Retrait de la loi sécurité globale : Marche des libertés et des justices le 5 décembre

Communiqué de la coordination
StopLoiSécuritéGlobale

La cacophonie la plus complète règne au sein du gouvernement et de la majorité parlementaire après l’annonce, ce lundi 30 novembre, de la réécriture intégrale de l’article 24 de la proposition de loi Sécurité globale. Pour faire bonne figure aux yeux de l’opinion après le succès sans précédent des mobilisations populaires du 28 novembre, le gouvernement et la majorité parlementaire tentent d’éteindre le feu qu’ils ont eux-mêmes allumé.

Ils essaient de sortir l’article 24 de la proposition de loi Sécurité globale… pour mieux inclure ses dispositions dans l’article 25 de la loi sur le séparatisme. Et les articles 21 et 22 sont toujours là, visant l’instauration d’outils de surveillance de masse. L’utilisation des drones avec caméras (article 22) menace la liberté d’expression et de manifestation et rend illusoire la protection des sources des journalistes et lanceur·ses d’alerte.

Ces dispositions liberticides, ainsi que celles du schéma national du maintien de l’ordre, représentent une menace pour le droit d’informer et d’être informé et doivent disparaître. Il appartient au président de la République, garant des libertés publiques, de procéder à leur retrait. Par conséquent, la coordination, dans toutes ses composantes, demande à être reçue par Emmanuel Macron.

La coordination #StopLoiSécuritéGlobale condamne les violences policières lors de la journée de mobilisation du 28 novembre et l’agression d’une dizaine de reporters par les forces de l’ordre.

Des rassemblements ou manifestations sont déjà prévus dans de nombreuses villes cette semaine, souvent en convergence avec les actions menées dans le cadre de la journée nationale contre le chômage et la précarité. Violences sociales, répression et violences policières, dont l’invisibilisation serait facilitée par ce projet de loi, font partie d’une même politique d’injustices visant certaines populations.

C’est pourquoi, tant qu’il n’y aura pas retrait réel des articles 21, 22, 24 de la proposition de loi Sécurité globale et du schéma national du maintien de l’ordre, les actions se multiplieront. La coordination #StopLoiSécuritéGlobale donne rendez-vous, à Paris, samedi 5 décembre, à 14 h, de la porte des Lilas à la place de la République, pour la Marche des libertés et des justices, et partout ailleurs le même jour.

La coordination #StopLoiSécuritéGlobale fédère des syndicats, sociétés, collectifs, associations de journalistes et de réalisateur-ices, confédérations syndicales, associations, organisations de défense de droits humains, comités de familles de victimes de violences policières, de collectifs de quartiers populaires, d’exilé-es, de blessés et de Gilets jaunes.

La carte des rassemblements et manifestations ICI.

Paris, le 1er décembre 2020.

3 réponses à “Retrait de la loi sécurité globale : Marche des libertés et des justices le 5 décembre

  1. Soixante mille manifestants contre les textes liberticides en France, des interpellations arbitraires à Paris

    Une soixantaine de mobilisations contre la proposition de loi sécurité globale rythment encore cette fin de semaine dans toute la France. Au moins soixante mille personnes ont marché, Samedi 12 Décembre 2020.
    Plus de cent cinquante villes, des métropoles jusqu’aux localités plus modestes, ont déjà connu au moins un rassemblement depuis Samedi 28 Novembre 2020, grâce au tissu associatif, syndical et politique sur lequel repose encore la vitalité démocratique de ce pays. Nous nous en félicitons.
    Toutefois, comme nous le redoutions, la manifestation parisienne, bien que dûment déclarée par un collectif d’organisations et autorisée par la préfecture de police, s’est transformée en souricière.
    Nombre d’observateurs ont constaté Samedi 12 Décembre 2020 dans la capitale des dérives inadmissibles liées à un déploiement policier et militaire brutalisant et attentatoire au droit de manifester, interpellations en masse, charges infondées faisant éclater le cortège, retenues sans motif légitime au-delà du délai légal, gardes à vue notifiées à la chaîne sur la base d’infractions pénales dévoyées et refus de contacter l’avocat désigné par les gardés à vue. Une fois encore, les journalistes et les manifestants ont été pris pour cibles. Le pouvoir exécutif a donné à voir sa détermination à mater toute contestation. A Lyon et à Caen, des pratiques semblables ont été relevées.
    Ne nous y trompons pas. Le total des interpellations mis à jour en direct sur le compte Twitter du ministre de l’intérieur dissimule trop souvent des procédures arbitraires. Les témoignages affluent et concordent en ce sens. Le récit gouvernemental repose sur des chiffres artificiellement gonflés. Cette manipulation avait déjà été employée le premier mai 2018 ou pendant le mouvement des Gilets Jaunes. Le pouvoir cherche à nous décourager, mais il n’y parviendra pas.
    Nos organisations constatent que l’offensive contre nos libertés fondamentales se poursuit. Les trois décrets du 2 décembre 2020 élargissant les possibilités de fichage des militants et de leur entourage jusqu’aux enfants mineurs ainsi que de leur santé ou de leurs activités sur les réseaux sociaux seront contestés en justice. La loi contre le séparatisme représente un autre coin enfoncé contre les libertés.
    C’est du jamais vu en France. Nous glissons lentement mais sûrement vers un régime autoritaire, un état illibéral, un état de police. Moins les politiques de ce gouvernement apparaissent comme légitimes, plus celui-ci utilise la répression et l’étouffement des libertés pour les imposer.

