Desexil. Praxis – Mémoire – Archives

COMMENT LIRE LES MATERIAUX ?

CONDITIONS D’ACCES ET D’USAGE

REVUE DESEXIL. PRAXIS-MEMOIRES-ARCHIVES

« Mettez tout cela par écrit sans rien cacher, car rien n’est plus émouvant que l’expérience vécue et l’observation directe (…).
Je suis toujours impressionnée par l’incompréhensible car cela cache peut être quelque chose qui nous est favorable. C’est rationnel chez moi ».
Ajar Emile, Gros Calin.

I. INFORMATIONS GENERALES

COMMENT LIRE TOUS CES MATERIAUX ?

Ce qui était prévu comme un petit travail de quelques semaines de mise en ordre de publications, de documents, de livres, de sources diverses au moment de transmettre un héritage après 50 ans de travail, a pris une ampleur inédite au fil des mois. Avec des limites inédites aussi. Le Covid-19 a représenté à la fois une limite matérielle, sociale, un ralentissement du temps et un miroir extraordinaire pour repérer ce qui était caché sous le tapis ou alors invisible durant ces 50 dernières années. Notre souci, lier le travail de mémoire sur l’avant à l’après Covid-19. Nous avons compté avec nos propres limites matérielles et nos propres choix ouverts à la réflexion critique.

BUTS DU PROJET

1. Retrouver des traces de gens, de héros ordinaires d’une période d’insouciance (années 60), de rêves et aussi d’engagement, depuis des défis et des apories, la complexité, l’imprévisibilité d’aujourd’hui. Ce qui nous a amenés à découvrir l’hospitalité politique, civique destituante/constituante et à mener une réflexion sur l’épistémologie, les concepts, les récits, la traduction, les méthodes pratiquées.

2. A partir de limites matérielles, temporelles, etc., faire un travail de mémoire et d’archives, de réflexion après- coup sur des politiques, praxis, matériaux, pour certains difficiles d’accès. Il existe de nombreux travaux de mémoires (luttes ouvrières, syndicales, féministes, anti-coloniales, anti-impérialistes, de secteurs professionnels, etc.). Nous avons travaillé avec des moyens limités, sur les terrains qui ont été les notres, ce qui a pu être accessible, en faisant des choix, sans prétention ni à l’objectivité, ni à la neutralité, ni à l’exhaustivité. C’est une praxis qui peut prendre sens au moment d’un désir de transmission d’un héritage. Elle reste expérimentale et limitée.

3. Utiliser, créer un espace autonome de mémoire, d’outils pour la mémoire en donnant la priorité à la libre- réflexion, à l’autonomie et à la prise de distance avec le marché aux frontières des institutions de tous ordres.

RESPONSABILITE

Le travail d’édition, de coordination a été mené à bien grâce à des collaborations multiples et par mes soins et j’en assume la responsabilité dans le cadre des conditions posées et dont nous avons pu disposer.

PRECISIONS

Au départ, des précisions permettent de mesurer le poids des engagements pour cette étape PMA dans la durée. Le projet a été le fait d’un groupe de personnes non salariées et l’apport non rétribué de matériaux, textes, sources, droit d’édition, etc.. La mise en forme matérielle pratique a été assurée par une graphiste professionnelle indépendante (Stéphanie Tschopp), l’association Savoir Libre à Lausanne (Omar Odermatt), l’équipe de la Fondation de l’imprimerie Trajets à Genève (Vincent Gobet) que nous remercions tout spécialement. Des livres peu accessibles ont été digitalisés en PDF sont devenus accessibles. L’engagement d’une équipe volontaire dans le travail effectué et aussi dans l’étape actuelle, dans des tâches diverses a été très important. Soulignons des collaborations solides, suivies d’artistes, de professionnels, chercheurs, militant.e.s, etc.. Des appuis financiers privés et d’une Fondation ont été précieux pour assurer les coûts de production indispensables.

Grâce à une longue collaboration avec des auteurs et des éditeurs, nous avons pu avoir accès à des livres digitalisés en PDF et d’articles mis directement dans la base de donnée. Des auteurs en nombre ont cédé leurs droits sur leurS texteS. Nous avons aussi pu mesurer matériellement qu’il est difficile mais pas impossible de pratiquer l’accès libre à un capital culturel assurant la libre-circulation des idées.

Appuis d’éditeurs pour un libre-accès de livres et de revues

Le travail de collaboration a été important avec des éditeurs et nous les remercions pour leur collaboration dans la mise en place d’une pratique de libre-accès de textes. Signalons une longue collaboration très positive avec Denis Pryen fondateur et ancien directeur des Editions L’Harmattan à Paris. Il a autorisé la reprise de l’ensemble des livres publiés en tant qu’auteur et co-éditrice à l’Harmattan de nombreux livres depuis de nombreuses années.

