Libérez Omar Radi et tous les journalistes emprisonnés au Maroc

            Voilà maintenant tout juste un an, le 25 décembre 2019, le journaliste marocain Omar Radi était arrêté sur la base d’un tweet datant du mois d’avril 2019 dans lequel il protestait contre la lourdeur des peines infligées aux prisonniers du Rif. Devant la vacuité de l’accusation et l’importante solidarité qu’il a reçue tant au Maroc qu’à l’étranger, Omar Radi est mis en liberté provisoire, moins d’une semaine après son arrestation. Le 7 mars 2020, il sera malgré tout condamné à 4 mois de prison avec sursis. Mais ses démêlés avec la justice ne vont hélas pas s’arrêter là. 

            Déjà habitué aux pressions continues qui l’avaient empêché depuis 2011 de collaborer avec un grand nombre d’organes de presse désireux de profiter de sa bonne plume de journaliste – ce n’est que récemment qu’Omar Radi avait pu retrouver une situation professionnelle lui permettant d’obtenir à nouveau sa carte de presse –, Omar commence à faire l’objet d’une campagne de diffamation à partir du mois d’avril 2020, de la part d’une presse de diffamation aux ordres du pouvoir marocain. Il s’était à ce moment-là solidarisé avec le journaliste Soulaiman Raisssouni, poursuivi pour une affaire de mœurs. 

            Puis le 22 juin, Amnesty International publie une enquête qui affirme que le téléphone mobile de Omar Radi a été la cible d’une attaque via le programme Pegasus développé par le groupe israélien NSO. Le gouvernement marocain réagit de façon virulente à cette information. Quant à Omar, dès le 25 juin, il va être convoqué pour une série de 10 interrogatoires dans les bureaux de la Brigade Nationale de la Police Judiciaire de Casablanca. Il se présentera à toutes les convocations et répondra à toutes les questions qui lui sont posées, au sujet de son implication présumée dans une affaire d’obtention de financements étrangers en relation avec des services de renseignement. Malgré ses gages de bonne volonté, le 29 juillet 2020, le Juge d’instruction de la Cour d’appel de Casablanca décide le placement en détention et l’inculpation d’Omar Radi pour « atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat ».

Comme si cela ne suffisait pas, et pour faire bon poids, deux autres affaires vont lui être imputées :

  • Le 5 juillet 2020, Omar Radi et son collègue Imad Stitou sont pris à partie à la sortie d’un restaurant à Casablanca par un journaliste du site Chouf TV, accompagné de sa femme. Après une nuit au poste, ils sont poursuivis pour « ivresse sur la voie publique » et « enregistrement vidéo d’une personne contre son gré », en plus de « faits de violence » pour Omar Radi .

  • Le 23 juillet 2020, une plainte est déposée au bureau du Procureur général du roi auprès de la Cour d’appel de Casablanca contre Omar Radi pour des faits de viol par Mme Hafsa Boutahar, une collègue du site ledesk.ma. Voilà donc Omar imputé d’une nouvelle inculpation, celle de viol et attentat à la pudeur. Les journaux Mediapart et l’Humanité ont fait un travail d’enquête minutieux pour montrer les dessous d’une telle accusation. A plusieurs reprises des féministes marocaines ont dénoncé l’instrumentalisation des luttes des femmes contre le viol et les violences à des fins politiques et sécuritaires.  

            A ce stade, il est légitime de se demander quelle sera la nouvelle accusation que le parquet marocain va pouvoir sortir de son chapeau contre Omar Radi, dans ce qui ressemble fort à du harcèlement judiciaire. Qu’a donc fait Omar pour s’attirer les foudres du Makhzen ?

