La manifestation pour le 8 mars 2021 à Montpellier : des violences inacceptables contre les féministes abolitionnistes

Des faits le 7 mars dans les rues de Montpellier :

Le collectif (7 associations1) abolitionniste 34 (abolition du système prostitutionnel) s’est joint à la manifestation dite unitaire pour les droits des femmes et contre toutes les formes de violences. Nous avons réussi à ce que le terme « travail du sexe » ne soit pas employé cette année dans un des tracts que nous avons signé.

Des faits aussi graves que choquants se sont produits durant cette manifestation. Des personnes nous ont harcelé·es et ont voulu par la violence nous intimider et nous silencier.

– Nous avons été interpellées avant le début de la manifestation en raison de la banderole sans slogan portant le texte « Prévenir la prostitution ». On nous a demandé de la retirer. Quatre jeunes femmes sont venues nous encercler et nous interdire de manifester avec cette banderole, disant que c’était une honte. Elles argumentaient avec véhémence et répétaient que nous étions une honte et que nous étions violentes pour les TDS. Nous avons tout de même gardé la banderole.

– Une personne qui portait le fanion de l’Amicale du Nid se l’ait vu arracher et emporter, on lui a dit « pas d’accord avec ce que vous faites ».

– Une militante OLF34 a été agressée dans le premier tiers du parcours, avant l’arrivée à la gare, par un homme qui a arraché sa pancarte et l’a déchirée (on a la photo de la personne et de la pancarte déchirée). La pancarte ne contenait aucun slogan, seulement des chiffres (entrée en prostitution se fait en moyenne à 13,5 ans et l’espérance de vie d’une personne en situation de prostitution est de 40 ans).

– Il y a eu une ambiance hostile à partir de là et provocations par des personnes non abolitionnistes envers des militantes d’OLF34 en particulier.

– Pendant la manif, deux jeunes filles qui défilaient devant notre banderole ont baissé leur pantalon et nous ont montré leur cul en rigolant.

– Il était prévu (tout avait été organisé par l’ensemble des associations bien à l’avance) qu’OLF34 prenne avec d’autres la parole devant le palais de justice pour dénoncer le traitement des viols et des féminicides par la justice. Tentatives pour nous en empêcher de prendre la parole, brouillage par mégaphone, huées et chants hostiles. Finalement la prise de parole a pu avoir lieu après l’intervention de la présidente du mouvement du planning familial.

– Des personnes ont voulu arracher et à détruire nos pancartes exposées sur les grilles du palais de justice pendant la prise de parole, plusieurs militantes OLF34 se sont interposées et cela a été suivi d’une altercation verbale.

– de nombreuses femmes nous ont apporté leur soutien pendant ces évènements

Commentaires :

Quel·les sont les organisations, les associations ou les individu·es qui s’introduisent dans un collectif pour insulter, manipuler, intimider menacer et violenter les militantes féministes en manifestation féministe ?

C’est de plus en plus fréquent.

Il est absolument nécessaire que le collectif montpelliérain condamne ces agressions. Malgré les divergences d’opinion des différentes organisations sur certains sujets, dont la prostitution ! toute agression commise dans le cadre d’une manifestation unitaire féministe est inadmissible et devrait être sanctionnée par un refus d’intégrer leurs responsables dans les manifestations futures.

Hélas ! l’expression collective du féminisme devient un cauchemar !

Nous savions que nous paierions, dans ce pays, notre féminisme de quelques stigmatisations et violences masculines. Mais nous n’avions pas imaginé nous confronter à d’autres femmes violentes et acceptant voire célébrant une des pires violences patriarcales, le viol tarifé et la chosification des femmes.

Il faut rappeler que nous ne nous battons pas contre les personnes prostituées mais contre un système qui marchandise les corps et met en esclavage les femmes les plus vulnérables, celles qui migrent, celles qui n’ont pas d’argent et qui ont des enfants à nourrir, celles qui ont subi des violences de tous ordres… Cette violence ne peut être mise au rang d’un travail comme un autre, à moins que l’on confine les femmes au rôle subalterne du faire jouir les hommes dans le mariage et la prostitution, à moins que l’on accepte la domination masculine et l’appropriation des femmes par les hommes pour leur service et leur plaisir, ce qui est totalement contraire à nos combats féministes, aux droits des femmes et à l’égalité.

