Haïti : les organisations féministes dans la lutte contre la dictature (et autre texte)

La résistance des femmes haïtiennes face à l’injustice et l’oppression remonte depuis les luttes anti colonialistes-esclavagistes-racistes d’avant l’indépendance d’Haïti, même si celle-ci est encore invisibilisée. Cette résistance s’est matérialisée par la réappropriation que les captives-esclaves-négresses ont faite de leur corps à partir de leurs pratiques d’avortement, d’infanticide qui s’inscrivaient dans un refus d’alimenter le système colonial/esclavagiste/patriarcal de nouveau humain-objet, humain-marchandise, humain-capital. La lutte de ces femmes a été rendue manifeste dans leurs pratiques d’empoisonnement des colons [1], leurs implications dans les pratiques de marronnage et les affrontements dans la guerre pour l’indépendance.

Il y a dans l’historiographie des luttes du peuple haïtien certaines temporalités inscrites et intériorisées dans la mémoire collective, dans les archives officielles comme luttes féministes, des femmes et/ou acquis obtenus à partir de celles-ci. Notamment, l’année 1934 avec la création de la Ligue féminine d’action sociale souvent considérée comme point d’amorce du mouvement féministe haïtien. Et, « pendant plus de 25 ans, ses militantes réclameront des libertés démocratiques, dont l’émancipation des femmes ; elles s’associeront à d’autres organisations comme le Comité d’Action Féminine, n’hésitant pas à gagner la rue et à défier les matraques policières » [2]. En 1950 elles obtiennent le droit de vote, elles sont parvenues à exercer leurs droits civils et politiques avec la loi du 25 janvier 1957. Le mouvement est marqué symboliquement par la grande marche nationale du 3 avril 1986 après la chute du dictateur Jean Claude Duvalier qui a réuni à Port-au-Prince plus de 30 000 personnes. Cette date où les femmes ont gagné les rues pour exiger leur place et la prise en compte de leurs droits socioéconomique et politiques dans la “reconfiguration démocratique” post-duvaliériste de la société haïtienne reste un moment historique fort pour le mouvement.

À l’occasion du 35e anniversaire de cette marche, près d’une vingtaine organisations féministes [3] ont jugé qu’il était urgent de joindre à nouveau leur agenda pour lancer une nouvelle marche contre la banalisation de la vie qui se manifeste par les actes de terreur (kidnapping, massacres, assassinats, viols, féminicide…), l’ingérence de la communauté internationale, la violation de la constitution de 1987, la précarisation de la vie des femmes ouvrières, paysannes, commerçantes… Dans cette crise qui devient de plus en plus alarmante et ce revirement vers la dictature, les femmes ont investi les rues ce samedi 3 avril 2021 pour dénoncer cette pente fatale sur laquelle le président de facto Jovenel Moise place le pays.

Les différents slogans [4] utilisés dans cette manifestation dépeignent clairement les revendications sociopolitiques des femmes et leurs articulations avec la lutte globale qui se livre contre le régime dictatorial de Jovenel Moise. Nous pouvons observer sur les tee-shirtsdes manifestant-e-s certains messages clés avec des logos respectifs de chaque organisation: « les femmes haïtiennes s’engagent dans une lutte pour la vie, pour le respect de la constitution de 1987; nous n’abandonnerons pas; les femmes s’engagent dans la lutte pour Haïti. Non à la dictature, non à l’insécurité. » Dans les pancartes et banderoles, d’autres messages dévoilent leurs revendications dans l’imbrication de plusieurs rapports sociaux : « nous ne perdrons pas les acquis de la constitution de 1987; procès pétrocaribe; non aux harcèlements sexuels ; ça suffit l’État complice de viol ; les femmes exigent le respect de la constitution de 1987; non à l’impunité ; Core group va t’occuper de tes linges sales ; vivre sans violence est un droit fondamental des femmes;  protéger le droit de vivre des femmes; les cartes doivent être redistribuées … ».

À l’ordre du jour, il était question de dénoncer le climat de peur en Haïti instauré par le kidnapping d’État [5] et le contrôle du territoire par les gangs armés progouvernementaux. Depuis 2020, il y a en moyenne quatre à cinq cas d’enlèvements par jours. Plusieurs survivant-e-s de ce phénomène ont témoigné avoir été enlevé-e-s par des personnes en tenue d’uniforme de police et emmenés dans des véhicules de service d’État ou ayant des plaques d’immatriculation officielle. Et, dans certains cas les rançons ont été remises à des personnes accompagnées d’agents d’unités spécialisées de la Police Nationale d’Haïti (RNDDH, 2021 [6]). Dans ce climat de terreur généralisé les femmes sont doublement victimes. Car, « en général, les femmes et filles kidnappées sont victimes de viols collectifs et soumises à des traitements cruels, inhumains et dégradants (RNDDH, 2021, ibid.) C’est un fait qu’à dénoncer Pascale Solage militante de l’organisation féministe Nègès mawon au début de la manifestation du 3 avril, « les femmes qui ont été kidnappées sont violées et agressées sexuellement, donc aujourd’hui, il faut mettre au centre du débat, au-delà de la question des enlèvements, l’impact de la situation (sécuritaire) spécifiquement sur les femmes » [7].