            Rappelons d’abord que Omar Radi n’est pas le seul journaliste poursuivi par l’Etat marocain pour ses activités journalistiques. La liste est longue des journalistes qui ont été mis en procès ou contraints à l’exil pour échapper à des poursuites judiciaires. Pour ce qui est de l’actualité, rappelons le procès interminable intenté, depuis 2014, contre Maati Monjib (président de l’association Freedom now) et de 6 journalistes de l’Association Marocaine des Journalistes d’Investigation. Cela fait maintenant des années que le procès est perpétuellement reporté. Certains des accusés de ce procès ont choisi l’exil, après avoir été eux aussi, menacés de poursuites pour affaires de mœurs, tandis que Maati Monjib, l’un des accusés, se voit, lui et sa famille, harcelés en permanence. Sa famille et lui font l’objet aujourd’hui d’une nouvelle enquête sur des détournements de fonds. 

             Tawfiq Bouachrine, directeur du quotidien marocain indépendant Akhbar Al-Yaoum, est actuellement en prison. Il purge une peine de 15 ans pour violences sexuelles. Afaf Bernani, salariée du même journal, avait été désignée comme victime de Bouachrine. Sa déposition avait été falsifiée. Après avoir contesté le contenu de sa déposition et porté plainte pour « falsification » contre la police. Elle a été à son tour condamnée à 6 mois de prison et a finalement choisi l’exil.

            En prison également le journaliste Soulaiman Raissouni. Il est poursuivi lui aussi pour affaire de mœurs. Signalons qu’à ce jour son procès n’a toujours pas débuté. Quelle que soit la suite que la Justice donnera à cette affaire, il a déjà de fait écopé d’au moins 7 mois de prison ferme. 

            Sa nièce Hajar, elle aussi journaliste, avait été emprisonnée en 2019 pour avortement illégal et débauche avant d’être graciée par le roi sous la pression d’une mobilisation internationale impressionnante.

         Le procès d’Omar Radi, dans sa forme comme dans son fond, n’est pas un cas isolé. Revenons maintenant sur l’accusation d’atteinte à la Sécurité de l’Etat sur laquelle se penche maintenant le juge d’instruction. Elle repose sur un travail d’audit préalable (due diligence en anglais), d’une société marocaine de transfert d’argent, pour un investisseur soucieux de mieux connaître la société où il envisage d’investir. Il avait réalisé un travail similaire au sujet d’une filiale d’un groupe agro-alimentaire. En somme de petits jobs, très ordinaires pour un journaliste économiste d’investigation, qui ont, à eux deux, rapporté à Omar Radi moins de 2000 euros. On est bien loin d’un travail d’espionnage pour le compte d’une puissance étrangère. 

            Connu notamment pour ses enquêtes de fonds sur différentes affaires de corruption et de détournement de deniers publics, il travaillait au moment de son arrestation sur la question de l’accaparement des terres collectives au Maroc. Et ce, au moment où le foncier agricole fait l’objet d’une intense spéculation de la part d’investisseurs nationaux et étrangers, et que d’énormes fortunes se bâtissent sur ces accaparements de terre. Il avait obtenu pour ce faire une bourse d’une fondation indépendante basée en Suisse, la Bertha Foundation. De là à l’accuser de financement par un pays étranger, il n’y a qu’un pas, que le Parquet a décidé de franchir. Au mois de décembre 2019, date de sa première arrestation, il revenait précisément d’Algérie où il avait, pour la première fois, fait état publiquement de ses recherches sur l’expropriation des terres tribales au Maroc . Hasard de calendrier ? Cette question semble bien être au cœur des démêlés de Omar Radi avec la justice, les motifs d’inculpation avancés, qui s’ajoutent les uns après les autres, visant à le faire taire, à le délégitimer et à jeter de la poudre aux yeux, sans toutefois prendre le risque de mettre la question des spoliations de terre dans le débat public.

            Il est temps que l’Etat marocain cesse de se ridiculiser en montant des procès invraisemblables, fabriqués de toutes pièces pour faire taire les journalistes qui continuent à faire leur travail en toute conscience et en toute indépendance. 

            Il est temps que l’Etat marocain cesse de se déconsidérer en finançant une presse diffamatoire qui fait honte à la profession et en manipulant le combat légitime des femmes contre les viols et les violences sexuelles à des fins de répression de la liberté d’opinion et d’expression.

