdomadaire a pu se tenir, globalement, dans le calme.

Cependant, dès 16h, les forces de police sont intervenues avec autorité à Alger-centre et ont chargé les manifestants avec brutalité. Les citoyens présents dans le périmètre de la place Audin et sur le bas de la rue Didouche-Mourad ont été matraqués sans ménagement, et de nombreuses interpellations ont été opérées dans la foulée.

Ces scènes de violence sont emblématiques du traitement que réservent les autorités depuis quelques semaines à l’opposition hirakienne. Ce vendredi saint du mouvement populaire, le troisième depuis le début du Ramadan et le onzième depuis la reprise des manifestations citoyennes dans l’espace public après la longue trêve sanitaire, intervient ainsi dans un contexte extrêmement tendu marqué par une nouvelle campagne d’arrestations ciblant les hirakistes.

Mais malgré ce contexte difficile, Alger a vibré une nouvelle fois ce week-end sous les cris et les clameurs rageuses des protestataires dénonçant les violences policières, les législatives et, plus globalement, la feuille de route du président Tebboune, et exigeant le départ du « système ».

Le hirak algérois a été de nouveau porté cette après-midi par les vagues impétueuses en provenance de Bab El Oued, de la Casbah et de la banlieue ouest de la capitale qui sont venues fusionner aux abords de la Grande Poste et la Fac centrale avec les flots de la rue Didouche Mourad et ceux en provenance de Belcourt et de la Place du 1er Mai.

A noter qu’à Alger-centre, le cortège qui a pris son départ depuis la mosquée Errahma et la rue Victor Hugo, et qui affichait un niveau de participation inférieur aux vendredis précédents, s’est ébranlée beaucoup plus tôt que prévu, vers 13h10, la prière du Vendredi ayant été expédiée avec une étonnante célérité.

Ce que l’on peut retenir d’emblée dans ce nouveau round qui intervient la veille de la Fête du 1er Mai c’est, au premier chef, et comme nous le disions, la dénonciation à l’unisson de la répression qui s’abat sur les opposants, les activistes et les journalistes. « Libérez les otages », « Harrirou el mouâtaqaline » (libérez les détenus) ont été scandé à plusieurs reprises par les marcheurs. Ces deniers s’époumonaient également en répétant ce serment : « Ya el mouâtaqaline maranache habssine » (Prisonniers, on ne s’arrêtera pas).

« Le recours à la violence est un aveu d’échec »

Sur les pancartes brandies, l’appel à la libération inconditionnelle des militants et citoyens injustement incarcérés était clairement le thème dominant. « Liberté pour les prisonniers », « Libérez les détenus politiques », « La Liberté pour les hommes libres » pouvait-on lire sur nombre d’entre elles. Dans le même registre, les manifestants ont dénoncé avec énergie la vague de violence sécuritaire et judiciaire qui cible les hirakistes : « Police partout, justice nulle part » écrit un étudiant.

Un homme d’un certain âge défilait avec cette pancarte : « La propagande du pouvoir a échoué et c’est la répression qui a pris le relais. Mais rien n’entamera notre détermination ». Une dame assène : « Le recours à la violence est un aveu d’échec ». On pouvait remarquer en outre cette large banderole déployée par un carré de manifestants en soutien à notre confrère de Liberté, Rabah Karèche, en détention provisoire à Tamanrasset : « La liberté d’expression n’est pas un crime »

Les manifestants ont également dénoncé avec vigueur l’intervention musclée de mardi dernier, à Alger, pour faire avorter la marche des étudiants. « Haggarine ettalaba » (Oppresseurs des étudiants) ont entonné plusieurs fois les marcheurs. Il y avait aussi ce mot d’ordre qui revenait : « N’har ethlatha maâ ettalaba » (Mardi avec les étudiants).

Il convient de signaler au passage la présence dans la marche d’aujourd’hui de nombre d’étudiants parmi ceux qui ont été interpellés mardi dernier, une façon de signifier qu’ils ne se laisseront pas intimider. « Mardi prochain, il faut que les gens nous rejoignent en force » insiste l’un d’entre eux.

En écho à la Journée internationale des Travailleurs qui sera célébrée demain, il y avait, au cours de ce 115e Vendredi, également des revendications à caractère social exprimées à travers les messages écrits. « Pour un syndicat libre » proclame une jeune militante. Un hirakiste martèle: « Le syndicat est un droit, pas une faveur ».

Une activiste formulait cette réflexion : « L’action syndicale est la base de la justice sociale ». Sur une large feuille de papier Canson, une manifestante écrit de son côté : « L’emploi, l’accès au logement, droit d’accès à la santé et à l’éducation ». La jeune femme précisera que la santé comme l’éducation doivent être « gratuites et de qualité ».

Une pensée émue pour Maître Ali Yahia Abdennour

Autre fait marquant : la silhouette bienveillante de Maître Ali-Yahia Abdennour – Allah yerahmou – était bien visible dans les cortèges. Un hommage appuyé a été, en effet, rendu au doyen des défenseurs des droits humains qui nous a quittés dimanche dernier à l’âge de cent ans, et plusieurs manifestants brandissaient affectueusement son portrait.

Mohamed, l’un des hirakistes les plus classe, connu pour ses pancartes remarquablement soignées, affichait une bannière assortie de ces mots : « Merci pour tout Maître Ali Yahia Abdennour. Le combat pour la dignité continue ».

Comme nous l’indiquions, la marche de ce vendredi au cours de laquelle les manifestants, comme toujours, ont défilé dans le calme et en toute « silmiya », a été brutalement dispersée par la police moins de trois heures après le début des manifs.

« Marche pacifique violemment dispersée dès 16h à Alger. Plusieurs interpellations des manifestants pacifiques à la fin de la marche à Alger et dans plusieurs wilayas du pays. Halte à la répression, la LADDH dénonce et rappelle le respect du droit » a réagi la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme à travers sa page Facebook.

La grande majorité des personnes interpellées, faut-il préciser, ont été relâchées. Nous y reviendrons.

Mustapha Benfodil

https://www.elwatan.com/edition/actualite/115e-vendredi-du-mouvement-populaire-le-hirak-sinsurge-contre-la-repression-30-04-2021

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