Par ailleurs, il a accepté de mettre en ligne à l’Harmattan deux livres en espagnol (traduction par nos soins de trois féministes matérialistes, Colette Guillaumin, Nicole-Claude Mathieu, Paolo Tabet), ce qui a permis qu’un important travail sur ces textes féministes traduits en espagnol, soit largement accessibles à la fois en français (voir base de données) et en espagnol (voir site L’Harmattan), à la suite de notre travail au Chili et à Genève. Les titres figurent dans la base de données.

D’autres éditeurs (livres et revues) ont cédé leurs droits sur un ou divers livres : éd. Kimé, Paris ; éd. Dunod, Paris ; éd. La Dispute, Paris ; éd. CETIM, Genève ; éd. U. de Genève, FPSE (Cahier spécial contenant les textes de la fondation du Groupe de Genève) ; éd. de numéros de la revue Cultures et Sociétés, de l’U. de Strasbourg ; éd. Grimaces, Genève (pièce sur le rapport Bergier de José Lillo) ; éd. Tricle, Uruguay (livres de Maren et Marcelo Vignar) ; Lugar Editorial, Buenos Aires, (version espagnole du dernier livre de Janine Puget édité en français ; elle a donné son autorisation quelques mois avant son décès en novembre 2020). Nous remercions chaleureusement ces éditeurs et auteurs.

Dans nos recherches, nous avons aussi fait l’heureuse découverte de quelques livres, d’auteurs en libre accès, ce qui est une exception dans les pratiques d’édition (ex. réseau Terra, une thèse de la Sorbonne, des thèses de l’UNIL, livre Rigouste).

Lorsqu’un accord n’a pas été possible, dans la mesure où certains livres sont signalés comme étant des références qui ne sont pas libres de droits, nous reproduisons la couverture, la table des matières et parfois l’introduction. Nous désirons mentionner ces outils précieux pour la formation et la recherche

Appuis spéciaux d’auteurs

Signalons que le site Fortress Europ ? de Nicolas Busch décédé, a été mis en forme et remis par son frère Thomas pour être intégré au projet, ce qui est tout à fait remarquable et précieux pour saisir certains aspects de la genèse du « laboratoire » de Schengen. D’autres personnes ont recherché des traces de luttes et ont remis leur récolte qui sont aussi sur le site (procès d’un tortionnaire chilien ; Tribunal de Berlin sur le droit d’asile ; lutte sur le racisme d’Etat en Suisse ; luttes pour le droit d’asile à la Chaux-de-fonds, etc.). Signalons que plusieurs auteurs ont cédé leurs droits sur leurs thèses de doctorat et même sur un ou plusieurs de leurs livres. Deux auteurs ont envoyé tous leurs textes sur la migration, le droit d’asile, l’asile en Suisse durant ces années (Karine Poslakic et Christophe Tafelmacher). Pour ma part, en principe tous mes textes sont en libre accès direct ou après autorisation spécifique. Par ailleurs, une bibliographie a été établie par Omar Odermatt et Mariana Nanzer sur la période 1968-2020 que je remercie. Elle est en annexe.

Ce type de praxis mériterait une évaluation sur les choix et conditions d’édition possibles (une minorité d’éditeurs et d’auteurs mettent leurs publications en accès libre), qu’internet est en train de bousculer.

Règles pour les textes d’auteurs

Nous avons accepté tous les textes offerts dans le cadre des thèmes abordés tout au long de ces années, sous réserve de respect des règles posées. Pratique générale. Il a été demandé aux auteurs, de rédiger un titre court, de se présenter à leur convenance, d’écrire un petit résumé et une courte bibliographie qui permette de situer leur texte dans le contexte du travail collectif (séminaires, colloques, revues en ligne) dans leurs travaux et leurs actions. Il leur a été demandé de privilégier une réflexion personnelle.

La responsabilité du contenu du texte leur incombe. Les auteurs qui ont fourni un, des textes sont donc responsables de leur(s) texte(s), ce qui est en principe indiqué dans une note par leurs soins. Lorsque des corrections sont intervenues lors de la remise de texte, elles ont été uniquement d’ordre formel (ex. précisions, traductions) et ont été acceptées par les auteurs avant publication.