Les organisations féministes dénoncent les massacres que le gouvernement continue d’orchestrer dans les quartiers populaires et les violences sexuelles qui y eurent cours. De 2018 à 2020, le Réseau national des droits humains a notifié au moins 10 massacres à Port-au-Prince, un bilan de 1343 personnes tuées, et aussi certaines formes de violences sexuelles à l’égard des femmes des quartiers populaires, comme les trente-deux viols collectifs qui eurent lieu durant ces massacres. L’installation de cette nouvelle dictature passe par une banalisation de la vie en général, la déshumanisation et le dépouillement du corps de la femme. De plus, le contrôle du territoire par les gangs avec la complicité de l’État affecte d’autant plus les femmes qui sont plus sujettes à être victimes de violences sexuelles et surtout celles des classes défavorisées. L’organisation féministe Dantò a souligné dans une note de positionnement que cette situation touche davantage les petites commerçantes qui doivent déambuler dans les rues pour gagner leurs vies, les madan sara qui ramènent les produits à vendre des milieux ruraux aux centres urbains et vice-versa, les paysannes qui sont obligées d’aller vendre leurs produits en villes. Elles se retrouvent seules à la merci des gangs qui contrôlent les territoires et se font parfois dépouiller de leurs moyens de subsistance entre autres…

À l’occasion de cette journée nationale du mouvement féministe haïtien, les organisations féministes ont affirmé leur positionnement contre le referendum inconstitutionnel annoncé par le président de facto Jovenel Moise. Dans une conférence-débat organisée par l’organisation Dantò le 2 avril 2021, la féministe Marie Éveline Larrieux dénonce le piège que tend le président de facto Jovenel Moise au mouvement féministe avec cette nouvelle constitution dans les mesures de saupoudrage qu’il promet sur la parité tout en désarticulant les questions de classes et de genre. Elle souligne que cette marche contre la destruction pour la vie s’inscrit dans une lutte globale, nécessaire à la satisfaction des revendications spécifiques des femmes. Sans un cadre global, nous ne pouvons pas vivre ni profiter des acquis de nos luttes, affirme-t-elle. Et les discours des manifestantes de la journée du 3 avril ont fait écho à cette lutte globale pour une Haïti autre. Il est clair que la situation d’insécurité touche les femmes haïtiennes dans une singularité propre à l’oppression patriarcale. Tout en exigeant que ces problèmes soient traités dans leur spécificité complexe, les revendications du mouvement féministe haïtien restent articuler aux luttes populaires qui revendiquent des transformations profondes dans la société haïtienne et le droit à l’autodétermination du peuple haïtien. Non à destruction de la vie, non aux violences sexuelles, non à la dictature.

Magalie Civil, 6 avril 2021

http://alter.quebec/haiti-les-organisations-feministes-dans-la-lutte-contre-la-dictature/


Notes

[1] Hermogène Féguenson, 2019.

https://ayibopost.com/lhistoire-du-mouvement-feministe-haitien-premiere-partie/? utm_campaign=shareaholic&utm_medium=whatsapp&utm_source=im

[2]Coté Denise, 2014. https://redtac.org/possibles/2014/07/17/anpil-fanm-tonbe-nap-kontinye-vanse-luttes-feministes-en-haiti/

[3] Entretien de Ayibopost avec Sharma Aurélien, directrice exécutive de SOFA, 2 avril 2021.

[4] Ces slogans ont été traduit par l’auteure du créole haïtien en français.

[5] Osna Walner, 2021. http://alter.quebec/haiti-violences-insecurites-et-terreur/

[6] https://web.rnddh.org/wp-content/uploads/2021/03/T%C3%A9moignage-12032021-FR.pdf

[7] https://www.lapresse.ca/international/caraibes/2021-04-03/haiti/des-centaines-de-manifestantes-dans-les-rues-pour-s-opposer-a-la-violence.php#


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Haïti : c’est au peuple de prendre en mains le pays

Entrevue avec Walner Osna par Ruby Chabannes, ONFR+, 20 mai 2021

Étudiant au doctorat en sociologie à l’Université d’Ottawa, assistant à l’enseignement, membre du Collectif de recherche sur les migrations et les racismes (COMIR) et de la Coalition haïtienne au Canada contre la dictature en Haïti, Walner Osna est un spécialiste des enjeux d’Haïti, son pays d’origine.