Une association comme l’Amicale du Nid n’exerce aucune violence contre les personnes prostituées, elle met en place un accompagnement le plus complet possible pour aider les personnes qui le souhaitent à sortir de ce qu’elles dépeignent comme un enfer, comme une situation de violences sexuelles et sexistes et de dégradation de soi insupportables (voir les survivantes).

La revendication par certaines personnes prostituées d’être traitées comme travailleuses du sexe peut se comprendre par le besoin de reconnaissance, de dignité et le fait que l’usage de leur corps par des clients leur donne de quoi vivre. Mais qui sont ceux qui profitent du système prostitutionnel et qui profiteraient (comme c’est le cas par exemple en Allemagne, le plus grand bordel d’Europe) d’une réglementation de la prostitution comme tout travail officiel ? Les proxénètes et trafiquants et les prostitueurs-clients. Peut-on alors accepter que des personnes manifestent pour la journée internationale des droits des femmes en agressant des abolitionnistes et en protégeant finalement les intérêts des prostitueurs ? En fait sont-elles mandatées, ces personnes, pour cela ?

Auraient-elles dit de l’abolition de l’esclavage qu’elle privait les esclaves de leur travail et que c’était violent ?

Collectif féministe abolitionniste 34

1 Amicale du Nid, CIDFF, Citoyennes Maintenant, Mouvement du Nid, OLF, Psych&genre, Zéro macho.

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Que faisait ces gens, cet homme dans la manifestation pour les droits des femmes un 8 mars à Toulouse ??

Images qui me répugnent

au risque d’en choquer certains-certaines,

je dois avouer avoir ressenti un grand malaise, un sentiment de répulsion, une envie de vomir en voyant au coeur de la manif du 8 mars ce défilé de corps en faveur du système prostitutionnel

Pour moi, un étalage de boucherie, une vision de chair morte, la perversité de l’imaginaire masculin à l’oeuvre et nous contaminant…

Que fait-on du corps des femmes ainsi exhibé pour le marché du désir masculin ?

comment peut-on continuer à se prétendre anticapitaliste alors que triomphe le marché ?

Spectacle désolant pour moi …

Irène, Toulouse

c’est juste pour vous informer!!!!

PS : Je veux aussi préciser que la phrase écrite sur le panneau est un fake par rapport à la loi abolitionniste française qui punit le client. Pas la femme en situation de prostitution

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La Marche Mondiale des Femmes Paris Ile de France condamne avec fermeté les violences verbales, intimidations, jet d’œufs, menaces de mort proférées contre les militantes d’associations abolitionnistes de la prostitution.

De tels actes n’ont rien a faire dans nos manifestations féministes. Ils ne sont pas féministes. 

Tout notre soutien aux militantes du CaPP et du Mouvement du Nid.

https://marchemondialedesfemmesfrance.org/2021/03/10/8-mars-communique-mmf-paris-idf/

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Non, on ne peut pas être « féministe » et agresser des survivantes de la prostitution et des féministes le 8 mars

Lors des manifestations autour du 8 mars, à Tours, Montpellier, Toulouse, Paris, des survivantes de la prostitution et des féministes ont été insultées, menacées, agressées, leurs pancartes arrachées. C’est inadmissible !

Des « féministes » adoptent les stratégies des agresseurs et agressent dorénavant d’autres féministes. Nous connaissons bien ces stratégies contre lesquelles nous nous mobilisons lorsque nous soutenons toutes les victimes de violences sexistes et sexuelles. Mais, comment supporter que des féministes soient désormais les cibles de ces mêmes violences commises par des personnes qui se déclarent féministes ?

Les violences s’aggravent de manifestation en manifestation. Cela a commencé avec des bousculades. Les pancartes qui dénonçaient la violence de la prostitution étaient violemment arrachées et dégradées. D’autres violences ont suivi, dans plusieurs villes, à Toulouse, Marseille, Paris, Strasbourg en 2019, puis en 2020, des manifestantes bousculées et attaquées, des rassemblements féministes perturbés, des campagnes virulentes en ligne, de la diffamation ou encore des appels au viol et au meurtre.

Le 7 et 8 mars 2021, lors de rassemblements féministes à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, à Paris, à Tours, à Toulouse et à Montpellier, des militantes pour l’abolition du système prostitueur et pornocriminel ont été insultées, bousculées, attaquées, menacées de mort.