Dans les textes que nous avons publié dans divers cadres (Universités de Genève, Lausanne, mouvement d’asile, de la migration, colloques, séminaires, Collège International de Philosophie (1), etc.), nous avons repris dans le projet des textes originaux et/ou déjà publiés dans le cadre des activités organisées par nos soins avec des appuis, qui nous semblaient avoir un lien direct avec le sujet, sans d’ailleurs pouvoir épuiser ces sources (en partie accessibles sur le site http://exil-ciph.com, mais pas toujours, certains textes ayant été perdus) et cela grâce à l’accueil et à des appuis de personnes, d’institutions et dans un contact suivi avec les auteurs de ces textes quand cela a été possible (voir la liste des personnes décédées, envers qui nous avons tenu à établir un rapport d’hommage).

Pour chaque revue en ligne, des groupes de lecture ad hoc ont été constitués pour la relecture formelle (y compris pour les questions de traduction). La responsabilité des contenus des textes incombe aux auteurs.

Nous sommes une Revue en ligne Repenser l’exil (8 numéros), Desexil (numéro spécial), situées dans un site ad hoc, mais nous ne sommes pas une revue avec un code ISBN. Tous les livres publiés disposent d’un ISBN. Par contre, nous n’avons pas effectué les démarches pour disposer d’un ISBN, (ce qui a été demandé par certains auteurs) pour les revues en ligne, par manque de temps. Cette proposition concernant la revue en ligne utile aux jeunes chercheurs reste ouverte.

Pour bien distinguer le travail effectué depuis la fondation de la revue Repenser l’exil (8 numéros) et le travail de praxis, mémoires, archives, les revues se trouvent sur deux sites distincts : (A) http://exil-ciph.com, (B)  www.desexil.com ; revue.desexil@gmail.ch

Précision utile. Bien que, pour les textes envoyés, nous ayons demandé d’envoyer des textes originaux, cela n’a pas toujours été pratiqué par les auteurs, mais en principe indiqué. Une pratique en cours dans la recherche constatée est de placer des textes dans de multiples lieux. Dans certains cas, notre site a été considéré comme un site de placement de texte, ce qui a été discuté. Cela d’autant plus que les jeunes chercheurs ont de la peine à voir leur travail reconnu dans des circuits constitués. Chercher à placer un texte dans plusieurs lieux est un sport de combat du parcours académique discutable mais pratiqué dans la recherche soumise à la concurrence, quoique souvent dénié. La responsabilité en incombe donc aux auteurs. Il a parfois été difficile pour nous, d’assurer que le statut de ce travail et ce lieu soient autonomes par rapport aux pratiques de production et de circulation des textes, mais nous l’avons tenté.

TRAVAIL D’EDITION ET MARCHE

Précisons que notre modèle de travail n’a rien à voir avec une économie de marché, ni avec l’inscription des travaux dans le marché de la concurrence et de la circulation des idées dans divers circuits académiques. De jeunes chercheurs souvent précarisés, des chercheurs autonomes ont participé au projet sans intérêt personnel. Ce qui est remarquable vu la précarisation et parfois même la censure.

SOURCES

Certaines sources indiquées sont accessibles ailleurs, mais nous en avons mentionnée certaines dans la mesure où elles ont été des outils de travail et d’enseignement dans certains cas. Par ailleurs, nous avons constaté que la mémoire des luttes mérite d’être avivée auprès de jeunes générations. Certaines sources sont particulièrement précieuses pour un travail de mémoire et des archives. Pour certaines d’entre elles concernant des événements, des luttes, des personnes ont fait un travail important de récupération.

II. INFORMATIONS GENERALES

PERIODE : entre 1968-69 à 2020 (sauf exceptions).

ESPACE PUBLIC CREE

Université libre et autonome, desexil de l’exil, un espace à distinguer des logiques institutionnelles et de territoires qui obéissent aux catégories juridiques de l’Etat. Nous avons travaillé en collaboration avec diverses Universités pour mener à bien des Séminaires, Colloques, Recherches (indications dans le sommaire général et les sommaires des parties).

LIEU D’ANCRAGE ET LIEUX DE TRAVAIL

Genève, ville-frontière en lien avec d’autres lieux en Suisse, dans l’UE, en Amérique latine, en Turquie, en Afrique du nord, dans des refuges, etc..

OBJET

L’HOSPITALITE CIVIQUE CONSTITUANTE. DESOBEISSANCE, PLANETE FINIE. NOUS AVONS CONSTRUIT UNE AUTRE EUROPE

QUI

Les porteuses, porteurs, participant.e.s du projet pouvons nous définir comme celles et ceux qui avons construit, construisons une Autre Europe. « Exilé.e.s en desexil », nous avons été amenés à désobéir pour créer l’hospitalité politique comme ancrage civique et constituant de la politique citoyenne trans-européenne.

