Gustav Mahler

Essayer de faire partager des émotions ressenties lors des (ré)écoutes. Ici, celui qui, pour moi, ouvre grandes les fenêtres du XXème siècle.

Déambulations dans quelques œuvres et interprétations, en profane…

Une invitation à écouter et partager ces versions ou d’autres que vous ne manquerez pas de signaler…

Symphonie N°5

Une symphonie « en rupture » avec les œuvres précédentes. Pas de voix contrairement à la seconde, la troisième et la quatrième symphonie. Une sensualité plus directe et des moments de très fortes intonations. Magie sonore et équilibre des temps.

Une œuvre qui se prête à différentes lectures. Je choisis ici, une version ancienne, celle qui m’a permis de connaître l’oeuvre. 1966, le Gewandhausorchester Leipzig dirigé par Vaclav Neumann. Cd Philips


Symphonie N°4 – Transcription d’Erwin Stein

Ma première écoute de cette réduction d’Erwin Stein ne m’avait pas convaincu, malgré mon goût pour les transcriptions. Les ré-écoutes furent différentes.

Dans cette version interprétée par Christiane Karg (soprano), Renaud Capuçon et Katja Lämmermann (violon), Antoine Tamestit (alto), Clemens Hagen (Violoncelle), Alois Posch (contrebasse), Magali Mosnier (flute), Sebastian Manz (clarinette), Albrecht Mayer (clarinette), Herbert Schuch (piano), Gereon Kleiner (harmonium), Leanhard Schmidinger et Martin Grubinger (batterie), la sensualité de l’oeuvre est bien mise en avant. Les timbres sont rougeoyant.

Un pas de coté pour plonger dans l’oeuvre fascinante du compositeur.

Cd Gustav Mahler / Erwin Stein : Symphonie n°4, Salzburger Festspiele, enregistré en juillet 2011, Orfeo


Symphonie N°2

« Tout cela sonne comme si cela venait de quelque autre monde, et je crois que personne ne pourrait y résister. On se sent comme projeté à terre pour ensuite s’élever sur les ailes d’un ange vers les plus sommets » (Gustav Mahler)

Il me semble que cette phrase s’applique particulièrement à cette version tendue dirigée par Otto Klemperer. Une version particulièrement engagée en public, avec Heather Harper (soprano) et Janet Baker (mezzo-soprano).

Cd Chor et Symphonie Orchester des Bayeerischen Rundfunks dirigé par Otto Klemperer, enregistré en janvier 1965, Emi Classics


Das Lied von der Erde – version piano

Un autre pas du coté de transcription, de réduction ou de version aménagée. Ici une version pour piano du compositeur. Le piano de Cyprien Katsaris fait merveille, accentuant les aspects rythmiques de cette musique. Et si le ténor Thomas Moser me semble en retrait, Brigitte Fassbaender (mezzo-soprano) nous fait vibrer dans un Chant de la terre qui mérite plus qu’un détour.

Cd Das Lied von der Erde, enregistré en mai 1990, Teldec


Une réalisation pour piano à quatre mains de Bruno Walter de la première symphonie. Zdenka et Martin Hrsel au piano. Quatre mains ne peuvent suffire pour l’univers orchestral si riche du compositeur. Et pourtant tout semble y être, au moins pour moi. Les quatre mains font apparaître et résonner l’orchestre. L’interprétation semble se superposer ou s’ouvrir au souvenir d’autres interprétations.

Pour celles et ceux qui ont cette musique au cœur et dans les oreilles…

Cd Gustav Mahler : Symphonie n°1, Transcription pour piano à quatre mains, enregistré en mars 2003, Praga Digitals


Kirill Kondrashin impose au Südwestfunk Orchester de Baden-Baden des tempos très rapides. Il y a comme une urgence ou une course à l’abime. Dans mes écoutes, je ne me souviens que de Hans Zender dans cette approche. L’auditeur et l’auditrice sont emporté·es, presque submergé·es par la densité musicale. Une version qui mérite plus qu’un détour.

Pour d’autres, Valery Gergiev et le London Symphony Orchestra, Pierre Boulez et le Wiener Philharmoniker, Michael Gielen avec le même orchestre que dans ce disque mais des tempos beaucoup plus lents, Vaclav Neumann et le Gewandhausorchester de Leipzig, John Barbirolli et le New Philarmonia Orchestra…

Cd Gustav Mahler : Symphonie n°6, enregistré en janvier 1981, SWR classic


Les lieder de Gustav Mahler me hantent depuis leur découverte, en particulier ces Chants d’un compagnon errant.

Anne Sofie von Otter nous propose ici les Lieder Eines Fahrenden Gesellen et cinq Rückert-Lieder, complétés par six chants d’Alexander Zemlisky d’après des poèmes de Maurice Maeterlinck.

La mezzo-soprano me semble donner une densité particulière à ces chants. Elle est accompagné par le NDR-Sinfonieorchester dirigé par John Eliot Gardiner.

Cd Mahler – Zemlinsky : Lieder, enregistré en janvier 1993

Didier Epsztajn

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.