A Paris, les pancartes affichaient un simple rappel des faits : “Jacquie et Michel, accusé de viols, proxénétisme et traite humaine”, d’autres dénonçaient le proxénétisme ou la pédocriminalité : « Mineure prostituée, adulte responsable ». Elles ont été arrachées. Certaines des militantes attaquées sont des survivantes de la prostitution. Elles étaient là pour dénoncer les viols qu’elles ont subi, commis par des proxénètes et des « clients » prostitueurs. La prostitution est un système de viol tarifé, l’acmé de la violence masculine, elles étaient là pour en témoigner.

Dans le contexte #METOO de libération de la parole des femmes, il est déjà inacceptable de ne pas les écouter, alors que dire des agressions qu’elles ont subi au sein même d’une manifestation féministe !

Des groupes « antifascistes » qui défendent le libre « choix » de se prostituer et « l’émancipation par la prostitution », attaquent désormais toute femme qui aura un avis différent du leur, même une femme qui aura elle-même été directement concernée, victime du système prostitueur ou pornocriminel. Leur déni des violences exercées par le système prostitueur est total. Et dans une ultime inversion des rôles, les victimes du système prostitueur ainsi que les travailleuses sociales qui accompagnent au quotidien les personnes en situation de prostitution sont accusées de « putophobie »… 

Le refus de débattre est patent. Il n’y a plus de nuance, il ne reste que le souhait d’imposer leur dogme par la violence. Leur violence a pour objectif de confisquer la parole des femmes. Nous ne l’acceptons pas !

Nous nous inquiétons de voir chaque année les violences s’aggraver. Cette fois, les survivantes de la prostitution ont du être « exfiltrées ». Sans cette protection entre féministes, comment cela se serait-il terminé ? 

Nous refusons la silenciation imposée par ces groupes, nous condamnons fermement leurs violences. Les attaques verbales, les agressions, jeter des projectiles sur des femmes, les bousculer, les menacer de viol et de mort : ces pratiques masculinistes sont intolérables et doivent être dénoncées par l’ensemble du mouvement féministe.

On ne peut pas être féministe quand on menace et agresse d’autres féministes.

On ne peut pas être féministe quand on ne pas condamne pas toutes les violences subies par les femmes et par les féministes.

Aux féministes victimes de ces violences, nous renouvelons toute notre solidarité et notre sororité. 

https://mailchi.mp/osezlefeminisme/evenementsolf8mars-1783046?e=443e3576fe

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Un 8 mars qui exclut et agresse des survivantes de la prostitution
et des abolitionnistes n’est pas féministe !

Communiqué de presse 

Lors des manifestations autour du 8 mars, à Tours, Montpellier, Paris, des survivantes de la prostitution et des féministes abolitionnistes ont été empêchées de parler, intimidées, insultées, menacées, agressées, leurs pancartes arrachées. C’est inadmissible !

Mais au-delà du caractère éminemment choquant de cette réalité, comment est-ce possible, envisageable même, lors de manifestations rassemblant toutes les organisations visant à promouvoir les droits des femmes et à lutter contre les violences de genre ?

Force est de constater que certaines associations baissent les bras devant la violence patriarcale en tolérant qu’au sein de nos rassemblements féministes, soit défendu, dans la violence verbale et physique, l’un des plus réactionnaires des « droits de l’homme », celui d’imposer un acte sexuel par la contrainte qu’est le pouvoir de l’argent. Nous refusons que des femmes victimes de violences soient interdites de parole.

Le système proxénète ne peut rêver mieux !

La lutte contre le système prostitueur est historiquement et nécessairement constitutive du combat pour les droits des femmes. Trois Françaises sur quatre pensent ainsi qu’acheter un acte sexuel ne devrait pas être possible dans une société prônant l’égalité entre les femmes et les hommes 

Nous rappelons qu’à l’ère #metoo, alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour demander « comment faire pour que les hommes cessent de violer », il est évident que l’une des réponses repose dans l’affirmation que la prostitution est une violence et dans l’application de la loi d’interdiction d’achat d’acte sexuel. Comme le rappelle la chercheuse états-unienne Melissa Farley, « partout où nous avons fait des recherches, les hommes qui achètent des femmes pour du sexe, étaient plus enclins à violer ou avaient déjà violé. Et disaient même que s’ils étaient sûrs de s’en tirer, ils le referaient ». 