TERRAINS

Politiques de la migration, de l’asile (« laboratoire » Suisse et de Schengen-Dublin-Frontext), des Services publics et leurs liens avec les transformations de la politique et de la philosophie et aussi les liens aux domaines des savoirs aux frontières et aux imbrications des rapports de classe, de sexe, de race.

LANGUES

Français (dominante), espagnol, allemand, italien, turc, anglais.

MOTS-CLES

hospitalité, hospitalité politique, désobéissance civique, desexil, exil, migration, service public, mémoire, archives, histoire, conflits, souveraineté, Etat, mensonges politiques, apartheid, droit de fuite, autonomie, camps, prolétariat, migration, asile, droit d’asile, violence, guerre, femmes migrantes clandestines, solidaires, exilé.e.s, chasse, droit, constituant, droit de fuite, liberté, égadignité, égaliberté, finitude, ambiguïtés, politique, philosophie, embarras, aporie, énigme.

III. INFORMATIONS PRATIQUES (accès)

ADRESSE D’ACCES A LA REVUE PRAXIS-MEMOIRES-ARCHIVES (2) : WWW.DESEXIL.COM

CONDITIONS D’ACCES ET D’USAGE, DE CITATION

Tous les contenus du projet PRAXIS-MEMOIRE-ARCHIVE sont mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 4.0 International.

https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.fr. Vous êtes autorisé.e. s à partager – copier, distribuer et communiquer le matériel par tous les moyens et sous tous formats en citant à la fois le site, pour lequel des accords ont eu lieu avec des éditeurs et auteurs à respecter, et la source précise de l’article et matériaux.

ACCES GRATUIT

L’accès aux matériaux de ce site hébergé par Infomaniak et sur Creative Commons Attribution est gratuit, sous respect des conditions d’accès, d’usage, de citation précisées.

CONTENU ET LOGIQUE D’ENSEMBLE DU PROJET

L’ensemble du projet Desexil-Praxis-Mémoires-Archives contient 6 parties (A,B,C,D,E,F). Le contenu et la logique d’ensemble du projet est lisible dans le Sommaire général.

La base de données a été construite sur la base des matériaux que nous avons pu recueillir grâce à des collaborations diverses. Un immense travail non salarié a été effectué pour chercher, recueillir ces données. Certaines personnes ont pris des risques personnels pour le faire.

Pour prendre connaissance du contenu et saisir l’élaboration de questionnements politiques et philosophiques après coup, sur l’hospitalité politique, sur la méthode, sur le laboratoire Schengen-Dublin-Frontext (mensonges politiques), sur les politiques de disparition, sur le desexil de l’exil et l’Université libre et autonome, il est important dans la lecture, de retourner à la partie Une réflexion philosophique et politique après coup de la partie C du programme général. Pour le bilan critique et les cinq propositions, voir la partie hospitalité (partie C).

Si certaines références sont incomplètes dans la table des matières, on peut les retrouver dans les documents (livres, articles insérés en PDF, ou encore dans la bibliographie en annexe de M.C. Caloz-Tschopp à la fin).

POUR CITER LE SITE ET LES COMPOSANTS

Projet DESEXIL-PRAXIS-MEMOIRE-ARCHIVES + titre complet du document avec nom d’auteur et place dans une des parties du plan général (A,B,C,D,E,F).

ARTICULATION AUX REVUES EN LIGNE EXISTANTES

Pour les activités entre 2010 et 2020, voir aussi : http://exil-ciph.com, le site et la revue en ligne crée (8 numéros), auquel succède le projet (1968-2020) sous la forme d’une revue spéciale dans un site distinct, www.desexil.com. Les conditions d’accès, d’usage, de citations sont les mêmes.

les 8 revues entre 2010-2018

Contact. Information : revue.desexil@gmail.ch

Genève, 21 décembre 2020,

Marie-Claire Caloz-Tschopp

(1) Programme EXIL, CREATION PHILOSOPHIQUE ET POLITIQUE. Repenser l’exil dans la citoyenneté contemporaine (2010-2016, prolongé jusqu’en 2019). www.exil-ciph.com. J’ai assumé une responsabilité de direction de Programme et durant un an, une vice-présidence que je n’ai pas prolongé.

2 Je remercie Omar Odermatt de l’association Savoir libre, à Lausanne, d’avoir fourni les bases pour un accès non seulement sur les sites créés mais aussi dans la Licence Creative Communs Attribution.

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