En raison de l’omission du gouvernement fédéral, des femmes autochtones sont attaquées par des orpailleurs

Communiqué dénonçant l’attaque de l’Association des femmes autochtones Munduruku – Wakomborum

Ce jeudi matin 25 mars, le siège de l’Association des femmes autochtones Munduruku Wakoborũn, situé à Jacareacanga dans le Pará, a été la cible d’un violent saccage commandité par des orpailleurs opérant dans la région. Ce scénario de violence est le fruit des actions du gouvernement fédéral qui cherche à légaliser les crimes commis par les exploitants miniers illégaux et les compagnies minières à l’intérieur des Terres autochtones, aggravant ainsi les conflits dans ces territoires.

C’est un acte de vandalisme qui vise à menacer et à intimider les femmes qui luttent pour la protection des Terres Munduruku contre l’action des envahisseurs. Wakoborũn dénonce régulièrement ces criminels, sollicitant l’intervention de la Police fédérale dans la région pour freiner l’avancée de l’exploitation minière illégale. Sans réponse aucune des instances fédérales, les dirigeants de cette Association vivent sous les menaces de mort et les criminels continuent d’agir en toute impunité.

« Alors qu’ils avaient annoncé qu’ils allaient faire ça, les autorités locales et autres instances compétentes n’ont rien fait pour assurer notre sécurité », souligne une note publiée par l’Association des femmes.

Au cours de cet acte de vandalisme, des documents ont été brûlés et des équipements du siège de l’Association ont été cassés. En plus de l’Association des femmes, les locaux détruits abritaient le Bureau collectif de l’association Da’uk, de l’association Arikico, du mouvement Munduruku Ipereg Ayu et de la CIMAT.

L’Articulation des peuples autochtones du Brésil (APIB), ainsi que ses organisations de base, ont demandé au Ministère public fédéral d’enquêter sur cette affaire et de responsabiliser les auteurs de cet acte d’intimidation et de violence. Nous prendrons les mesures judiciaires et politiques nécessaires pour garantir l’intégrité physique des dirigeantes menacées.

Nous exprimons notre solidarité et notre soutien aux femmes, aux dirigeantes et aux organisations munduruku qui sont victimes d’attaques constantes. Wakoborũn était la première guerrière munduruku. Une femme militante connue pour son courage à défendre la vie de son peuple. C’est avec la force de nos ancêtres que nous nous unissons dans la lutte pour la vie et l’autonomie de nos peuples !

Articulation des peuples autochtones du Brésil – APIB, le 25 mars 2021.

Communiqué de l’Association des femmes autochtones Munduruku Wakoborũn

Jacareacanga, le 25 mars 2021

Nous, de l’Association des femmes Munduruku Wakoborũn, de l’Association Da’uk, de l’Association Arikico, du Mouvement Munduruku Ipereg Ayu et de la CIMAT, nous sommes organisés depuis notre assemblée pour la résistance en décembre 2020 et avons loué un bureau collectif pour répondre aux besoins des caciques, des dirigeants, guerriers et guerrières de notre peuple.

Aujourd’hui, lors d’une manifestation d’un petit groupe de Munduruku favorable à l’orpaillage, en compagnie d’autres bandits pariwat (non autochtones), envahisseurs de nos terres, le bureau de notre Association a été brûlé. Ils ont détruit tous nos documents et notre équipement collectif. Alors qu’ils avaient annoncé qu’ils allaient faire cela, les autorités locales et autres instances compétentes n’ont rien fait pour assurer notre sécurité.

Nous crions depuis longtemps, demandant à la police d’agir contre ce groupe de criminels qui veulent dévaster notre territoire, menaçant nos propres vies et notre intégrité.

Nous exigeons que des mesures soient prises de toute urgence. Tout le monde connaît les personnes impliquées. Nous en appelons à toutes les instances qui devraient être en train de collaborer avec les peuples autochtones.

Voir en ligne :

Com omissão federal garimpo agride mulheres indígenas

https://observatoiredemocratiebresil.org/En-raison-de-l-omission-du-gouvernement-federal-des-femmes-autochtones-sont

**********

URGENT : un conflit armé entre orpailleurs et autochtones
fait des blessés en terre Yanomami

Le conflit armé entre orpailleurs et autochtones a fait au moins cinq blessés dans la communauté de Palimiú, dans l’Etat de Roraima, où se trouve le territoire Yanomami. Les informations proviennent de l’association Hutukara Yanomami.

Selon l’organisation, l’affrontement a eu lieu vers 11h30 lundi, lorsque sept bateaux d’orpailleurs ont accosté dans la communauté et ont commencé à attaquer les autochtones. Quatre orpailleurs et un autochtone ont été blessés par balles.

Selon Dario Kopenawa Yanomami, « il y a eu une fusillade ouverte pendant environ une demi-heure. Les orpailleurs sont repartis en bateau, en menaçant de revenir pour se venger ».

Dans une lettre adressée à l’Armée de terre, à la Police fédérale, à la FUNAI et au Ministère public de Roraima, l’association Hutukara Yanomami demande aux instances d’agir « de toute urgence pour empêcher la poursuite de la spirale de violence locale et assurer la sécurité de la communauté yanomami de Palimiu ».

Le 30 avril, la Hutukara avait déjà adressé une lettre aux autorités concernant des faits de fusillade entre autochtones et orpailleurs à Palimiu, en amont de Korekorema, sur la rivière Uraricoera. Cinq orpailleurs avaient été expulsés.

La FUNAI ne s’est toujours pas manifestée.

Fin mars, le journal O GLOBO a révélé que les orpailleurs, faisant fi de la pandémie, avaient envahi 30% de la Terre Indigène (TI) Yanomami en 2020, dévastant 500 hectares de janvier à décembre. Au total, l’orpaillage illégal a déjà détruit l’équivalent de 2,4 mille terrains de football sur l’ensemble du territoire. Rien ou presque n’a été fait pour contenir les envahisseurs, qui sont déjà 20 000 dans la région. Les données sont réunies dans le rapport « Cicatrices dans la forêt : évolution de l’exploitation minière illégale en Terre Indigène (TIY) Yanomami ».

La Terre Indigène Yanomami est l’une des sept TI en attente d’un plan gouvernemental pour le retrait des envahisseurs. Les TI Karipuna, Uru-EuWau-Wau, Kayapó, Araribóia, Munduruku et Trincheira Bacajá complètent cette liste. Le Tribunal Supérieur Fédéral (STF) a déjà fixé un délai au ministère de la Justice et à la Police fédérale pour présenter un plan de « désintrusion », ce qui, selon le ministre Luis Roberto Barroso, a déjà été fait.

Voir en ligne : URGENTE : Conflito armado de garimpeiros contra indígenas deixa baleados em terra yanomami

https://observatoiredemocratiebresil.org/URGENT-un-conflit-arme-entre-orpailleurs-et-autochtones-fait-des-blesses-en

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.