Où prend sa source la crise que traverse Haïti ?

C’est une situation complexe et structurelle. Elle est la résultante d’une domination états-unienne qui remonte au 20e siècle avec l’occupation du pays de 1915 à 1934. Après 1986, malgré les acquis politiques et sociaux, on n’est jamais arrivé à instaurer un régime qui reprenne les revendications populaires et les idéaux de la révolution haïtienne. Le pays a, au contraire, suivi un modèle néolibéral qui a aggravé la situation socio-économique. Cette domination des États-Unis perdure encore aujourd’hui, pour des raisons géopolitiques et économiques car le pays est convoité pour ses ressources naturelles.

Quelles sont les conditions de vie actuellement en Haïti ?

La situation s’est dégradée extrêmement vite au cours des quatre dernières années. Plus de quatre millions de personnes ont des difficultés d’accès à la nourriture, à l’eau et au logement social. On est dans un contexte de corruption généralisée, de criminalisation et d’insécurité planifiée qui a des incidences considérables sur la vie du peuple haïtien. Les gens ont peur. Les questions prioritaires comme la pauvreté, la sécurité et les infrastructures ne sont pas traitées. Des bandes illégales armées se livrent à des enlèvements sans que la police n’intervienne.

Pourquoi le pouvoir en place ne parvient-il pas à redresser le pays ?

Le régime en place est prêt à tout faire pour assurer les intérêts des États-Unis et du Core Group (composé des ambassadeurs d’Allemagne, Brésil, Canada, Espagne, États-Unis, France…). Ce sont eux qui s’arrangent toujours pour mettre au pouvoir un régime qui sert aveuglément leurs intérêts. C’est comme ça qu’on a eu le régime Martelly (président de 2011 à 2016). Des rapports du Sénat et de la Cour suprême ont par la suite montré à quel point il avait été l’un des régimes les plus corrompus de l’histoire d’Haïti, notamment avec le vaste pillage des fonds Petrocaribe.

Que sont devenus les 3,8 milliards de dollars générés par Petrocaribe, cette alliance entre les pays caribéens et le Venezuela ? N’étaient-ils pas destinés à financer des programmes sociaux ?

L’argent a été détourné. Mais Petrocaribe n’est pas simplement un acte de pillage et de corruption du pouvoir. C’est aussi le résultat d’une complicité internationale pour faire échec à l’application de cet accord, car toute coopération ou solidarité entre pays d’Amérique latine remettait en question les rapports qu’entretient Haïti avec les États-Unis, la France, le Canada et les organisations internationales comme le FMI (Fonds monétaire international) qui n’apportent aucune retombée positive pour les classes populaires. En ce sens, l’échec de Petrocaribe est une forme de recolonisation.

Quelle est la stratégie du régime en place  ? Y a-t-il un risque de dérive autoritaire ?

L’enjeu pour le président est de pérenniser un système d’impunité et d’injustice, en changeant la constitution par référendum. Un article prévoit que le président ne peut être poursuivi, même après son mandat, pour les actes commis dans le cadre de ses fonctions. Cela lui permettrait d’échapper à la justice pour les massacres qu’il a perpétrés. Il a clairement pris le chemin d’une instauration dictatoriale, depuis le 7 février et son maintien au pouvoir alors que son mandat est arrivé à terme.

Comment sortir de ce bourbier géopolitique et redonner de l’espoir aux Haïtiens ?

C’est au peuple haïtien de prendre souverainement en main son pays, dans un large consensus. Seul un gouvernement de transition de rupture pourra créer les conditions d’un retour à la justice sociale, à un climat de paix et de confiance. Il faut repenser les politiques économiques qui ont engendré la misère et la dépossession des paysans au profit de mégaprojets. Il faut aussi retrouver une souveraineté sur les ressources, l’énergie, l’alimentation mais aussi les douanes pour réduire l’importation d’armes. Le système judiciaire doit être autonome pour que les coupables de massacres soient jugés conformément à la loi. Le peuple l’a compris et lance de plus en plus de mise en garde aux politiciens.

Y a-t-il des signaux positifs d’un tel changement ?

Oui, il y a de bons signaux. Le peuple s’est soulevé contre l’idée du référendum constitutionnel et l’Europe a montré une certaine réserve sur ce projet. Je reste optimiste que la mobilisation populaire va faire échec à ce régime. Cette mobilisation doit se poursuivre en Haïti mais aussi ici, au Canada, pour créer une opinion critique dans la société canadienne car ce sont les taxes des citoyens canadiens qui financent par exemple la police haïtienne qui devient actuellement une milice gouvernementale. Le Canada ne peut pas se réclamer pays démocratique et parallèlement appuyer un régime dictatorial. »

https://alter.quebec/haiti-cest-au-peuple-de-prendre-en-mains-le-pays/


En complément possible :

Frédéric Thomas : Recommencer la révolution 

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/02/haiti-recommencer-la-revolution/

Solidarité avec le peuple haïtien dans sa lutte pour la démocratie, la justice et les réparations de la MINUSTAH

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/25/solidarite-avec-le-peuple-haitien-dans-sa-lutte-pour-la-democratie-la-justice-et-les-reparations-de-la-minustah/

Haïti : appel à la solidarité de la société civile internationale !