Les associations qui s’allient ou refusent de prendre position et laissent venir dans les manifs les formes les plus rétrogrades de défense du patriarcat et de la domination masculine portent une lourde responsabilité. Aujourd’hui, des survivantes qui dénoncent courageusement les violences qu’elles ont subies doivent être « exfiltrées » des manifestations pour éviter une agression massive…

Il est important que les organisatrices du rassemblement, dont plusieurs se sont interposées et sont venues en soutien aux survivantes, condamnent publiquement et fermement ces actes et ces positionnements. Et qu’un sursaut réveille les associations aveuglées par la stratégie de l’agresseur, que pourtant elles connaissent bien. 

L’un des leviers pour combattre cette stratégie, c’est de rétablir la vérité.

https://mouvementdunid.org/blog/actus-mdn/un-8-mars-qui-exclut-et-agresse-des-survivantes-de-la-prostitution-et-des-abolitionnistes-nest-pas-feministe/


« Nous voulons que chaque femme ait le choix,
véritable, de ne pas être prostituée »

Dimanche 7 mars à République, Daria Khovanka, survivante de la prostitution que nous connaissons bien, faisait partie des femmes qui ont été insultées et agressées alors qu’elles manifestaient avec des pancartes abolitionnistes. Elle avait préparé un discours qu’elle n’a pas pu lire lors de l’action menée par le collectif abolition porno-prostitution auquel elle appartient. Pour manifester notre soutien et parce que sa parole est forte, nous le publions ici en tribune.

« Nous sommes là aujourd’hui pour porter la voix de nos soeurs survivantes de la prostitution. Mais aussi celles des femmes qui se battent en ce moment même pour survivre, et surtout, pour celles qui n’ont PAS survécu. Nous sommes là pour les filles et les femmes qui subissent indirectement les conséquences de l’existence de ce système : celle d’être partout, tout le temps, prostituables aux yeux des hommes. Celle aussi de subir une sexualité de plus en plus destructrice et violente à cause d’une culture porno ultra populaire. Nous sommes là pour Grace, Aimée, Karima, Anaïs, Lola… et tant d’autres. Nos amies, nos soeurs dont nous portons en nous les récits traumatiques, dont nous partageons l’expérience et la souffrance indicible d’avoir été vendues, et pour certaines d’entre elles, dont nous portons le deuil. Et en leur nom, nous ne cesserons de le répéter : la prostitution est une violence machiste, pas un travail.

Nous sommes un collectif de féministes sans frontières. Nous sommes là pour les femmes du monde entier qui sont, ou risquent d’être sexuellement exploitées. Nous nous sommes réjouies de la loi abolitionniste de 2016. Des survivantes, comme Rosen Hicher, ont mené une lutte acharnée pour arracher cette victoire. C’était une très belle victoire, la reconnaissance, enfin, de la prostitution comme violence sexiste et sexuelle, la fin de la culpabilisation et de la persécution institutionnalisée des victimes. Nous sommes en colère. En colère que cette loi soit peu et mal appliquée. En colère contre le manque d’alternatives pour les femmes en situation de prostitution, en colère contre l’insuffisance des moyens alloués face aux besoin immenses auxquels il est nécessaire de répondre pour leur offrir une chance d’échapper au système prostitueur : logement, soins médicaux et psychologiques, papiers, temps, dignité et sécurité. Nous voulons que les femmes n’aient pas à sacrifier leur sexualité sous la contrainte de la précarité.

Nous voulons que les femmes victimes de violence sexuelles accèdent à des soins appropriés avant de subir davantage de violences sous l’effet l’excitation traumatique. Nous voulons de la prévention pour que les filles et les femmes soient informées des conséquences traumatiques causées par la répétition de rapports sexuels non désirés. Nous voulons que chaque femme ait le CHOIX, véritable, de ne PAS se prostituer. Nous sommes en colère parce que là ou la loi est appliquée, elle fonctionne et protège les femmes.

Mais comment pourrait-il y avoir une volonté politique de faire appliquer cette loi, de mettre plus de moyens à disposition des femmes et des organisations qui tentent de les aider, alors qu’une majorité de celles et ceux qui se prétendent féministes et alliés, font au contraire la promotion de la prostitution comme un libre-choix et nient la violence inhérente à ce système criminel pour en faire une profession comme une autre ? Ceux-là ne reculent devant rien pour nous faire taire et chasser les féministes abolitionnistes des manifestations. À ceux et celles là, nous répondons que si nos proxénètes n’ont pas réussi à nous réduire au silence, ils et elles n’y arriveront pas non plus.