            Il est temps que l’Etat marocain libère Omar Radi et tous les journalistes emprisonnés et s’engage à respecter l’existence d’une presse libre et intègre, même lorsqu’elle est critique et impertinente. Elle n’accomplit là que son rôle.

Le 23 décembre 2020  

 #FreeKoulchi Paris


Rappel :

Appel collectif : Libérez Omar Radi et tous les détenus politiques au Maroc

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/09/22/appel-collectif-liberez-omar-radi-et-tous-les-detenus-politiques-au-maroc/

APPEL des journalistes en détention Omar Radi et Souleiman Raissouni 

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/12/10/appel-des-journalistes-en-detention-omar-radi-et-souleiman-raissouni/

4 réponses à “Libérez Omar Radi et tous les journalistes emprisonnés au Maroc

  1. ALERTE MAROC : UN JOURNALISTE SE MEURT EN PRISON
    Ce jeudi 1erjuillet 2021, le journaliste marocain Soulaiman Raissouni, en détention depuis plus d’un an, entamera son 85ème jour de grève de la faim. Commencée le 8 avril dernier, elle avait pour but de faire cesser l’isolement auquel il est astreint depuis la date de son arrestation, le 22 mai 2020 et d’exiger sa mise en liberté provisoire en attendant l’ouverture et l’issue de son procès.
    Un autre journaliste, Omar Radi, arrêté quelques semaines après Soulaiman, avait lui aussi entamé une grève de la faim à la même période, mais a décidé de la suspendre au bout de 21 jours, sa situation de santé ne lui permettant pas de résister à une telle épreuve.
    A ce jour, aucune des revendications de Omar et Soulaiman n’ont été satisfaites, ils sont toujours maintenus à l’isolement et se présentent désormais à leurs procès, qui ont commencé après un an d’atermoiements, en état de détention. 
    Les conditions dans lesquelles se déroulent les deux procès font également craindre que la garantie de procès équitables ne soit pas au rendez-vous. Refus de présenter les témoins de la défense, absence des plaignants,… les conditions de ces procès sont pour le moins questionnables. Ce mardi 29 juillet, un avocat de la défense de Omar Radi a été empêché d’accéder au territoire marocain et par conséquent d’assurer ce pourquoi il avait fait le déplacement, la défense de son client. En outre, c’est actuellement l’administration pénitentiaire et l’autorité judiciaire qui décident si Soulaiman Raissouni est en mesure de se présenter à son procès, en l’absence d’avis médical et de consultation des souhaits de l’intéressé.
    Dans de telles conditions, la détermination de Soulaiman Raissouni – qui clame depuis le début son innocence, dans un procès où l’acte d’accusation a été monté de toute pièce, inculpé avant même qu’aucune plainte ne soit déposée (il est accusé deviol avec violence et séquestration) –, est tout à fait compréhensible et elle force le respect et l’admiration. Mais elle suscite aussi une immense angoisse pour sa famille et les très nombreuses organisations et personnes qui le soutiennent au Maroc et de par le monde. Sa vie est désormais en grand danger, elle ne tient plus qu’à un fil et s’il parvient à sortir d’une telle épreuve, on ne peut qu’être extrêmement inquiets des séquelles qu’une grève aussi longue peut entraîner sur son organisme.
    Des centaines de journalistes, de personnalités et d’organisations du monde artistique, académique, politique, syndical, associatif, se sont exprimées afin de demander la libération immédiate de Soulaiman Raissouni et Omar Radi. Dernièrement, le Secrétaire d’Etat Antony Blinken, a fait part à son homologue marocain Nasser Bourita de sa préoccupation au sujet de la situation des droits humains au Maroc et de la liberté de la presse. Il n’est pas trop tard pour que les autorités marocaines sortent de leur surdité et s’engagent résolument dans la voie du droit et de l’humanité. Elles en sortiraient grandies.  
    Nous lançons donc un appel pressant à tous ses collègues journalistes, à tous les élus,  à toutes les personnes et organisations éprises de droits de l’homme et de justice, aux corps diplomatiques, et tout particulièrement au gouvernement français, à tout mettre en œuvre pour sauver la vie de Soulaiman Raissouni et obtenir sa libération immédiate ainsi que celle de son collègue Omar Radi.
     