    Premières organisations signataires
    Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion (ACID), Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC), Confédération Générale du Travail (CGT), Droit Au Logement (DAL), La Quadrature Du Net (LQDN), Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Politis, Reporters En Colère (REC), Scénaristes de Cinéma Associés (SCA), Société des Personnels de l’Humanité (SPH), Société des Réalisateurs de Films (SRF), Syndicat de la Magistrature, Syndicat National des Journalistes (SNJ), SNJ de la CGT, Union Syndicale Solidaire (USS), Union des Clubs de la Presse de France et Francophone (UCPFF)

    https://www.ldh-france.org/60-000-manifestant-e-s-contre-les-textes-liberticides-en-france-des-interpellations-arbitraires-a-paris/

  2. Pour l’abrogation du projet de loi de sécurité globale

    Vendredi 27 Novembre 2020

    Le préfet Didier Lallement voulait interdire la marche des libertés du Samedi 28 Novembre 2020 à Paris. Cette manifestation appelle les citoyens à contester le projet de loi sur la sécurité globale.

    Elle vient après les violences inouïes commises contre un producteur de musique et heureusement filmées. Nous serons donc à cette manifestation, avec de nombreuses associations, syndicats et partis politiques.

    L’article vingt-quatre, voté en première lecture Vendredi 27 Novembre 2020 dans le cadre d’une procédure accélérée anti démocratique devenue la norme, est le plus controversé. Sous le faux-prétexte de renforcer la sécurité des forces de l’ordre, il attaque les droits fondamentaux. Dans les faits, cette mesure interdit à la presse de faire son travail d’information. Elle empêche le citoyen d’exercer son droit de regard sur les agissements de fonctionnaires dont la mission est pourtant particulièrement sensible, parfois dotés d’armes de guerre, ils sont chargés d’assurer la sécurité des citoyens et le maintien de l’ordre.

    Cette nouvelle disposition favorise l’auto-censure par la crainte des interpellations, des amendes et de la confiscation du matériel. Les autres articles de loi étendent les pouvoirs de la police nationale, de la police municipale et des sociétés de sécurité privée, et ils avalisent l’usage des drones et de la surveillance généralisée des foules.

    La police française est tristement connue pour sa brutalité, de la mort de Rémy Fraisse à celle de Cédric Chouviat, les exemples sont nombreux. La chasse à l’homme du Lundi 23 Novembre 2020 au cours de l’évacuation des réfugiés de la Place de la République à Paris, les élus et journalistes molestés sur place, marquent un pas supplémentaire dans la violence d’état et l’autoritarisme d’un gouvernement qui fait usage de la force pour museler les oppositions.

    Cette stratégie de mise au pas est assumée par le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, et par le préfet de police de Paris, Didier Lallement. Nous assistons à la naissance d’un état policier décomplexé et à la militarisation de la société toute entière par la légitimation de la sécurité privée pour soutenir la violence d’état et pour criminaliser les plus vulnérables et les plus récalcitrants, les opposants politiques, les syndicalistes, les étudiants mobilisés, mais aussi les associations, les sans-papiers, les pauvres, les femmes et les jeunes des quartiers.

    Une telle atteinte à la démocratie n’est pas acceptable. C’est pourquoi nos organisations appellent chacun à se mobiliser pour exiger
    l’abrogation du projet de loi de sécurité globale,
    la démission du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin
    et la révocation du préfet de police de Paris, Didier Lallement.

    Premiers signataires

    Ensemble, Gauche Démocratique et Sociale (GDS), Génération, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Pour une Ecologie Populaire et Sociale (PEPS), Mouvement de la France Insoumise (MFI)

  3. Erreur sur la carte des manifestations: à Strasbourg; c’est bien le 5 12, mais place de la République

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