Lors d’un rassemblement féministe, le 25 novembre dernier, nous avons assisté à un discours honteux affirmant qu’en cette journée de lutte contre les violences faites aux femmes, la reconnaissance du « travail du sexe » devait être une priorité, discours acclamé par la foule entière. Des gamines ont alors tenté de masquer nos pancartes abolitionnistes sous prétexte que nos messages étaient « oppressifs pour les travailleuses du sexe ». Nous avons dû leur expliquer ce que signifiait être pénétrée à la chaîne par tous les trous, par des hommes qui nous méprisent. Nous brutalisent. Nous humilient. Nous objectifient. Nous violent.

Non, la prostitution n’est pas du sexe. Cette catégorie de militantes prétendent par ailleurs que le modèle abolitionniste ne fonctionne pas, mais n’ont-elles pas fait tout ce qui était possible pour que la loi ne soit pas appliquée ? N’ont elles pas soutenu, à chaque instant, la pérennité d’un système phallocrate et misogyne au détriment des victimes ? Le système prostitueur est un système sexiste, classiste, raciste, industriel, capitaliste et pédocriminel. Devons-nous rappeler l’âge moyen d’entrée dans la prostitution : 13 ans. Devons-nous rappeler que 95% des victimes de la traite des êtres humains sont des filles et des femmes, majoritairement à des fins d’exploitation sexuelle ? Le système prostitueur est un système esclavagiste. La lutte pour l’abolition de l’esclavage n’est pas terminée, il reste une forme d’esclavage à éradiquer, qui concerne essentiellement les filles et les femmes, l’esclavage sexuel. »

https://mouvementdunid.org/prostitution-societe/tribunes/daria-khovanka-nous-voulons-que-chaque-femme-ait-le-choix-veritable-de-ne-pas-etre-prostituee/

4 réponses à “La manifestation pour le 8 mars 2021 à Montpellier : des violences inacceptables contre les féministes abolitionnistes

  1. C’est ce genre de réactions qui montre qu’on est justement en lutte et qu’il s’agit d’une vrai guerre. Les hommes ne veulent pas qu’on remette en question le droit au sexe dont ils sont les bénéficiaires. « Pas de féminisme sans putes », déjà je trouve que le mot « putes » est vraiment insultant (c’est un substantif issu d’un adjectif du Moyen Age qui s’utilisait indifféremment pour les hommes et les femmes à l’époque avec la signification de « sale, pourri, méchant ») et en plus c’est complètement faux. Que dirait-on d’une manifestation anti-raciste qui dirait « pas d’antiracisme sans blagues sur les nègres » c’est complètement aberrant.

  2. « Pénaliser c’est tuer ! » est un slogan relevant du mensonge
    La Loi, par ailleurs peu appliquée, pénalise les clients et non les personnes prostituées.
    Les clients sont, faut-il encore le rappeler, ceux justement qui tuent les personnes en situation de prostitution.
    Des clients prostitueurs, des clients violents, des clients violeurs, des clients tueurs…

    Sans oublier l’ignominie des hommes qui considèrent qu’ils peuvent acheter le corps d’un autre être humain.

    Derrière ce slogan, c’est en fait la négation des violences des clients.

  3. Les « TDS » réellement indépendantes ne risqueraient pas leur indépendance en allant faire du scandale dans des manifestations. Si elles le font, même par conviction, c’est surtout parce qu’elles se savent soutenues. Souvenez-vous d’Ulla en 1975 qui prétendait se passer d’un julot. Quand on lui a reposé la question dans les années 90, elle rétorquait : « Et vous l’avez cru ? »
    D’ailleurs, aux dernières nouvelles, elle vit toujours avec le même, « parce que celui-là, elle le connaît bien ! »
    Il ne faudrait pas croire non plus que le lobby des proxénètes et leurs soutiens politiques et financiers (les banques et les entreprises qui ont toujours besoin de cash) oublieront leur intérêt.