    Comité France de soutien à Maati Monjib, Omar Radi et Soulaiman Raissouni
    Paris le 30 juin 2021

  2. Communiqué : Maîtres BOURDON et BRENGARTH déposent plainte pour détention arbitraire de Maati Monjib
    https://maatimonjib.net/?p=1896&lang=fr

  3. Des associations tunisiennes appellent les autorités marocaines à la libération immédiate de l’historien et militant des droits de l’homme Maâti Monjib

    Les associations soussignées appellent les autorités marocaines à la libération immédiate de l’historien, écrivain et militant des droits de l’homme Maâti Monjib, arrêté le 29 décembre au centre de Rabat par des agents de sécurité et incarcéré à la suite d’une décision du juge d’instruction du tribunal de première instance de Rabat selon des médias marocains.
    Les mêmes sources ont ajouté que le juge d’instruction avait décidé de poursuivre Maâti Monjib, connu pour sa défense inébranlable des victimes de la tyrannie au Maroc, dont des journalistes et des militants dans le domaine des droits sociaux, économiques et politiques et ordonné sa mise en état de détention à la suite d’une accusation de « blanchiment de capitaux ».
    Il avait précédemment démenti cette accusation en octobre dernier et assuré dans un communiqué publié sur Facebook qu’elle avait été montée de toutes pièces pour le « sanctionner », en raison d’une précédente déclaration aux médias dans laquelle il a souligné « le rôle de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST, renseignement intérieur) dans la répression des opposants et dans la conduite de la politique et la gestion de l’information au Maroc. »
    Les associations réitèrent leur condamnation de l’utilisation de la justice pour persécuter cet éminent universitaire et écrivain marocain, qui fait face depuis 2015, avec six journalistes et militants des droits de l’homme, à deux accusations relatives à « l’atteinte à la sécurité des institutions de l’État » et à « des délits financiers » dans une affaire reportée, en octobre dernier, pour la 21ème fois par le Tribunal de première instance de Rabat et qualifiée par des organisations marocaines et internationales des droits de l’homme de « politique » et d’« injuste».
    Maâti Mongbi est considéré comme l’un des principaux défenseurs des dirigeants du « Hirak » du Rif persécutés pour leur leadership dans ce mouvement populaire, abrité par la ville d’Al Hoceima en 2016 dont Nasser Zefzafi, condamné à 20 ans de prison pour « atteinte à la sécurité de l’État ». Il est également l’un des plus grands critiques du recul de la liberté d’expression et de la presse au Maroc et de l’emprisonnement des journalistes pour l’accomplissement de leur travail, selon les règles de la profession et son éthique. Il était connu par son engagement de principe aux côtés du peuple palestinien et l’a confirmé pendant le mois en cours, en participant à Rabat aux manifestations populaires contre la normalisation des relations avec Israël.
    Il a également créé le Centre Ibn Rochd d’études et de communication et a contribué à la création de l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation. Il a assumé plusieurs responsabilités au sein des organisations de la société civile, dont la Présidence de l’association « Freedom Now » qui n’est pas reconnue par les autorités marocaines et la vice-présidence du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA en 2010-2012).
    Un groupe de défenseurs des droits de l’homme et de journalistes au Maroc a déclaré dans un communiqué publié mardi soir : « Ce n’est pas la première fois que le nom de Maâti Mongib fait la une des journaux au Maroc. Il s’agit d’une figure familière aux chercheurs intéressés par les affaires marocaines et qui a une forte présence dans toutes les activités et initiatives visant à apporter des changements qui conduiront le Maroc à une véritable démocratie ».
    Le groupe a ajouté : « c’est pourquoi la tête de Maâti Mongib était réclamée depuis plusieurs années. Celui qui a planifié de l’arrêter aujourd’hui, a choisi la fin de l’année pour qu’il n’y ait pas de bruit autour de son arrestation, en particulier dans les médias occidentaux et auprès des organisations internationales des droits de l’homme ».