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/02/25/haiti-appel-a-la-solidarite-de-la-societe-civile-internationale/

Frédéric Thomas : Haïti : la communauté internationale à contre-courant

Lyonel Trouillot : Madame Lalime et la gamine de Duvivier

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/02/10/haiti-la-communaute-internationale-a-contre-courant-texte-de-lyonel-trouillot/

Frédéric Thomas : Le silence assourdissant de l’Europe

https://www.cetri.be/Haiti-le-silence-assourdissant-de

Haïti, la mal-aimée, brise un tabou

https://lenouvelliste.com/article/226277/haiti-la-mal-aimee-brise-un-tabou

En Haïti, « une dérive dictatoriale, avec un président corrompu, qui a mis la police à son service »

https://www.cetri.be/En-Haiti-une-derive-dictatoriale

Haïti : « Jovenel Moïse ne partira que s’il n’a plus le soutien des acteurs internationaux » 

https://www.cetri.be/Haiti-Jovenel-Moise-ne-partira-que

Haïti et le silence de la Belgique 

https://www.cetri.be/Haiti-et-le-silence-de-la-Belgique

Haïti : « Ce n’est pas possible que ça continue comme ça » 

https://www.cetri.be/Haiti-Ce-n-est-pas-possible-que-ca

Frédéric Thomas : Haïti : Le pouvoir entre massacres et impunité

Haïti : Exigeons justice pour les victimes du massacre de La Saline

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/11/25/haiti-le-pouvoir-entre-massacres-et-impunite/

Haïti : Stop au silence et à la complicité internationale. Le changement commence en mettant fin à l’impunité

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/10/01/haiti-stop-au-silence-et-a-la-complicite-internationale-le-changement-commence-en-mettant-fin-a-limpunite/

Frédéric Thomas : Haïti et la communauté internationale : entre déni et complicité

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/07/11/haiti-et-la-communaute-internationale-entre-deni-et-complicite/

Sabine Lamour : Haïti : comment les femmes secouent le monde politique

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/02/26/haiti-comment-les-femmes-secouent-le-monde-politique/

Huit femmes haïtiennes : Regards croisés

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/01/13/huit-femmes-haitiennes-regards-croises/

Wooldy Edson Louidor : Haïti : exils, violences et déracinements

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/09/06/haiti-exils-violences-et-deracinements/

Frédéric Thomas : « L’audit de PetroCaribe dessine une autre architecture de la corruption en Haïti »

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/06/20/laudit-de-petrocaribe-dessine-une-autre-architecture-de-la-corruption-en-haiti/

Haïti : lettre ouverte des écrivaines et écrivains à la nation

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/06/17/haiti-lettre-ouverte-des-ecrivaines-et-ecrivains-a-la-nation/

Les féministes haïtiennes de tous les combats

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/03/13/les-feministes-haitiennes-de-tous-les-combats/

Deux articles sur la répression en Haïti

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/11/06/deux-articles-sur-la-repression-en-haiti/

Haïti : La Minujusth, l’autre visage de l’occupation

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2017/11/18/haiti-la-minujusth-lautre-visage-de-loccupation/

Réfugiés haïtiens : les déportés de l’Empire

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2017/08/28/refugies-haitiens-les-deportes-de-lempire/

Haïti, la France et la politique du pire

https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/haiti-la-france-et-la-politique-du-pire-20210226_NZ2HOVAEB5D25LE75H7KEMVIRE/

Haïti: Le silence assourdissant de l’Europe

https://www.cetri.be/Haiti-le-silence-assourdissant-de

Haïti, la mal-aimée, brise un tabou

https://lenouvelliste.com/article/226277/haiti-la-mal-aimee-brise-un-tabou

En Haïti, « une dérive dictatoriale, avec un président corrompu, qui a mis la police à son service » 

https://www.cetri.be/En-Haiti-une-derive-dictatoriale

Haïti : « Jovenel Moïse ne partira que s’il n’a plus le soutien des acteurs internationaux » 

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Haïti et le silence de la Belgique 

https://www.cetri.be/Haiti-et-le-silence-de-la-Belgique

Haïti : « Ce n’est pas possible que ça continue comme ça » 

https://www.cetri.be/Haiti-Ce-n-est-pas-possible-que-ca

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