  4. Merci pour cette information et ce témoignage utile.
    On n’en entendra sans doute pas ou peu parler dans les médias de grande écoute.
    Il me semble avoir lu des témoignages de violences similaires commises les années précédentes au cours de manifs du « 8 mars ».
    Par exemple, Des femmes, des survivantes de la prostitution, agressées lors des manifestations du 8 mars !
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/03/12/des-femmes-des-survivantes-de-la-prostitution-agressees-lors-des-manifestations-du-8-mars/
    Depuis plusieurs années les collectifs de Femmes Survivantes de la Prostitution, revendiquant l’abolitionnisme qui souhaitent témoigner de la condition réelle des femmes, se font violemment agresser verbalement et physiquement.
    Le fait que la parole des femmes se libère et qu’elles témoignent des réalités menace donc les « patrons industries du sexe » au point d’avoir cherché à manipuler les esprits, y compris au sein des mouvements féministes militants, en tentant d’instrumentaliser idéologiquement les analyses et revendications des féministes pour aujourd’hui, être en capacité de prendre appui sur des femmes pour agresser et chercher à faire taire les militantes par la menace, l’intimidation et la violence.
    C’est une autre illustration de la diversité des stratégies et des violences dont usent les dominants pour faire taire les paroles des femmes.
    Dire, témoigner, faire connaitre la réalité de nos vécus est notre première arme pour combattre les violences masculines et toutes les formes de dominations patriarcales, capitalistes-productivistes – néocolonialistes.
    Si ensemble, les féministes, nous réclamons l’arrêt de l’impunité, Justice pour Julie etc…. Nous, TOUTES LES FEMINISTES, devons nommer et dénoncer ces violences commises à Toulouse ou ailleurs, contre les « survivantes abolitionnistes », pour ce qu’elles sont : des violences commises au nom de courants et d’idéologies MASCULINISTES, machistes cherchant non pas à « obtenir une meilleur considération pour les femmes prostituées », mais, instrumentalisant cette idée afin de faire croire que les Féministes abolitionnistes dénigrent les femmes prostituées (comme si nos combats se situaient au nom d’un certain ordre moral et de la pudibonderie et contre d’autres femmes), ainsi, ils nous traitent volontiers de « putophobes ».
    Non, l’enjeux est bien pour eux, non pas la défense des droits de « salarié-e-s, qu’ils appellent « travailleur-ses du sexe » mais bien de poursuivre en toute impunité l’exploitation très lucrative des femmes par des hommes qui empochent l’argent de l’exploitation des corps et vies des femmes mises à la disposition d’hommes prostitueurs, les clients. Et ce, au prix de violations ignobles des droits humains les plus élémentaires.
    Résistons à ces abus et instrumentalisations du vocabulaire imaginé et toutes pièces par les masculinistes pour pervertir, décrédibiliser nos combats, nos luttes de femmes.
    Leur « entrisme toxique » dans les mouvements féministes pour contrecarrer nos combats contre la marchandisation et l’exploitation de nos corps n’a que trop duré.
    Ecoutons les témoignages de nos soeurs de combat, les femmes « survivantes  » sur les conditions d’exercice de ce que ces « prostitueurs et proxénètes » nomment des « métiers ». 
    Soutenons et faisons connaitre leurs témoignages et leur combat, qui est bien NOTRE combat de féministes.
    Dénonçons les violences de ces courants MASCULINISTES envers les femmes, comme nous dénonçons toutes les violences envers les femmes et tous les êtres humains en général.
    Nos corps, nos vies, ne sont pas des marchandises. 
    Exigeons des conditions matérielles objectives (accès à l’éducation, revenu autonome et suffisant, santé… etc) qui nous laissent le droit et le choix de ne pas accepter d’être vendues, violées, maltraitées, dénigrées, harcelées, NOTRE DROIT A NE PAS ETRE PROSTITUEES.
    Et apprenons , découvrons, imaginons, les nouvelles relations entre les sexes, les nouvelles relations amoureuses et sexuelles et leurs diversités sensorielles, émotives et affectives (quelles que soient nos orientations sexuelles) entre les humains, débarrassées des rapports de domination, d’appropriation, de soumission et de violences.
    Pour le désir et le plaisir partagé… désiré, librement consenti, gratuit et heureux.
    … c’est l’humanité et le monde que je nous souhaite….

    M.
    Féministe-abolitionniste, tant qu’il le faudra.
    « Le féminisme est une théorie extrémiste qui consiste à considérer les femmes comme des êtres humains »
    (Ceci est une phrase volée dans ce texte) :
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2011/11/28/le-feminisme-est-une-theorie-extremiste-qui-consiste-a-considerer-les-femmes-comme-des-etres-humains/

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