    Les associations signataires
    Association histoire et mémoire commune pour la liberté
    Association Attalaki pour la liberté et l’égalité
    Association Citoyenneté, Développement, Cultures & Migrations Des Deux Rives
    Association pas de paix sans justice
    Association tunisienne de défense des libertés individuelles
    Association tunisienne de défense des valeurs universitaires
    Association tunisienne des femmes démocrates
    Association Vigilance (Yakadha) pour la démocratie et l’Etat civique
    Centre de Tunis pour la liberté de la presse
    Coalition tunisienne pour l’abolition de la peine de mort
    Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunis
    Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives
    L’association Fondation Hassen Saadaoui pour la démocratie et l’égalité
    L’Association Arts et Cultures des deux Rives
    L’association Création et Créativité pour le Développement et l’Embauche
    L’association Perspectives el Amel tounsi
    L’association L’ART RUE
    Ligue des écrivains tunisiens libres
    Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme
    L’Union des Tunisiens pour l’Action Citoyenne
    Organisation 23_10 de Soutien au Processus de la Transition Démocratique
    Organisation contre la torture en Tunisie

    • Communiqué
      Encore une fois, l’arbitraire vient de frapper au Maroc.

      L’historien et militant des droits de l’Homme Maâti MONJIB a été arrêté dans des conditions scandaleuses le 29/12/2020 alors qu’il s’apprêtait à déjeuner avec son ami Abdellatif El Hamamouchi dans un restaurant du quartier Hassan à Rabat. Celui-ci a pu témoigner de la scène qui s’est déroulée très rapidement.
      M. Monjib a été littéralement kidnappé par huit policiers en civil descendus de deux voitures. Cet enlèvement humiliant de M. Monjib sans la moindre convocation de la justice, ce qui est illégal, vise à le discréditer auprès de l’opinion publique alors que M. Monjib a toujours respecté la loi.
      Cet acte d’une extrême gravité fait suite à un acharnement judiciaire, policier et médiatique qui dure depuis cinq ans et qui n’a fait qu’empirer au fil des ans. C’est à partir de novembre 2015 que Maâti Monjib a été pour la première fois convoqué par la justice, il s’en est ensuivi une vingtaine de convocations qui avaient pour but de le harceler. Elles reposaient toutes sur des accusations mensongères fabriquées de toutes pièces et qui ont changé au fil du temps. Il a été accusé dans un premier temps « d’atteinte à la sécurité de l’Etat », mais cela n’a pas fonctionné faute de la moindre preuve. Il a alors été accusé sans preuve de « blanchiment d’argent ». Le but étant de donner « à l’affaire Monjib » une apparence de droit commun pour mieux le décrédibiliser alors qu’il s’agissait de s’en prendre au militant des droits de l’Homme. Malgré ces attaques diffamatoires, M. Monjib respectueux de la loi s’est toujours rendu à toutes les convocations judiciaires.
      Parallèlement à ces accusations et à ces convocations judiciaires, M. Monjib s’est vu interdire de quitter le territoire marocain, interdire d’enseigner et de faire des conférences, interdire de se rendre à des rencontres universitaires internationales.
      L’arrestation de Maâti Monjib est à situer dans un contexte de condamnations de plusieurs journalistes, de militants du HIRAK du Rif, et de citoyens engagés, dont le seul « crime » est de lutter pour la démocratie et la justice sociale. Le Maroc
      démontre ainsi qu’il est en train de sombrer dans un système politique autoritaire et répressif.
      Nous, signataires de ce communiqué, dénonçons l’arrestation arbitraire et scandaleuse du professeur Maati Monjib et clamons haut et fort son innocence. Nous exigeons la libération immédiate de Maati Monjib et la fin de toutes les poursuites injustes à son encontre. Nous sommes déterminés dans notre combat en faveur de M. Monjib. Notre mobilisation se poursuit avec toujours plus de détermination.
      Le 31/12/2020
      LETTRE OUVERTE A LA SIGNATURE
      ENVOYER : Prénom NOM (Qualité) à abenabde2000@yahoo.fr

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