Je perds l’équilibre. C’est sans ambiguïté

« Un vieil homme, nu, sur le sol de sa salle de bain ». Julia Wolf utilise des phrases courtes, quelques fois réduites à un mot. Le rythme de la lecture, la navigation entre le passé et le présent, les non-dits ou les fantasmes imprègnent, en surface ou en profondeur, les lecteurs et les lectrices. Se construit une image d’un homme flou ou multiforme en partie assemblé par le rythme propre de lecture de chacun·e.

Les mots et les phrases, « Il faut que je me. Re. Saisisse. Que je. Re. Dresse. » participent à l’animation mémorielle, aux sautes d’humeur et de temporalités, aux couleurs de cet auto-portrait particulier.

Un poison coule dans les veines du narrateur, « Y’a un truc en moi – du poison », des sensations douces amères envahissent celles et ceux qui portent le regard et l’attention sur ces phrases alignées et détachées.

Walter Nowak est à terre, ses mondes nous projettent hors du lieu présent, mais bien dans le puzzle d’une vie…

Julia Wolf : Walter Nowak à terre

Traduit de l’allemand par Sarah Raquillet

Le castor Astral 2019, 152 pages, 18 euros

Didier Epsztajn

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